Migration. Pour l’Allemagne, le Maroc est un partenaire « stratégique et fiable »

Dans une déclaration à la MAP, à l’issue de la 3ᵉ réunion du groupe migratoire mixte permanent maroco-allemand, tenue sous sa coprésidence avec Khalid Zerouali, wali directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, M. Stamp a salué « la solidité et la profondeur du partenariat migratoire entre le Maroc et l’Allemagne », mettant en avant la volonté commune des deux pays de renforcer davantage leur coopération en la matière.

« Le Maroc est un partenaire de confiance, avec lequel nous entretenons une collaboration fondée sur le respect mutuel, la responsabilité partagée et une vision commune de la migration comme levier de développement », a souligné M. Stamp, qui conduisait une délégation de haut niveau, se félicitant, dans ce sens, de « l’atmosphère amicale et de confiance » ayant marqué cette réunion, qui a permis aux deux parties d’examiner en profondeur les différents aspects liés à la migration à travers plusieurs groupes de travail.

Mettant en exergue les relations « excellentes et exemplaires » unissant le Royaume du Maroc et la République fédérale d’Allemagne, M. Stamp a relevé « l’apport significatif » de la communauté marocaine installée en Allemagne, qu’il a qualifiée de « véritable enrichissement » pour la société allemande.

Abordant les perspectives de mobilité légale, le responsable allemand a évoqué la nouvelle loi allemande sur l’immigration des compétences, qui « ouvre des opportunités concrètes aux jeunes Marocains désireux de travailler, d’étudier ou de suivre une formation en Allemagne, dans un cadre légal et structuré ».

Sur le plan économique, M. Stamp a exprimé sa satisfaction quant à la dynamique positive de la coopération bilatérale, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, illustrée par la réalisation de projets éoliens d’envergure à Essaouira avec l’appui de l’industrie allemande.

Cette réunion, à laquelle ont pris part plusieurs responsables de haut niveau, s’inscrit dans le cadre de la dynamique constructive du partenariat migratoire ainsi que de la consolidation des relations bilatérales entre le Maroc et l’Allemagne.

Les discussions ont ainsi abordé la coopération bilatérale dans sa double dimension de migration régulière et irrégulière à travers une évaluation sereine et des perspectives de coopération plurielle.

Dans ce cadre, l’accent a été mis sur la promotion et l’encouragement de la mobilité régulière, du développement de la dynamique de coopération sur le plan opérationnel et de la nécessité de développer des actions conjointes de communication pour mettre en lumière les avancées positives de cette coopération et promouvoir une vision partagée de la migration comme vecteur de développement mutuel.

Il est à rappeler que le groupe migratoire mixte permanent Maroc-Allemagne a tenu sa 1re réunion le 23 janvier 2024 à Marrakech.

Le Maroc va former des imams pour l’Allemagne

Le ministère des Habous et des affaires islamiques et le ministère fédéral de l’Intérieur de la République d’Allemagne ont signé, le mardi 11 février à Rabat, une Déclaration d’intention conjointe pour renforcer la coopération bilatérale dans le domaine des affaires religieuses.

Cette Déclaration a été signée par le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, et la secrétaire d’État auprès du ministère fédéral allemand de l’Intérieur, Juliane Seifert.

« La signature de cette Déclaration vise à renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine des affaires religieuses », a indiqué Ahmed Toufiq à la presse, précisant que « les dispositions de cet accord entreront en vigueur dans les plus brefs délais ».

La Déclaration d’intention, qui concerne en particulier la communauté marocaine résidant en Allemagne ainsi que les milieux islamiques dans ce pays, inclut un volet relatif à la coordination et à la concertation sur la formation des encadrants religieux, a expliqué le ministre.

De son côté, Juliane Seifert a fait part de la volonté de son pays de développer la coopération avec le Royaume, notamment dans le domaine de la formation des imams, considérant que la signature de cette Déclaration d’intention représente un pas important qui contribuera à raffermir les liens unissant les deux pays.

En amont de la signature de ce protocole, Ahmed Toufiq avait eu des entretiens avec Juliane Seifert sur plusieurs questions d’intérêt commun ainsi que sur les moyens de renforcer la coopération dans le domaine religieux.

(Avec MAP)

Les entreprises bénéficiaires du “Challenge Fund II” dévoilées

La cérémonie officielle de lancement de l’appui aux entreprises bénéficiaires du « Challenge Fund II », un programme élaboré dans le cadre de la coopération maroco-allemande, a eu lieu le lundi 3 février à Rabat, en présence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, de Robert Dölger, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Rabat, et de Kathrin Lorenz, directrice résidente de la GIZ Maroc, précise-t-on dans un communiqué.

D’un budget global de 1,05 million d’euros, « Challenge Fund II » vise à promouvoir la création d’emplois au Maroc et privilégie les projets faisant preuve d’intérêt général, avec un impact significatif en matière d’inclusion, de digitalisation et de transition écologique, poursuit la même source.

Lors de cette cérémonie, des accords d’entente tripartite ont été signés par le ministère de l’Industrie et du commerce, GIZ Maroc et les entreprises bénéficiaires du « Challenge Fund II ». Ces dernières ont été sélectionnées à la suite d’un appel à projets lancé en mai 2024.

« Challenge Fund II » offre aux entreprises sélectionnées un soutien financier à hauteur de 1,5 million de DH, couvrant jusqu’à 70% du budget de leurs projets d’investissement. Elles bénéficient également « d’un accompagnement opérationnel tout au long de la mise en œuvre de leurs projets ».

Les entreprises sélectionnées sont :

Peaqock Financials, fintech marocaine créatrice de solutions technologiques innovantes ;

Station A Corporation, incubateur marocain spécialisé dans l’accompagnement entrepreneurial ;

Deli’s, entreprise marocaine opérant dans le secteur de la boulangerie-viennoiserie ;

Lariconf, entreprise marocaine spécialisée dans le prêt-à-porter féminin ;

Leyton, cabinet international de conseil en développement des organisations ;

Bertrandt Technologies, groupe d’ingénierie allemand.

Cette cérémonie a également connu la signature d’un accord tripartite avec Handicap International, ONG de solidarité internationale, visant le soutien aux entreprises dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques durables, favorisant l’emploi des personnes en situation de handicap, conclut-on.

Coupe du monde 2030. À Madrid, Hammouchi se réunit avec ses homologues espagnol et allemand

Au cours de cette réunion, qui s’est déroulée au siège de la Direction générale de la police espagnole, les trois responsables ont abordé des questions relatives aux différents aspects de la sécurité nationale et internationale, notamment celles relatives à l’organisation de la Coupe du monde de football 2030 en Espagne, au Maroc et au Portugal, indique un communiqué conjoint.

À cette occasion, le président de la Bundespolizei a exprimé la disposition de l’Allemagne à apporter son expertise en matière de sécurité et de coordination entre les unités de police, avant et durant les jours des matchs, tant à l’intérieur des stades qui accueilleront la Coupe du monde que dans les zones ou quartiers avoisinants, eu égard à l’expertise de son pays en matière d’organisation d’événements similaires, notamment l’Euro 2024 et la Coupe du monde féminine 2011, ainsi que la Coupe du monde de football 2006.

Cette réunion entend ainsi permettre aux principales forces de police des trois pays de renforcer leurs efforts communs dans l’objectif de garantir la sécurité et la sûreté des citoyens, et de s’engager à poursuivre une coopération policière étroite.

En outre, les trois responsables ont discuté d’autres questions d’intérêt commun pour leurs pays respectifs, dans le but de renforcer la collaboration et la coopération policière internationale en matière de lutte contre le crime organisé, la traite des êtres humains et le terrorisme, ainsi que d’autres questions d’actualité en matière de sécurité en Europe.

À la Semaine verte de Berlin, le Maroc exhibe ses produits emblématiques

À la Semaine verte internationale de Berlin, difficile de passer outre les produits marocains. 21 exposants, 31 coopératives et un imposant pavillon dressé sur une superficie de 623 m²… Le Royaume a mis les moyens pour sa dixième participation à cette grand-messe de l’agroalimentaire qui se tient du 17 au 26 janvier.

Organisé par Morocco Foodex, le pavillon « Marokko » a été inauguré ce vendredi par Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, en présence de son homologue allemand Cem Özdemir, entre autres responsables de haut niveau venus témoigner de la richesse agricole marocaine. Et y goûter.

Dans ce grand hall du « Messe Berlin« , huile d’argan, safran, dattes et autres produits emblématiques se superposent en représentation des douze régions du Royaume. Les exposants – certains issus des zones sinistrées suite au dernier séisme – viennent profiter de la visibilité qu’offre cet événement mondial.

Avec ses 300.000 visiteurs, la Semaine verte de Berlin est un carrefour majeur pour les échanges autour de l’alimentation, de l’agriculture et de l’horticulture.

« Je suis content de participer à cette exposition avec ces visages qui représentent toutes les provinces du Maroc. Je suis ému, car ces gens représentent à merveille notre culture. C’est pour cette raison que nous tenons à soutenir ces coopératives », a affirmé M. El Bouari dans une brève déclaration à la presse.

« Le marché allemand est très important et nous souhaitons promouvoir au mieux nos produits. Nous sommes capables de fournir à ce marché les produits à la pointe de la qualité et de la durabilité », estime le ministre de l’Agriculture.

Jusqu’en janvier 2024, le volume des échanges entre l’Allemagne et le Maroc se situait autour de 34 milliards de dirhams, dont 5 % correspondaient au segment agroalimentaire. « Ce chiffre est constant. Pour l’heure, il n’y a pas eu d’évolution significative, mais nous avons des ambitions sur le potentiel d’acceptation de l’offre exportable marocaine », explique El Mehdi El Alami, directeur de la promotion et du développement des exportations chez Morocco Foodex, dans un entretien avec Médias24.

« On a des produits de qualité qui répondent désormais aux normes tant en termes de traçabilité qu’en termes d’impact environnemental et social », ajoute notre interlocuteur.

« Nos producteurs sont conscients des challenges qui les attendent vis-à-vis de la politique du Green Deal (Pacte vert) qui sera mise en œuvre sur le marché de l’Union européenne. Ils sont prêts, dès à présent, à répondre à ces exigences. L’établissement Morocco Foodex les accompagne dans ce sens et nous allons promouvoir ces bonnes pratiques au Maroc, tout en les mettant en avant auprès des consommateurs finaux en Europe et particulièrement en Allemagne », assure M. El Alami.

« Nous avons l’ambition d’augmenter significativement nos exportations vers le marché allemand, car il y a une demande croissante en produits de qualité à des prix corrects. Nous arrivons à positionner l’origine Maroc de façon plus que convenable à travers différents leviers, dont la participation à ce type de salons. Aujourd’hui, nous participons à la Semaine verte de Berlin, mais dès la semaine prochaine, nous reviendrons à cette même ville pour le Fruit Logistica« , poursuit la même source.

Des efforts restent à déployer sur le segment des produits bio, qui reste encore « faible bien qu’en croissance ». M. El Alami parlerait « plutôt d’agriculture raisonnée ». « Le Maroc est doté d’une offre bio en devenir, mais nous avons des opérateurs qui, dans toute leur chaîne de valeur, mettent en place une politique répondant à une utilisation raisonnée des intrants et des énergies fossiles ».

Augmentation du quota des autorisations allemandes allouées aux transporteurs marocains de marchandises

Un communiqué du ministère du Transport et de la logistique indique que les travaux de cette réunion étaient axée sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière du transport international de marchandises et de voyageurs par route.

Ils ont porté sur l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays, notamment sur l’aspect relatif au transport routier de marchandises, au transport durable, ainsi qu’au développement des véhicules marocains destinés au transport international de marchandises et de voyageurs par route, relève le communiqué.

Le TGV reliera Tanger à Marrakech en 2h45 (DG de l’ONCF)

Intervenant lors de l’ouverture du Salon qui se tient du 24 au 27 septembre, le DG de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie a mis en avant la manière dont le Maroc s’est imposé comme un acteur régional et continental majeur dans le secteur ferroviaire. « Grâce aux projets ambitieux initiés sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, le Maroc s’est érigé en référence parmi les économies intermédiaires », a-t-il déclaré lors du panel d’ouverture.

A ce titre, M. Khlie, qui conduit une importante délégation à l’InnoTrans, a cité l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) pour atteindre la ville de Marrakech. Ce projet « permettra de relier la capitale touristique du Royaume à la porte de l’Europe en seulement 2h45« , a-t-il dit, précisant que le chantier de LGV, ainsi que les autres projets ferroviaires prévus dans le Royaume, « attirent de nombreux investisseurs étrangers ».

Le panel, qui portait sur l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la mobilité, a été l’occasion pour M. Khlie de partager l’expérience marocaine en matière d’IA, de protection des données et de cybersécurité avec son homologue allemand, Richard Lutz.

Le ministre allemand du Numérique et des transports, Volker Wissing, a quant à lui affirmé que le Maroc est un « partenaire très important » pour l’Allemagne dans le domaine de la mobilité et des transports ferroviaires. Il a salué les investissements significatifs réalisés par le Royaume dans ce secteur, notant que « le système ferroviaire prend de l’importance à travers le monde, et il est très positif que le Maroc accompagne cette dynamique mondiale. »

L’Office national des chemins de fer (ONCF) et l’Union internationale des chemins de fer (UIC) ont profité de l’édition 2024 d’InnoTrans pour officialiser la signature d’un avenant concernant les cycles de formation prévus pour 2024.

En plus de l’ONCF, le Maroc est représenté à ce Salon par le Cluster industriel ferroviaire du Maroc (MTI Cluster), qui regroupe plusieurs entreprises marocaines et étrangères actives dans l’écosystème ferroviaire national.

Organisé par Messe Berlin, InnoTrans accueille cette année 2.940 exposants issus de 59 pays, présentant 226 innovations mondiales sur une surface d’exposition de 200.000 mètres carrés. Les travaux de cette édition se poursuivront jusqu’au 27 septembre, avec des discussions axées sur les cinq segments clés du secteur : la technologie ferroviaire, les infrastructures, les transports publics, l’aménagement intérieur et la construction de tunnels.

(Avec MAP)

Sahara : l’Allemagne considère le plan marocain d’autonomie comme une « bonne base pour une solution définitive »

Intervenant lors de la conférence de presse tenue à l’issue des travaux de la 1re session du dialogue stratégique bilatéral entre le Maroc et l’Allemagne, qu’elle a coprésidée avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, Annalena Baerbock a mis en exergue la pertinence de l’initiative marocaine d’autonomie.

Elle a également réitéré son soutien aux efforts onusiens visant à parvenir à une solution politique au conflit du Sahara.

Nasser Bourita et Annalena Baerbock ont tenu, vendredi, la première session du dialogue stratégique bilatéral, conformément à la déclaration conjointe adoptée à l’occasion de la visite au Maroc de cette dernière, le 25 août 2022.

Le Maroc et l’Allemagne créent une alliance pour soutenir la production d’hydrogène vert (média)

L’Allemagne cherche à accroître son recours à l’hydrogène comme future source d’énergie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre des secteurs industriels très polluants qui ne peuvent pas être électrifiés, comme l’acier et les produits chimiques.

Berlin devra importer jusqu’à 70% de sa demande en hydrogène à l’avenir et vise à devenir climatiquement neutre d’ici 2045, mais le pays ne dispose pas de l’espace et des conditions nécessaires à une production importante d’énergie éolienne et solaire.

« Le Maroc dispose des meilleures conditions pour la transition énergétique et la production d’hydrogène vert. L’Allemagne souhaite importer de l’hydrogène », a déclaré dans un communiqué la ministre allemande du Développement, Svenja Schulze, qui a signé la déclaration d’alliance avec le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, à Berlin, selon l’agence Reuters.

« Nous voulons le faire [créer une économie d’hydrogène vert, ndlr] de manière équitable et en partenariat avec le Royaume, afin que le Maroc puisse également faire avancer sa transition énergétique et obtenir sa juste part des chaînes de valeur du futur », a-t-elle ajouté, selon la même source.

D’autres investissements suivront sur la base de la nouvelle alliance germano-marocaine pour le climat et l’énergie, ajoute la même source.

Abdellatif Hammouchi en Allemagne pour le renforcement de la coopération sécuritaire bilatérale

Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, a effectué une visite de travail, du 24 au 26 juin, en Allemagne, au cours de laquelle il s’est entretenu avec des responsables de la police fédérale allemande (Bundespolizei) et de l’Office fédéral de la police criminelle (BKA), des moyens de renforcement de la coopération bilatérale dans les différents domaines sécuritaires.

Au cours de cette visite, survenue à l’invitation officielle de la partie allemande, Abdellatif Hammouchi a tenu des séances de travail avec le président de Bundespolizei, Dieter Romann, le président de BKA, Holger Münch, ainsi que d’autres responsables sécuritaires allemands spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et la sécurité sportive, indique le pôle DGSN-DGST dans un communiqué.

Les entretiens ont porté plus particulièrement sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée, ainsi que la sécurité des grands évènements sportifs, précise-t-on de même source.

M. Hammouchi et ses interlocuteurs allemands ont également passé en revue le bilan de la coopération entre les deux pays dans le domaine policier, ainsi que l’ensemble des défis sécuritaires qui se posent sur les plans régional et international.

Le directeur général de la DGSN-DGST et la délégation l’accompagnant ont effectué une visite au Centre conjoint allemand de lutte antiterroriste à Berlin, au cours de laquelle il a été informé des mécanismes de travail de cette structure en matière de coordination entre les différents appareils de sécurité allemands, et des perspectives de coopération avec les services de sécurité marocains dans la lutte contre les risques de la menace terroriste dans sa dimension transfrontalière.

Le programme de cette visite comprenait également l’examen des opportunités de coopération entre le Maroc et l’Allemagne dans le domaine de la sécurité sportive et des mécanismes d’échange d’expertise et d’assistance technique entre les deux parties pour la sécurisation des grandes manifestations, ajoute le communiqué.

A cette occasion, M. Hammouchi a pris connaissance des dispositifs de sécurité et des normes de sécurité et de protection adoptés par la police de Berlin pour sécuriser la Coupe de l’UEFA, organisée actuellement par la République fédérale d’Allemagne.

Afin de renforcer la coopération dans ce domaine, une délégation sécuritaire marocaine de haut niveau, conduite par Abdellatif Hammouchi a effectué une visite de terrain avec le président du BKA aux installations et équipements du stade olympique de Berlin, qui accueille des matchs de l’Euro 2024, ainsi qu’au centre de gestion des opérations de police, qui supervise les protocoles de sécurité et de sûreté lors de cet événement footballistique, selon la même source.

Cette visite visant à s’informer de l’expérience allemande en matière d’organisation et de sécurisation de grands événements s’inscrit dans le cadre des préparatifs avancés menés par les services de sécurité marocains en prévision de l’accueil par le Maroc de manifestations sportives et sécuritaires mondiales et continentales, à commencer par la 93e session de l’Assemblée générale d’Interpol, prévue l’an prochain à Marrakech, puis la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et enfin la Coupe du monde 2030, qui sera organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

(Avec MAP)

L’Allemagne accorde au Maroc un prêt de plus de 1 MMDH pour la reconstruction post-séisme

Le Maroc a mis en œuvre un vaste programme de reconstruction et de développement d’une valeur totale d’environ 120 milliards de DH. Ce programme se divise en deux volets : un programme d’aide d’urgence et de reconstruction, évalué à environ 22 MMDH, qui inclut des aides financières aux ménages affectés, ainsi que la reconstruction des infrastructures de base ; et un programme de développement à plus long terme pour les régions touchées, d’une valeur d’environ 98 MMDH, visant principalement à renforcer les infrastructures et à stimuler le développement économique local.

À travers son soutien financier, le gouvernement allemand fournit des liquidités pour faciliter la mise en œuvre de ces mesures, en particulier les aides financières directes aux populations concernées.

Le Maroc et l’Allemagne renforcent leur coopération en matière de mobilité durable

Cette rencontre a été l’occasion de présenter les résultats du projet « TraCS : Advancing Transport Climat Strategies » qui vise le renforcement des politiques environnementales dans le secteur des transports et de lancer le projet « Improve: Introducing Measures, Pathways and Roadmaps for optimizing Vehicle Efficiency and Electrification » qui a pour objectif l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules au Maroc.

Cet événement a été marqué par la signature de deux conventions visant la pérennisation des échanges de données du système de mesure, de reporting et de vérification des émissions des gaz à effet de serre du secteur de transport terrestre (système MRV). Ces conventions ont été signées par le ministère du Transport et de la logistique, l’Office national des chemins de fer, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), la Société nationale des transports et de la logistique, ainsi que par l’Association des importateurs des véhicules au Maroc.

Le projet « TraCS » a permis, selon les intervenants, de renforcer la contribution du secteur des transports à la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et d’améliorer l’accès et l’utilisation des données afférentes au transport terrestre. Ce projet a aussi contribué à pérenniser l’exercice de collecte, d’analyse et de traitement des données d’activités des véhicules, à réaliser un inventaire périodique du GES et à produire des indicateurs et formuler des recommandations permettant d’aider à mieux cibler et à planifier les objectifs et les mesures dans ce domaine à travers des conventions.

Compte tenu des résultats positifs du projet « TraCs », un nouveau projet de coopération dénommé « Improve » a été lancé. Son objectif : l’amélioration de l’efficacité énergétique du parc des véhicules au Maroc. Il s’assigne ainsi comme objectifs d’introduire des voies et des feuilles de route pour optimiser l’efficacité de l’électrification des véhicules et d’accompagner les pouvoirs publics à introduire des mesures réglementaires et fiscales ambitieuses afin d’accroître l’efficacité énergétique des flottes et de favoriser la transition vers les véhicules zéro émission.

(Avec MAP)