Plus de 3,2 MMDH de la Banque mondiale en appui au programme « Service intra-métropolitain rapproché » à Casablanca

Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 350 millions de dollars (plus de 3,2 milliards de DH) pour le pôle de mobilité et de logistique du Grand Casablanca. Ce projet vise à améliorer l’accès aux emplois et aux services essentiels en renforçant les services ferroviaires de passagers dans cette zone géographique, centre névralgique du réseau ferroviaire marocain, indique la Banque mondiale.

Le programme entend également renforcer les capacités de planification et de financement de l’Office national des chemins de fer (ONCF), pour la gestion et l’expansion des infrastructures ferroviaires.

Le Maroc connaît une urbanisation rapide, avec 60% de sa population vivant actuellement en milieu urbain, une proportion qui devrait atteindre 70% d’ici 2050. Cette croissance, particulièrement marquée dans la région Casablanca-Settat, moteur clé de l’économie nationale, offre d’importantes opportunités de développement, rappelle la Banque mondiale.

Dans la zone du Grand Casablanca, le programme « Service intra-métropolitain rapproché » (SIR) modernise les services ferroviaires en rénovant et construisant des gares, tout en augmentant la fréquence des trains de voyageurs. Ce programme garantit l’accès à des lieux clés en 45 minutes, élargissant ainsi les opportunités pour les habitants et les entreprises, tout en améliorant la connectivité et en réduisant l’impact environnemental.

Ce financement de la Banque mondiale appuiera le programme SIR dans la mise en place d’un service ferroviaire électrifié de voyageurs, reliant le centre urbain aux banlieues telles que Zenata, Mohammédia, Nouaceur et Bouskoura.

Quinze gares ferroviaires multimodales

Le programme s’appuiera sur une emprise ferroviaire de 73 kilomètres pour accroître la capacité des voies et améliorer l’infrastructure, notamment les systèmes électriques et de signalisation, avec une attention particulière portée à la résilience climatique. Il vise à désengorger les lignes actuelles et à renforcer la capacité de fret vers le port de Casablanca. Il comprend également des investissements dans l’entretien et la modernisation des infrastructures dans la région Casablanca-Settat.

Quinze gares ferroviaires multimodales seront construites ou réaménagées, en intégrant des principes de développement axés sur les transports en commun et des normes d’accessibilité universelle. Le programme améliorera par ailleurs les installations logistiques du Grand Casablanca, en mettant l’accent sur la logistique ferroviaire à Aïn Sebaâ et sur la connectivité autour d’une nouvelle zone logistique à Zenata.

« L’appui de la Banque mondiale renforcera la gouvernance et les capacités opérationnelles de l’ONCF, appuyant ainsi sa vision à long terme de transformation en société anonyme jouant un rôle de premier plan dans la prestation de services clients », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale.

D’ici juin 2031, le programme SIR devrait avoir un impact significatif en facilitant l’accès à des infrastructures de transport durables pour plus de 560.000 résidents. Il améliorera aussi l’accès à l’emploi, avec une augmentation de 7 % des lieux de travail accessibles en 45 minutes via les services ferroviaires de voyageurs. De même, l’accès aux services essentiels sera renforcé, avec une hausse de 7,3 % des points de service atteignables dans ce même délai.

Protection sociale au Maroc. La Banque mondiale approuve un 3e financement de 600 millions de dollars

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 600 millions de dollars pour la troisième phase du programme de renforcement du capital humain pour un Maroc résilient . Cette troisième et dernière opération vise à soutenir la résilience du Maroc face aux risques sanitaires, à améliorer le capital humain durant l’enfance, à réduire la pauvreté des personnes âgées et à renforcer la gestion des risques climatiques, indique un communiqué de la Banque mondiale.

Depuis 2020, le Maroc est confronté à de multiples défis, notamment la pandémie de COVID-19, les fluctuations des prix des matières premières, l’inflation, un séisme dévastateur et des sécheresses prolongées. En réponse, le pays a engagé des réformes ambitieuses, guidées par le Nouveau modèle de développement (NMD), afin de favoriser une croissance plus forte et équitable.

Cette initiative appuie les réformes nationales du Maroc visant à étendre l’assurance maladie obligatoire et la couverture maladie gratuite pour les populations vulnérables, la refonte des services de santé, la mise en place d’un programme d’aide sociale directe, l’extension d’une couverture retraite durable et le renforcement de la protection contre les chocs climatiques, fait savoir le communiqué.

Les deux premières opérations de financement, approuvées en juin 2022 et décembre 2023, ont permis d’accompagner d’importants changements législatifs, notamment la généralisation de l’assurance maladie obligatoire et le lancement d’un programme complet d’aides sociales. Cette troisième opération vise à consolider ces avancées en renforçant la gouvernance, en précisant la mise en œuvre des transferts monétaires et des régimes de retraite, et en améliorant l’efficacité de la gestion des risques de catastrophe.

Le Maroc progresse sur la voie de la couverture sanitaire universelle en mettant en œuvre des réformes destinées à renforcer la protection contre les risques sanitaires (et ce, grâce à une couverture accrue de l’assurance maladie), à étendre l’assurance maladie, en modernisant l’offre de soins et en assurant une répartition plus équitable des professionnels de santé.

Le gouvernement ambitionne d’assurer la couverture de l’ensemble de la population dans le cadre d’un régime d’assurance maladie unifié, géré par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Malgré des progrès significatifs, avec une couverture effective atteignant désormais 75 % de la population, des défis persistent, notamment pour les travailleurs non salariés, ajoute la même source.

Le programme d’aides sociales directes, soutenu par la nouvelle Agence nationale du soutien social (ANSS), ciblera jusqu’à 60% de la population non couverte par d’autres régimes d’allocations familiales.

Cité dans le communiqué, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de la division Maghreb et Malte de la Banque mondiale, souligne : « Cette initiative vise à renforcer le système de protection sociale du Maroc. Aujourd’hui, ce système permet déjà à environ 75 % de la population d’accéder à des soins de santé plus abordables et à plus de 40 % des ménages de bénéficier de transferts monétaires. Ces réformes sont conçues pour rendre le système plus complet, plus équitable et plus efficace, en particulier au profit des populations les plus vulnérables aux aléas climatiques, notamment les agriculteurs ».

La Banque mondiale approuve un financement de 2,5 MMDH pour renforcer la résilience climatique de l’agriculture marocaine

Le nouveau programme vise à renforcer la résilience climatique et la gestion des risques dans l’agriculture pluviale en favorisant des pratiques climato-intelligentes, et en améliorant la gestion de l’eau et des sols grâce à l’agriculture de conservation, indique un communiqué de la Banque mondiale.

Il contribuera, également, à améliorer les moyens de subsistance et la qualité des emplois en stabilisant les rendements, et en atténuant les risques climatiques, notamment par la promotion de l’agriculture sans labour et l’augmentation de la superficie couverte par les systèmes d’assurance agricole réformés.

Selon la même source, cette initiative renforcera également la sécurité alimentaire, la qualité des aliments et la sécurité nutritionnelle en soutenant l’expansion de l’agriculture biologique sur 25 .000 hectares, en améliorant le contrôle de la qualité de l’huile d’olive, et en atténuant les risques sanitaires liés aux aliments au niveau de la distribution grâce à l’amélioration des normes sanitaires dans environ 1. 200 points de vente alimentaires.

Le programme financé par la banque mondiale vise également à aider les agriculteurs à produire et commercialiser des denrées alimentaires de qualité, tout en augmentant leurs revenus grâce à un meilleur accès aux marchés. Il permettra aussi de réduire les pertes et le gaspillage alimentaires, de renforcer les capacités des secteurs public et privé et de sensibiliser à la sécurité nutritionnelle.

Au total, le programme devrait bénéficier à 1,36 million de personnes, dont près de 120 .000 agriculteurs et plus d’un million de consommateurs, grâce à l’amélioration de la sécurité sanitaire et nutritionnelle des aliments.

« En soutenant une mise à l’échelle ambitieuse de pratiques agricoles climato-intelligentes, ce programme innovant appuyé par la Banque mondiale aidera le Maroc à créer des emplois verts dans les zones rurales et à renforcer la sécurité alimentaire nationale, conformément au programme Génération Green 2020/2030 du pays », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, cité dans le communiqué.

Le secteur agroalimentaire est crucial pour la croissance économique du Maroc, représentant 16 % du produit intérieur brut et 19 % des exportations totales en 2023. Il joue également un rôle essentiel dans l’emploi, avec 67 % des emplois ruraux et 36 % de l’ensemble des emplois, dont 30 % dans l’agriculture primaire et 6 % dans l’agro-industrie.

Cependant, le secteur fait face à des défis majeurs en raison des années successives de sécheresse, entrainant une baisse significative de la production, notamment dans le secteur des céréales pluviales, mettant ainsi en évidence sa vulnérabilité aux risques climatiques.

Compte tenu des récentes perturbations économiques et des tendances climatiques actuelles, la transformation du système alimentaire marocain devient de plus en plus essentielle pour un développement stable et durable, notamment grâce à une production accrue et plus efficace, tout en minimisant les impacts négatifs sur les ressources naturelles et en contrôlant les émissions de gaz à effet de serre.

Un don de 5 millions de dollars ( 50 millions de DH) du Fonds pour une planète vivable (LPF) viendra renforcer stratégiquement le programme, en soutien aux petits exploitants agricoles, pour mettre en œuvre un système innovant d’incitations découplées, facilitant leur transition des pratiques agricoles conventionnelles vers des pratiques climato-intelligentes.

Accord de financement de 3,5 MMDH entre le Maroc et la Banque mondiale pour la réforme des EEP

La ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, et le directeur du département Maghreb et Malte de la Banque mondiale (BM), Jesko Hentschel, ont signé, le jeudi 4 juillet à Rabat, un accord de financement de 3,5 milliards de DH (350 millions de dollars) relatif au programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme des établissements et entreprises publics (EEP).

Lors de la cérémonie de signature, Nadia Fettah a souligné que cet accord vient « consolider les relations de coopération exemplaires avec la Banque mondiale et intervient pour appuyer la mise en œuvre du processus de réforme des établissements et entreprises publics (EEP), enclenché par le Royaume en application des hautes orientations royales relatives à la réforme du secteur des EEP et marqué par l’adoption et la mise en œuvre de la loi-cadre n° 50-21 portant réforme des EEP et de la loi n° 82-20 portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’Etat et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (ANGSPE) », indique un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.

Cet accord intervient aussi à la suite de l’approbation par le Conseil des ministres du 1er juin 2024, sous la présidence du Roi Mohammed VI, des orientations stratégiques de la politique actionnariale de l’Etat, en tant qu’un des piliers de la réforme du secteur des EEP qui vise, notamment, à reconfigurer le portefeuille public et à améliorer sa performance et sa gouvernance, ainsi qu’à promouvoir la participation du secteur privé dans l’effort d’investissement.

Reflétant les engagements ambitieux du Maroc en matière de réforme des EEP, le programme pour résultats bénéficiant du financement de la Banque mondiale vise notamment à appuyer « le renforcement des fonctions actionnariales de l’État et du cadre de gouvernance des EEP », « le redimensionnement du portefeuille public et le renforcement de la neutralité concurrentielle », en plus de « l’amélioration du suivi des performances des EEP y compris en matière d’impacts climatiques ».

La mise en œuvre de ce programme s’étalera sur cinq ans et sera assurée par l’ANGSPE et la direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP), en coordination avec l’ensemble des parties prenantes concernées.

Ont également pris part à cette cérémonie, le président du Conseil de la concurrence, le directeur général de l’ANGSPE, le directeur des entreprises publiques et de la privatisation, ainsi que de hauts responsables du ministère de l’Economie et des finances.

Maroc-Banque mondiale : une nouvelle feuille de route pour des projets stratégiques

Amrani et Banga ont plaidé pour accélérer le partenariat grâce à une nouvelle feuille de route conjointe visant à renforcer la coopération entre le Maroc et la Banque mondiale.

L’ambassadeur du Maroc a souligné que « la multitude des opportunités qui se présentent, conjuguée à la confiance de longue date qui nous unit, est un argument fort à mettre au crédit de notre volonté commune de construire ensemble de plus fortes et larges convergences ».

Il s’agira, selon le diplomate, « de mettre en émulation cette dynamique ascendante au travers de canaux d’interaction toujours plus ambitieux et ciblés qui assurent une fluidité permanente de nos échanges à tous les niveaux ».

Et d’ajouter qu’une telle structuration du partenariat prévue par la feuille de route conjointe « constitue un impératif induit à la fois par notre vision partagée et par l’accroissement substantiel des projets de coopération qui nous lient sur divers sujets, notamment dans des domaines hautement stratégiques et prioritaires pour le Maroc et ses partenaires internationaux tels que l’éducation, l’agriculture, la santé, l’eau et l’énergie ».

Amrani a également mis en avant le rôle crucial de la Banque mondiale dans le transfert de savoir-faire, en particulier en matière de gestion des risques, de développement inclusif et de questions climatiques. Cette vision est soutenue par Sa Majesté le Roi, qui met la dimension humaine au cœur des décisions nationales.

Lors de cette rencontre, Ajay Banga a tenu, pour sa part, à féliciter le Maroc pour l’organisation réussie des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI à Marrakech en octobre 2023. Il a salué le leadership du Roi en matière de réformes économiques et de gestion de crise, affirmant que le Maroc est un modèle de résilience.

Banga a indiqué que les priorités de la Banque mondiale pour les pays du Sud incluent l’électrification, les infrastructures, la santé, l’agrobusiness et le tourisme. Le partenariat avec le Maroc sera renforcé pour créer des emplois, renforcer le capital humain et lutter contre le changement climatique, tout en augmentant la participation des femmes sur le marché de l’emploi et en soutenant la transition numérique.

(Avec MAP)

La Banque mondiale a soutenu 226 actions et alloué 11 milliards $ au Maroc en 10 ans

Le Policy Center for the New South (PCNS) et le Groupe d’évaluation indépendant (IEG) de la Banque mondiale ont conjointement organisé, le mardi 20 février, une table ronde autour des conclusions d’une évaluation indépendante, récemment publiée, sur le soutien de la Banque mondiale au Royaume du Maroc au cours de la dernière décennie (2011-2021).

L’évaluation du programme-pays de l’IEG, dont le rapport est consultable sur ce lien, met en lumière les succès et les défis rencontrés, et livre ses enseignements pour le futur partenariat entre les deux parties, autour de la mise en œuvre du Nouveau Modèle de développement du Maroc

« La Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) a identifié quatre nœuds systémiques qui ont freiné le développement du Royaume », a déclaré Estelle Raimondo, responsable de programme au sein de l’unité consultative en méthodes de l’IEG, au cours de sa présentation de l’évaluation.

Ces défis sont « un manque de cohérence dans les politiques publiques, une économie partiellement verrouillée, des difficultés à mettre en œuvre des réformes complexes de plus en plus multisectorielles et, enfin, une participation citoyenne qui s’est avérée plus faible qu’espérée ».

Ainsi, pour traiter ces nœuds systémiques identifiés par la Commission spéciale, la Banque mondiale a soutenu le Maroc à travers différents axes, dont le développement du secteur privé, celui du capital humain et le développement durable. Un budget de 11 milliards de dollars a été alloué au Royaume et 226 activités de soutien ont été mises en place.

Trois principaux résultats de l’évaluation

Voici les trois résultats de l’évaluation de l’IEG des actions entreprises par la Banque mondiale pour l’accompagnement du Royaume :

– Pour obtenir un impact au Maroc, le groupe de la Banque mondiale a mis en avant ses connaissances, ses données et son travail analytique, « c’est à travers cette voie que l’impact a été plus important, même plus important que les financements », a précisé Estelle Raimondo.

– Quand la Banque mondiale et la SFI (Société financière internationale) travaillent en synergie, « l’impact est maximisé, surtout dans les questions les plus complexes », ajoute la même source.

– Les domaines où l’impact était le plus important n’étaient pas ceux où la Banque mondiale avait trouvé une solution d’emblée, mais plutôt quand cette dernière avait mis en place des processus d’apprentissage, y compris vis-à-vis des échecs. « C’est à ce moment-là que la Banque a réussi à trouver des solutions plus prometteuses », ajoute Estelle Raimondo.

Des défis à surmonter et des efforts à redoubler

« Nous espérons que ces conclusions permettront à la Banque mondiale de redoubler d’efforts sur les domaines qui restent à concrétiser », ajoute la même source, ajoutant que ces défis concernent la participation des femmes au marché du travail, la croissance de l’employabilité et le renforcement de la participation citoyenne.

La neutralité de la concurrence demeure un vrai défi. À travers ses actions, « la Banque mondiale n’a pas réussi à améliorer la neutralité concurrentielle des entreprises publiques, mais aussi à promouvoir les partenariats public-privé. À titre d’exemple, des PPP prévus par la SFI dans de nombreux domaines ne se sont pas concrétisés », a souligné la même source.

Elle ajoute également que « les efforts déployés pour réduire les retards de paiement des entreprises publics vers les PME n’ont toujours pas donné les résultats escomptés ».

La Banque mondiale approuve un prêt de 500 millions de dollars au Maroc

Le programme de financement à l’appui de politiques de développement pour le renforcement du capital humain et un Maroc résilient s’adresse en priorité aux populations vulnérables qui ont été les plus durement touchées par les différents chocs que le Maroc a connus depuis la pandémie de Covid-19, notamment la sécheresse et d’autres risques liés au climat, les conflits internationaux, l’inflation et, plus récemment, le séisme d’Al Haouz, précise un communiqué de la Banque mondiale.

Ce financement est le deuxième d’une série de trois opérations qui soutiennent le programme de réforme du gouvernement. En effet, un premier prêt de 500 millions de dollars avait été approuvé en juin 2022.

Cité dans le communiqué, Jesko Hentschel, directeur pays pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale, a déclaré : « Le Maroc, comme beaucoup d’autres pays, continue de faire face à une série de chocs, et les populations les plus vulnérables sont les plus touchées. Les Marocains font preuve d’une forte résilience, et pour les soutenir dans cet effort, le gouvernement continuera à étendre la couverture de l’assurance maladie, à promouvoir un meilleur accès à des soins de santé abordables au niveau national, à renforcer la gouvernance dans le secteur de la santé, à soutenir la mise en œuvre du programme d’aides sociales directes, et à améliorer la protection contre les risques climatiques ».

Au cours de l’année écoulée, le gouvernement a réalisé des progrès significatifs dans la mise en œuvre des réformes. À titre d’exemple, le nombre de personnes éligibles à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a plus que doublé, passant de 10 millions (bénéficiaires du RAMED, le régime d’assistance médicale) à 22 millions (éligibles à l’AMO Tadamon et à l’AMO TNS). De plus, le cadre juridique du secteur de la santé a été revu, ce qui a permis de réorganiser le système national de santé. Ce deuxième cycle de financement permettra aussi d’adapter les services de santé afin de mieux répondre aux risques sanitaires, ajoute-t-on.

Le nouveau financement soutient également les réformes visant à créer et à mettre en œuvre le programme d’aides sociales directes annoncé par le Roi Mohammed VI en octobre 2023, qui constitue une étape cruciale dans l’harmonisation et l’expansion du système de protection sociale, poursuit la même source, ajoutant que ce financement permettra de continuer à soutenir le gouvernement dans le renforcement du cadre institutionnel et de coordination en matière de gestion des risques climatiques et des catastrophes, et dans le développement de régimes d’assurance et d’autres mécanismes de solidarité pour protéger les agriculteurs, souvent vulnérables face aux sécheresses et autres événements climatiques extrêmes.

La Banque mondiale continuera à soutenir les dimensions clés des réformes de la protection sociale et de la santé au cours de la prochaine phase de mise en œuvre à venir, qui comprend une évolution progressive vers une couverture universelle de l’assurance maladie et des aides sociales directes, ainsi que l’expansion des régimes de retraite afin de réduire la pauvreté chez les personnes âgées, conclut-on.

 

Une délégation de la Banque mondiale en visite au Maroc

La ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, a reçu, ce lundi 20 février, Axel van Trotsenburg et Ferid Belhaj, respectivement directeur général des opérations à la Banque mondiale et vice-président pour la région MENA à la Banque mondiale.

Cette rencontre a été l’occasion pour les hauts responsables d’échanger sur les relations de coopération entre le Maroc et le groupe de la Banque mondiale, à la lumière des grands chantiers de réformes en cours engagés par le Royaume, indique un communiqué du département de Nadia Fettah.

A cet égard, la ministre a passé en revue les réformes importantes lancées par le Maroc pour accélérer notamment le développement économique et humain, le développement du secteur privé et la transition climatique.

Dans ce cadre, Nadia Fettah a souligné « l’importance du soutien permanent financier et technique de la Banque mondiale aux efforts de développement de notre pays, reflété par la qualité des programmes de réformes et d’investissements accompagnés par cette institution ».

La ministre de l’Economie et des finances a également réaffirmé « son engagement et sa forte volonté pour réussir l’organisation des assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du FMI, prévues à Marrakech, en octobre 2023 ».

Pour leur part, les deux responsables de la Banque mondiale se sont félicités de la qualité et de la pertinence des projets de coopération entre le groupe de la Banque mondiale et le Maroc, tout en soulignant la « disposition de la Banque à poursuivre et à renforcer son soutien aux efforts de développement économique et social du Maroc, et à s’engager pour réussir l’organisation des assemblées annuelles 2023 ».

Maroc-BM: l’accord de prêt en appui au préscolaire sera lancé le 10 octobre

Ce programme, conçu en appui à l’objectif d’amélioration des résultats éducatifs pour tous, bénéficiera d’un financement de l’institution financière internationale de 500 millions de dollars sous la forme d’un prêt-programme pour les résultats, en vertu duquel le décaissement des fonds est conditionné à l’atteinte de résultats clés.

L’opération vise à favoriser un changement d’approche au profit de principes de gouvernance axés sur les résultats et non plus sur les ressources, dans le but d’améliorer l’apprentissage en classe.

Elle s’articule autour de trois composantes définies en fonction des principaux freins aux progrès du secteur, à savoir l’installation des conditions propices à une éducation « préprimaire » de qualité, l’amélioration de la formation des enseignants et le renforcement des capacités de gestion et la responsabilité au sein du secteur.

« Le programme vise la généralisation de l’éducation des enfants âgés entre 4 et 5 ans à l’horizon 2017, par la mise en place d’un cadre de promotion de la qualité de l’offre d’éducation préprimaire au Maroc », a expliqué Hind Belahbib, ingénieur général chargé de la direction stratégique, des statistiques et de la planification au sein du ministère de l’Education lors d’une conférence de presse.

Le programme sera mis en œuvre par le ministère de l’Education nationale, les académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref), les directions provinciales et les établissements scolaires. A l’issue de cinq ans d’accompagnement, le renforcement de la performance et de la responsabilité sera au cœur des missions de la coordination institutionnelle entre les différents échelons administratifs en charge de l’éducation, qui pourront travailler avec des directeurs d’établissements dont les capacités d’initiative et de gestion auront été renforcées.

Lire aussi: 5 milliards de DH pour le préscolaire de la Banque mondiale au Maroc

Un nouveau directeur pour la Banque mondiale à Rabat

Après cinq années passées en Argentine en tant que directeur des opérations pour l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, M. Hentschel prend ses nouvelles fonctions à un moment où les pays du Maghreb et leurs partenaires internationaux sont confrontés à d’importants défis, annonce un communiqué.

Le nouveau directeur s’attachera à entretenir le dialogue et les partenariats avec les autorités, les grandes parties prenantes et les partenaires du développement en Algérie, en Libye, à Malte, au Maroc et en Tunisie. Il œuvrera également à la mobilisation des ressources nécessaires pour permettre à ces cinq pays d’atteindre leurs différentes priorités de développement. Il s’agira notamment de coordonner les programmes de la Banque mondiale en vue de la réalisation du double objectif de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée.

De nationale allemande, M. Hentschel a rejoint la Banque mondiale en 1992, où il s’est spécialisé dans la réduction de la pauvreté, le développement humain et les finances publiques. Il a occupé diverses fonctions en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Afrique, en Europe et en Asie centrale. L’un des auteurs principaux de l’édition 2013 du « Rapport sur le développement dans le monde » consacrée à l’emploi, il a été directeur sectoriel pour le développement humain en Asie du sud.

Economiste de formation, M. Hentschel est titulaire d’un doctorat en commerce international, développement et économétrie de l’université de Constance (Allemagne). Il détient en outre un mastère en sciences politiques et planification dans les pays en développement de la London School of Economics (Royaume-Uni) ainsi qu’un mastère en agroéconomie de l’université du Wisconsin à Madison (Etats-Unis).

M. Hentschel a vécu en Argentine, en Turquie et à Madagascar et, en plus de l’allemand, sa langue maternelle, parle l’anglais, l’espagnol et le français.

Maroc-Algérie: L’odyssée du Dina commémorée pour la première fois

L’inauguration d’une stèle commémorative a lieu ce vendredi 4 octobre 2013, sur les lieux de cet événement historique, survenu le 22 mars 1955 à Ras El Ma dans les environs de Nador.

Présidé par le Haut Commissaire aux résistants marocains, en présence de représentants de la révolution algérienne, cette cérémonienous rappelle amèrement que les relations entre nos deux pays n’ont pas toujours été belliqueuses.

Une cargaison d'armes pour les résistants

Chargé de 21 tonnes d’armes, ce bateau devait servir à armer la résistance marocaine mais surtout algérienne (1/3, 2/3). La cargaison du Dina aura grandement contribué à faire basculer le rapport de forces en faveur des résistants algériens au détriment des militaires français.

Un bel exemple, significatif de la coopération qui unissait nos deux pays car le Dina avait été affrété à partir du Caire par le marocain Abdelkrim El Khattabi.

Un hommage appuyé devrait donc être rendu à Nadir Bouzar, chef de mission de ce périple qui constitua un haut fait d’armes de la résistance maghrébine.

Accompagné de 16 étudiants algériens dont Houari Boumedienne, qui deviendra ultérieurement l’un des plus fervents adversaires du Maroc, Nadir Bouzar raconte cette épopée dans une biographie intitulée «L’Odyssée du Dina du Caire à Nador».

Nadir Bouzar, un Algérien qui aida le Maroc à se libérer

Né et élevé au Maroc, cet Algérien était contrôleur civil au sein de l’administration du protectorat. Il démissionnera de ses fonctions pour s’engager dans la résistance marocaine et algérienne. Il avait à cœur d’agir militairement en préparant la révolte contre  les autorités d’occupation.

Partant du fait qu’il connaissait le terrain et les adversaires à combattre mieux que quiconque, il prendra rapidement la tête de l’Armée de libération marocaine (ALM) de la zone nord du pays.

A l’indépendance du Maroc, c’est lui qui remettra le commandement de l’ALM au Docteur Abdelkrim El Khattib responsable politique de cette même armée et également algérien d’origine.

Décédé en 1975, Nadir Bouzar sera dignement représenté à Nador par son épouse et ses enfants qui recevront une médaille d’honneur à titre posthume.

L’histoire retiendra de ce périple qu’à l’époque, l’unité régnait  entre des pays devenus depuis les frères ennemis du Maghreb. L’odyssée du Dina symbolise l’union de deux voisins pour une cause noble qui était bien partie pour concrétiser l'Union du Maghreb Uni.

La plaque funéraire de Nadir Bouzar qui repose en Algérie précise qu’il est un martyr de la cause maghrébine. Une cause qui n’aura au final jamais vu le jour.

Ouverture en baisse

Au terme des 15 premières minutes des échanges, le Masi, indice global composé de toutes les valeurs de type action, s'établissait à 8.439,22 points, enregistrant un recul de 0,30%.

Le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, reculait de 0,31% à 6.853,88 points, un résultat qui demeure, toutefois, meilleur que leurs niveaux au début de la semaine en cours.

Cette contre-performance s'explique principalement par le mouvement de vente portant sur l'action de la 2ème banque cotée en Bourse, dont l'action a cédé 0,81% de sa valeur au lendemain d'une hausse significative, ainsi que sur celle de Wafa Assurance (-3,31%). La baisse du Masi a été légèrement accentuée par les pertes accusées par la société des télécoms IAM, dont le titre a fléchi de 0,82%.

Toutefois, l'impact de ces baisses sur le Masi a été partiellement freiné par la bonne tenue d'autres groupes, à l'image de la blue chip du secteur immobilier Addoha, dont le titre a grimpé de 2,45%.