Le ministre français de l’Intérieur loue la coopération du Maroc dans la lutte antiterroriste

« Merci aux autorités marocaines, qui ont permis l’extradition de deux individus recherchés par la justice française », a déclaré M. Darmanin.

Selon le ministre, les deux suspects interpellés sont suspectés d’appartenance à la criminalité organisée en lien avec le trafic de drogues international.

Cet engagement s’inscrit dans la continuité des relations étroites entre les deux pays, déjà soulignées lors de la visite officielle du ministre français au Maroc en 2024. À cette occasion, Gérald Darmanin avait affirmé : « Sans les services de renseignements marocains, la France serait plus touchée par le terrorisme et on les remercie fortement ».

Programme Moussalaha. Lancement de la phase de réhabilitation dédiée aux jeunes détenus pour terrorisme

Dans un communiqué, le Centre indique que ce programme intervient dans le cadre de l’opérationnalisation de sa stratégie multidimensionnelle visant à promouvoir la culture de la tolérance, à lutter contre les différentes formes d’extrémisme violent chez cette catégorie de détenus, et à œuvrer à leur réhabilitation et à leur réinsertion dans la société.

Quelque 19 détenus condamnés en vertu de la loi antiterroriste bénéficieront de cette initiative, qui est encadrée par des experts spécialisés de la Rabita Mohammadia des Oulémas et du Centre Moussalaha, sous la supervision du secrétaire général de la Rabita et président du Centre, Ahmed Abbadi.

S’étalant sur cinq mois, le programme s’articule autour de deux axes principaux, à savoir l’accompagnement religieux et intellectuel et le suivi psychologique spécialisé, en plus des rencontres avec les familles des prisonniers bénéficiaires afin de les impliquer dans le processus de réhabilitation de leurs enfants.

À cette occasion, Ahmed Abbadi a donné une conférence abordant plusieurs thématiques, notamment la succession de l’Homme sur terre et la quête du savoir, relève le communiqué. Les détenus, qui ont interagi de manière positive avec cette intervention, ont exprimé une forte volonté de poursuivre ce programme unique en son genre.

https://medias24.com/2025/02/10/le-maroc-compte-3-067-anciens-detenus-pour-terrorisme/

Abdellatif Hammouchi à Vienne pour renforcer la coopération antiterroriste

Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, a effectué, les 6 et 7 mai courant, une visite de travail à Vienne à la tête d’une délégation sécuritaire représentant le pôle de la DGSN et de la DGST.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la participation de la délégation de la DGSN et de la DGST aux travaux de la 22e réunion des chefs des services des renseignements et de sécurité dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en plus de la Turquie et du Pakistan, organisée par l’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions de l’ONU au Centre international de Vienne, indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST.

La participation du directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire à ce forum sécuritaire multilatéral reflète l’engagement du Royaume du Maroc à renforcer la coopération sécuritaire régionale et internationale, ainsi que sa ferme volonté de partager son expertise et son expérience pionnière en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale avec les pays amis et alliés, ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux, ajoute la même source.

Les discussions tenues dans le cadre de cette rencontre ont porté sur l’évolution des structures de commandement au sein de “Daech” et “Al Qaïda”, notamment à la lumière de la perte des bastions traditionnels et de l’émergence de nouvelles branches et sections régionales, ainsi que sur l’évaluation générale des menaces et des risques posés par ces organisations au niveau régional et international à court, moyen et long termes, poursuit-on.

Par ailleurs, ces discussions ont également permis d’analyser les nouvelles tendances en matière de ressources financières, d’armes et d’équipements logistiques adoptés par “Daech” et “Al Qaïda”, y compris les mécanismes de dissimulation et de cryptage des fonds. Elles ont aussi porté sur les dernières évolutions de la propagande, de la stratégie médiatique et de la communication organisationnelle au sein de ces organisations terroristes.

Parallèlement à ces activités organisées à la lumière de la coopération multilatérale, le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire a eu d’intenses entretiens dans le cadre des relations de coopération sécuritaire bilatérale, avec les chefs des délégations des services de sécurité et de renseignement de plusieurs pays amis participants, dont le Qatar, la Turquie, le Royaume d’Arabie saoudite, le Pakistan et les Émirats arabes unis.

Ces entretiens bilatéraux ont été l’occasion de passer en revue les divers défis et menaces sécuritaires qui nécessitent de renforcer l’action commune en vue d’y faire face et de contrer les risques qu’elles posent, ainsi que d’examiner les moyens de promouvoir la coopération en matière de sécurité et de renseignements de manière à garantir la consolidation de la sécurité et la préservation de la stabilité.

Cette visite réaffirme la place de choix et le rôle déterminant du Maroc en matière de coopération sécuritaire internationale et traduit la crédibilité dont jouissent les services marocains de sûreté auprès de leurs partenaires régionaux et internationaux, en tant qu’acteurs majeurs dans les efforts conjoints destinés à préserver la sécurité et la stabilité mondiales, conclut le communiqué.

Gérald Darmanin au Maroc : « Plus nous dialoguons, plus nous évitons des drames »

« Cette visite traduit une amitié profonde et un partenariat renouvelé et renforcé entre nos deux pays, liés par une histoire commune, un attachement réciproque et des relations de fraternité et de solidarité essentielles », a déclaré Gérald Darmanin dans une interview à la chaîne marocaine 2M.

Un engagement commun contre le terrorisme et le narcotrafic

« Au fil des années, même dans les périodes de tensions, des actions communes ont toujours été menées entre la justice marocaine et la justice française », a souligné Gérald Darmanin, rappelant les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. « Nous sommes profondément reconnaissants envers les services marocains pour leur engagement indéfectible en matière de sécurité, qui bénéficie tant à la France qu’aux Français », a insisté le garde des sceaux français.

Nous sommes profondément reconnaissants envers les services marocains pour leur engagement indéfectible en matière de sécurité, qui bénéficie tant à la France qu’aux Français

Le droit civil, un axe majeur de coopération

Au-delà des enjeux sécuritaires, la coopération entre les deux pays s’étend également au domaine du droit civil, un aspect qui touche directement la vie quotidienne des citoyens français et marocains. « Mariages, divorces, présentation des enfants, successions ou encore accompagnement économique« , autant de dossiers nécessitant un dialogue constant entre les autorités judiciaires des deux pays. « C’est un domaine dans lequel nous devons encore progresser, et c’est précisément l’objet de nos discussions aujourd’hui avec mon homologue marocain », a affirmé M. Darmanin.

Une coopération exemplaire contre le terrorisme

La collaboration maroco-française dans la lutte contre le terrorisme est qualifiée d' »exemplaire » par le ministre. « J’ai eu l’occasion de la vivre de près durant mes quatre ans et demi en tant que ministre de l’Intérieur, et aujourd’hui encore en tant que ministre de la Justice », a-t-il déclaré. Il a salué « le travail remarquable mené par le Maroc, notamment dans la lutte contre la radicalisation« , qui permet un échange d’informations crucial pour anticiper les menaces.

Le Maroc et la France travaillent ensemble pour « déjouer des attentats qui pourraient frapper l’un ou l’autre pays ». Ils collaborent également sur la gestion des individus impliqués dans des actes terroristes, qu’ils aient rejoint des zones de conflit comme celles contrôlées par l’État islamique ou qu’ils soient détenus dans les prisons françaises et marocaines. « Plus nous dialoguons, plus nous sommes en mesure d’éviter des drames », a insisté Gérald Darmanin.

Le défi du gel et de la confiscation des avoirs criminels

Le ministre français a également mis en avant la question du gel et de la confiscation des avoirs issus du crime organisé, notamment du trafic de drogue. « Le produit du trafic de drogue se matérialise sous forme d’argent, de biens immobiliers, de véhicules et même de cryptomonnaies. Il est essentiel de pouvoir les saisir, ce que les services marocains font déjà avec efficacité », a-t-il expliqué.

Toutefois, malgré les efforts des deux pays, le taux de confiscation reste encore insuffisant. « Aujourd’hui, nous saisissons beaucoup de biens dans le cadre des affaires judiciaires, mais nous en confisquons encore trop peu de chaque côté de la Méditerranée. Il est impératif d’améliorer cette situation », a-t-il admis. En France, sur 1,4 milliard d’euros de saisies, seuls 300 millions d’euros sont réellement confisqués, un chiffre qu’il juge insuffisant.

« Notre pays dispose d’une agence spécialisée, dotée d’un modèle original, qui pourrait être mise à contribution pour renforcer cette coopération », a-t-il suggéré. Pour lui, l’objectif est clair : « transformer les saisies en confiscations effectives, afin que l’argent du crime organisé ne profite plus aux trafiquants et à leurs familles, mais plutôt à nos écoles et hôpitaux ».

En images, la vaste opération antiterroriste menée dans 9 villes marocaines

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a mis en échec un dangereux projet terroriste fomenté par Daech. Une intervention de grande envergure, menée simultanément dans neuf villes du Maroc, a conduit à l’arrestation de 12 extrémistes liés à l’organisation terroriste Daech.

Les images révèlent le déroulement de cette opération spectaculaire : unités spéciales, équipes de tireurs d’élite, assaut coordonné, évacuation des habitants et perquisitions minutieuses ayant permis la saisie d’explosifs en cours de montage, en plus d’armes blanches, de cartes de repérages, de sommes d’argent (dont certaines en dollars) et de matériaux de propagande extrémiste.

 

Cellule terroriste liée à Daech : saisie d’un engin explosif supplémentaire près de Rabat

Les recherches et investigations en cours, à la suite du démantèlement, le mercredi 19 février, d’une cellule terroriste liée à la branche africaine de Daech, ont permis la saisie d’objets supplémentaires, à savoir un engin explosif en phase de montage, composé d’une bonbonne de gaz reliée à des tuyaux et des fils électriques.

Un communiqué du pôle DGSN-DGST indique que ces nouveaux objets saisis ont été découverts dans une zone inhabitée dans le lotissement Sidi Larbi à Aïn Aouda, aux environs de Rabat, après avoir été enfouis sous des amas de terre par les membres de cette cellule appréhendés à Tamesna.

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a mobilisé des engins de forage pour extraire les composantes de cet engin explosif, qui ont été inventoriées et mises sous scellé, ainsi que les objets saisis dans le cadre de cette affaire, ajoute la même source.

Mise en échec d’un plan terroriste extrêmement dangereux visant le Maroc, 12 arrestations

Cette opération a été menée sur la base de renseignements précis fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Selon la même source, ce projet terroriste avait été planifié et coordonné sous l’impulsion directe d’un haut responsable de Daech opérant dans la région du Sahel.

Une intervention simultanée a été effectuée dans plusieurs villes du Royaume, notamment Laâyoune, Casablanca, Fès, Taounate, Tanger, Azemmour, Guercif, Oulad Teïma et Tamesna.

Cette opération a conduit à l’arrestation de 12 individus âgés de 18 à 40 ans, ayant prêté allégeance à Daech et activement impliqués dans la préparation et la coordination d’actions terroristes majeures.

L’intervention a été supervisée par les forces spéciales de la DGST, qui ont appliqué un protocole de sécurité strict en raison de la menace terroriste élevée. Des tireurs d’élite ont été déployés aux points d’intervention et des équipes spécialisées ont été mobilisées pour la détection d’explosifs et l’inspection des lieux suspects. Par ailleurs, des policiers ont procédé à l’évacuation préventive des habitants des logements situés à proximité des zones ciblées, afin de garantir leur sécurité.

Afin d’éviter toute résistance violente de la part des membres de la cellule terroriste, les forces spéciales ont utilisé des grenades assourdissantes à titre préventif.

Les perquisitions menées dans les domiciles des suspects ont permis la saisie d’engins explosifs en cours d’assemblage à Tamesna. Parmi les objets retrouvés figurent quatre bonbonnes de gaz modifiées contenant des clous et des substances chimiques, reliées par des fils électriques à des téléphones portables servant de détonateurs à distance.

Une cocotte-minute suspecte, remplie de clous et de substances chimiques explosives, a également été découverte, en plus d’un important arsenal d’armes blanches, d’une somme en dollars américains et de divers produits chimiques suspects.

D’autres éléments saisis dans les logements des suspects incluent un dispositif de vision à distance, des répliques d’armes à feu, des supports numériques, des masques destinés à dissimuler leur identité ainsi qu’une fresque murale arborant le logo de Daech. Des documents manuscrits détaillant les repérages de plusieurs sites et infrastructures ciblés ont également été retrouvés.

L’enquête en cours révèle que les membres de cette cellule étaient directement liés à un haut dirigeant de Daech opérant au Sahel. Ce dernier, membre de la « commission des opérations extérieures » de l’organisation, était chargé de coordonner les financements et le soutien logistique des cellules affiliées en dehors de la région sahélienne. Il avait également fourni aux membres arrêtés des contenus numériques expliquant les modalités pratiques de mise en œuvre des attentats.

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