Urbanisme. L’arrondissement du Maârif a adopté son plan d’aménagement

Le conseil de l’arrondissement du Maârif a tenu le vendredi 31 octobre 2025 une session extraordinaire, avec un point unique relatif à l’adoption du plan d’aménagement urbain du Maârif.

Dans le cadre des attributions de la commune en matière d’urbanisme édictées notamment par l’article 235 de la loi 113-14 relative aux communes, cette session permet au conseil de l’arrondissement de donner son avis sur l’établissement, la révision ou la modification de ce document d’urbanisme.

À cet effet, en présence du représentant de l’Agence urbaine, les élus ont exposé l’ensemble de leurs remarques et questionnements sur ce projet avant d’adopter à l’unanimité le projet de plan d’aménagement, avec la nécessité de prendre en compte l’ensemble des oppositions des citoyens.

De leur côté, une dizaine de citoyens de Derb Ghallef ont assisté à cette session, craignant leur relogement forcé en raison de rumeurs liées au projet de la rénovation urbaine prévue dans leur quartier.

Précédemment, nous avons détaillé le projet de ce nouveau plan d’aménagement, mettant en lumière ses principales composantes projetées : projets d’équipements urbains, nouvelle zonation, le ressort du marché de Derb Ghalef, le changement de zoning de certains quartiers…

Les recommandations de la commission de l’urbanisme

Clôturée le 10 octobre 2025, l’enquête publique a fait l’objet de 301 remarques et oppositions de la part des citoyens, comme l’a précisé le président de l’arrondissement Abdessadeq Mourchid.

À la conclusion de cette enquête publique, la Commission de l’urbanisme et de l’environnement s’est réunie le 29 octobre 2025 pour discuter des propositions des citoyens et des élus, et déterminer dans quelle mesure ce projet répond aux besoins des habitants, et ce, dans le cadre du processus d’émission d’avis par la Commission.

Derb Ghallef au cœur des débats

À cet effet, Mostafa Haiker, en sa qualité de président de la commission de l’urbanisme et de l’environnement, a présenté l’ensemble des remarques formulées lors de cette réunion. Celles-ci se sont focalisées sur plusieurs points, dont le plus controversé est le projet de rénovation urbaine de Derb Ghallef.

Pour mettre fin à toutes ces rumeurs, le Conseil demande l’adoption de solutions alternatives capables d’instaurer la stabilité sociale au sein de ce quartier historique. Il privilégie une approche participative avant toute prise de décision, qu’il s’agisse de restructuration ou de rénovation urbaine, et ce, par l’implication des représentants des habitants, de la société civile, des autorités locales et des élus, le tout dans le but de préserver les droits des habitants et la paix sociale.

À propos du marché de Derb Ghallef, l’arrondissement du Maârif demande que la vocation d’équipement public du terrain à exproprier soit actée, afin d’empêcher toute utilisation pour d’autres projets. D’autres propositions plus spécifiques ont été formulées par la commission de l’urbanisme. Elles concernent les points suivants :

Après son adoption en conseil d’arrondissement du Maârif, ce projet de plan d’aménagement devrait être adopté par la commune de Casablanca dans sa prochaine session avant d’être remis au département ministériel chargé de l’urbanisme pour statuer sur les remarques et propositions. Le plan d’aménagement ne commencera à produire ses effets qu’après sa publication dans le Bulletin officiel.

Les élus de la majorité et de l’opposition refusent le relogement des habitants de Derb Ghallef en dehors de leur quartier

Dans le cadre de l’examen du plan d’aménagement, la majorité et l’opposition du conseil d’arrondissement se sont montrées unanimes pour rejeter tout relogement des habitants de Derb Ghallef en dehors de leur quartier.

Les conseillers demandent que le projet de plan d’aménagement prenne en compte les opportunités économiques, à la même échelle que les opportunités sociales, et qu’il fasse preuve de clarté envers les citoyens.

Les interventions des élus se sont principalement focalisées sur le projet de rénovation urbaine de Derb Ghallef, décrit sans détails clairs concernant l’avenir de ce quartier historique casablancais, situé au cœur du Maârif.

À cette fin, le député parlementaire Abdessamad Haiker a proposé de lever l’ambiguïté et d’apaiser la crainte d’un relogement qui s’est propagée parmi les habitants. Il suggère pour cela de s’orienter vers une restructuration urbaine plutôt que vers la rénovation urbaine prévue dans le projet de plan.

Par ailleurs, les élus ont exprimé leurs points de vue concernant le classement des bâtiments historiques du Maârif. Si une majorité s’accorde sur l’importance de préserver le patrimoine, d’autres ont déploré le manque de clarté de ce classement dans le document d’urbanisme.

Ils ont souligné que cette ambiguïté risque de porter atteinte aux droits de propriété des habitants, en limitant leur capacité à obtenir des autorisations de construire ou des permis de réviction normaux. Le caractère arbitraire du classement a également été pointé du doigt, certains notant que des immeubles similaires, situés dans la même rue, n’étaient pas traités de manière uniforme. Enfin, ils ont alerté sur le fait qu’en l’absence d’un cadre réaliste de préservation et de valorisation, ces bâtiments historiques continueraient à se dégrader.

D’autre part, les élus ont constaté l’absence de protection effective des espaces verts, alors que nombreux sont ceux qui se trouvent dans un état de dégradation avancée et nécessitent des travaux urgents d’aménagement et de sauvegarde.

S’ajoute à cela le fait que le zonage n’a pas beaucoup évolué et impose de fortes limitations en matière de hauteur d’immeubles, ce qui ne permet pas de renforcer l’attractivité souhaitée. Les élus se sont ainsi interrogés : pourquoi ne pas autoriser des constructions jusqu’à R+7 et ainsi saisir l’ensemble des opportunités qui pourraient être créées au niveau du quartier ?

Alors que de grands projets ont été initiés dans d’autres arrondissements, notamment à Sidi Othmane, l’opposition craint que le Maârif ne perde son attractivité économique, commerciale et de services, si ce plan d’aménagement ne propose pas de véritables alternatives pour la maintenir.

Enfin, sur un plan plus global, les élus s’interrogent sur la compatibilité du plan d’aménagement du Maârif avec les documents d’urbanisme des autres arrondissements, afin d’assurer une unité urbaine et une complémentarité des équipements à l’échelle de la ville.

Les réactions de l’Agence urbaine aux remarques des élus

De son côté, le représentant de l’Agence urbaine, Aberahim Amrani, a rappelé que l’ensemble des remarques et propositions, formulées lors de l’enquête publique et par la commission de l’urbanisme, seront examinées attentivement dans les prochaines semaines par le comité central.

Ce comité, auquel se joindront également la présidente de la commune de Casablanca et le président de l’arrondissement du Maârif, travaillera à améliorer, perfectionner et renforcer la qualité de ce document d’urbanisme afin de le rendre réalisable et catalyseur du développement souhaité.

Concernant les remarques des élus, le représentant de l’Agence a souligné que le diagnostic des problématiques n’était pas divergent entre les élus et l’agence urbaine. La différence réside seulement dans la manière de mise en œuvre. Il a également expliqué que la complémentarité entre les arrondissements est prise en compte lors de l’élaboration des plans d’aménagement des arrondissements de Casablanca, permettant une meilleure efficience de la planification urbaine.

L’élaboration de ce plan d’aménagement a dû faire face à la problématique du faible taux de réalisation des équipements prévus par l’ancien plan d’aménagement de 2014, ne dépassant pas le quart de ce qui était prévu. Or, selon l’article 28 de la loi 12.90 relative à l’urbanisme, aucune nouvelle déclaration d’utilité publique visant le même objet ne peut intervenir sur les zones réservées auxdits équipements avant un délai de dix ans. Dans le cas du Maârif, la rareté du foncier a rendu la programmation des équipements dans le cadre du nouveau plan d’aménagement une tâche extrêmement délicate.

Concernant le projet de Derb Ghallef, le représentant de l’Agence urbaine a précisé qu’il ne s’agit pas d’une requalification ou restructuration urbaine, mais bel et bien d’un projet de rénovation urbaine, avec tout ce que ce mot implique techniquement.

Ce quartier, à l’image d’autres secteurs sous-équipés tels que Derb Moulay Chérif et l’ancienne Médina, souffre d’un grave déficit en normes de sécurité et d’hygiène. La résurgence de maladies liées au manque de lumière et d’aération, comme la tuberculose, a imposé une action urbaine urgente pour garantir aux citoyens la dignité et le droit à un logement décent.

L’Agence urbaine a clarifié qu’il n’est pas question de reloger les habitants en dehors de Derb Ghallef, mais de mener une opération de rénovation sur place. Aucune action ne sera toutefois engagée avant la réalisation d’une étude technique qui intégrera en priorité les dimensions sociale et historique du quartier. Cette étude sera menée dans le cadre d’une approche participative, impliquant, outre le ministère de tutelle, l’arrondissement du Maârif, la commune de Casablanca et l’administration territoriale compétente, présidée par le wali.

L’Agence urbaine reconnaît la problématique du manque d’espaces verts et de parkings, dont l’offre reste insuffisante dans ce plan d’aménagement, et ce, en raison de la rareté du foncier disponible et d’une densité de bâtiments très élevée. En revanche, elle propose de rehausser le taux des espaces verts, qui ne dépasse actuellement pas 1,14 dans les quartiers de l’arrondissement par l’adoption de la labellisation d’éco-quartier au niveau de l’arrondissement.

Les principaux changements apportés par le plan d’aménagement du Maârif

Urbanisme. Voici ce qu’il faut savoir sur le nouveau plan d’aménagement du Maârif

La commune de Casablanca a annoncé le lancement de l’enquête publique pour le projet de plan d’aménagement de l’arrondissement du Maârif. Cette consultation, d’une durée d’un mois, a commencé le 11 septembre 2025.

Jusqu’au 10 octobre 2025, les citoyens et professionnels sont invités à consulter le projet et à soumettre leurs propositions et avis sur ce projet avant son homologation officielle. Le plan est exposé dans le siège de l’arrondissement du Maârif et le guichet unique d’urbanisme relevant de la commune de Casablanca, où un registre est mis à disposition pour recueillir les observations et oppositions.

Le projet de plan d’aménagement du Maârif devrait remplacer l’ancien plan, approuvé en juin 2014 et arrivé à échéance en 2024.

Le nouveau projet, que Médias24 a examiné, devrait fixer les règles urbanistiques qui régiront ce quartier stratégique de la capitale économique pour les dix prochaines années.

Un projet d’aménagement dans la continuité de son prédécesseur

La comparaison entre le nouveau projet de plan d’aménagement et le plan de 2014 révèle peu de changements significatifs dans le zoning du quartier Maârif. En effet, le principal défi pour l’aménagement urbain dans ce secteur reste la forte densité urbaine, conjuguée à une rareté marquée du foncier disponible.

Carte des quartiers de l’arrondissement du Maârif, objet du projet de plan d’aménagement.

Le nouveau projet conserve en grande partie le zoning établi par le plan d’aménagement de 2014, avec quelques ajustements mineurs. Au centre du Maârif, la vocation d’immeubles R+5 dédiés à l’habitat est maintenue, avec la possibilité d’implanter des commerces au rez-de-chaussée, ainsi que des bureaux ou des établissements hôteliers. De même, le quartier Palmier conserve sa vocation de zone urbaine mixte en R+4.

Dans la zone Maârif Extension, la vocation de zone villas au nord du boulevard Ibn Sina est préservée, tandis que le reste de la zone est dédié aux immeubles R+5, conformément au plan de 2014. Dans le quartier Polo, un projet urbain a été défini pour une parcelle stratégique située à proximité de la sortie de l’autoroute urbaine.

Les principaux changements d’affectation, ce qui changera dans le quartier Maârif

L’ancienne planification prévoyait de transformer le marché de Derb Ghalef en une zone immobilière de six étages (R+6), incluant des commerces au rez-de-chaussée. Le nouveau plan, en revanche, a opté pour un « équipement public », sans préciser la nature exacte de l’équipement. La zone située en vue du marché de Derb Ghalef, du côté du boulevard Anoual, a été définie comme zone de projet autorisé. Du côté du boulevard Bir Anzarane, le plan a décidé une zone d’immeuble R+6.

À proximité du complexe sportif Mohammed V, la vocation des immeubles reste inchangée. Le seul changement concerne les bâtiments historiques appartenant aux anciens membres des Forces armées royales (FAR). Ces immeubles sont désormais soumis à un projet d’aménagement urbain qui vise à préserver leur caractère patrimonial, tout en leur conférant une nouvelle dynamique.

Un changement d’affectation a été également décidé pour la zone située entre la rue Laârbi Doghmi et le boulevard Ghandi, qui passe d’une zone de villas à une zone d’immeubles de type R+3.

Sur le boulevard Abdelmoumen, une nouvelle zone urbaine mixte a été désignée, et elle doit respecter les dispositions spécifiques à ce secteur. La hauteur maximale des immeubles a été fixée à neuf étages après le boulevard Zerktouni, à sept étages après la faculté de médecine, et à cinq étages après le carrefour menant au marché de Derb Ghalef.

Au niveau du boulevard Brahim Roudani, une friche urbaine près du bureau de pointage des taxis, à l’intersection avec la rue Mohamed Bahi, sera restructurée en une zone urbaine dédiée à l’habitat, aux commerces, aux bureaux et aux équipements hôteliers. Ce projet prévoit la création d’immeubles en R+10, avec une possibilité de passage en R+12 si un établissement hôtelier y est implanté.

Extrait du PA de Maarif montrant la localisation de la nouvelle zone d’immeubles R+10 (zone en bleu).

Le projet de rénovation urbaine de Derb Ghalef

Au niveau du quartier Derb Ghalef, le secteur situé entre la rue Soumaya et la rue Leonardo da Vinci fera l’objet d’une opération de rénovation urbaine pilotée par la commune.

Ce projet de rénovation urbaine est conçu pour accueillir un programme urbain mixte, s’inscrivant dans la continuité des futurs aménagements prévus pour le quartier des Hôpitaux et le secteur de Derb Ghallef.

Extrait du PA de Maarif montrant les limites de la zone de rénovation urbaine de Derb Ghalef ainsi que les vocations des zones environnantes.

Une étude spécifique sera menée afin de définir précisément les composantes du programme ainsi que les modalités de sa mise en œuvre. Le projet sera piloté par une commission préfectorale mixte présidée par le gouverneur de Casablanca.

Le programme de rénovation urbaine de ce secteur vise à valoriser l’espace urbain et à améliorer les conditions de vie des habitants. Il prévoit la création d’équipements et de services publics, le développement d’espaces verts, ainsi que la construction de bâtiments dédiés au commerce et aux services. De plus, le programme inclut la réhabilitation du tissu bâti et du patrimoine architectural et urbanistique, en œuvrant à leur valorisation sur les plans fonctionnel, esthétique, économique, culturel et environnemental.

Prescriptions architecturales prévues dans le projet d’aménagement

Concernant les façades, les couleurs principales, à l’image des autres quartiers de Casablanca, doivent rester dans des tons clairs, comme le blanc ou le crème. L’utilisation de matériaux locaux tels que le marbre ou la pierre est autorisée, à condition de ne pas dépasser 25% de la surface.

Les antennes paraboliques et hertziennes sont interdites sur les façades. Sur les toits, elles doivent être installées à au moins 3 mètres en retrait.

Pour les immeubles collectifs, une seule antenne est autorisée par bâtiment. Les installations individuelles sont interdites.

Le nouveau plan d’aménagement du Maârif intègre une liste de bâtiments désignés pour leur valeur patrimoniale, dans le but d’assurer leur protection. Les nouvelles constructions à proximité devront s’harmoniser avec l’architecture de ces édifices, sans pour autant les imiter.

L’objectif est d’assurer une cohérence visuelle avec le patrimoine existant. Les nouvelles constructions devront témoigner de leur temps tout en respectant l’identité du centre-ville de Casablanca. Ainsi, la nouvelle construction doit respecter les règles suivantes :

Si la parcelle est adjacente à un seul immeuble protégé, la nouvelle construction doit s’aligner sur les caractéristiques de ce dernier. Cela inclut la hauteur finale du bâtiment (le nombre d’étages), la hauteur des niveaux (de dalle à dalle) et la hauteur du rez-de-chaussée.

La parcelle est mitoyenne de deux immeubles protégés, deux scénarios sont possibles :

Sur le plan d’efficacité énergétique, le nouveau PA encourage les nouvelles constructions et réhabilitations pour privilégier une conception qui maximise les apports solaires, la ventilation naturelle et l’utilisation des énergies renouvelables. Pour encourager concrètement cette approche, les projets qui respectent ces critères peuvent bénéficier d’une majoration sur leur projet.

De plus, le nouveau projet interdira toute activité présentant un risque de sécurité (incendie, explosion) ou causant des désagréments pour les habitants (bruit, poussière, fumée, odeurs) en zone urbaine. Les terrains ayant servi à des activités à risque devront obtenir une attestation d’acceptabilité environnementale avant toute autorisation de construction ou d’exploitation.

Casablanca. L’Oasis, les Princesses, Palmier… les prix immobiliers des quartiers de l’arrondissement du Maârif

Le quartier Maarif est l’un des quartiers prisés de la capitale économique. Sur les 26.000 transactions immobilières effectuées en 2023 dans tout Casablanca, l’arrondissement du Maârif a occupé la troisième position avec plus de 3500 opérations immobilières.

Zoom sur cette zone qui regroupe plusieurs quartiers en vogue de Casablanca dont Les Princesses, Maârif, Palmier et l’Oasis, grâce aux données exclusives fournies par notre partenaire immobilier, Yakeey.

13% des transactions ont lieu dans l’arrondissement du Maârif

Un total de 3.500 transactions immobilières [tous types de biens confondus, ndlr] ont été réalisées dans l’arrondissement du Maârif, l’an dernier, soit 13% du total décompté à Casablanca.

En volume de ventes, l’arrondissement représente 18% du total des ventes dans la capitale économique, pour un montant global de 7,5 MMDH. Il convient de noter que 13 quartiers composent l’arrondissement du Maârif, dont deux quartiers qui sont à cheval sur deux arrondissements différents : Polo (en partie à Ain Chock) et Palmier (en partie à Sidi Belyout).

Parmi les quartiers qui composent l’arrondissement, celui des Hôpitaux rassemble le plus grand nombre de transactions. Il enregistre à lui seul 23% du total des transactions. Viennent ensuite Les Princesses (14%) et Palmier (11%).

Mais faisons un zoom sur les appartements uniquement. Quels sont les quartiers les plus chers au mètre carré ?

Le prix médian du mètre carré le plus élevé est à Palmier 

Le prix médian du mètre carré pour un appartement enregistré dans l’arrondissement du Maârif est de 15.000 DH. Certains quartiers sont plus abordables que d’autres, comme ceux de Derb Ghallef où le prix médian du mètre carré est de 11.500 DH. Ce dernier ne représente que 3% des transactions dans l’arrondissement du Maârif.

À l’inverse, les quartiers où le prix médian du mètre carré est le plus élevé sont Palmier (17.500 DH), puis l’Oasis (17.100 DH) et, enfin, Les Princesses (16.500 DH).

Parmi les quartiers où les prix médians des transactions sont les plus élevés, on retrouve l’Oasis en première position (1,9 MDH), suivi du Triangle d’Or (1,83 MDH).

À l’inverse, les quartiers où les prix médians des transactions sont les plus bas sont Burger et Derb Ghallef, avec des montants respectifs de 920.000 DH et 970.000 DH.

Casablanca : 2,85 MDH pour un nouveau marché de fleurs à Maarif

Les travaux à exécuter dans le cadre du projet d’aménagement du nouveau marché des fleurs sont les suivants :

– Les installations de chantier nécessaires à la réalisation des travaux ;

– Les installations de chantier nécessaires à la maîtrise du projet ;

– Les études d’exécution nécessaires à la réalisation des travaux ;

– La collecte de toutes les informations complémentaires que l’entrepreneur jugerait nécessaires à son information ainsi qu’à la bonne exécution des travaux ;

– Les opérations topographiques nécessaires à l’implantation et au contrôle des différents ouvrages ;

– Les essais nécessaires aux contrôles de fonctionnement et de résistance des ouvrages et les essais de contrôle de qualité nécessaires pour leur mise en œuvre ;

– Les contrôles de laboratoire ;

– Les travaux préparatoires y compris le nettoyage du site, le décapage et la démolition des ouvrages existants, au cas nécessaire ;

– Les travaux de construction de structures de chaussées des chemins publics ;

– Les travaux de revêtement des chemins publics ;

– Les travaux de gros œuvre : charpente métallique, étanchéité, peinture, revêtement, menuiserie métallique, menuiserie bois, fluides, courant fort – courant faible, etc. ;

– Les travaux de construction des bâtiments TCE ;

– Les travaux de réalisation des réseaux divers, notamment l’assainissement, l’eau potable, l’électricité et incendie ;

– Les balisages nécessaires du chantier ;

– Les études concernant l’organisation du chantier et la conduite des travaux ;

– L’établissement des plans de récolement, conformes à l’exécution ;

– La réparation des dégâts causés au tiers ou résultant d’intempérie ;

– La remise en état des lieux, le rétablissement des chaussées, les accotements et l’entretien de l’ensemble des ouvrages, l’objet du marché jusqu’à la réception définitive.

Le délai d’exécution des travaux est de 5 mois.