Une mission économique marocaine promeut le Made in Morocco aux Etats-Unis

Cette mission, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale d’internationalisation des marques marocaines et de promotion du Made in Morocco, a été marquée par la participation de la délégation marocaine à l’IFA Miami Franchise World Show (9-10 mai) et au SelectUSA Investment Summit qui se tient du 11 au 14 mai dans l’Etat du Maryland, indique un communiqué conjoint de la CCISCS et de la FMF.

Outre la promotion d’une douzaine de franchises marocaines prêtes à l’exportation, la mission entend également valoriser plus de 100 produits marocains à fort potentiel (agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique), nouer des partenariats commerciaux et attirer des investissements en direction du Maroc, souligne le communiqué.

Lors du Miami Franchise World Show, la participation marocaine a été marquée par une réunion avec le directeur exécutif du Miami-Dade County, un échange avec le directeur exécutif de la Chambre de Commerce de Miami et une séance de travail réunissant dirigeants et entrepreneurs marocains de Floride.

La mission a permis de positionner les franchises marocaines sur le marché américain, avec une présence remarquée au stand marocain, « qui a suscité l’intérêt de nombreux visiteurs », se félicite la même source.

Les échanges tenus par la délégation marocaine ont confirmé, indique-t-on, « l’attrait croissant pour les produits marocains et l’image positive du Royaume, notamment auprès de la diaspora et des acteurs économiques locaux ».

La mission se réjouit aussi des discussions entamées avec plusieurs investisseurs américains en vue de partenariats commerciaux et de projets d’implantation au Maroc.

Ïrthy, une nouvelle plateforme dédiée aux marques marocaines haut de gamme

Avec le lancement de Ïrthy, une nouvelle plateforme de commerce en ligne, une vitrine digitale est désormais proposée aux marques marocaines positionnées sur le segment haut de gamme. La plateforme se présente comme un espace dédié aux produits issus du savoir-faire local, mettant en avant des créateurs établis ou émergents du Maroc.

Fondée par Sofia Benjelloun, une entrepreneure ayant exercé dans le conseil et le financement de projets au Maroc et à l’international, Ïrthy entend associer culture locale et outils numériques pour accompagner les marques dans leur développement, indique un communiqué de la plateforme.

Le projet s’inscrit dans une dynamique de valorisation des produits made in Morocco, avec l’ambition d’en renforcer la visibilité à l’échelle nationale et internationale.

Le nom de la plateforme, contraction des notions d’ »héritage » et de « modernité », illustre l’orientation donnée au projet. En réponse à l’essor du e-commerce, Ïrthy propose un parcours d’achat pensé pour répondre aux standards du marché : interface simplifiée, système de paiement sécurisé, service client multicanal et politique de retour flexible, ajoute la même source.

Outre la mise en ligne des produits, chaque marque dispose d’un accompagnement spécifique et d’un espace de présentation dédié. Du côté des utilisateurs, l’expérience d’achat est conçue pour être fluide, avec un accent mis sur la clarté des fiches produits et le suivi des livraisons.

La plateforme se positionne ainsi dans un créneau encore peu exploité au Maroc : celui d’un e-commerce spécialisé dans le haut de gamme local, avec une approche à la fois commerciale et curatoriale.

« Made in Morocco Days » : pour une promotion juridique et stratégique de la production nationale

Organisé par Afrique Advisors et Consensus Public Relations (CPR), sous l’égide du ministère de l’Industrie et du commerce, les 8 et 9 novembre à l’UM6P de Rabat, l’événement « Made in Morocco Days » visait à promouvoir la production nationale à travers deux angles : juridique et stratégique.

Laila Slassi, fondatrice du cabinet Afrique Advisors, expose à Médias24 l’ambition de cette manifestation et annonce la préparation d’une édition 2024.

Le secteur privé doit se saisir des instruments internationaux pour protéger davantage la production nationale

 

Médias24 : Quel est l’objectif de cette organisation ?

Laila Slassi : En premier lieu, nous sommes très heureux de l’engouement suscité auprès du secteur privé, de la communauté des juristes et de celle des cadres dirigeants au sein des entreprises marocaines.

L’ambition de ces journées est de promouvoir le made in Morocco à travers deux angles, un angle juridique et un autre stratégique, pour répondre à la question : comment protège-t-on le made in Morocco ?

Le Maroc est signataire d’un grand nombre de traités qui visent à promouvoir les investissements à l’étranger, à assurer la défense commerciale des produits marocains et à promouvoir les accords de libre-échange du Maroc à l’étranger.

Cette exposition du Maroc à l’international − et donc à tous ces traités − fait qu’il existe des instruments qui sont aujourd’hui à la disposition du secteur privé marocain. Celui-ci doit s’en saisir pour protéger davantage notre production nationale et ce que l’on exporte au monde, mais aussi pour protéger nos investissements à l’étranger.

Les juristes interviennent  pour savoir comment l’on peut protéger et promouvoir la production nationale à l’international

– Plusieurs sujets juridiques ont été abordés lors de cet événement. Quelle place occupe le volet juridique dans le made in Morocco ?

– Une place centrale ! Aujourd’hui, le made in Morocco est, par définition, exposé à l’international. La plupart des pays protègent leurs marques. Déjà, ils les créent. On démarre par la stratégie. D’abord, qu’est-ce que le made in Morocco ? Si l’on parle du made in Germany, on sait très bien que l’Allemagne a développé sa marque, synonyme de robustesse, de solidité et de sérieux. Si l’on parle du made in France ou du made in Switzerland, des éléments très précis nous viennent en tête.

Le point de départ de notre interrogation est de savoir ce qui fait la particularité des produits marocains et de la production nationale de manière générale. Et ensuite, une fois qu’on le définit, comment le protège-t-on ?

Puisqu’il existe cette exposition à l’international, il y a des instruments et des traités de nature juridique. C’est là qu’interviennent les juristes pour savoir comment l’on peut protéger et promouvoir cette production nationale à l’international.

– Y aura-t-il d’autres éditions des « Made in Morocco Days » ?

– Nous avons le grand plaisir de commencer à travailler sur l’édition 2024. Notre ambition est de faire de ces journées un événement annuel compte tenu de l’engouement. Nous avons eu énormément d’inscrits. L’idée, c’est de projeter cet événement de manière annuelle au niveau national, mais également à la demande de certains acteurs de lui donner une dimension régionale. Nous travaillons d’ores et déjà avec certains Centres régionaux d’investissement pour adapter le modèle des « Made in Morocco Days » au niveau régional, et effectuer ce travail de sensibilisation auprès des acteurs économiques dans nos régions.

Ouahbi : « Nous devons faire sortir le ministère de la Justice de l’âge de pierre jusqu’au XXIe siècle »

« La justice made in Morocco fait tout… sauf la justice », a déclaré Abdellatif Ouahbi lors des « Made in Morocco Days », organisés les 8 et 9 novembre à l’UM6P-Rabat par Afrique Advisors et Consensus Public Relations (CPR), sous l’égide du ministère de l’Industrie.

Pour le ministre de la Justice, le plus grand obstacle que rencontre son département est celui de la numérisation. « Les hommes d’affaires s’écrivent par mail, par WhatsApp et par SMS, et il nous faut quinze ans pour statuer sur la légalité de ce (message, ndlr) WhatsApp », déplore-t-il.

Et d’ajouter : « Tout est disponible dans les juridictions sauf ce que vous appelez ‘la gouvernance’. On ne la connaît pas. On peut avoir dix fonctionnaires dans un bureau, et un seul ou aucun dans un autre. On peut retarder d’un an ou de quinze mois le jugement d’un seul dossier (…). On a besoin de modernité dans la justice. »

« La justice que nous avons aujourd’hui est celle des Abbassides »

« Lorsque l’on a proposé les peines alternatives, on n’a entendu qu’une seule remarque : ‘Vous allez vendre les jours de prison’. Le reste… on l’a oublié ! », a déploré Abdellatif Ouahbi, qui a poursuivi son intervention en s’arrêtant sur la présence des femmes au sein de son département.

« Quand je suis arrivé au ministère, j’ai trouvé dix hommes à la tête de chaque direction. Lorsque j’ai nommé une femme inspectrice générale, tout le monde s’est offusqué : ‘Comment une femme peut-elle inspecter des hommes ?!’ À mon arrivée, j’ai trouvé un ministère conservateur à un point inimaginable. La justice que l’on a aujourd’hui est celle des Abbassides ; on ne peut gérer les juridictions de la façon avec laquelle on le fait aujourd’hui (…). J’espère que l’on va travailler tous ensemble. »

MAScIR et Sicpa veulent développer une solution de marquage « Made in Morocco »

La multinationale Sicpa, spécialiste des solutions et services d’authentification, d’identification et de traçabilité sécurisés, et la Fondation MAScIR relevant de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), ont conjointement signé un contrat de projet de recherche, ce mercredi 20 septembre 2023 à l’UM6P, campus de Benguerir, indique un communiqué conjoint de MAScIR et de l’UM6P.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat établie plus tôt cette année entre la Fondation MAScIR et Sicpa et fait suite à une série d’échanges et de workshops entre les deux organisations, précise le communiqué.

Il a pour objet le développement d’une solution de marquage et de détection innovante « Made in Morocco » permettant aux Etats et aux industriels d’accroître leur arsenal technologique dans la lutte contre les fraudes, la contrefaçon et la non-conformité de produits.

Seuls 25% des Marocains font entièrement confiance au « made in Morocco » (étude)

L’enquête s’est déroulée entre le 25 décembre 2021 et le 31 janvier 2022, auprès d’un échantillon de 4.600 personnes âgées de 18 à 65 ans, issues de différentes régions du Royaume. Objectif : appréhender les facteurs comportementaux qui interviennent dans le choix des produits de consommation et comprendre le comportement du consommateur face aux produits marocains.

Il s’agit aussi d’évaluer l’impact de la consommation marocaine sur la relance économique afin de dégager des recommandations pour la promotion des produits locaux.

Consommer les produits locaux, c’est contribuer à l’essor de l’économie nationale

59% des personnes sondées se déclarent partiellement confiantes vis-à-vis des produits fabriqués et 25% affirment faire entièrement confiance au « made in Morocco ». En revanche, 16% se disent non confiantes.

Concernant les secteurs pour lesquels les Marocains ont une préférence pour le « made in Morocco », les participants citent en premier lieu les produits alimentaires (36,5%) suivis des produits automobiles (29,3%) et des textiles (26,2%).

La majorité des sondés affirment consommer les produits locaux afin de contribuer à l’essor de l’économie nationale. Ils citent en second lieu le prix des produits, tandis que la qualité vient en dernier.

De plus, 35,6% des interrogés préfèrent consommer les produits étrangers, contre 30,5% déclarant une préférence pour la consommation des produits locaux.

45,2% des sondés jugent que les prix des produits marocains et étrangers se valent. Parallèlement, 37,9% estiment que les produits locaux sont plus chers alors que 16,9% jugent qu’ils le sont moins.

Le « made in Morocco » n’a pas encore atteint la notoriété suffisante

Le label « made In Morocco » créé en 2011 n’a peut-être pas encore acquis la notoriété suffisante pour qu’une majorité de consommateurs le reconnaissent, estime la Fédération nationale des associations du consommateur (FNAC).

Selon l’étude, 68% jugent un tel label utile pour choisir leurs produits ; ce taux atteint 76% parmi les consommateurs qui affichent la volonté de privilégier les produits « made in Morocco ».

Ce sondage démontre avec force que le concept de label local constitue un levier très important à construire et à inculquer dans la mentalité et la culture du consommateur marocain à travers les médias, la communication et le renforcement du rôle des associations, estime la FNAC.

Parution du deuxième numéro de la revue « Lamalif Le Mag ».

Edité en langues française et arabe, ce numéro est consacré à la promotion du made in Morocco, indique le groupe dans un communiqué.

« Dans cette conjoncture pandémique, dédier le principal dossier du deuxième numéro de « Lamalif Le Mag» au made in Morocco est une évidence. Plus qu’une évidence. Un devoir ! La forte dynamique nationale en termes de riposte à la crise et de relance est une grande source de motivation et fierté pour Lamalif Group », poursuit-il.

Dans ce deuxième numéro, le groupe précise que les principaux acteurs engagés dans la promotion et l’ancrage du made in Morocco prennent la parole. Parmi eux, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, met en avant « les principales réalisations du Maroc, rendues possibles grâce à la vision royale avant-gardiste de l’industrie qui a permis au Royaume de faire preuve d’une force d’anticipation et de riposte. Une fierté pour tous les Marocains ».

Ce deuxième numéro aborde également « la saga Lamalif Group », les faits marquants, le point sur la restructuration du groupe, l’état des lieux des principaux projets en cours de réalisation, le bilan de la stratégie de la responsabilité sociale avec la création de la Fondation Lamalif, la vie des collaborateurs…

Lamalif Group est spécialisé dans l’aménagement urbain et l’éclairage public. Ce groupe marocain a contribué à la réalisation de projets de transformation des villes et des territoires, notamment Rabat Ville Lumière, Tanger Métropole, Al Hoceima Manarat Al Moutaoussit, Tétouan et Région et le Grand Agadir.