Data. Public procurement of medicines dominated by a few players

The markets related to KCl have been the focus of public debate in recent days. But beyond this single medication, what is the broader dynamic of public drug procurement in the healthcare sector?

Médias24 has dissected public tenders launched since the start of the year by the supervisory ministry, university hospitals and specialized healthcare centers.

Our analysis focused on the tender minutes awarded between early January 2025 and November 24, 2025.

We aimed for comprehensive coverage, consulting 50 tender minutes published on the official public markets portal during this period for drug purchases by hospitals or the Health Ministry. At least a dozen were declared unsuccessful.

For example, we did not take into account tenders launched by the prison administration or local authorities.

A purchase volume of around 1.35 billion MAD since early January 2025

The analysis of awarded markets shows a purchase volume of approximately 1.35 billion Moroccan dirhams (MAD) between January 2025 and November 24. This amount could change once other markets, still ongoing, are awarded.

In this first article, we look at the main trends and the structure of the market related to these purchases. A second article will focus on the drugs covered by these markets.

Ten companies capture over 60% of the amounts

44 companies have won public drug tenders. Data compiled by Médias24 show a concentration of purchases:

The top three suppliers — Roche, Pharma 5 and Sothema — account for 30% of the awarded amounts. The top 10 represent 64%.

This structuring confirms once again that a few leading laboratories hold the bulk of the portfolio tailored to the needs of hospitals.

The first place goes to Roche with over 150 million MAD since the beginning of the year to date, representing a market share of 11%.

In second place, Pharma 5 reaches over 132 million MAD in the same period (10%).

And the third-ranking player is Sothema with a total amount of around 119.7 million MAD (9%), closely followed by Hemolab Pharma (89 million MAD) with an estimated market share of 7%. Maphar, with around 80.2 million MAD (6%), rounds out the top 5.

Other significant companies appear in the ranking, including Pfizer (63 million MAD).

The graph below, which compiles the results of all the minutes that we consulted, shows a market dominated by leading international and national players, but also by medium‑sized companies, such as Polymedic, with a turnover of 52.4 million MAD (4%), or Promopharm (40.3 million MAD), a representation of Hikma company, with a market share of 3%.

Revenue generated by each pharmaceutical company in public procurement markets in 2025 

12 unsuccessful markets and several markets still ongoing

At the bottom of the ranking, several companies obtained only very modest markets, such as Axess Pharma (987,400 MAD), Pharmedic (408,000 MAD), or Novopharm (163,000 MAD).

The analysis also shows that at least 12 of the 50 studied tenders remained unsuccessful. The minutes consulted did not explain the reasons for non-attribution.

Other tenders, launched by the Ministry of Health as well as several university hospitals and specialized healthcare centers, are still ongoing.

Local industry captures about 52% of the market

Another major finding is the relative dominance of Moroccan industrialists. In total, about thirty laboratories represent approximately 52% of the amounts awarded since the beginning of the current year.

These include Sothema, Laprophan, Cooper Pharma, Afric Phar, Zenith Pharma, Hemolab Pharma, Soludia Maghreb… Many of them are strongly positioned in injectable solutions and infusions.

Multinationals remain present, but in a more targeted manner, mainly on specialty products related to diabetes, oncology, or chronic diseases.

These include Roche, Sanofi, Maphar, Pfizer, Bayer, Novartis, etc. They represent about 42% of the total amounts awarded during the same period.

In an upcoming article, we will delve more deeply into the drugs involved in these tenders.

Data. Des achats publics de médicaments dominés par une poignée d’acteurs

Les marchés relatifs aux KCl ont concentré l’attention du débat public ces derniers jours. Mais au-delà de ce seul médicament, quelle est la dynamique globale des achats publics de médicaments dans le secteur de la santé ?

Medias24 a décortiqué les marchés publics lancés depuis le début de l’année par le ministère de tutelle, les CHU et autres centres hospitaliers spécialisés.

Notre analyse a porté sur les PV des appels d’offres attribués entre début janvier 2025 et ce 24 novembre 2025.

Nous avons cherché à être le plus exhaustif possible, en consultant un total de 50 PV publiés sur le portail officiel des marchés publics durant cette période pour l’achat de médicaments par les structures hospitalières ou le ministère de la Santé. Au moins une douzaine d’entre eux ont été déclarés infructueux.

Nous n’avons pas considéré, par exemple, les appels d’offres de l’administration pénitentiaire ni ceux des collectivités territoriales.

Un volume d’environ 1,35 MMDH depuis début janvier 2025

L’analyse des marchés attribués montre un volume d’achat d’environ 1,35 milliard de dirhams (MMDH) entre janvier 2025 et le 24 novembre. Ce montant pourrait toutefois évoluer une fois que d’autres marchés, toujours en cours, seront attribués.

Dans ce premier article, nous analysons les principales tendances et la structure du marché relatif à ces achats. Un second article sera consacré à l’analyse des médicaments objets de ces marchés.

Dix entreprises captent 64% des montants

44 entreprises ont remporté des marchés publics de médicaments. Les données regroupées par nos soins montrent une concentration des achats publics.

Les trois premiers fournisseurs (Roche, Pharma 5 et Sothema) totalisent à eux seuls 30% des montants attribués. Le top 10 représente 64%.

Cette structuration confirme une fois de plus que ce sont quelques laboratoires leaders qui détiennent l’essentiel du portefeuille adapté aux besoins des hôpitaux.

La première place revient à Roche avec plus de 150 millions de DH (MDH) depuis le début de l’année à ce jour, soit une part de marché de 11%.

En deuxième position, Pharma 5 atteint plus de 132 MDH sur la même période (10%).

Et le troisième acteur du classement est Sothema avec un montant total d’environ 119,7 MDH (9%), suivi de très près de Hemolab Pharma (89 MDH) avec une part de marché estimée à 7%.  Maphar, avec environ 80,2 MDH (6%), ferme le top 5.

D’autres sociétés importantes apparaissent dans le classement, notamment Pfizer (63 MDH).

Le graphique, ci-dessous, qui regroupe les résultats de la totalité des PV consultés par nos soins, montre un marché dominé par des acteurs internationaux et nationaux de premier plan, mais également par des entreprises de taille moyenne, comme Polymedic, avec un chiffre d’affaires de 52,4 MDH (4%), ou encore Promopharm (40,3 MDH), représentation de la société Hikma, avec une part de marché de 3%.

12 marchés infructueux et plusieurs marchés toujours en cours

En queue de classement, plusieurs sociétés n’ont obtenu que des marchés très modestes, à l’instar d’Axess Pharma (987.400 DH), Pharmedic (408.000 DH) ou Novopharm (163.000 DH).

L’analyse montre par ailleurs qu’au moins 12 marchés sur les 50 étudiés sont restés infructueux. Les PV en question n’expliquaient pas les raisons de la non-attribution.

D’autres appels d’offres, lancés par le ministère de la Santé et plusieurs CHU et centres hospitaliers spécialisés, sont pour leur part toujours en cours.

L’industrie locale capte environ 52% du marché

L’autre constat majeur est la relative domination des industriels marocains. Ce sont, au total, une trentaine de laboratoires, qui représentent environ 52% des montants attribués depuis le début de l’année en cours.

Il s’agit notamment de Sothema, Laprophan, Cooper Pharma, Afric Phar, Zenith Pharma, Hemolab Pharma, Soludia Maghreb… Plusieurs d’entre eux sont fortement positionnés sur les solutions injectables et les perfusions.

Les multinationales restent présentes, mais de manière plus ciblée, essentiellement sur des produits de spécialités qui concernent le diabète par exemple, l’oncologie ou les maladies chroniques.

Il s’agit notamment de Roche, Sanofi, Maphar, Pfizer, Bayer, Novartis, etc. Elles représentent environ 42% du total des montants attribués durant la même période.

Dans un prochain article, nous reviendrons plus en détail sur les médicaments concernés par ces marchés.

Londres évalue à 410 milliards de DH les marchés publics d’ici 2028 au Maroc

Les deux pays ont annoncé une série d’accords visant à approfondir leur collaboration et à consolider leurs liens commerciaux, précise un communiqué du gouvernement britannique. Ces accords s’inscrivent dans une volonté commune de « stimuler la croissance économique et de créer des emplois« .

Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères britannique, David Lammy, a dans ce sens signé plusieurs partenariats ouvrant la voie à la participation d’entreprises britanniques à des projets à travers le Maroc. Les opportunités liées aux marchés publics sont estimées selon le gouvernement « à environ 33 milliards de livres sterling (410,7 milliards de DH) pour les trois prochaines années ». Parmi celles-ci figure la possibilité pour des entreprises spécialisées dans les infrastructures de « contribuer aux préparatifs des villes hôtes de la Coupe du monde, telles que Marrakech, Casablanca et Rabat ».

D’autres annonces concernent une coopération accrue entre le Royaume-Uni et le Maroc dans les domaines de la migration, de la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’une action conjointe pour faire face au stress hydrique et au changement climatique, ajoute-t-on. « Ces initiatives visent à renforcer la sécurité et à promouvoir des opportunités de croissance verte pour les deux nations ».

Un accord de coopération portant sur les infrastructures hydrauliques et portuaires, d’une valeur potentielle de 200 millions de livres sterling (2,4 milliards de DH), a également été conclu, poursuit le communiqué. Il mettra en avant l’expertise britannique en matière de gestion durable de l’eau, de logistique intelligente et de technologies portuaires vertes.

Un autre accord, relatif aux marchés publics, « facilitera l’accès des entreprises britanniques aux appels d’offres publics au Maroc, en garantissant des conditions de concurrence équitables ».

David Lammy a souligné le potentiel de croissance de l’Afrique et l’importance de la relation avec le Maroc pour créer des opportunités mutuelles. Sur le volet diplomatique, le secrétaire d’État a souligné que le Royaume-Uni soutient désormais l’autonomie au sein de l’État marocain comme base pour une solution durable au différend du Sahara.

Le secrétaire d’État britannique de la politique commerciale, Douglas Alexander, a pour sa part insisté sur l’importance croissante du Maroc « comme partenaire commercial et d’investissement, et sur le rôle que peuvent jouer des liens économiques renforcés dans la création d’emplois et le soutien aux entreprises ».

Dans ce sillage, un nouvel accord a été annoncé concernant le secteur de la santé, prévoyant la fourniture d’équipements britanniques à des hôpitaux et centres médicaux marocains, dans un contexte où le Maroc prévoit des investissements importants pour la modernisation de son système de santé, conclut-on.

Attribution d’un marché de médicaments à une blanchisserie : le bon de commande annulé et une vérification urgente diligentée

« Les investigations ont révélé que le bon de commande a été attribué à une société ne disposant pas de l’autorisation requise pour distribuer des médicaments, en violation des dispositions de la loi 17.04 portant Code des médicaments et de la pharmacie », nous explique-t-on.

« Le bon de commande a été immédiatement annulé », ajoutent nos sources, notant que « le ministère a rappelé aux responsables concernés l’obligation stricte de respecter le cadre réglementaire en vigueur, notamment dans les procédures d’achat et de distribution de produits pharmaceutiques. »

« Le ministère de la Santé réaffirme son engagement ferme à garantir la légalité, la transparence et la sécurité dans tous les processus d’acquisition au sein des établissements de santé. Des directives fermes ont été données pour renforcer les contrôles et prévenir toute irrégularité similaire à l’avenir. »

Et de conclure que : « le ministère reste attentif aux préoccupations des professionnels de santé et poursuivra ses efforts pour une gouvernance rigoureuse et responsable du secteur ».

> Lire aussi : 

Les pharmaciens accusent le CHR de Tanger d’avoir attribué un marché de médicaments à une blanchisserie

Nouvelle gestion du gardiennage et de la propreté dans les hôpitaux publics

L’information a été ébruitée, dans un premier temps, par Abdellah Bouanou, député de Meknès et président du groupement du PJD à la Chambre des représentants. Sur ses réseaux sociaux, mais aussi par le biais d’une tribune sur le site officiel de son parti, il indique que les directeurs régionaux du ministère de la Santé et de la protection sociale ont été sommés, par le ministre Amine Tahraoui, de « résilier » les contrats de gardiennage et de propreté passés par les établissements de santé sous leur tutelle.

Selon nos informations, il n’y a pas eu d’annulation. Il s’agit d’un regroupement de marchés arrivés à échéance. L’objectif est de massifier les contrats, pour une meilleure exécution.

« La décision a été notifiée par le ministre aux directeurs régionaux via WhatsApp et non par SMS comme le prétend Abdellah Bouanou. Ils ont été informés des grandes lignes de la réforme de ce secteur, avec la promesse qu’ils auront plus de détails dans un avenir très proche, soit à partir de cette semaine », affirment nos sources.

Pour schématiser, en attendant de plus amples éléments, notre source explique que le ministre prévoit une série de réunions avec les directeurs régionaux pour les mettre au courant des contours des nouveaux cahiers de charges encadrant les prestations de gardiennage et de propreté.

Par la suite, de nouveaux appels d’offres seront lancés avec de nouveaux critères de choix qui concernent surtout l’élément humain : qualifications, niveau d’instruction…

Selon nos informations, l’approche des marchés de ce secteur d’activité sera désormais basée sur deux facteurs :

– l’analyse de la pertinence du marché au regard de la bonne pratique et de la gouvernance ;

– la rationalisation des coûts pour éviter des dépenses inutiles.

« En fait, l’approche est très simple. Dans de très nombreux cas, ces marchés sont attribués à des sociétés locales qui n’ont rien à voir ni avec la sécurité ni avec le nettoyage. On se retrouve alors avec un service au mieux défaillant et au pire malveillant : les mauvaises pratiques s’installent à l’hôpital : mauvaise orientation des malades, divers trafics… C’est cela que nous combattons en durcissant l’accès à ces marchés et en augmentant l’exigence en qualité », a déclaré notre source.

Abdellah Bouanou évoque la révision des grilles des salaires des employés des sociétés de gardiennage qui devront être au moins de l’ordre du SMIG. Pour l’élu du PJD, cela signifierait des contrats plus coûteux et l’exclusion de PME qui ne sauraient réunir les conditions requises par les futurs nouveaux cahiers des charges.

« La question des salaires des employés des sociétés de gardiennage a été tranchée depuis une éternité, et c’est inclus dans tous les cahiers des charges encadrant les contrats passés dans ce sens », rappelle un ancien haut cadre du département de la santé.

Gardiennage dans les hôpitaux, « une approche biaisée dès le départ »

Interrogé par Médias24, Allal El Amraoui, député et président du groupe du parti de l’Istiqlal à la Chambre des représentants, estime que la démarche du ministre de la Santé arrive à point nommé pour faire de l’ordre dans ce secteur marqué par une grande anarchie et mettre fin à des pratiques dont souffrent, ensemble et partout, les citoyens et les corps médicaux.

Ceux qui suivent l’actualité du pays se rappellent sûrement du scandale qui avait secoué, en janvier 2024, la ville de Fès quand la BRPJ (antenne régionale de la BNPJ) était intervenue pour mettre fin aux agissements d’un réseau de chantage, dont les victimes étaient des patients d’un établissement de santé publique et des membres de leurs familles. Ce réseau de 30 personnes comprenait 18 agents de sécurité privée.

Cependant, pour Allal El Amraoui, qui a assumé de hautes responsabilités au sein du ministère de la Santé, dont celle de directeur du CHU de Fès, opter pour le gardiennage est une « approche biaisée dès le départ ».

« L’entrée d’un établissement de santé diffère de celle d’un supermarché, d’un cinéma ou d’une agence bancaire. C’est le premier contact entre le patient – et non le client – et cela nécessite une formation adéquate », explique notre interlocuteur.

Allal El Amraoui rappelle une première et unique expérience dans le genre quand, il y a une quinzaine d’années, le CHU de Fès avait mis en place un service d’accueil (et non de gardiennage) composé exclusivement de jeunes femmes qui avaient auparavant bénéficié d’une formation.

« C’était une expérience concluante qui, malheureusement, avait été abandonnée », se remémore notre interlocuteur.

Allal El Amraoui suggère une autre piste de travail pour atténuer la pression sur les établissements de santé publique, et donc modérer le recours aux agences de sécurité privée : que les services des urgences soient séparés des autres services et logés ailleurs, voire délocalisés dans des sortes de « trauma centers ».

Pas de vacance en attendant la transition

Dans ses sorties médiatiques, Abdellah Bouanou faisait part de sa crainte de voir les établissements de santé publique sans sécurité privée quand les contrats actuels seront résiliés et en attendant les nouveaux prestataires.

Notre source informée apporte là aussi des éclaircissements. « Le ministère va tout faire pour que cette transition se passe dans les meilleures conditions, et les établissements de santé continueront à bénéficier des prestations de gardiennage jusqu’à l’arrivée des nouveaux prestataires », affirme notre interlocuteur.

La société Rouandi entamera la construction du Grand Stade de Dakhla pour 265 MDH

Dakhla va rejoindre les villes marocaines dotées d’un grand stade. Le 27 janvier, la société Rouandi a remporté le 1ᵉʳ lot de construction de cet édifice sportif pour un peu plus de 265 millions de DH, sachant que le coût estimé au lancement de l’appel d’offres était de 251,2 MDH.

Ce premier lot inclut les gros œuvres, la couverture métallique, les gradins ainsi que d’autres lots secondaires, comme précisé dans l’appel d’offres lancé par l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), maître d’ouvrage délégué.

Le Grand Stade de Dakhla sera construit sur une superficie de 50 hectares dans un délai de 36 mois. Il aura une capacité de 15.000 places.

Fioul pour les stations de l’ONEE : Atlas Sahara remporte deux lots au Sahara, et Afriquia deux autres lots

Le 5 décembre, l’ONEE a tranché au sujet du marché de fourniture et de livraison de fioul spécial et standard à cinq sites thermiques : deux à Laâyoune, et trois autres répartis entre Dakhla, Mohammédia et Tan-Tan.

Sur les 5 lots, deux ont été remportés par Atlas Sahara et deux autres par Afriquia SMDC (Société marocaine de distribution de carburants) ; le cinquième n’a pas été adjugé, faute de soumissionnaires.

Le lot qui n’a pas été adjugé portait sur la fourniture de 10.000 tonnes de fioul spécial destiné aux turbines à gaz de Laâyoune.

 

Fac-similé de l’appel d’offres lancé par l’ONEE-Branche électricité.

 

De quoi s’agit-il ?

Le marché était décliné en cinq lots de fioul destiné à alimenter ces sites de l’ONEE.

La SMDC a remporté les lots de Mohammédia et de Tan-Tan pour respectivement 350.000 et 90.000 tonnes de fioul standard.

Atlas Sahara, pour sa part, n’a soumissionné que pour les lots de la centrale Diesel de Laâyoune et celle de Dakhla, respectivement pour 50.000 et 20.000 tonnes. En concurrence avec Petrom et la SMDC pour ces deux lots, Atlas Sahara les a remportés avec une offre de 397 millions de DH, et non pas 3,97 milliards de DH comme rapporté par des confrères (fac-similés de l’appel d’offres et du résultat ci-dessous).

Atlas Sahara n’aura de ce fait à fournir à l’ONEE que 70.000 sur un total de 520.000 tonnes, soit quelque 13%.

 

Fac-similé du PV d’attribution.

 

Notons que lorsqu’on contracte dans des cas similaires avec l’ONEE, ce marché est estimé sur la base des besoins en énergie fossile de chaque centrale thermique, et le prestataire est payé selon les volumes effectivement consommés.

Exemple : Atlas Sahara s’engage à fournir 50.000 tonnes de fioul standard à la centrale de Laâyoune. Dans le cas où cette dernière, éventuellement alimentée grâce au réseau électrique national, n’en consommerait que 20.000 tonnes, le prestataire (en l’occurrence Atlas Sahara) ne sera payé que pour ces 20.000 tonnes.

Jet Contractors remporte le lot 4 de la construction de l’hippodrome de Rabat

La Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) a attribué le lot n°4 du projet de construction de l’hippodrome de Rabat à l’entreprise Jet Contractors. Ce marché, d’un montant de 40,97 MDH TTC, couvre des travaux variés incluant la plomberie, la climatisation, la menuiserie, ainsi que l’aménagement extérieur de plusieurs bâtiments dont un poney-club, une infirmerie et des boxes logistiques.

L’appel d’offres en question a attiré Jet Contractors, seul soumissionnaire ayant déposé un pli. Après examen des dossiers administratifs et techniques, l’entreprise a été retenue pour l’exécution des travaux.

L’ouverture des plis s’est tenue le 19 décembre 2024 au siège de la SOREC à Rabat.

Plateforme régionale de réserves de première nécessité de Fès-Meknès : 22 MDH pour l’aménagement de la voie d’accès

Le maître d’ouvrage (wilaya de la région) a confié ces travaux à la société Adimpro, une SARL basée à Fès, pour plus de 22,1 millions de DH.

Pour cette même plateforme, deux autres appels d’offres sont en phase d’attribution : celui relatif à l’aménagement extérieur pour 19,5 MDH avec un délai d’exécution fixé à 5 mois, et celui relatif aux gros œuvres pour 109,15 MDH, dont la réalisation devrait durer 9 mois.

L’architecte de cette plateforme est Meriem Ghandi. Novec se charge des études techniques.

Cette plateforme régionale, qui sera basée à la commune de Aïn Chkef et qui s’étend sur une superficie de 20 hectares, comprend la construction de quatre hangars de 5.000 m² chacun, avec une hauteur de 9 mètres. Ils seront renforcés par des équipements annexes tels qu’un mur de clôture, un héliport, des bâtiments administratifs (199 m²), un local pour le personnel (162 m²), un poste de garde (43 m²), ainsi que des installations techniques comme un poste de transformation.

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Plateformes régionales de réserves de première nécessité : attribution de nouveaux marchés pour TTAH et Souss-Massa

C’est officiel. Les travaux de construction de la plateforme régionale de réserves de première nécessité de Souss-Massa ont été confiés au groupement ESE Oukhaf de construction et Soketradoz. Il s’agit du lot portant sur les gros œuvres et la charpente métallique, dont le coût a été arrêté à 85 millions de DH.

Pour rappel, d’autres marchés restent à attribuer pour la plateforme de cette région. Il s’agit, entre autres, des :

– travaux de voirie, réseaux divers et aménagement extérieur (560.000 DH) ;

– travaux d’électrification 2e catégorie (2,6 MDH) ;

– travaux de voirie, réseaux divers et aménagement extérieur (37,3 MDH).

La plateforme de cette région se situera dans la commune de Drarga, préfecture d’Agadir Ida-Outanane, au niveau de la forêt M’seguina.

La maquette de la plateforme régionale de Souss-Massa.

Pour la plateforme régionale de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, dotée d’un budget global de 110 MDH, on apprend que le lot portant sur les terrassements généraux et les aménagements extérieurs a été remporté par GTR (Grands Travaux Routiers), pour 28,4 MDH.

Les travaux de ce lot englobent la voirie, l’assainissement, les réseaux, les aires de manœuvres, le parking… Cette plateforme sera construite dans la ville de Tanger, à Douar Daidaât.

Dans un avenir proche, le ministère de l’Intérieur (wilaya de la région) devra trancher au sujet d’un second marché qui a trait à la construction de 4 entrepôts et d’une administration, pour plus de 90 MDH.

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Le gouvernement approuve la création de l’Observatoire des commandes publiques

Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 14 mars à Rabat, a adopté le projet de décret n°2.22.78 portant création de l’Observatoire marocain de commandes publiques, présenté par la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah.

Ce projet intervient après que la Commission spéciale sur le modèle de développement a souligné, dans son rapport général de 2021, l’impératif de renforcer la transparence des commandes publiques à travers la publication régulière d’indicateurs et de données associées.

Ce projet vise à créer un Observatoire marocain de commandes publiques auprès de l’autorité gouvernementale en charge des finances, permettant de collecter, traiter, analyser, publier et mettre à jour les données relatives aux commandes publiques, et de créer une base de données nationale à cet effet.

L’Observatoire est également destiné à promouvoir la consultation et l’échange d’informations entre les parties prenantes, de mettre en place des indicateurs de suivi de la performance des commandes publiques, ainsi que de produire les informations comptables, financières et économiques y afférentes.

De nouvelles mesures pour simplifier les procédures liées aux marchés publics

D’après la circulaire publié jeudi 2 avril par le ministère, ces mesures visent notamment à simplifier les procédures de soumission électronique et de publication des avis d’appels d’offres sur les journaux électroniques.