« Entre deux rives », un nouvel ouvrage qui explore les liens historiques entre le Maroc et la Belgique

Un nouveau livre intitulé Entre deux rives, Maroc-Belgique, histoires parallèles, destins croisés vient de paraître, coédité par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et Maha Éditions. Signé par Hassan Bousetta, professeur à l’université de Liège, l’ouvrage propose une relecture des relations entre les deux royaumes à travers une approche croisée mêlant histoire, géopolitique, sociologie et mémoire.

Abondamment illustré, le livre se concentre sur les XXᵉ et XXIᵉ siècles, tout en s’inscrivant dans un temps plus long. Il ne s’agit ni d’un récit linéaire de la migration ni d’une chronique nationale. L’auteur propose plutôt un regard transversal sur les interactions humaines, sociales, économiques et culturelles qui ont rapproché le Maroc et la Belgique au fil du temps.

De la coopération universitaire entre Louvain et Fès ou entre Rabat et Liège aux échanges commerciaux, en passant par les circulations intellectuelles ou les trajectoires migratoires, l’ouvrage met en lumière les multiples facettes de cette relation. Il aborde aussi les défis contemporains liés à la mémoire, à l’identité et à la construction d’un avenir commun.

Dans un contexte où les clivages idéologiques persistent malgré la proximité croissante des sociétés, Entre deux rives se veut une contribution à une lecture apaisée de l’histoire partagée. Il s’adresse notamment aux jeunes générations, invitées à dépasser les stéréotypes pour mieux comprendre la complexité des liens entre les deux pays.

Un auteur engagé entre recherche, politique et société civile

Hassan Bousetta, auteur de l’ouvrage, est chercheur permanent au Fonds national de la recherche scientifique (FRS-FNRS) en Belgique et membre du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations à l’Université de Liège. Spécialiste des questions migratoires et des politiques d’intégration, il a également été actif sur la scène politique belge, notamment en tant que sénateur fédéral (2010-2014) et chef de cabinet adjoint au sein du gouvernement wallon (2021-2023).

Né en 1970 à Hasselt en Flandre, il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques de la KU Leuven. Auteur de nombreuses publications et coordinateur de projets européens, il est aussi engagé dans la société civile, notamment au sein de la Fondation Roi Baudouin et du CCME.

Le Prince Moulay Rachid préside l’ouverture de la 30ᵉ édition du SIEL

L’ouverture par le Prince Moulay Rachid de ce salon est une illustration nouvelle de la haute sollicitude dont le Roi ne cesse d’entourer le domaine culturel et de sa ferme volonté d’en promouvoir les différentes manifestations, avec pour principal objectif l’édification d’une société du savoir, ouverte, prospère et civilisée.

Le Prince Moulay Rachid a, à cette occasion, visité plusieurs stands du salon, dont celui de l’Émirat de Charjah, invité d’honneur de cette 30ᵉ édition du SIEL, qui célèbre les liens historiques et culturels qui unissent le Royaume du Maroc à l’État des Émirats arabes unis frère et ambitionne de présenter les nouveaux développements de la scène culturelle émiratie.

Le Prince Moulay Rachid a également visité les stands de la Palestine, du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, de l’Institut français du Maroc, de la Société chérifienne de distribution et de presse (Sochepress), de Dar Amane et de l’Univers des Schtroumpfs.

Organisé par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, en partenariat avec la région de Rabat-Salé-Kénitra et la wilaya de la même région, le 30ᵉ Salon international de l’édition et du livre réunit 756 exposants, dont 292 directs et 464 indirects, représentant 51 pays.

Une vaste sélection de plus de 100.000 titres couvrant tous les champs de la connaissance et divers genres littéraires est exposée au Salon qui célèbre les Marocains du monde, qui contribuent au rayonnement de l’identité marocaine plurielle au-delà des frontières.

Avec un programme culturel riche et diversifié, cette édition connaît la participation de nombreux chercheurs, écrivains et créateurs, marocains et étrangers, qui devront animer des conférences, des rencontres littéraires, des soirées poétiques et des présentations d’ouvrages.

Par ailleurs, des moments forts viendront ponctuer cette 30ᵉ édition, avec des hommages à d’éminentes figures de la création marocaine, dont les œuvres ont marqué la culture nationale et contribué à son rayonnement. Le programme inclut également des hommages à des personnalités de la culture arabe, organisés en partenariat avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), ainsi que des remises de prix littéraires, notamment le Prix Ibn Battouta de la littérature de voyage et le Prix national de la lecture.

À l’instar des éditions précédentes, un programme riche et varié destiné aux enfants et aux élèves sera proposé tout au long du Salon.

La 30ᵉ édition du SIEL se veut un événement d’envergure devant contribuer à dynamiser la scène culturelle marocaine et à renforcer le rayonnement de Rabat en tant que destination culturelle, tant sur le plan national qu’international, alors que la ville se prépare à porter le titre de Capitale mondiale du livre en 2026.

(MAP)

Samir Bennis dévoile une nouvelle analyse du conflit du Sahara dans son livre « The Self-Determination Delusion »

Samir Bennis, expert en géopolitique et analyste politique reconnu pour ses travaux sur les défis de la diplomatie marocaine, vient d’annoncer la publication de son nouveau livre très attendu sur l’épineuse question de la résolution du conflit du Sahara. Intitulé « The Self-Determination Delusion: How activist scholars and journalists have hijacked the Western Sahara case » (L’illusion de l’autodétermination : comment des universitaires et journalistes militants ont détourné la cause du Sahara occidental), ce livre est une démonstration magistrale des raisons historiques profondes légitimant la position marocaine dans ce différend territorial.

Publié le 31 juillet, cet ouvrage propose une histoire équilibrée de la saga diplomatique autour de la question du Sahara. Il documente les origines du différend territorial et montre pourquoi il reste un problème épineux malgré des décennies d’efforts de médiation par les Nations Unies.

Avec ce nouveau livre méticuleusement recherché, Bennis, cofondateur de Morocco World News, vise à offrir une nouvelle perspective sur les complexités de ce différend prolongé. Il remet notamment en question des récits bien ancrés tout en offrant une analyse complète du paysage géopolitique de la région.

Au cœur de la thèse du livre se trouve une réévaluation critique de la position séparatiste selon laquelle un référendum d’autodétermination est la seule véritable voie vers une solution durable. S’il est vrai que l’avis consultatif de la CIJ de 1975 a reconnu le droit « du peuple sahraoui » à l’autodétermination, le livre montre que le référendum sur l’indépendance, prôné par les partisans du Polisario, n’est pas la seule voie d’autodétermination reconnue par la Charte des Nations Unies. Plus particulièrement, cet ouvrage démontre comment, dans leur croisade idéologique et opportuniste contre la marocanité du Sahara, nombre d’observateurs – journalistes et universitaires – omettent commodément de mentionner que l’association et l’intégration avec un État souverain existant sont aussi des formes d’autodétermination reconnues par la Charte.

Bennis analyse minutieusement les archives de l’ONU et les résolutions du Conseil de sécurité, soulignant un changement crucial dans le processus politique onusien. En effet, les résolutions des Nations Unies mettent, depuis 2007 et plus particulièrement depuis 2018, un accent particulier sur la nécessité d’une solution politique négociée sur la base du compromis, du réalisme diplomatique, et de la faisabilité politique.

Cette consécration du compromis et du pragmatisme politique comme la meilleure voie vers une résolution durable de ce différend remet en question un récit dominant souvent défendu par des universitaires et journalistes militants. Selon Samir Bennis, ces derniers privilégient une solution centrée sur l’autodétermination sans reconnaître les nuances juridiques établies par les résolutions plus récentes du Conseil de sécurité. Le livre approfondit cet aspect en examinant l’évolution des positions parmi les principaux acteurs.

Par exemple, l’Algérie a initialement soutenu une résolution de l’ONU de 1965 appelant à des négociations entre le Maroc et l’Espagne, la puissance coloniale de l’époque. Cependant, la position de l’Algérie a changé à partir de 1966 et s’est durcie après que le Maroc a repris le contrôle de ses provinces du Sud en 1975. Mais le livre va au-delà du simple constat de ce changement ; il analyse en profondeur les raisons qui le sous-tendent.

Cette analyse plus poussée éclaire les motivations multiformes de l’Algérie dans le conflit du Sahara, englobant les griefs historiques, la compétition régionale et les alignements idéologiques potentiels. Comprendre ces complexités est crucial pour dénouer l’intrigue complexe des alliances et des rivalités qui continuent d’influer sur le conflit.

La perspective unique de l’auteur, tirée de son expérience aux Nations Unies, où il a travaillé pendant huit ans en tant que conseiller politique auprès de la mission d’un pays arabe, offre des pistes de réflexion précieuses sur la manière dont l’organisation a traité le conflit du Sahara au cours des quatre dernières décennies.

Le livre explore les conséquences potentielles des motivations et des actions des parties prenantes, telles que l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et Christopher Ross, son envoyé spécial pour le Sahara occidental.

L’analyse de Bennis incite ainsi les lecteurs à considérer les limites de l’approche traditionnelle de l’ONU et ouvre la voie à une discussion sur des alternatives pouvant favoriser le dialogue et le compromis nécessaires pour en finir avec cette saga idéologico-diplomatique autour du Sahara.

Ce faisant, Bennis dissèque les travaux de chercheurs occidentaux de premier plan qui ont façonné de manière significative le discours dominant autour du conflit du Sahara.

À cet égard, son livre compare minutieusement le récit journalistique et académique dominant avec les archives de l’ONU, les rapports des services de renseignement (notamment américains), les câbles diplomatiques et les rapports médiatiques.

Cette comparaison rigoureuse révèle des biais flagrants dans certains travaux universitaires, suggérant une tendance à favoriser la position de l’Algérie au détriment d’une considération objective des revendications légales et historiques du Maroc sur le territoire contesté.

Mais le livre ne se contente pas de souligner ces biais parce que Bennis est en désaccord avec leurs auteurs ; il explore les raisons profondes qui les sous-tendent, en examinant notamment les orientations idéologiques de ces chercheurs et les potentielles sources de financement de leurs croisades anti-marocaines. Cette analyse approfondie encourage les lecteurs à évaluer de manière critique les informations qu’ils consomment et à rechercher une compréhension plus complète du conflit.

La portée du livre s’étend au-delà du différend principal, explorant les répercussions des relations du Maroc avec des acteurs internationaux clés, notamment l’UE.

Bennis analyse, par exemple, l’impact du conflit du Sahara sur les accords commerciaux entre le Maroc et l’UE, en particulier ceux contestés par la Cour européenne. Ici encore, l’auteur va au-delà d’une simple analyse juridique. Il explore plutôt l’interaction complexe entre les intérêts économiques, les considérations géopolitiques et les considérations éthiques entourant l’exploitation des ressources dans un territoire disputé.

La portée d’une telle approche est d’inciter les lecteurs à adopter une vue holistique de la question du Sahara, c’est-à-dire à considérer les ramifications plus larges du conflit ainsi que les obstacles économiques et juridiques que l’ONU doit surmonter dans sa quête d’une solution politique durable et réaliste.

Un autre aspect crucial exploré dans ce livre est le succès de la politique africaine du Roi Mohammed VI. Samir Bennis met en lumière comment et pourquoi cette politique a soit recueilli un soutien croissant, soit suscité une neutralité de la part d’un nombre significatif de nations africaines.

Enfin, le livre se penche sur les causes profondes de l’inimitié historique de l’Algérie envers le Maroc. En particulier, Bennis explore les facteurs psychologiques qui continuent d’alimenter les tensions entre les deux nations, y compris les griefs historiques, les ressentiments perçus et un sentiment de rivalité nationale. Comprendre ces complexités est essentiel pour tout effort de réconciliation future.

Au cours des dernières décennies, une caractéristique fondamentale et préoccupante du débat sur le Sahara occidental a été l’absence déconcertante d’une critique complète, audacieuse et rigoureusement recherchée du récit dominant et trompeur sur les raisons de l’émergence du conflit du Sahara et de ses enjeux régionaux et géostratégiques. Le livre de Bennis est une réponse salutaire à ce défi.

La MDJS retrace les exploits du sport marocain dans un livre

« Cet ouvrage rend hommage à la vision éclairée en matière de sport de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et à la dynamique exceptionnelle que connaît ce domaine », a déclaré Younes El Mechrafi, directeur général de la MDJS, cité dans un communiqué.

Le livre de 320 pages retrace les exploits des athlètes marocains qui ont marqué l’histoire du sport aux niveaux olympique, paralympique, mondial, continental et régional. Il reconnaît également la contribution des dirigeants et figures sportives marocaines au patrimoine national.

Outre les performances sportives, le livre met en avant les grands événements sportifs internationaux accueillis ou organisés par le Royaume, consolidant ainsi le statut du Maroc en tant que « carrefour mondial et terre de champions ».

« Nous sommes très fiers de cet ouvrage sur lequel nous avons travaillé pendant plus d’une année. La prochaine édition inclura les exploits de nos championnes et champions participant aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 », a ajouté Younes El Mechrafi.

Pour rendre le livre accessible à tous, la MDJS a décidé de publier une version digitale gratuite, téléchargeable sur son site web officiel. « Il s’agit d’un hommage à un patrimoine matériel et immatériel qui appartient à toutes et à tous », a conclu le directeur général de la MDJS.

L’ouvrage Le sport au Maroc, palmarès et légendes est disponible via les canaux de distribution des Éditions Economiques du Maroc, et la version digitale est accessible gratuitement sur le portail de la MDJS.

Myriam Jebbor dévoile son nouveau roman « La Trahison »

Le roman La Trahison (Éditions Le Fennec, 206 pages, 95 DH) explore les silences, les lâchetés, les blessures non cicatrisées et les fuites. Il aborde également la quête désespérée de l’apaisement et du bonheur.

« À travers les séances chez la psychologue, les confidences et les souvenirs qui refont surface, nous suivons le parcours personnel d’une jeune femme contemporaine, singulière et mystérieuse », décrit un résumé du livre.

L’histoire plonge dans l’enfance joyeuse et insouciante d’Hannah au Maroc, jusqu’à ce qu’un secret de famille vienne briser l’équilibre fragile de son existence paisible. Ce récit est une tentative de réconciliation avec le passé, visant à mettre fin aux mensonges que l’on se fait à soi-même et à ceux que l’on a faits aux autres. Il se déroule entre la France et le Maroc, reflétant ainsi la double appartenance de l’auteure.

Myriam Jebbor est née au Maroc et vit à Casablanca. De père marocain et de mère française, elle a été directrice de publication d’un magazine mensuel féminin, Femmes du Maroc. Elle a publié plusieurs romans et nouvelles comme Des histoires de grands, Le parfum d’Émilie ou encore Il était là.

Immersion 360° au Salon international de l’édition et du livre de Rabat

Le livre a toujours été une fenêtre privilégiée par laquelle s’évader vers d’autres univers. Les pages tournées offrent un refuge face au tumulte de la vie quotidienne et à la déferlante d’images de la mondialisation. Bien que longtemps boudé par les Marocains, l’affluence croissante au Salon international de l’édition et du livre (SIEL) et la hausse significative du nombre d’exposants suggèrent une inversion de cette tendance. Cette composition de mots, qui a façonné et défait des civilisations, se fraie progressivement un chemin pour atteindre le cœur du public marocain.

Cette année, le SIEL a transformé l’espace OLM Souissi en un espace vivant et haut en couleur. 743 exposants participent à cette édition, dont 290 exposants directs et 453 exposants indirects. Ils représentent un total de 48 pays et offrent au public du Salon un fonds documentaire riche de plus de 100.000 titres couvrant divers domaines de la pensée et de la littérature. Pour les accueillir, 253 stands ont été installés, couvrant une superficie globale d’exposition de 35.215 m².

Pour les visiteurs, le Salon est une caverne d’Ali Baba littéraire. Les stands présentent une multitude de genres et de styles, des nouveautés aux œuvres classiques, en passant par les essais et la poésie.

Les journées du Salon sont animées par 241 activités culturelles, incluant des conférences, des entretiens et des présentations de nouveaux titres. Ces événements offrent une plateforme dynamique pour la discussion et l’échange, attirant un public hétérogène et passionné.

L’industrie du livre et ses perspectives sont également au cœur des débats et des échanges qui animent cette édition, à travers des rencontres dédiées aux professionnels portant sur des thématiques d’actualité.

Des cérémonies d’hommage sont également organisées pour honorer certaines figures éminentes de la littérature marocaine, célébrant leur contribution au patrimoine culturel et littéraire du pays.

Des soirées de poésie illuminent également le SIEL, offrant à ses visiteurs une symphonie de mots célébrant l’essence même de la création artistique, et où se mêlent harmonieusement la magie des mots et celle des mélodies.

L’espace Jeunesse n’est pas en reste. Dans une ambiance conviviale, les fans de Star Wars et de Comics ont l’occasion de découvrir l’univers des créateurs, à travers des atelier interactifs où ils peuvent suivre de près le processus du dessin et poser toutes les questions autour de la bande dessinée.

L’espace des créateurs des bandes dessinées Marvel et DC offre aux visiteurs du SIEL 2024 la possibilité unique de plonger dans l’univers magique des super héros. Et pour les plus mordus, il s’agit aussi d’un rendez-vous à ne pas manquer avec dix artistes, éditeurs et écrivains présents pour prodiguer leur enseignement lors de plus d’une trentaine de workshops qui ont pour particularité de traiter de tous les aspects de l’industrie des Comics.

Chaque jour, des ateliers, des panels ainsi que des podcasts sont animés par des figures emblématiques et des légendes du monde de l’édition des bandes dessinées, en direct de New York et Los Angeles.

Ci-dessous une visite virtuelle 360° de l’édition 2024 du Salon international de l’édition et du livre :

Le SGG participe aussi à la 29e édition du SIEL avec un stand placé sous le thème « un arsenal juridique renouvelé: pilier de politiques publiques efficientes« .

A travers sa participation, le SSG vise à créer un cadre de réflexion et d’échange de visions autour des questions juridiques d’actualité résultant du développement continu du système législatif national, en réponse, d’une part, aux exigences des politiques générales de l’État sur les plans économique et social, en harmonisation de l’arsenal législatif et réglementaire national avec les engagements internationaux du Maroc, d’autre part.

La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement est, elle, présente à la 29e édition du SIEL avec au programme un ensemble d’activités éducatives et interactives afin de mettre en avant son engagement concret en faveur de l’environnement.

Son stand est animé pendant la période du salon, par une série d’ateliers spécialement conçus pour engager les visiteurs de tous âges, des plus jeunes aux adultes, dans la compréhension et l’action environnementale.

Les activités comprennent quotidiennement des ateliers de recyclage, des démonstrations de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la protection de l’environnement et des compétitions stimulantes.

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement primaire et du sport a lui aussi profité du SIEL pour mettre en lumière les efforts déployés pour atteindre la transformation souhaitée dans l’école publique à travers la mise en œuvre de la feuille de route 2022-2026.

À cette occasion, le ministère a prévu dans son stand, durant tous les jours du salon, un programme varié axé principalement sur les nouveautés éducatives. Il propose aux visiteurs des concours interactifs, des débats thématiques, des présentations et des ateliers dirigés par les responsables et cadres du ministère, en plus de l’animation d’ateliers de sensibilisation et d’éducation.

Le Salon, qui a ouvert ses portes dans une ambiance festive et bon enfant, continuera à ravir ses visiteurs jusqu’au dimanche 19 mai.

La situation de l’édition et du livre au Maroc en chiffres

La scène éditoriale marocaine a connu durant l’année 2022-2023 la publication de 3.482 titres. Les publications en langue arabe dominent largement avec 78,29 % du total. Ceux en français suivent avec 17,72 %. Viennent ensuite celles en anglais à 2,58 %, précédant de peu l’amazigh qui représente 1,51 % des publications.

 

Selon les chiffres du rapport de la Fondation Al Saoud, qui publie annuellement un rapport sur le paysage de l’édition et du livre, les publications imprimées demeurent prédominantes, représentant 92 % de l’ensemble de la production éditoriale.

À l’opposé, les publications numériques, bien que moins nombreuses avec seulement 8 % du total, montrent une ouverture notable vers l’international, majoritairement en langues étrangères avec 67,02 % des publications en français et anglais qui sont issues d’organismes publics et d’entités officielles, ainsi que des institutions publiques actives dans la recherche. Quant à la production numérique en langue arabe, elle constitue environ un tiers de l’ensemble, avec une grande partie de cette production constituée de traductions des publications étrangères.

Les domaines de connaissances les plus présents dans l’ensemble des publications numériques sont l’économie (38,74 %), la politique et la stratégie (23,03 %) et les sujets de société (10,47 %). On observe également l’émergence de la philosophie qui représente 5,24 % du total des publications numériques.

Les chiffres de la création littéraire

La œuvres littéraires marocaines, notamment les romans, les nouvelles, les poésies et les pièces théâtrales, occupent une place non négligeable dans le secteur de l’édition, représentant 22,03 % du total des livres publiés pendant l’année 2022/2023. Cette production est principalement en arabe (74,77 %), tandis que la production littéraire en français est en baisse, représentant seulement 16,72 % du total de la création littéraire. Quant à la langue amazighe, officialisée en 2011, elle trouve difficilement sa place dans le lot, ne représentant que 6,53 % des œuvres publiées.

Les questions de prédilection

Le rapport indique que la production intellectuelle marocaine reste principalement centrée sur les questions nationales, une conclusion similaire à celle des rapports précédents, où plus de 74 % des publications marocaines sont concentrées sur des sujets relatifs au Maroc. « Les événements et développements dans le reste du monde reçoivent peu d’attention », font observer les auteurs du rapport.

Nationalités, genres et activités des éditeurs

Les données sur la nationalité des auteurs, au nombre de 2.556 couverts par le rapport, montrent que le champ de l’édition marocaine est principalement axé sur la publication de textes par des Marocains, représentant 86,23 % des auteurs.

En ce qui concerne la répartition des auteurs en termes de genre, il ressort des chiffres que l’écriture et la publication au Maroc restent dominées par les hommes, avec un pourcentage de 82,22%. Les publications des auteures marocaines durant la période couverte par le rapport sont principalement concentrées dans les domaines littéraires (182 œuvres littéraires), dont la langue d’écriture des auteures marocaines reste principalement l’arabe (64,64%), bien que la production féminine publiée en français (27,5%) dépasse la moyenne générale pour la production en cette langue, qui est de 17,72%.

Pour ce qui est de l’activité des éditeurs marocains, le total des publications au Maroc pendant la période couverte par le rapport a atteint 2.986 publications, avec la contribution de 141 éditeurs professionnels pour 1.329 titres (45%), et 239 éditeurs institutionnels pour 1.029 titres (34%), tandis que les publications à compte d’auteur ont totalisé 628 titres (21%) partagés entre 617 auteurs.

Régionalement, la région de Rabat-Salé-Kénitra arrive en première position avec 919 publications puis Casablanca-Settat avec 631 publications, tandis que la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima arrive troisième avec 367 publications.

Tendances des prix des livres au Maroc

Le prix moyen du livre marocain publié en 2022-2023 a atteint environ 83,70 DH, soit une baisse de 12,95 DH par rapport aux résultats du rapport précédent. En comparaison, le prix moyen d’un livre en Tunisie est de 121,21 DH. En outre, le prix moyen du livre publié au Maroc ne représente que 30% du livre publié en France.

Le ministère de la Culture est considéré comme le principal sponsor de l’édition au Maroc, ayant fourni un soutien financier à environ 66,45% des livres mentionnés dans le rapport cette année.

Les magazines en chiffres

Le nombre de revues imprimées et électroniques recensées cette année (2022-2023) était de 164, publiées dans 496 numéros, soit une moyenne de trois numéros par an pour chaque revue. Ces magazines sont réparties selon les langues comme suit : en arabe (73,19%), en français (26,41%) et en anglais (0,4%).

Concernant les domaines de connaissance couverts par les différentes éditions de magazines inclus dans les statistiques, les magazines juridiques arrivent en tête (35,28 %), suivis par les magazines économiques (14,11 %), les magazines historiques (13,31 %) et les magazines littéraires (8,87 %).

Les chiffres des MRE

Une nouveauté dans le rapport de la Fondation Al Saoud concerne les données relatives aux publications des Marocains résidant à l’étranger dans les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales. Le total de la production intellectuelle des Marocains dans ces domaines a atteint 653 ouvrages, dont 89 % sont des publications imprimées et seulement 11 % sont des publications électroniques.

L’arabe reste la langue de publication principale avec 71,16 %, suivie par le français avec 25,61 % puis les autres langues (anglais, espagnol et néerlandais), représentant seulement 3,22 %.

La production marocaine à l’étranger est dominée par la création littéraire à hauteur de 29,60 %, suivie par la philosophie à 15,64 % et la sociologie à 12,58 %.

Les statistiques montrent que la majorité des auteurs marocains résidant à l’étranger préfèrent publier leurs œuvres en arabe en Jordanie puis aux Émirats arabes unis, et se tournent vers la France pour publier leurs travaux en français.

 

Mouna Hachim publie un ouvrage inédit qui retrace l’histoire des villes du Maroc

« Quelle est l’origine des noms des villes et des villages du Maroc ? Que nous disent-ils sur l’histoire, la géographie, les langues, les modes de vie, les mentalités, la mémoire des anciens événements, les substrats culturels des civilisations présentes et passées ? » Villes et histoires du Maroc (étymologie, histoire et légendes), (éditions Sochepress) répond à ces interrogations avec plus de 460 entrées listées alphabétiquement. Il couvre ainsi toutes les régions du pays et mêle histoire, étymologie, ethnologie ainsi que d’inédites anecdotes et de passionnants récits mythiques.

Présentée sous la forme pratique d’un dictionnaire, cet ouvrage tente de livrer des pans essentiels à la compréhension de l’histoire du Maroc sous le prisme de la toponymie.

Les noms de lieux confirment en ce sens leur rôle de témoin de la diversité, et nous renseignent sur leurs auteurs que sont les peuples dont les langues et les cultures se sont interpénétrées avec des conséquences surprenantes en matière d’hybridation depuis l’ère antique jusqu’à nos jours.

Mouna Hachim est une chercheuse et une femme de lettres marocaine. Titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en littérature comparée de l’Université Hassan II de Casablanca, elle a travaillé deux ans à un projet doctoral avant de s’engager professionnellement dans le journalisme et la communication.

Elle est également l’auteure d’un roman, Les Enfants de la Chaouia (auto-édition, 2004) ; du Dictionnaire des noms de famille du Maroc (auto-édition, 2007), dont une nouvelle édition augmentée a été publiée en 2011 (Casablanca, éditions Le Fennec) ; de Chroniques insolites de notre histoireMaroc, des origines à 1907 (auto-édition, 2016), qui a fait l’objet d’une édition française en 2018 sous le titre Histoire inattendue du Maroc (Paris, éditions Erick Bonnier), et d’un roman historique, Les Manuscrits perdus (Paris, éditions Erick Bonnier, 2019).

Elle a écrit une série de Chroniques d’hier et d’aujourd’hui pour le journal L’Economiste de 2007 à 2012. Elle a aussi animé une chronique quotidienne intitulée « Secrets des noms de famille » sur Radio Atlantic de 2007 à 2009. Elle est encore l’auteure d’une série documentaire pour la chaîne télévisée Medi1 sur la « Route des origines » (« Triq el-Asl » en arabe) sur ses recherches sur la généalogie et les noms de famille du Maroc.

Mouna Hachim est par ailleurs engagée dans des actions citoyennes, notamment autour de la protection du patrimoine et de la ville de Casablanca.

« Drapeaux du Maroc » par Nabil Mouline, un voyage à travers l’histoire du Royaume

Dans Drapeaux du Maroc (Editions Sochepress, 172 pages), Nabil Mouline poursuit ses recherches sur les concepts, les symboles et les personnages qui ont façonné l’Histoire du pays. De l’Antiquité à nos jours, il retrace les grandes étapes qui ont forgé le Maroc à l’aune des évolutions d’un marqueur politique identitaire, et ce en 9 chapitres.

Avant d’adopter le drapeau rouge et le pentagramme vert, le Maroc a arboré divers symboles, des Almoravides aux Alaouites, en passant par les Amohades, les Mérinides et les Zaydanites. Cet ouvrage, disponible en arabe et en français, se veut une référence pour la compréhension des trajectoires du Royaume à travers son insigne le plus représentatif.

Nabil Mouline est chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et cofondateur de Morocco Narrative, label de promotion de l’histoire du Maroc. L’historien et politiste est l’auteur d’un grand nombre d’études, d’ouvrages et de capsules vidéo, notamment Le califat imaginaire d’Ahmad al-Mansur, Les clercs de l’islam, Le califat : histoire politique de l’islam, L’idée de constitution au Maroc, On raconte que : premier manuel virtuel de l’histoire du Maroc et Histoire des relations maroco-algériennes.

https://medias24.com/2020/01/30/nabil-mouline-lhistoire-officielle-est-lineaire-simpliste-et-exclusiviste/

Dans son dernier livre, Jamal Maatouk répond à 134 questions du droit du travail

En 278 pages, Droit du travail : 134 questions / réponses avec position jurisprudentielle, de Jamal Maatouk, paru en 2023, répond à 134 questions les plus courantes du droit du travail en fournissant des analyses juridiques et des références jurisprudentielles.

Mohammed Jamal Maatouk est un conseiller juridique, conférencier et professeur universitaire spécialisé en droit des affaires.

https://medias24.com/2015/09/09/mohammed-jamal-maatouk-juriste-le-plus-mediatise-du-maroc/

27e édition du SIEL : « Mémoires d’une lesbienne », un livre qui n’est pas passé inaperçu

Le lancement de la 27e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisé à Rabat du 3 au 21 juin, a été marqué par une petite polémique autour du livre Mémoires d’une lesbienne de Fatima Zahra Amzkar.

Cet ouvrage publié en début d’année par la maison d’édition “Dar Agora”, raconte la lutte d’une jeune fille lesbienne pour s’affirmer au milieu d’une société conservatrice. L’annonce de sa présentation à l’occasion du SIEL, n’a pas été du goût de tout le monde, au regard du caractère tabou du sujet traité.

En réponse à la polémique qui en a découlé, la présentation du livre a été annulée puis il a été retiré des stands. Une source au sein du ministère de la Culture a justifié cette décision par le fait que “la présentation du livre n’a pas été préalablement autorisée par la commission du SIEL”. Et d’ajouter que « tous les exemplaires ont été retirés car ils ont été introduits de manière clandestine, en violation des lois et des règlements du SIEL”.

Un représentant de la maison d’édition “Dar Agora” que nous avons joint, argue que la décision de présenter le livre lors de cet événement est fondée sur le principe selon lequel « chaque maison édition a le droit d’exposer ses œuvres sans aucune contrainte. Nous n’aurions jamais imaginé que le livre allait créer toute cette agitation”.

Contactée, Fatima Zahra Amazkar, l’autrice du livre a précisé: “si nous voulions passer le livre sous les radars, nous n’aurions certainement pas annoncé sa présentation. Mon sentiment est que l’on craignait qu’il y ait des débordements lors de la présentation”.

Mme Amazkar, qui se décrit comme discrète et fuyant les feux des projecteurs, regrette d’avoir été jetée en pâture sur la place publique: “mes photos se sont retrouvés sur internet et je reçois des insultes et des menaces de mort. Je me sens réellement en danger”.

Elle précise qu’elle se réserve le droit “de poursuivre en justice toute personne qui porteraient préjudice à mon image et à celle de ma famille”. Pour elle, cette polémique est la preuve que “ceux qui critiquent mon livre ne l’ont pas lu. Car son but est de combattre l’homosexualité et certainement pas de l’encourager ”.

Le représentant de la maison d’édition “Dar Agora”, nous a révélé par ailleurs que la décision de retirer le livre du SIEL n’était pas définitive. “Le ministère de la Culture a demandé un rapport préliminaire sur le livre afin de statuer sur sa présence lors du SIEL. Nous n’avons aucune visibilité sur le moment où la décision finale sera prise”.

Et de conclure: “Si la décision de le retirer du SIEL est maintenue, nous n’allons pas en faire toute une histoire”.

L’édition numérique reste modeste au Maroc

A quelques jours du 27e Salon international de l’édition et du livre (SIEL), prévu du 3 au 12 juin à Rabat, la Fondation du roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines a publié son rapport quinquennal (2017-2021) sur l’état de l’édition et du livre au Maroc, dans les domaines de la littérature et des sciences humaines et sociales.

Décrit comme une contribution à une meilleure perception de la réalité du secteur de l’édition au Maroc, ce rapport indique qu’entre 2017 et 2021, 10.454 documents ont été édités dans le pays, soit 2.090 titres par an. Des titres publiés par 752 éditeurs marocains, dont 206 éditeurs professionnels privés et 546 éditeurs institutionnels. 1.917 auteurs ont publié à leur propre compte 2.087 titres. 

Les 5.696 auteurs des ouvrages édités sont en majorité des hommes (82%) marocains (76,39%), français (4,74%), tunisiens (2,83%) et algériens (1,53%). 755 autrices marocaines ont été recensées.

Selon le rapport, le volume de l’édition numérique a augmenté ces dernières années. Sa part dans la production globale a atteint 20% (2.089). Le prix moyen d’un livre marocain dans le même espace-temps était de 72 DH, contre 85 DH en Algérie, 90 DH en Tunisie, et environ 220 DH en France. 

Pour ce qui est des langues, le rapport fait état d’une généralisation de l’usage de l’arabe dans les domaines de la création littéraire et des sciences humaines et sociales (75%). La part des ouvrages en langue française est de 19%, contre 3% pour l’anglais. 

Seulement 1,5% (98 titres) de livres ont été édités en amazighe. Les éditions Tirra (Agadir) en assurent plus de la moitié (80 titres), suivies par les éditions de l’IRCAM (18 titres).

La création littéraire, un segment dominant

Si l’on se base sur les champs disciplinaires traités par les plus de 10.000 documents édités ces cinq dernières années, on constate une dominance du segment « Création littéraire » (roman, nouvelle, poésie…). Il constitue 20% du bilan éditorial marocain, soit 2.133 titres publiés exclusivement au format papier, dont des œuvres de fiction (1.051 titres), de poésie (736 titres) et de théâtre.

Les ouvrages littéraires sont suivis par les productions dédiées aux études juridiques avec 1.374 titres (13,14%), les études islamiques avec 1.124 titres (10,75%), les travaux portant sur les questions sociales (986 titres) et l’histoire (910 titres).

L’apport de l’édition numérique s’est quant à lui traduit par une amélioration de la production dans les champs de la politique (818 titres) et de l’économie (717 titres). Par ailleurs, les auteurs du rapport notent un recul continu de la littérature marocaine d’expression française. Elle ne représente que 19% des œuvres publiées, laissant le champ libre à la langue arabe (72%).

La majorité (66%) des livres publiés portent essentiellement sur le Maroc (6.987 titres). Les aires maghrébine et arabe (Moyen-Orient) ne retiennent l’attention des auteurs et éditeurs marocains que dans une moindre proportion (705 titres). Idem pour l’Afrique (259 titres) et l’Europe (231 titres).

Concernant les textes traduits, ils ne représentent que 8% (827 textes) de l’ensemble des titres publiés au Maroc entre 2017 et 2021, équivalant à une moyenne de 165 titres par an. La traduction est essentiellement en arabe (658 titres), en français (394 titres) et en anglais (144 titres). L’espagnol, le russe, l’allemand, l’italien ou le portugais n’occupent qu’une place marginale avec 99 titres.

Enfin, les auteurs du rapport ont apporté un nouvel élément en comparaison des rapports précédents, traitant des publications des auteurs marocains à l’extérieur du pays. 1.827 ouvrages ont ainsi été publiés chez des éditeurs étrangers, principalement au Moyen-Orient (922 titres) et en France (395 titres).

A noter que deux nouvelles régions émergent dans ce cadre : le Golfe arabe (189 titres) et le Maghreb, en particulier en Tunisie et en Algérie (80 titres).