CAN féminine de futsal. Maroc-Angola, à quelle heure et sur quelles chaînes ?

La rencontre sera diffusée sur la chaîne Arryadia et sur CAF TV sur YouTube à partir de 20 h.

En cas de qualification, la sélection féminine affrontera le vainqueur de la première demi-finale, qui opposera la Tanzanie au Cameroun plus tôt dans la journée.

Le Maroc avait assuré sa qualification pour les demi-finales après ses deux victoires face à la Namibie et au Cameroun.

Foot. Maroc-Angola (1-0). Première réussie pour Brahim Diaz et Eliesse Ben Seghir

Le Maroc a repris sa marche en avant après la désillusion de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Les hommes de Walid Regragui ont disposé de l’Angola (1-0), vendredi 22 mars, sur la pelouse du stade Adrar à Agadir, au bout d’une rencontre qu’ils ont dominée mais sans réussir à retranscrire leur supériorité au tableau d’affichage. 

Si les nouveaux venus n’ont pas déçu, c’est un revenant qui a aidé l’équipe nationale à se sortir du piège tendu par l’Angola. Certes, Soufiane Rahimi n’a pas mis le ballon au fond du filet, mais par sa présence et son excellent placement sur un centre de Yahya Attiat Allah, a poussé le défenseur adverse, David Karmo, à envoyer le ballon dans ses propres filets (72’). 

Dans ce face à face où il y a eu trop de fautes et peu d’occasions nettes de part et d’autre, le principal intérêt résidait dans l’incorporation de Brahim Diaz et Eliesse Ben Seghir dans le onze de départ. Pour ce faire, le sélectionneur national n’a pas modifié son système de jeu. Ce sont plutôt l’animation et les mouvements des attaquants qui ont subi des changements. 

Brahim Diaz et Eliesse Ben Seghir ont multiplié les permutations

Concrètement, Brahim Diaz était en position de milieu relayeur gauche au sein du 4-3-3 mis en place par Walid Regragui. A ses côtés, dans un poste d’ailier gauche, Eliesse Ben Seghir a stupéfait les spectateurs par sa fraîcheur et sa qualité technique. Cela dit, les positions des deux néo-internationaux n’étaient pas figées. 

A l’instar de Hakim Ziyech, le monégasque et le madrilène ont énormément permuté et dézoné. Bien que l’attente suscitée par son arrivée en grande pompe, l’a parfois amené à trop en faire et à déjouer, l’activité incessante de Brahim Diaz dans l’entrejeu a vampirisé l’attention des adversaires et donné plus de liberté à ses coéquipiers.

En premier lieu, Azzedine Ounahi, qui a eu davantage de temps et d’espace pour exploiter sa vista et sa qualité de passe, notamment lorsqu’il a trouvé en profondeur Ayoub El Kaabi (3’). L’avant-centre du club grec Olympiakos, qui a été devancé par le gardien adverse sur cette action, n’a pas réglé les problèmes d’efficacité de l’équipe nationale, mais il a énormément pesé sur la défense adverse. 

C’est encore lui qui a été à la réception d’un centre au cordeau de Eliesse Ben Seghir, sans pour autant réussir à cadrer sa tête (20’). Après un début de match timide, le droitier de 19 ans a fait étalage de ses qualités d’élimination, en se montrant de plus en plus entreprenant au fil de la rencontre.

Les dribbles déroutants de Ben Seghir ont fait mal à son adversaire direct. Il était déjà à l’origine de la première occasion des Lions de l’Atlas, en trouvant magistralement Brahim Diaz en plein cœur de la surface de réparation (16’). Mais le madrilène a vu sa frappe repoussée par les défenseurs angolais.  

L’arrière garde des quart de finalistes de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des nations n’a pas non plus été en mesure d’intercepter la passe laser de Hakim Ziyech vers Ayoub El Kaabi (40’). Un modèle de précision et de créativité dont n’a pas su profiter l’ancien pensionnaire du Wydad de Casablanca. 

Confirmant ainsi un mal qui ronge l’équipe nationale depuis plusieurs mois, à savoir, son incapacité à concrétiser ces temps forts. Puisque sur les 18 tirs tentés par El Kaabi et ses coéquipiers, seulement 4 ont trouvé le cadre. Des tentatives dont les plus dangereuses ont coïncidé avec l’entrée de Soufiane Rahimi à l’heure de jeu. 

Des brèches en défense à colmater

L’attaquant d’Al Ain (EAU) est apparu très en jambes, dans la lignée de ses dernières prestations en club. D’abord lancé dans un rôle d’avant-centre, il n’a pas lésiné sur les efforts et les courses. Combatif, Soufiane Rahimi a fait preuve d’agressivité et d’abnégation. En atteste l’ouverture du score. 

Le meilleur buteur de la Ligue des champions asiatique, avec huit réalisations, a également été audacieux dans ses choix et s’est montré dangereux à plusieurs reprises, comme sur sa tentative de demi-volée, qui a frôlé le cadre de Adilson da Cruz, consécutive à une touche rapidement jouée (80’).

Au-delà de son implication dans le but de la victoire, Soufiane Rahimi a réalisé une prestation aboutie, au point de nourrir quelques regrets sur son absence lors de la CAN 2023, tant son profil est aussi rare que précieux face à ce type d’adversaire. En revanche, on regrettera beaucoup moins plusieurs séquences défensives où les Marocains se sont montrés fragiles. 

A force de demander à ses joueurs offensifs de permuter, Walid Regragui prend le risque que son équipe perde sa structure. En conséquence, à la perte du ballon, les mécanismes de protection, à l’image du marquage préventif, sont plus difficiles à mettre en place.  Résultat, la défense marocaine a été prise à défaut à plusieurs reprises dans son dos.

Face à des attaquants d’un autre calibre, l’issue n’aurait pas été la même, même si Mabululu a failli ouvrir le score sur une tête croisée qui a frôlé les cages de Yassine Bounou (13’). La faute non seulement au manque de coordination entre les défenseurs centraux mais aussi à l’apathie du milieu de terrain marocain, puisque c’est le défenseur central adverse qui s’est avancé balle au pied au-delà de la ligne médiane pour servir son avant-centre. 

Il faut dire que les Lions de l’Atlas n’ont pas l’habitude de défendre à quatre au milieu de terrain. C’est l’une des conséquences de l’arrivée de Brahim Diaz. En phase défensive, les Marocains se sont déployés en 4-4-2 plutôt qu’en 4-1-4-1, avec Brahim Diaz à la hauteur de l’avant-centre.  

Une option tactique dont l’intérêt est de dissimuler les lacunes défensives de Brahim Diaz, mais qui doit être davantage travaillée. Au même titre que l’association de Nayef Aguerd et Abdel Abqar, en défense centrale. Le match contre la Mauritanie, le mardi 26 mars, tombe à pic. 

Foot Maroc-Angola. Le début d’une nouvelle séquence pour l’équipe nationale

Une révolution est en marche au sein de l’équipe nationale. C’est en substance ce qu’à déclaré le sélectionneur, Walid Regragui, à l’occasion de la conférence de presse précédant la rencontre entre le Maroc et l’Angola, diffusée sur Arryadia (vidéo ci-dessous), et dont le coup d’envoi sera donné ce vendredi 22 mars au stade Adrar, à Agadir.

L’intention du technicien marocain de redonner un nouvel élan à l’équipe nationale émanait déjà de la liste des 24 joueurs convoqués pour cette fenêtre internationale, qui se refermera face à la Mauritanie, le mardi 26 mars. Guidé par le besoin de rajeunir l’effectif et d’insuffler une nouvelle dynamique positive, Walid Regragui a choisi de se passer de plusieurs cadres, notamment Romain Saïss, dont le brassard de capitaine reviendra certainement à Hakim Ziyech.

Une volonté de rajeunissement assumée et expliquée par le sélectionneur, lors de la conférence de presse qui s’est tenue le jeudi 21 mars, à Agadir. « J’ai rencontré Saïss en Arabie saoudite pour lui annoncer qu’il ne serait pas sélectionné, mais qu’il aurait la possibilité de revenir en équipe nationale. Ce n’était pas une sanction individuelle. Mais je lui ai dit que j’avais besoin de tenter de nouvelles associations en défense, avec des jeunes comme Abdel Abqar et Chadi Riad ». 

La nécessité d’apporter du sang frais ne concerne pas uniquement la défense. Le milieu de terrain est lui aussi concerné. La présence de Brahim Diaz, qui a eu pour effet d’éjecter Amine Harit du groupe, aura forcément un impact sur l’animation offensive de l’équipe nationale. L’opposition face à l’Angola, dernier quart finaliste de la Coupe d’Afrique des nations 2023, aura des airs de laboratoire expérimental et en dira long sur les intentions du sélectionneur national, dont les préoccupations sont multiples.  

Fini les faux pieds en défense centrale 

La pénurie d’arrières latéraux gauches dont souffre l’équipe nationale ne risque pas de chambouler la hiérarchie instaurée par Walid Regragui sur le flanc gauche de l’arrière garde marocaine. Le droitier Noussair Mazraoui est absent pour cause de blessure. Mais dans l’esprit du sélectionneur, il restera la première option, devant Yahya Attiat Allah. 

L’ancien joueur du Wydad de Casablanca, aujourd’hui pensionnaire du championnat russe, sous les couleurs du FK Sotchi, a donc de fortes chances d’être titularisé, au même titre que son pendant côté droit, Achraf Hakimi. La charnière centrale sera composée « de joueurs alignés à leur poste de prédilection, a assuré Walid Regragui. 

« Nous avons quelques soucis en termes de relance », reprend-il. « En faisant jouer un gaucher, défenseur droit, et un droitier, arrière gauche, cela crée un déséquilibre défensif et dans la relance. Donc, nous allons essayer de mettre chaque joueur à son poste ». Partant de ce principe, Abdel Abqar et Achraf Dari sont en concurrence pour occuper l’axe droit de la défense centrale, alors que Chadi Riad et Nayef Aguerd se disputent l’axe gauche. 

Un choix judicieux qui donnera plus de latitude aux défenseurs centraux marocains, en vue d’avancer balle au pied, gagner en précision et trouver de nouvelles lignes de passe en profondeur. Parce que jusqu’à présent, les circuits de transmission à partir de l’arrière-garde étaient prévisibles et donc faciles à contrer. « Brahim nous a donné sa parole dès qu’il a signé au Real Madrid » (Walid Regragui)

La convocation de Brahim Diaz, Eliesse Ben Seghir et Soufiane Rahimi cadre parfaitement avec l’obligation de faire peser sur les défenses adverses un danger davantage protéiforme. Au passage, la présence du premier nommé a tardé à se préciser, malgré un lien entretenu par le sélectionneur depuis plusieurs mois. 

« Ce n’est pas que Brahim Diaz ne voulait pas choisir le Maroc. Mais au début de nos échanges, il avait un transfert important à régler, du Milan AC vers le Real Madrid », a confié Walid Regragui. « Et pour ne pas vous mentir, quand un joueur choisit de représenter une sélection africaine, lors d’une saison où une Coupe d’Afrique des nations est programmée, cela peut rendre les choses difficiles pour lui. Mais dès qu’il a signé au Real Madrid, Brahim nous a donné sa parole », a-t-il ajouté.

Parole tenue par le milieu offensif madrilène, pour le plus grand bonheur de son sélectionneur et des supporters marocains. Et son apport sera précieux. Que ce soit face à l’Angola ou à la Mauritanie, le Maroc sera opposé à des équipes qui ne font pas de la possession du ballon une obsession. Et cela ne risque pas de changer de sitôt. 

Or, sous Regragui, l’équipe nationale a souvent éprouvé des difficultés face à ce genre d’adversaire. Sur les quatre défaites subies par le technicien marocain à la tête de l’équipe nationale, trois l’ont été alors que le Maroc affichait un pourcentage de possession plus élevé que ses adversaires. La difficulté réside dans la grande densité des joueurs adverses sur une portion très réduite du terrain.

Les équipes ne défendent pas à 5, mais à 7, 8 ou 9 joueurs regroupés et proches de leur surface de réparation. L’espace est par conséquent extrêmement réduit, et l’accès à la surface de réparation restreint. Sachant que ces phases de jeu font des fois perdre à l’équipe nationale sa structure, cela facilite la transition adverse. 

Plus justes et remuants dans les 30 mètres adverses

Invité lors d’une émission sur un média espagnol, Luis Enrique, coach d’Achraf Hakimi au Paris Saint-Germain, a exposé les clés pour déverrouiller les défenses hermétiques en bloc bas. « Les solutions sont de rester calme, jouer juste et être bien positionné pour attaquer via des projections vers l’avant, des combinaisons intérieures et des mouvements aux abords de la surface de réparation”.  

« Toutefois, je tiens à préciser que ce n’est pas le système qui importe, mais l’intensité et l’agressivité mises par les joueurs pour l’animer », a-t-il poursuivi. Dès lors, un changement de système de la part de Walid Regragui n’est certes pas à écarter, mais il ne représentera pas un remède miracle. 

Dans l’optique de casser le plafond de verre du bloc bas auquel se heurtent trop souvent les Lions de l’Atlas, une attaque composée de Hakim Ziyech, Brahim Diaz et Soufiane Rahimi, en soutien d’Ayoub El Kaabi, qui marche actuellement sur l’eau, se caractérise par une variété de profils rarement vue en équipe nationale. 

À la clairvoyance et la qualité de passe de Hakim Ziyech, s’additionnent la justesse technique et la faculté d’élimination de Brahim Diaz dans les petits espaces. Le Madrilène sera également utile en naviguant dans les half spaces, en vue de créer de l’incertitude dans l’esprit du latéral et du central adverses. 

On peut en dire autant d’Eliesse Ben Seghir, dont l’entraîneur autrichien à l’AS Monaco, Adi Hütter, ne cesse de louer les qualités d’élimination et de vitesse. Soufiane Rahimi, meilleur buteur de la Champions League asiatique (8 buts) avec Al Ain (EAU), possède quant à lui un profil assez rare en équipe nationale. Celui d’avaleur d’espace, précis dans les tirs hors de la surface de réparation. 

La capacité de l’ex du Raja à répéter les courses et à sans cesse attaquer l’espace entre la défense et le gardien, aussi réduit soit-il, va servir les intérêts de l’équipe nationale en semant le trouble en face.  Cela dit, « il faudra du temps aux nouveaux joueurs pour s’intégrer au collectif et créer des automatismes et des affinités techniques. C’est justement l’intérêt de ces deux matchs amicaux », a conclu le sélectionneur national. Premier test, ce soir vendredi face à l’Angola.