Sahara. Au Comité des 24, large soutien renouvelé au plan d’autonomie

Le Comité des 24, dont les séances plénières se déroulent toujours, a pu mesurer le soutien considérable dont bénéficie le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour mettre fin au conflit du Sahara.

Le mardi 10 juin, en plus des pays ayant renouvelé leur appui à l’intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur son Sahara, plusieurs membres de l’ONU ont réitéré leur soutien au plan d’autonomie.

Les représentants de pays comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon ou encore le Bénin, pour ne citer que ces pays, ont fait des interventions sans ambages en faveur du Maroc.

La même position a été exprimée individuellement par les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Sultanat d’Oman et Qatar). Puis, de manière collective, lors d’une intervention lue en leur nom par le représentant du Koweït.

Pour ceux qui soutiennent le plan d’autonomie, cette issue est la plus crédible, la plus juste et la plus réaliste pour résoudre un conflit qui n’a que trop duré.

Des intervenants ont rappelé la grande dynamique de développement que vivent les régions du Sahara. Une réalité qu’ont également rappelée des élus et militants de la société civile issus du Sahara, qui intervenaient comme pétitionnaires.

Le représentant de l’Algérie a essayé d’induire encore une fois la communauté internationale en erreur en tordant le cou aux réalités historiques autour de ce conflit. Majda El Moutchou, numéro deux de la mission du Maroc à l’ONU, est intervenue à trois reprises pour rectifier les propos.

La diplomate marocaine a surtout démontré devant le Comité des 24 que, malgré ses allégations mensongères, l’Algérie est bel et bien une partie au conflit.

Pour suivre le déroulement des deux dernières séances plénières, cliquez ici et ici.

https://medias24.com/2025/06/04/sahara-le-maroc-gagne-du-terrain-au-conseil-de-securite-de-lonu/

Sahara et Minurso. Au Conseil de sécurité, le Maroc dénonce la « manipulation politique sélective » de l’Algérie

« Une délégation, la seule parmi les nombreuses délégations qui ont pris la parole devant le Conseil lors de ce débat, a mentionné la composante des droits de l’Homme et a essayé de la lier à la Minurso », a souligné d’emblée la diplomate marocaine, Majda Moutchou, en riposte à l’intervention de l’ambassadeur algérien, lundi, lors d’un débat public du Conseil de sécurité sur le renforcement de la capacité d’adaptation des opérations de paix de l’ONU.

Elle a relevé que la délégation marocaine a été surprise et étonnée par cette intervention, car « elle reflète une masterclass en manipulation politique sélective », notant que l’ambassadeur algérien « a soudainement retrouvé une passion nouvelle pour les droits de l’Homme et le droit international ».

Éclairant l’intervenant avec des réalités « qui sont soit volontairement ignorées, soit commodément oubliées », la diplomate a indiqué que le mandat de la Minurso est on ne peut plus clair, car il a été établi par le Conseil de sécurité pour superviser le cessez-le-feu.

« Ce mandat a été clairement défini par le Conseil de sécurité, et toute tentative de la délégation algérienne de déformer son rôle est soit mal informée, soit délibérément trompeuse », a-t-elle précisé, ajoutant que, contrairement à ce qui a été suggéré, sept opérations de paix de l’ONU sur onze ne disposent pas de mandat de surveillance des droits humains.

« Nous aussi, nous nous demandons pourquoi la délégation algérienne, faisant preuve d’un deux poids, deux mesures flagrant et sélectif, se concentre uniquement sur la Minurso et ferme les yeux sur les autres opérations de maintien de la paix », a souligné Majda Moutchou.

Et de poursuivre que le Conseil de sécurité attribue ces mandats en fonction de la situation spécifique sur le terrain. « Il ne s’agit ni d’une règle systématique ni d’une exception ; il s’agit d’une décision prise au cas par cas ».

« De plus, malgré les tentatives persistantes et désespérées de cette même délégation, en octobre 2024, le Conseil de sécurité a rejeté en bloc l’inclusion d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme dans le mandat de la Minusro. Ce rejet n’était pas accidentel : il réaffirmait que la situation des droits de l’Homme au Sahara marocain ne nécessite pas un tel mécanisme », a affirmé la diplomate.

Pour la Représentante permanente adjointe du Maroc à l’ONU, il s’agit d’un message clair que le Conseil de sécurité est parfaitement conscient des manœuvres politiques de certaines parties.

La situation dans les camps de Tindouf

Toujours en réponse à la déclaration de l’ambassadeur algérien qui « semble si profondément préoccupé » par les droits de l’Homme, Majda Mouchou l’a interpellé sur une « question bien plus urgente : les camps de Tindouf, situés sur le territoire algérien, où la population vit sous une oppression quotidienne, privée de ses droits fondamentaux et soumise à de sévères restrictions de mouvement et à des violations flagrantes du droit international ».

Elle a, par ailleurs, fait observer que le Maroc a toujours démontré son engagement indéfectible en faveur de la promotion des droits de l’Homme et du respect des droits et libertés fondamentaux de tous les individus, ajoutant que le Royaume a constamment collaboré avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Le Maroc a également accueilli plusieurs visites d’experts de l’ONU et coopéré de manière constructive afin de favoriser la transparence, le dialogue et le progrès, a-t-elle dit, notant que les efforts du Maroc en matière de promotion des droits de l’Homme ne se limitent pas à des paroles, mais se traduisent par des actions concrètes visant à garantir le bien-être et la dignité de chaque citoyen.

En réponse à la mention par l’ambassadeur algérien du droit à l’autodétermination, la diplomate marocaine a révélé une « contradiction troublante », expliquant que, pour l’Algérie, l’autodétermination « est un concept sélectif utilisé comme arme politique contre l’intégrité territoriale du Maroc, et pourtant commodément ignoré lorsqu’il s’agit des aspirations légitimes d’autres peuples, qui vivent encore sous occupation et oppression étrangères ».

« L’ONU doit prêter attention à toutes ces aspirations, sans exception ni sélectivité, y compris sur le territoire des États qui prônent l’autodétermination pour les autres tout en la refusant systématiquement aux peuples opprimés sur leur propre territoire », a-t-elle encore indiqué.

Elle a enchaîné en soulignant que « le droit à l’autodétermination ne peut être un outil politique utilisé de manière sélective, invoqué par certains et ignoré par d’autres. Ce n’est pas une carte jouée par commodité ».

Et la diplomate de conclure en réitérant que « le Sahara a toujours fait partie intégrante du Maroc. Il est marocain et le restera à jamais. Il ne s’agit pas d’une revendication fondée sur des événements récents, mais du reflet de siècles de liens historiques, culturels et géographiques ».

(Avec MAP)