Aziz Benjelloun à la tête du pôle Marketing et Commercial de l’ONDA

Titulaire d’un MBA de l’Université de Floride, Aziz Benjelloun a construit un parcours professionnel solide. D’Unilever à Microsoft, de Mondelēz International à Intelcia, il a occupé des fonctions clés dans le marketing, le développement commercial et la direction stratégique, en pilotant des marques majeures et en ouvrant de nouveaux marchés, du Maghreb jusqu’au Moyen-Orient, précise l’ONDA dans un communiqué.

Au sein de l’ONDA, il aura pour mission de redéfinir l’approche commerciale, de développer de nouveaux partenariats aériens et de réinventer l’expérience client dans les espaces aéroportuaires. Il pilotera également la stratégie de développement des offres et des services commerciaux, dans une perspective de transformation des aéroports en véritables lieux de vie, connectés aux attentes des passagers d’aujourd’hui.

Dans le cadre de sa stratégie « Aéroports 2030 », l’ONDA place le capital humain au cœur de sa transformation. Conscient que la réussite de ses ambitions repose avant tout sur les femmes et les hommes qui portent ses projets, l’Office investit dans le développement des compétences, la formation continue et l’émergence de nouveaux talents, explique le communiqué.

Notre collègue Kenza Khatla obtient son doctorat en marketing

Son travail, intitulé « Le paradoxe de la personnalisation et de la vie privée : rôle de la confiance dans la divulgation des données personnelles en ligne », a été salué par le jury et lui a valu une mention très honorable.

Titulaire d’un master de recherche en sciences de gestion, spécialité marketing, Kenza a choisi ce sujet à la croisée des enjeux du marketing digital et de la protection des données.

Sa recherche explore l’influence de la confiance sur l’intention des consommateurs à partager leurs données personnelles en échange d’une personnalisation en ligne.

Les conclusions de ces travaux montrent que la confiance dans les sites web commerciaux repose sur trois facteurs : la présentation de l’offre, la clarté de la procédure de commande et la sécurité des transactions. Cette confiance influence l’intention de partage des données sur les réseaux sociaux, mais cette relation est modulée par le risque perçu lié à la personnalisation.

Phénomène B. Laban, décryptage d’un « coup de génie » marketing

De longues files d’attente, parfois sous la pluie, devant un point de vente. Une image rarement vue au Maroc. Pourtant, cela est devenu une scène quasi quotidienne depuis le jeudi 23 janvier au Maârif, le quartier casablancais qui abrite le premier magasin de l’enseigne égyptienne B. Laban. 

Cette dernière propose des glaces et des desserts préparés à base de produits laitiers naturels. L’ampleur du phénomène de foule a été telle que les autorités ont dû intervenir à plusieurs reprises, car la circulation autour du magasin était perturbée.

Le magasin a dû régulièrement fermer ses portes, laissant une importante file d’attente à l’extérieur. Cette fermeture était tantôt expliquée par l’intervention des forces de l’ordre pour contenir tout risque dû à la foule ; et, d’autres fois, par l’intervention des autorités sanitaires pour une non-conformité des produits utilisés. Ce dernier point a été démenti par l’enseigne qui a confirmé la visite des autorités qui ont, selon leurs dires, inspecté le magasin et formulé des recommandations d’amélioration.

Dans une déclaration à Médias24, un des responsables du magasin explique : « Nous baissons nous-mêmes le rideau quand la foule se désorganise. Nous sommes sûrs de pouvoir desservir l’ensemble des Marocains, mais il faut d’abord que la foule s’organise ».

Et d’ajouter : « B. Laban fait parler de lui là où il s’installe. Mais les évènements récents sont essentiellement dus au désordre de la foule qui ne coopère pas ».

Le succès de ces premiers jours de lancement est indéniable. Mais quelles en sont les raisons ?  Et quelle est la recette de ce succès ?

 

 

Un triple positionnement efficace et un prix compétitif

« Du point de vue marque, le succès de B. Laban s’explique par son triple positionnement : tradition, modernité et proximité« , analyse Charifa Sbaiti, consultante senior marketing et branding au sein du cabinet Brandlab.

« L’enseigne capitalise sur les aspects culturel et traditionnel du dessert arabe/égyptien, tout en offrant une expérience innovante puisqu’elle propose des produits sous un mix marketing moderne, autrement dit des produits revisités », explique l’experte en marketing et branding.

« Le mix marketing moderne concerne l’identité visuelle du produit lui-même. Le display en magasin et le packaging du produit nous font directement penser aux desserts américains modernes. Cette combinaison de tradition et de modernité nous mène à la troisième composante qu’est la proximité. Une certaine proximité se crée en effet avec le consommateur, parce que le produit répond à la fois à son besoin d’avoir un produit moderne, mais qui respecte en même temps sa spécificité culturelle ».

« Au-delà de ces trois facteurs, l’engouement des consommateurs pour l’enseigne égyptienne et ses produits peut également s’expliquer par le positionnement pricing de B. Laban. C’est ce que nous appelons en marketing un positionnement value for money. Il s’agit d’offrir concrètement au consommateur un produit standard de qualité, mais à un prix accessible et qui répond à l’out of pocket du consommateur lambda du marché ».

Quand le branding via les réseaux fait la différence

B. Laban s’est en outre appuyé sur une large présence sur les réseaux sociaux. « Sur l’aspect communication, le concept B. Laban tire sa force des réseaux sociaux. L’enseigne égyptienne a suivi l’évolution digitale, capitalisant sur les notions de joie, d’énergie et de trend,faisant de B. Laban lui-même une tendance. En plus de promouvoir ses produits à travers des célébrités et des influenceurs, B. Laban a fait aussi de ses clients des ambassadeurs de la marque. Impliqué, le client se sent en effet on the page et se tient au courant des tendances », souligne Charifa Sbaiti.

« Tous ces éléments-là créent non seulement un produit, mais une expérience B. Laban. Au lieu d’être contraignantes, les files d’attente, par exemple au magasin, deviennent une partie de l’expérience de la marque ». Mais, à elles seules, ces règles ne garantissent pas forcément le succès.

« Pour cartonner, une marque a besoin de se distinguer. Nous parlons là de distinctive assets ou forces distinctives de la marque. Toute marque devrait avoir son ADN à elle. Créer une brand experience est ce qui permet à une marque de se différencier. La marque peut bel et bien allier ces trois axes primordiaux que sont tradition, modernité et proximité, mais il est impératif qu’elle dispose de son propre ADN », nuance l’experte.

« Nous avons un concept au Maroc, celui des laiteries, que nous pouvons brander comme similaire. C’est un concept spécifique au marché marocain. Le marché est encore vierge », suggère-t-elle.

De nouveaux points de vente B. Laban au Maroc d’ici Ramadan

Ce succès reste pour le moment relatif, porté par la nouveauté et l’effet du buzz créé autour du lancement. Encore faut-il que la marque mette à profit cet engouement et le pérennise.

L’enseigne égyptienne, qui a réussi à s’étendre à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à la Jordanie, envisage déjà d’ouvrir d’autres points de vente à travers le Royaume. Une deuxième ouverture est ainsi prévue à Casablanca, dans le quartier Bourgogne, le 13 février.

« L’engouement sera encore plus grand. Nous comptons ouvrir de nouveaux points de vente au Maroc avant Ramadan« , affirme le chef de publicité chez B. Laban à Médias24.

Le GAM et l’UACC adoptent une Charte de confiance agences-annonceurs

Le Groupement des Annonceurs du Maroc (GAM) et l’Union des agences conseil en communication (UACC) ont adopté, mardi 26 mars à Casablanca, une Charte de confiance agences-annonceurs.

Paraphée par le président du GAM, Youssef Cheikhi, et la présidente de l’UACC, Maria Aït Mhamed, la charte de la relation Agences-Annonceurs, deuxième en son genre en succédant à la première Charte de 2012, a été dévoilée lors de la 8e édition du Grand ftour des annonceurs, un événement annuel porté par le GAM qui marque, cette année, le 40e anniversaire de la fondation du groupement.

Cette charte ambitionne d’établir un cadre de référence pour l’exercice de la profession en soulignant l’importance de la transparence, de la responsabilité et de l’éthique. Elle intègre les insights d’études qualitatives et quantitatives approfondies, ainsi que les leçons tirées de benchmarks internationaux.

Elle est accompagnée d’un guide des bonnes pratiques, conçu pour couvrir toutes les étapes de la relation annonceurs-agences, symbolisant une étape majeure vers l’auto-régulation et la maturité de l’industrie publicitaire marocaine.

La faculté de droit Souissi de Rabat lance sa Business School

Fruit de l’expertise du Département des sciences économiques et gestion relevant de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) Souissi de Rabat, la Souissi Business School (SBS) ouvre ses portes aux étudiants désireux de se former aux métiers de la gestion, en leur proposant une offre de formation diversifiée, composée de trois parcours d’excellence pour répondre aux besoins croissants du marché du travail, indique la FSJES-Souissi dans un communiqué.

Le premier parcours d’excellence s’intitule « Comptabilité-Contrôle-Audit« . Il vise à former des professionnels de la comptabilité et de l’audit capables de fournir des analyses financières pointues pour guider les décisions stratégiques des entreprises.

Dans un monde en constante évolution numérique, le deuxième parcours d’excellence en « Marketing-Management Digital et Commerce Électronique » met l’accent sur les compétences en marketing, gestion des médias sociaux et e-commerce, préparant ainsi les étudiants à exceller dans l’univers digital.

Le troisième parcours est en « Finance et Blockchain« . Il est axé sur les marchés financiers, les investissements et les technologies de la blockchain, et offre une formation de pointe pour les futurs experts en finance et nouvelles technologies.

Ces formations sont spécialement conçues pour les étudiants titulaires d’un Bac+2 en économie et gestion ou tout autre diplôme reconnu équivalent (DEUG, DEUP, DUT, BTS, DTS, etc.).

La SBS s’engage à offrir un environnement d’apprentissage stimulant et une équipe pédagogique hautement qualifiée pour encadrer les étudiants tout au long de leur parcours académique, précise la FSJES-Souissi. Le lancement de cette nouvelle business school marque une étape cruciale dans l’engagement de la faculté de droit Souissi-Rabat à fournir une éducation de qualité, ancrée dans la réalité du monde professionnel.

Youssef Cheikhi (GAM) : « L’African Digital Summit peut contribuer à accélérer la transformation digitale en Afrique »

L’African Digital Summit, cette grand-messe des annonceurs, s’adresse principalement aux acteurs et décideurs du marketing, de la communication, du digital et des médias, ainsi qu’aux dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME).

Objectif : leur permettre de s’informer sur les dernières tendances, de repenser leur stratégie et de préparer le futur. Quelque 2.000 participants issus d’une trentaine de pays africains et d’ailleurs sont attendus pour cette édition au format hybride, avec un programme riche et diversifié. C’est ce que nous dévoile Youssef Cheikhi, président du Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), organisateur de l’évènement.

Médias 24 : Quelles sont les nouveautés de cette 5e édition ?

Youssef Cheikhi : L’African Digital Summit se présente comme une plateforme de rencontre pour les annonceurs, les marketeurs, les professionnels du digital, les agences de communication et les médias, afin de décrypter les tendances, de les adopter et de s’y adapter. Cette 5e édition se caractérise par un format hybride, permettant d’accueillir des experts venus de pays africains et d’ailleurs, tout en étant accessible partout dans le monde via une plateforme dédiée.

Nous avons cherché à innover en proposant un programme plus riche et diversifié, et en abordant des sujets tels que le Metaverse, la création de contenus et l’intelligence artificielle. Ce dernier sujet est particulièrement mis en avant, avec une plateforme dédiée qui intègre une IA favorisant le networking et la mise en relation des participants. Cette dimension de networking est également présente à travers un format original, les ADS Executive Discussions, qui permettent des échanges approfondis entre des experts et des hauts cadres.

Enfin, nous avons invité des intervenants reconnus pour offrir des master class, un format particulièrement pertinent dans ce contexte. Nous espérons que ces nouveautés contribueront à rendre cette édition encore plus riche, interactive et productive pour l’ensemble des participants. 

-L’African Digital Summit est une rencontre annuelle pour discuter des dernières tendances, repenser les stratégies et préparer le futur. A ce titre, l’intelligence artificielle et ses applications ont été au cœur des débats ces dernières semaines. Le seront-elles dans le cadre de cette édition ?

-Absolument. C’est un sujet majeur pour l’ensemble de l’industrie du marketing et de la communication. Nous avons invité des intervenants spécialisés dans l’intelligence artificielle et ses applications dans notre domaine, afin d’aborder ce sujet sous différents angles : l’impact de l’IA sur les stratégies marketing, les outils et plateformes populaires, les dernières tendances et innovations, entre autres. Diverses keynotes et master class en ont d’ailleurs fait leur principale thématique, ce qui promet des échanges passionnants et des apprentissages accélérés.

L’IA est en train de transformer la manière dont les entreprises abordent leur stratégie de communication et de marketing.-Qu’en est-il du marketing et de la communication en matière d’intelligence artificielle ? Et plus précisément au Maroc ?

-Effectivement, l’IA est en train de révolutionner de nombreux domaines, du commerce à la santé en passant par l’industrie. Le marketing et la communication ne font pas exception. L’IA est en train de transformer la manière dont les entreprises abordent leur stratégie de communication et de marketing.

Au Maroc, les annonceurs ont commencé à intégrer l’IA dans leurs stratégies de marketing, notamment pour personnaliser leur approche auprès de leur public cible et optimiser leur retour sur investissement. Certains l’utilisent même dans la production de contenus, le pilotage de projets et l’élaboration de plans d’action. Nous voyons également émerger des start-up marocaines qui se spécialisent dans les technologies de l’IA pour le marketing et la communication. Tout cela témoigne de l’intérêt croissant pour cette technologie dans notre pays.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour généraliser l’utilisation de l’IA. Nous sommes encore au début de cette transformation ; il est important de continuer à investir dans la recherche et le développement pour que les entreprises marocaines puissent bénéficier pleinement des avantages offerts par cette technologie. Elles ont un rôle pivot à jouer dans l’adoption et la démocratisation des outils qui voient le jour actuellement. L’African Digital Summit est justement l’occasion de discuter de ces enjeux et d’explorer les opportunités de l’IA pour l’avenir de notre secteur.

-L’ADS Digital Garden abrite les start-up technologiques africaines. Lesquelles seront présentes ? Selon quels critères ont-elles été sélectionnées ? Quel est l’objectif de ce hub ?

-L’ADS Digital Garden est effectivement un espace réservé aux start-up technologiques africaines pour leur permettre de présenter leurs solutions et services innovants aux professionnels du secteur. Nous sommes très heureux d’accueillir plusieurs start-up prometteuses cette année, toutes sélectionnées selon des critères stricts relatifs à leur innovation technologique, leur pertinence par rapport aux enjeux du secteur et leur potentiel de croissance à l’échelle africaine et internationale. Ceci dit, je ne peux donner plus de détails car le processus de sélection suit actuellement son cours.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, je dirais que l’objectif de ce hub est de permettre aux start-up de se faire connaître et de développer leur réseau professionnel. Nous sommes convaincus qu’elles ont un rôle important à jouer dans la transformation numérique de notre continent.

-Des candidatures sont ouvertes à sept catégories de contenus et solutions digitales. Quels sont les critères de sélection pour le choix des gagnants ?

-Les « Moroccan Digital Awards » visent à récompenser les annonceurs et les marques qui se distinguent dans le domaine du digital au Maroc. Ils ont pour objectif de renforcer la compétitivité sur le marché du digital et de promouvoir l’excellence dans les pratiques.

Au vu de l’étendue du champ digital, pas moins de sept catégories composent le socle des « Moroccan Digital Awards » : « Best Digital Advertising & Media Campaign », « Best Brand Content or Creativity Campaign », « Best Social Media & Engagement Campaign », « Best Use Of Big Data, Analytics & CRM », « Best Phygital Campaign », « Best Digital Innovation » et « Best Engaged Campaign ».

Un jury de professionnels, d’experts et de leaders d’opinion étudiera les candidatures afin de distinguer les gagnants. Ces distinctions s’articuleront autour de cinq critères de sélection : l’approche stratégique, l’implémentation, la créativité, l’efficience et l’innovation. Quels que soient les projets consacrés, nous sommes certains que l’excellence marocaine sera la grande gagnante de l’évènement.

Il reste encore beaucoup à faire pour accélérer cette dynamique et permettre à l’Afrique de rattraper son retard en matière digitale.-Au vu des quatre dernières éditions, estimez-vous que le secteur du digital marocain et africain s’est amélioré ? Quels en sont encore les freins ? Et les défis ?

-Absolument ! Nous avons constaté une nette évolution du secteur du digital marocain et africain. De plus en plus d’entreprises et de professionnels ont pris conscience de l’importance de l’innovation et de la transformation digitale pour leur activité. Nous avons également observé une émergence de start-up technologiques et de jeunes entrepreneurs talentueux dans toute l’Afrique, qui contribuent à créer de la valeur et à stimuler l’innovation.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour accélérer cette dynamique et permettre à l’Afrique de rattraper son retard en matière digitale. Parmi les principaux freins, je citerais le manque de financement, l’insuffisance des infrastructures de communication, le manque de formation et de compétences spécialisées, la complexité des réglementations et la faible adoption des technologies digitales par certaines entreprises.

Ce sont justement les raisons pour lesquelles l’African Digital Summit a pour vocation de rassembler les acteurs clés de l’industrie du digital, de promouvoir les bonnes pratiques, d’échanger des idées et des expériences et de favoriser les collaborations entre les entreprises, les start-up, les universités, les organismes gouvernementaux et la société civile. Nous sommes convaincus que ce type d’événement peut contribuer à accélérer la transformation digitale en Afrique et à créer un écosystème dynamique et innovant pour l’avenir.