Sahara. Le Parlement colombien réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc

« Je tiens à réitérer que le Parlement, en tant que représentant légitime du peuple colombien, soutient la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc et rejette la position malavisée du gouvernement colombien », a-t-il souligné dans une intervention à l’ouverture, lundi, des travaux du 3ᵉ Forum du dialogue parlementaire Sud-Sud, qui se tient à la Chambre des conseillers sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.

M. Cepeda Sarabia, également premier vice-président de l’Organisation démocrate-chrétienne d’Amérique (ODCA), a ainsi exprimé le rejet catégorique du Parlement colombien de la reconnaissance par le gouvernement de son pays de l’entité fantoche, rappelant l’adoption par le Sénat de deux motions de soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et à sa souveraineté sur son Sahara.

À cet égard, il a réitéré l’engagement des instances législatives colombiennes à poursuivre leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, qu’il a qualifié d' »allié » de la Colombie.

Il a aussi rappelé la création au Sénat du groupe d’amitié parlementaire Maroc-Colombie dans l’objectif de renforcer les liens de coopération « stratégique » entre les institutions législatives des deux pays.

Initié par la Chambre des conseillers en partenariat avec l’Association des Sénats, Shoura et Conseils équivalents d’Afrique et du Monde arabe (ASSECAA), le 3ᵉ Forum du dialogue parlementaire Sud-Sud est placé sous le thème « Les dialogues interrégionaux et continentaux au Sud : un levier essentiel pour relever les nouveaux défis de la coopération internationale et parvenir à la paix, à la sécurité, à la stabilité et au développement commun ».

Les sessions et rencontres de ce forum de deux jours constituent une plateforme pour présenter les opportunités d’investissement disponibles et faire valoir les potentialités de la coopération Sud-Sud, afin de favoriser l’intégration et la complémentarité régionales, de promouvoir un partenariat économique solide et d’élargir les perspectives d’échanges commerciaux.

Sahara : le Congrès colombien réitère son soutien au Maroc et appelle le gouvernement à un changement d’attitude envers le polisario

Dans un communiqué publié par le Congrès à l’issue d’une rencontre de M. Cepeda avec l’ambassadeur du Maroc en Colombie, Farida Loudaya, le président du Congrès a exprimé « son désaccord avec la position adoptée par le président colombien, Gustavo Petro, à l’égard du polisario, « un groupe considéré comme séparatiste par différents secteurs au Maroc ».

Il a rappelé dans ce contexte que la « reconnaissance » du polisario par l’exécutif colombien « a été rejetée par plus de 70% des membres du Sénat de la République », dans une motion adoptée en novembre 2023.

Lors de sa rencontre avec la diplomate marocaine, M. Cepeda a également souligné « l’importance de maintenir et de renforcer les relations bilatérales avec le Maroc, un pays avec lequel la Colombie a développé d’importants liens commerciaux ».

Selon les données officielles, rappelle le communiqué du Congrès, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 350 millions de dollars en 2022. Les exportations colombiennes sont composées notamment du charbon, du café et de produits chimiques, tandis que le Maroc a augmenté l’approvisionnement du marché colombien en engrais et produits agricoles.

« À la lumière de cela, ajoute le texte, le président Cepeda a remis en question l’impact de la position du gouvernement colombien dans le contexte de son intention de renforcer les liens avec l’Afrique », appelant l’exécutif à « reconsidérer » sa position.

Le président du Congrès fait observer que « le président (Petro) affirme vouloir renforcer les relations avec l’Afrique, mais avec cette position à l’égard du Royaume du Maroc, ce qui se passe, c’est que cela ternit l’avenir » de ces relations.

Et M. Cepeda de proclamer « tout le soutien au Royaume du Maroc. Il faut continuer à renforcer les relations commerciales qui ont été si importantes pour les deux nations. J’espère que ce gouvernement reconsidérera sa décision », a conclu le président du Congrès colombien.

M. Cepeda figure, par ailleurs, parmi les grands défenseurs de l’intégrité territoriale du Maroc au sein du Congrès et du Sénat colombiens et a été également l’un des signataires des deux motions d’appui au Maroc, en octobre 2022 et novembre 2023, et endossées respectivement par 63/108 et 65/105 sénateurs, réitérant, en tant que représentants légitimes du peuple colombien, leur soutien indéfectible à la marocanité du Sahara.

Ont pris part à cette rencontre les sénateurs German Alcides Blanco Alvarez, président du groupe d’amitié Colombie-Maroc, et Paola Andrea Holguin Moreno, membre de la Commission des relations extérieures et du groupe d’amitié Colombie-Maroc au sein du Sénat colombien, tous deux signataires des motions d’appui au Maroc.

Un journal colombien promeut le Maroc comme destination touristique

Sous le titre « Lieux à visiter au Maroc maintenant que vous pouvez partir sans visa », le journal rappelle qu’ »après la signature de l’accord d’exemption de visa pour les Colombiens, entre le ministère des Affaires étrangères de Colombie et son homologue marocain, les Colombiens n’auront besoin désormais pour voyager au Maroc que de leur passeport ».

« El Tiempo » fait observer que parmi les destinations de choix figure Marrakech, « une ancienne ville impériale dans l’ouest du Maroc et un centre économique important avec des mosquées, des palais, des jardins, son médina et des monuments historiques » qui en font une destination touristique prisée.

Le quotidien met en avant également les potentialités touristiques de la ville de Casablanca, l’une des villes les plus connues du Maroc, grâce, entre autres, au film qui porte son nom.

Parmi les villes recommandées par le journal colombien à son lectorat, il y a également Chefchaouen, Assilah, Ifrane, Rabat et Merzouga.

(Avec MAP)

Le Maroc et la Colombie approuvent un programme de coopération 2020-2022

Ce programme, approuvé à l’occasion de la tenue de la 2e réunion de la commission mixte maroco-colombienne de coopération technique et scientifique, prévoit la mise en place de plusieurs projets concernant les secteurs de l’agriculture, de l’artisanat, de la culture, de l’archive, du sport, de la sécurité sanitaire, de la sécurité et du tourisme.

Ainsi, les projets formulés par le Maroc concernent en particulier le renforcement des chaînes de production pour le développement et l’amélioration des techniques agricoles, le renforcement en moyens et protocoles de sécurité sanitaire et phytosanitaire et le renforcement de la police judiciaire.

Pour ce qui est des projets formulés par la Colombie, ils portent sur l’échange de savoirs en matière de football infantile et juvénile, le renforcement de la chaîne de valeurs artisanales et des schémas de formation technique pour le travail.

Il s’agit aussi du tourisme durable de nature dans des zones désertiques et du renforcement des capacités de conservation, de gestion et communication du patrimoine culturel au Maroc et en Colombie.

Concernant la coopération culturelle, les deux parties manifestent leur désir « d’encourager la diffusion de leurs cultures pour développer les liens d’amitié entre les deux peuples et maintenir leurs bonnes relations ».

Elles ont convenues d’encourager notamment les échanges d’experts, de documents et de matériels culturels dans le domaine des lettres, de la communication culturelle, du cinéma, de la musique, de la danse, de la documentation et de l’archéologie.

Elles se sont aussi accordées à encourager la participation aux manifestations culturelles internationales du cinéma, de théâtre, de musique, de danse, ainsi que dans les expositions d’arts plastiques et les foires du livre, organisées au Maroc et en Colombie.

Dans le domaine de l’éducation, les deux parties proposent de développer toutes les actions communes servant à promouvoir la coopération éducative, scolaire, et professionnelle dans le respect mutuel et en accord avec leurs législations respectives.

Les deux parties affirment en outre leur volonté de développer la coopération et l’échange d’expériences dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en renforçant en particulier la coopération académique, en favorisant l’établissement de partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique et en s’engageant à promouvoir les cultures marocaine et colombienne dans les universités respectives.

Dans le domaine de la jeunesse et des sports, les deux pays se sont entendues pour mener des actions de coopération à travers l’échange de groupes de jeunes et l’encouragement de la coopération entre les organisations de la jeunesse des deux pays.

(Avec MAP)

La Colombie nomme une nouvelle ambassadrice au Maroc

María del Pilar Gómez Valderrama a prêté serment, mardi 2 avril à Bogotá, devant le président colombien, Iván Duque Márquez.

Avocate de formation, spécialisée en relations internationales et titulaire d’un magistère en sciences politiques, Del Pilar Gómez est diplomate de carrière. Elle a notamment occupé le poste de consul général de la Colombie à Bruxelles et à Maracaibo (Venezuela) et exercé en tant que fonctionnaire diplomatique aux ambassades de son pays aux Pays-Bas, en République tchèque et au Venezuela.

La Colombie et le Maroc ont établi des relations diplomatiques le 1er janvier 1979. En 1990, le pays sud-américain a ouvert son ambassade à Rabat.

Suite à son investiture, en août 2018, le président Iván Duque a décidé de nommer un ambassadeur en la personne de Del Pilar Gómez à la tête de la représentation diplomatique de son pays à Rabat, dirigée jusque-là par un chargé d’affaire.

Le décret officiel de nomination de l’ambassadeur de Colombie auprès du Royaume a été signé, le 18 mars.

(Avec MAP)

Etats-Unis: Un tableau du meurtrier de Trayvon Martin vendu 100.000 dollars

Le tableau, représentant un drapeau américain en dégradés de bleus et portant les mots « Dieu » et « Liberté et Justice pour tous », a fait l'objet de 96 enchères et a été adjugé à 100.099,99 dollars. eBay interrogé par l'AFP a refusé de donner des renseignements sur l'acquéreur.

Dans une description de l’œuvre sur le site d'enchères en ligne, l'auteur indiquait « avoir trouvé un moyen de m'exprimer ». « Mon art me permet de réfléchir, fournit un outil thérapeutique ». George Zimmerman, 30 ans, a été acquitté en juillet dernier du meurtre de Trayvon Martin, un Noir de 17 ans sans armes qu'il avait tué lors d'une ronde de surveillance en février 2012 dans un quartier d'habitation de Sanford, en Floride (sud-est).

Le meurtre du jeune homme, puis le procès et l'acquittement de son meurtrier pour légitime défense, a passionné et divisé l'Amérique, entre partisans du droit de porter des armes et militants antiracistes. Selon le site internet d'ABC, l'homme devrait utiliser le produit de cette vente à payer ainsi une infime partie des quelque 2 millions de dollars qu'il doit en frais d'avocats. Le site a par ailleurs, ce week-end, retiré des enchères le tableau d'un artiste, Michael d'Antuono, dénonçant clairement le geste de George Zimmerman et qui « violait les règles d'eBay », a indiqué le site d'enchères à l'AFP.

La toile montrait un homme coiffé du chapeau pointu de l'organisation raciste du Ku Klux Klan pointant une arme à feu contre un jeune Noir, soit une œuvre entrant dans la catégorie de celles promouvant la haine ou la violence qu'interdit le site. George Zimmerman depuis son acquittement a eu plusieurs fois maille à partir avec la police, pour des violences conjugales notamment.

(Avec AFP) 

Les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique sur la bonne voie

Conscient de l'importance stratégique du marché de l'Afrique subsaharienne, le Maroc s'est engagé dans le développement de ses relations économiques et commerciales avec les pays de cette région.

De 3,6 milliards DH en 2000, les échanges commerciaux entre les deux parties ont bondi à 11,7 milliards de DH en 2010, avec des perspectives prometteuses pour les prochaines années, compte tenu de l'important potentiel de croissance de ces pays et leurs richesses minières et naturelles, encore sous-exploitées.

L'Afrique subsaharienne dispose, en effet, d'abondantes ressources en pétrole, en gaz et en minéraux, qui ont été à l'origine d'une attractivité croissante de nombreux pays, aussi bien développés qu'émergents. La région représente aussi un énorme marché de plus de 800 millions d'habitants et qui devrait atteindre, selon les estimations de l'ONU, plus de 1,3 milliard d'habitants en 2030.

L'intérêt du Maroc pour la région ne date pas d'hier. Pour diversifier ses échanges, il avait entrepris dès la fin du siècle dernier de renforcer son positionnement sur les marchés subsahariens, dans le cadre d'une dynamique d'intégration régionale et de coopération Sud-Sud.

La signature de plusieurs accords de commerce et d'investissements avec plusieurs pays africains et l'élaboration d'un cadre juridique incitatif visant à encourager le flux d'investissement avec cette région ont fortement contribué au développement de cette coopération.

Dans ce sens, le secteur privé joue un rôle de premier plan dans la consolidation du partenariat avec l'Afrique, en étant associé à toutes les initiatives et les stratégies prises par les autorités gouvernementales en direction du continent.

Si, dans les années 70 et 80, la coopération entre le Maroc et l'Afrique subsaharienne a été l'œuvre des entreprises publiques qui ont réalisé différents projets avec des pays africains dans le domaine des infrastructures, de l'assainissement, de l'électrification, de la gestion des ressources en eau et l'irrigation, le secteur privé commence à leur ravir la vedette avec une implication très forte dans une dizaine de pays africains, de la Mauritanie jusqu'au Gabon en Afrique Australe.

Bénéficiant d'un solide appui des autorités politiques et d'un fort engagement des pays d'accueil, les entreprises marocaines sont actuellement présentes dans des secteurs stratégiques comme les télécommunications, les banques, la sécurité informatique, le tourisme ou l'habitat social.

Maroc Telecom, Attijariwafa Bank, Addoha, Managem, la Banque populaire, Ynna Holding, CCGT, l'ONEE, la RAM ou la BMCE Bank font partie désormais de cette belle brochette de groupes marocains qui contribuent à la création de richesses dans nombre de pays africains et font travailler des milliers d'Africains, que ce soit en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, en Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, ou, plus au sud, au Cameroun et au Gabon.

Chaque année, plusieurs actions à caractère promotionnel (missions de prospection et caravanes de l'export) visant à faciliter l'accès du secteur privé marocain aux marchés africains, sont organisées par le ministère du Commerce et les organisations sectorielles du patronat, le but étant de renforcer davantage la présence économique du Maroc dans le continent et jeter les bases d'un partenariat stratégique et mutuellement avantageux avec ces pays.

Ces efforts n'ont pas été vains car ils ont été déjà sanctionnées par une hausse remarquable des échanges entre le Maroc et l'Afrique au sud du Sahara, à mettre à l'actif essentiellement de l'accélération des exportations marocaines qui ont progressé sur la période de 5,8 milliards DH pour atteindre 7,2 milliards en 2010.

Les importations en provenance de cette région ont cru, de leur côté, de 2,4 milliards de DH sur la même période pour s'établir à 4,5 milliards de DH en 2010.

Les perspectives de développement de la coopération économique et commerciale entre le Maroc et l'Afrique sont plus que prometteuses et les visites du Souverain exercent un effet de levier incontestable.

Ces visites, au-delà de l'enrichissement du dialogue politique fécond et constructif avec ces pays, permettent une diversification du cadre institutionnel de cette relation un peu particulière à travers la conclusion d'une série d'accords et de conventions et la réactivation des commissions mixtes pour consolider la base juridique de cette coopération.

Ces accords portent sur les domaines culturels, scientifiques et techniques, commerciaux, du transport aérien, du transport maritime, des postes et télécommunications, financiers, de la marine marchande, du tourisme, de l'investissement, de l'agriculture, de la fonction publique, de la santé, des routes et des chemins de fer, de la formation professionnelle et de l'habitat.

A l'heure actuelle, le Maroc se félicite d'avoir des relations de coopération avec une quarantaine de pays africains et cette coopération est actuellement régie par un cadre juridique riche de près de 500 accords, conventions et protocoles.