Coupe du monde des clubs. Le Wydad a raison d’y croire face à Manchester City

En match d’ouverture du groupe G de la Coupe du monde des clubs, ce mercredi 18 juin à Philadelphie (17h), le Wydad Athletic Club (WAC) affronte Manchester City dans une opposition qui paraît déséquilibrée sur le papier. Mais si le football était une science exacte, il n’aurait jamais conquis autant de cœurs.

L’histoire de ce sport centenaire est jalonnée d’exploits où des équipes ont bousculé l’ordre établi et déjoué les pronostics. Au moment de fouler la pelouse du Lincoln Field Stadium à Philadelphie, ce mercredi 18 juin (17h), les joueurs du WAC ont le droit d’être animés d’une force intérieure qui devra les aider à contrecarrer les plans du Manchester City de Pep Guardiola.

Mais ils n’ont surtout pas le droit de penser qu’ils sont battus d’avance. Il est certes difficile d’imaginer les Citizens trébucher dès leur entrée en lice dans ce Mondial des clubs au format inédit. Mais il n’y a pas de mal à y croire pour les hommes de Mohamed Amine Benhachem. D’autant que ces dernières années, le football national a prouvé que l’impossible n’était pas marocain. 

Pour sûr, le club de Manchester, sous pavillon d’Abu Dhabi depuis la fin des années 2000 est dans une autre sphère économique que le club casablancais. En termes de valorisation, il y a un monde entre les deux équipes. La première étant valorisée à hauteur de 1,3 milliard d’euros, quand la seconde ne dépasse pas les 19 millions d’euros.

Ce n’est ni la prime de participation (8,2 millions d’euros) au Mondial, ni celles relatives au résultat (1,7 million d’euros pour une victoire et 865 000 euros en cas de nul) qui réduira le gap. Mais le WAC peut montrer qu’on peut faire beaucoup avec peu et créer un exploit à la hauteur de son passé riche en succès.

« Nous avons analysé leurs deux derniers matchs amicaux contre des adversaires difficiles. Ils ont certes perdu contre Porto mais ils se sont créés plusieurs occasions. Ils savent presser haut, mais aussi défendre bas. Nous avons quelques idées pour réussir à les battre », a affirmé l’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, lors de la traditionnelle conférence d’avant-match.

Le Wydad, club le plus titré du Royaume a connu quelques soubresauts dans une saison qui s’est finalement mieux terminée qu’elle n’a commencé (3e de la Botola Pro). L’ambitieux recrutement du coach sud-africain Rulani Mokoena n’a résisté ni au temps ni à la pression populaire. Fan inconditionnel de Guardiola, le technicien n’a jamais vraiment réussi à imprimer sa patte sur un collectif qui n’était peut-être pas taillé pour ses principes de jeu.

Son départ précipité a ouvert la porte à Mohamed Amine Benhachem. Un coach a la durée de vie sur un banc assez courte (moins d’un an) et dont le palmarès est vierge de titre. Il essaye d’infuser dans son groupe des idées moins rigides que son prédécesseur. Un groupe renforcé par l’arrivée de plusieurs joueurs. Certains connus (Amrabat, Omar El Sokha), d’autres moins, à l’image du Néerlandais Bart Meijers.

Mais tandis que Pep Guardiola disposera de la totalité de son effectif, dont le joueur le plus important de son système (Rodri), Benhachem se passera sans doute d’au moins un élément pour le choc face à City.

Possession, adaptation et création d’espace

Les principes de jeu de Pep Guardiola sont immuables depuis qu’il a lancé sa carrière d’entraîneur au FC Barcelone. Au-delà du jeu de position et du contre-pressing pour le récupérer dare-dare, le jeu de position et l’adaptation tactique n’en sont pas moins importants.

Le fil directeur est la création et l’exploitation d’espaces à travers des mouvements coordonnés. Il ne s’agit pas seulement de défendre tel ou tel joueur. Entre les latéraux qui rentrent à l’intérieur du jeu, les ailiers qui collent à la ligne, les milieux de terrain qui plongent dans le dos de la défense.

Défendre face aux équipes de Guardiola a toujours été un calvaire pour les adversaires. Mais avec le temps, ils ont réussi à s’adapter et à identifier des failles dans le dispositif des Citizens notamment. Mais avant d’en arriver là, quelle est l’attitude des joueurs de Manchester City lorsqu’ils ont le ballon ?

Ederson essaye toujours de trouver une solution vers l'avant pour casser le pressing adverse et faire avancer le jeu
Ederson essaye toujours de trouver une solution vers l’avant pour casser le pressing adverse et faire avancer le jeu

Sans surprise, tout part de leur gardien de but. En arrachant Ederson pour plus de 40 millions d’euros à Benfica, Guardiola s’assure un gardien à la qualité de jeu au pied quasiment inégalée. Son objectif premier n’est pas de trouver ses défenseurs qui s’écartent, mais plutôt de toucher un des deux joueurs derrière la ligne de pressing adverse pour gagner du terrain et dérouler son plan de jeu.

Le WAC doit à tout prix éviter de laisser les ailiers de City en un contre un.

La deuxième phase consiste le plus souvent à fixer le bloc défensif sur un côté pour ensuite basculer le jeu sur l’un des deux ailiers qui se trouve dans une situation de un contre un. D’ailleurs, les Rouges devront trouver le moyen d’assurer des prises à deux sur le côté dans ce genre de situation.

Les centres en retrait sont une arme très utilisée par les Citizens.

Car aussi bien Jérémy Doku, Omar Marmoush ou encore Savinho possèdent des qualités d’accélération dévastatrices. Autrement, il va falloir défendre sur les centres en retrait qui sont des armes létales et particulièrement utilisés par les Citizens, d’autant qu’Erling Haaland réussit à lui seul à accaparer l’attention des défenseurs.

Tout ceci n’est en réalité qu’une vision parcellaire des multiples sources de danger qui pèseront sur Noureddine Amrabat et ses coéquipiers. « Il n’y a pas que Haaland à qui il faut faire attention à Manchester City. Ils ont plusieurs joueurs dangereux qui peuvent faire la différence à tout moment et dans différentes situations », corrobore Mohamed Amine Benhachem en conférence de presse d’avant-match.

Et pour cause, les Anglais sont également redoutables sur coups de pied arrêtés, sur les tirs de loin et aussi pour jouer des transitions rapidement vers l’avant. Cela dit, ils sont vulnérables dans plusieurs situations de jeu. À commencer par le jeu long. Lorsqu’ils sont soumis à un défi physique avec un attaquant qui sait jouer de son corps, servir de pivot et garder les ballons, la défense de Manchester City peut être friable et manquer d’attention, en l’occurrence les latéraux qui ont parfois du mal à se replier efficacement.

Il y aura de la place pour le WAC dans le dos des latéraux de City

L’autre faille défensive réside dans le manque d’attention de l’arrière-garde sur les joueurs adverses au second poteau. Ils sont souvent esseulés pour couper les centres. En résumé, le WAC doit d’abord bien se défendre et éviter d’être rapidement mené. Car pour peu qu’ils assurent leur transmission à la récupération du ballon, ils auront pour sûr des occasions.

Les défenseurs de City sont souvent coupables d’oublis au second poteau, comme ici avec le numéro 10 d’Everton.

L’idée, c’est également de ne pas hypothéquer leurs chances de qualification dès le premier match. Car il y a matière à obtenir quelques points contre la Juventus de Turin (Italie) et surtout Al Ain (Émirats arabes unis), leur prochain adversaire dans ce mondial.

Foot. Manchester City, un géant en quête de rebond, face au WAC pour commencer

Le tirage au sort de la Coupe du monde des clubs n’a pas été tendre avec le Wydad Athletic Club (WAC). Pour leur entrée en lice, mercredi 18 juin, les hommes de Mohamed Amine Benhachem affrontent Manchester City au Lincoln Financial Field, à Philadelphie, aux États-Unis.

Même s’ils sortent d’une saison en demi-teinte, marquée par la perte de leur titre de champion d’Angleterre au profit de Liverpool, les Citizens ont tout de même réussi à décrocher leur qualification pour la prochaine édition de la Ligue des champions, à la faveur d’une fin de saison plus conforme à leurs standards.

La compétition intercontinentale prend des allures de session de rattrapage pour les protégés de Pep Guardiola. Le technicien catalan a certes perdu son maître à jouer, le Belge Kevin De Bruyne, qui s’est engagé avec Naples, sacré en Série A. Mais après une fièvre acheteuse qui n’est pas sans rappeler les premières saisons ayant suivi la prise en main des nouveaux propriétaires au crépuscule des années 2000, les Citizens semblent désormais lourdement armés.

Les joueurs de Manchester City engagés dans la Coupe du monde des clubs

Fondé en 1880 sous le nom de St. Mark’s (West Gorton), Manchester City est l’un des clubs doyens au Royaume-Uni. Longtemps dans l’ombre de son rival local Manchester United, il a connu des décennies de résultats inconstants, avant de vivre un tournant majeur en 2008.

Cette année-là, le rachat du club par le fonds d’investissement d’Abu Dhabi fait entrer l’institution dans une nouvelle ère. Entre modernisation des infrastructures et recrutement ambitieux, Manchester City s’est doucement mais sûrement imposé comme une place forte du championnat anglais.

Après Roberto Mancini et Manuel Pellegrini, l’arrivée de Pep Guardiola en 2016 a ouvert le chapitre d’un règne quasiment sans partage sur le plan dominical. Irrésistibles, les Citizens ont remporté six des dix titres de champion d’Angleterre en treize ans. Sous Guardiola, le club adopte un jeu ultra-dominant, basé sur la possession et le pressing tout terrain.

Affublés d’une réputation de rouleau compresseur, sur la scène anglaise (six titres) mais aussi européenne, ils ont décroché la première et unique Champions League de leur histoire en 2023 face à l’Inter Milan. Dans ce laps de temps, Manchester City a résisté au regain de forme de Liverpool, mais aussi d’Arsenal, dirigé depuis quelques années par son ancien assistant, Mikel Arteta.

Cependant, les Citizens sortent d’une saison en demi-teinte, éliminés en huitièmes de finale de Champions League par le Real Madrid et terminant sur la dernière marche du podium en championnat, à treize longueurs des Reds. La faute à la blessure longue durée de leur plaque tournante au milieu de terrain, l’Espagnol Rodri (ballon d’or), mais aussi à un mercato d’été globalement manqué.

Pour une équipe qui était hors du top 5 (7e) au soir de la 17e journée, c’est un exploit d’avoir décroché un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Le board de Manchester City a sorti le chéquier dès l’hiver pour ajuster son effectif, avec l’arrivée de Omar Marmoush (Eintracht Francfort) pour plus de 70 millions d’euros, mais aussi du milieu de terrain de Porto, Nico González (60 millions d’euros), et du défenseur central ouzbek, Abdulkadir Khusainov, en provenance du RC Lens (40 millions d’euros).

Et comme si cela ne suffisait pas, l’armada de Pep Guardiola s’est également renforcée lors de la fenêtre de transfert spécialement ouverte en prévision de la Coupe du monde des clubs, avec notamment Tijjani Reijnders (55 millions d’euros), Rayan Aït-Nouri (36 millions d’euros) et Rayan Cherki (36 millions d’euros).

Bref, avec un mercato estival aussi ambitieux, Manchester City se présentera face au WAC avec un effectif certes remodelé, mais revanchard. D’autant que Rodri semble être revenu juste à temps pour disputer la compétition.

https://medias24.com/2025/06/16/coupe-du-monde-des-clubs-une-preparation-physique-a-la-carte/

Coupe du monde des clubs 2025. Le Wydad affrontera Manchester City, la Juventus et Al Ain

À l’occasion de la Coupe du monde des clubs 2025 de la FIFA, disputée à 32 équipes du 15 juin au 13 juillet 2025 aux États-Unis, le Wydad de Casablanca (WAC) se frottera à ce qu’il y a de mieux sur la scène européenne et asiatique. Placé dans le groupe G lors du tirage au sort qui a eu lieu le jeudi 5 décembre à Miami, le vainqueur de l’édition 2022 de la Champions League africaine devra se mesurer à Manchester City, six fois vainqueur de la Premier League (Angleterre) lors des sept dernières années et champion d’Europe en 2023.

« Je suis satisfait de ce tirage au sort. Je voulais qu’on soit dans la même poule que Manchester City, c’est chose faite. Affronter un entraîneur que j’admire beaucoup comme Pep Guardiola, ça me motive », a souligné Rulani Mokwena, l’entraîneur du Wydad AC, dans une déclaration à la FIFA.

« Nous avons désormais six mois pour être au top et montrer à la face du monde de quoi nous, le Wydad AC, sommes capables », a-t-il ajouté. En plus des hommes de Pep Guardiola, le Wydad croisera la Juventus de Turin. Malgré des résultats en dents de scie ces dernières saisons, la vieille dame a retrouvé de l’allant et une identité de jeu cette année, sous les ordres de Thiago Motta.

Enfin, le WAC défiera le club émirati d’Al Ain, récent vainqueur de la Ligue des champions asiatique et qui compte dans ses rangs l’ancien attaquant du Raja et international marocain, Soufiane Rahimi. Sur le papier, le club émirati semble être l’adversaire le plus abordable pour les protégés de Rulani Mokwena.

Mais il leur en faudra plus afin d’espérer se qualifier pour le second tour et faire mieux que les deux éliminations précoces lors des éditions 2017 et 2023. En effet, dans cette nouvelle formule de la Coupe du monde des clubs, dont les dates et les horaires des rencontres seront confirmés ultérieurement, seuls les deux premiers de chaque groupe iront en huitièmes de finale.

En cas d’échec, les Rouges se consoleront avec une importante dotation financière. Selon le journal sportif L’Équipe, elle sera comprise entre 30 (330 millions de dirhams) et 40 millions d’euros (440 millions de dirhams) pour chaque participant. Des montants que la FIFA n’a pas encore confirmés. 

En revanche, l’instance internationale a enfin trouvé un diffuseur, puisque DAZN a acquis les droits exclusifs de la compétition dans le monde entier. « Je suis ravi d’annoncer que DAZN va proposer le meilleur du football de clubs gratuitement partout dans le monde. Cela veut dire que n’importe quel amateur de football pourra regarder les meilleurs joueurs des 32 meilleurs clubs s’affronter à la Coupe du Monde des Clubs », s’est félicité Gianni Infantino, le président de la FIFA.

Pour les supporters souhaitant assister à la Coupe du Monde des Clubs, ils peuvent dès à présent s’inscrire sur le site officiel où la FIFA prévoit de fournir prochainement des détails sur les ventes de billets, ainsi que sur les packs d’hospitalité qui permettront de profiter de services exclusifs lors des matchs.