L’Espagne veut présenter une candidature commune avec le Maroc et le Portugal pour la Coupe du monde féminine 2035
« Nous voulons que l’Espagne accueille le Mondial féminin en 2035, ensemble avec le Portugal et le Maroc », a déclaré Rafael Louzan, rapporte AFP.
Ce dernier intervenait dans le cadre d’une conférence à Madrid, pour la présentation d’un Observatoire sur l’égalité à l’Université Rey Juan Carlos, ce vendredi 28 mars.
« Quelle meilleure façon de mettre en valeur le sport féminin qu’à travers l’organisation de l’événement sportif le plus important au monde : une Coupe du monde de football. C’est sur cela que nous travaillons », a affirmé le président de la Fédération espagnole de football (RFEF), cité par le journal spécialisé Marca.
Les sources marocaines contactées par nos soins ne confirment ni n’infirment cette déclaration.
La FIFA désignera l’hôte (ou les hôtes) des Coupes du monde 2031 et 2035 lors de son 76e Congrès, prévu au deuxième trimestre de 2026. Ce sera la première fois que l’instance mondiale du football désignera deux éditions en même temps. Les fédérations membres auront jusqu’au 5 mai 2025 pour présenter officiellement leur candidature, lançant ainsi une course qui durera environ un an.
Plusieurs pays ont déjà manifesté officieusement leur intention de se porter candidats. « Le Maroc avait annoncé en octobre 2023 son souhait d’accueillir la Coupe du monde féminine de 2031 ou, à défaut, celle de 2035 », précise Marca.
Mondial 2030 : le Maroc prépare 32 camps de base pour accueillir les équipes
Lors de son intervention à la CGEM, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et ministre délégué en charge du Budget, a partagé des précisions sur les préparatifs du Maroc en vue de la Coupe du monde 2030.
En plus des villes de Rabat, Casablanca, Fès, Agadir, Tanger et Marrakech, qui accueilleront les matchs, l’accent est mis sur un réseau de 32 camps de base répartis sur tout le territoire national, reflétant une vision inclusive et équilibrée.
Contrairement aux idées reçues, les équipes participantes ne résident pas nécessairement dans les villes où se déroulent les matchs. Ces camps de base offriront aux participants des infrastructures de haut niveau, notamment des hôtels et des terrains d’entraînement.
Selon Fouzi Lekjaa, ces installations nécessitent une importante mise à niveau avec au moins deux hôtels et deux terrains d’entraînement pour chaque camp, dont un principal et un secondaire pour pallier toute dégradation de la pelouse.
Le Bid Book soumis par le Maroc, l’Espagne et le Portugal met en avant un ensemble de 94 camps de base, répartis entre les trois pays : 32 au Maroc, 45 en Espagne et 16 au Portugal. Ces infrastructures combinent confort, luxe et fonctionnalité, avec des hôtels quatre et cinq étoiles ainsi que des terrains d’entraînement répondant aux standards internationaux.
Les camps de base constituent une opportunité de développement pour des régions souvent en marge des grandes compétitions sportives. Même les villes qui ne recevront pas de matchs bénéficieront d’investissements dans les infrastructures hôtelières et sportives.
Les villes concernées sont Tanger, Tétouan, Al Hoceima, Nador, Saïdia, Larache, Fès, Ifrane, Rabat, Casablanca, El Jadida, Marrakech, Ouarzazate, Essaouira et Taghazout.
Parmi les hôtels retenus figurent des établissements prestigieux comme le Hyatt Place Taghazout Bay, le Fairmont Taghazout Bay, le Vichy Thermalia Spa Moulay Yacoub, le Sofitel Essaouira Mogador, le Pullman Mazagan Royal Golf, le Conrad Rabat Arzana, le Michlifen Resort & Golf, le Radisson Blu Resort Al Hoceima… Ces infrastructures seront accompagnées de terrains d’entraînement modernes, incluant des académies de football et des sites sportifs de pointe.
En plus des camps destinés aux équipes, deux camps de base pour les arbitres sont prévus à Casablanca et à Madrid.
Voici la liste exhaustive des 32 camps de base prévus pour accueillir les équipes au Maroc :
L’organisation du Mondial 2030 officiellement attribuée au trio Maroc-Espagne-Portugal
Le Maroc, le Portugal et l’Espagne ont été officiellement désignés comme pays hôtes de la Coupe du Monde FIFA 2030, par le Congrès de la FIFA, réuni mercredi 11 décembre en session extraordinaire par visioconférence.
Lors de cette session, présidée par le président de la FIFA, Gianni Infantino, depuis Zurich, les membres du Congrès ont également validé l’attribution des trois matchs du centenaire en 2030 à l’Uruguay, à l’Argentine et au Paraguay, tandis que le Royaume d’Arabie Saoudite a été confirmé comme pays hôte du Mondial 2034.
Les trois dossiers ont été approuvés par acclamation par les 211 fédérations membres de la FIFA, qui ont voté séparément sur la procédure de désignation adoptée par la FIFA et sur les candidatures respectives.
Déjà seul candidat en lice pour le Mondial 2030, le dossier Maroc-Portugal-Espagne « Yalla Vamos 2030 » a franchi fin novembre un nouveau pas décisif après la publication par la FIFA du rapport d’évaluation qui a jugé que cette candidature tripartite se caractérise par « sa qualité d’ensemble » et dépasse « les exigences minimales d’organisation » requises dans l’évaluation technique, lui attribuant la note de 4,2 sur 5.
Cette solidité se retrouve dans l’évaluation technique, qui porte aussi bien sur les infrastructures (sportives et autres) que sur le potentiel commercial, explique le rapport.
Mondial 2030. Le Maroc se prépare à satisfaire les conditions de la FIFA
Le Mondial 2030, c’est dans six ans. Mais il se prépare dès maintenant. Les principaux pays hôtes, le Maroc, l’Espagne et le Portugal, avancent vers une échéance d’une extrême importance, puisque l’évaluation de la candidature tripartite par le secrétariat général de la Fédération internationale de football (FIFA) est prévue cet été, avant la décision finale en fin d’année.
Avant l’officialisation de l’organisation du Mondial 2030 par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, le rapport d’évaluation sera rendu public en fin d’année sur la base d’un système de notation élaboré par le secrétariat général de la FIFA. L’évaluation prendra en compte une multitude de critères, garantissant le bon déroulement de l’évènement planétaire.
Il s’agira notamment de juger la qualité des infrastructures hôtelières et sportives ainsi que les répercussions économiques et sociales du Mondial 2030. Présidé par Fouzi Lekjaa, le comité marocain chargé des préparatifs de l’événement dans le pays, se prépare pour répondre au mieux à un cahier des charges qui ne laisse rien au hasard.
Car si la FIFA effectue normalement au moins une visite d’inspection dans chaque pays candidat, c’est une évaluation plus ciblée et régulière qui attend les trois pays. « Cela inclut l’organisation de réunions et de visites d’inspection supplémentaires, ainsi que la clarification de certains sujets, afin de couvrir l’ensemble des aspects relatifs à l’évaluation de la candidature », précise la FIFA.
La candidature tripartite sera donc passée au peigne fin, même si elle a la quasi assurance d’obtenir les faveurs de la FIFA. Et pour cause, dans le cas où le secrétariat général juge qu’une candidature ne remplit pas les exigences nécessaires, « elle sera éliminée de la procédure de candidature applicable et considérée comme inéligible à un examen par le Conseil ou le Congrès », prévient l’association des fédérations internationales de football.
Les rapports techniques de la FIFA se basent à 70% sur les infrastructures
Au vu des avancées réalisées, des projets en cours d’achèvement et des garanties présentées, le Maroc semble à l’abri d’un tel scénario, notamment sur le plan des infrastructures, dont les stades. Un élément crucial dans l’attribution de l’organisation d’une Coupe du monde.
Si l’on se réfère aux critères d’évaluation relatifs à la Coupe du monde 2026, les rapports techniques de la FIFA se basent sur les infrastructures (70%) et les aspects commerciaux (30%). Les stades sont donc la clé de voûte de la réussite d’un Mondial et donc de la validation d’une candidature.
Sachant que le Maroc, l’Espagne et le Portugal doivent disposer d’au moins quatorze stades, dont pas moins de sept existants, la candidature tripartite a de grandes chances de satisfaire les exigences du rapport d’évaluation. Le Maroc dispose à lui seul de cinq stades existants, en attendant le grand stade de Casablanca dont la capacité prévisionnelle lui offre la possibilité d’accueillir le match d’ouverture et/ou la finale du Mondial 2030. Selon l’analyse de Médias24 et ses précédentes révélations (ici, ici et ici), il ne fait aucun doute que le Maroc accueillera soit la finale, soit le match d’ouverture; ceci sans compter les autres matchs.
Dessin d’illustration de Médias24, à titre indicatif.
En principe, les écrins qui accueilleront les 104 matchs d’une Coupe du monde à 48 équipes doivent comporter des places exclusivement assises et disposer des capacités minimales suivantes :
– 40.000 places pour les matchs de groupe, les huitièmes de finale, les quarts de finale et le match pour la troisième place ; trois stades marocains sont dans ce cas de figure: Agadir, Marrakech et Fès.
– 60.000 places pour les demi-finales ; stades de Tanger, Rabat et Casablanca-Benslimane.
– 80.000 places pour le match d’ouverture et la finale; stades de Tanger et Casablanca-Benslimane.
La pelouse doit respecter des dimensions précises (une longueur de 105 m et une largeur de 68 m). En principe, toutes les tribunes doivent être couvertes par un toit. « Si le stade dispose d’un toit rétractable, il est nécessaire de s’assurer que celui-ci peut être ouvert ou fermé durant une interruption du jeu », précise la FIFA.
En outre, chaque stade doit prévoir des places d’hospitalité, des tribune VIP et d’autres réservés aux médias. Ces derniers bénéficieront d’une zone mixte (600 m²), d’une salle de conférence de presse, de studios TV et de plateformes de présentation à l’intérieur du stade.
Des stades qui répondent aux standards internationaux
Au vue de ces éléments, le Maroc est en effet bien loti, en possédant des stades, certes en travaux de réaménagement, mais qui répondent aux critères cités plus haut, notamment en vue de l’organisation du premier et du second tour :
– Initialement d’une capacité supérieure à 40.000 places, le stade Ibn Batouta de Tanger a fait l’objet de travaux d’extension ayant porté sa capacité à plus de 65.000 places. Les travaux actuels visent à atteindre au moins 85.000 places.
– Dotée pour le moment d’une capacité de 42.000 sièges numérotés, le Grand stade de Marrakech est déjà équipé d’infrastructures de dernière génération qui répondent aux standards internationaux.
– D’une capacité de 42.000 places, le Grand stade d’Agadir est également en capacité d’accueillir des matchs de la phase de groupe, mais aussi des huitièmes, des quarts, la demi et même le match pour la petite finale.
– En travaux, le complexe sportif de Fès peut accueillir jusqu’à 45.000 supporters. Une capacité sans doute amenée à être revue à la hausse.
– Avant sa rénovation, le Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat disposait de 45.800 places assises. Après sa troisième mise à niveau, sa capacité sera augmentée de 21.000 places. Il passera donc à près de 67.000 places.
Enfin, le Grand stade de Casablanca et ses 115.000 places sera en bonne position pour accueillir la finale et/ou le match d’ouverture du Mondial 2030. Justement, en prévision de l’événement planétaire, Casablanca, à l’instar de Tanger, Agadir et Fès, a signé un contrat dit de « ville hôte ». Villes qui n’auront aucun mal à proposer des stades à la hauteur de l’évènement, mais aussi des sites d’entraînements de qualité.
Sans oublier des emplacements pour le FIFA Fan Festival, au regard des multiples atouts touristiques dont elles disposent. Etant donné que ce site est dédié aux supporters qui n’ont pas eu la chance d’avoir un billet, « il doit être un emplacement emblématique, idéalement en centre-ville et facilement accessible à des visiteurs estimés entre 15.000 et 40.000 (finale) », précise l’instance internationale.
340.000 lits à horizon 2026
La Coupe du monde, ce sont aussi des dizaines de milliers de lits pour loger les supporters, les équipes et les représentants des instances internationales. Par exemple, les établissements quatre ou cinq étoiles où seront localisés le quartier général de la FIFA doivent avoir une capacité d’accueil de 700 chambres. Le camp de base de chacune des 48 équipes engagées aura quant à lui la nécessité de disposer de 80 chambres, soit un total de 3.840 chambres.
De surcroît, l’établissement quatre ou cinq étoiles doit aussi être équipé d’installations modernes, comprenant suites, salles de travail, salles de réunion, salle de sport, piscine, connexion Wi-Fi haut débit. Les arbitres logeront dans un hôtel dans la même ville que celui du quartier général de la FIFA. Il doit être doté d’au moins 300 chambres. C’est la limite maximum de l’établissement hôtelier qui doit accueillir les VIP de la FIFA.
En effet, dans chaque ville hôte, les guest stars invités par la FIFA auront le privilège de résider dans des hôtels cinq étoiles d’une capacité comprise entre 50 et 300 chambres pour la ville accueillant la finale.
A cela s’ajoute le nombre minimum de chambres exigé pour l’hébergement du grand public durant la période de pointe dans chaque ville hôte :
– 8.000 chambres pour les villes hôtes du match d’ouverture et de la finale ;
– 6.000 chambres pour les villes hôtes des demi-finales ;
– 4.000 chambres pour les villes hôtes des demi-finales.
« Dans le cas où le nombre de chambres disponibles dans une ville hôte s’avèrerait insuffisant, d’autres modes d’hébergement doivent être présentés et peuvent être pris en considération (auberges de jeunesse, Airbnb, etc.) », poursuit la même source. Actuellement, la capacité d’hébergement dans le Royaume s’élève à environ 300.000 lits. Ce chiffre devrait atteindre 340.000 lits à horizon 2026, soit 40.000 lits supplémentaires. Assez pour accueillir 26 millions de touristes.
A Rabat, « l’objectif ambitieux est d’atteindre une capacité minimale de 10.000 chambres d’ici 2030 afin de répondre aux exigences et aux enjeux de la Coupe du monde 2030″, assure à Médias24 Mehdi Hameda Benchekroun, président du Conseil régional du tourisme de Rabat-Salé-Kénitra.
« A Agadir, nous sommes déjà à un total de 48.000 lits. Nous avons donc une bonne capacité litière », souligne pour sa part Karim Achengli, président du Conseil régional de Souss-Massa. A cela s’ajoutent les multiples établissements touristiques dont jouissent Marrakech et Casablanca, deux villes rompues à la gestion d’une importante activité touristique, mais dont l’offre sera sans doute améliorée qualitativement et quantitativement.
Une application pour améliorer l’expérience des supporters
Les supporters sont les meilleurs ambassadeurs du pays hôte lors d’un évènement aussi important qu’une Coupe du monde. Le Maroc espère capitaliser sur cette affluence pour maintenir et renforcer sa notoriété hors de ses frontières, avec l’objectif d’attirer davantage de touristes après le Mondial 2030.
Pour y parvenir, il est crucial d’offrir une expérience inoubliable. Déjà en facilitant les procédures existantes d’octroi de visa. Une fois sur le sol marocain, une application sera mise à disposition pour gérer le parcours d’un fan dès son arrivée sur le sol marocain, en vue d’améliorer son expérience.
Il est donc primordial d’assurer une connectivité stable, en capacité de supporter un flux important. Sur le volet des télécoms, la FIFA exige des pays organisateurs qu’ils lui fournissent, dans leur dossier de candidature, des informations sur le réseau et l’infrastructure IT fixe et mobile actuels.
Toutes les modifications, adaptations, extensions ou projets de développement prévus du réseau et de l’infrastructure des télécoms seront également consignés dans ce dossier. En ce sens, le Maroc a une vision et une stratégie pour intégrer la 5G à moyen terme. En sus d’une connectivité et de bonnes infrastructures de télécommunications.
Selon nos sources, après l’attribution finale, prévue fin 2024, les visites d’inspection des commissions de la FIFA ne s’arrêteront pas. La plus attendue sera celle de 2026: à cette date, chaque pays hôte devra soit avoir réalisé la totalité des exigences en matière d’infrastructure, d’hébergement, de stades, de connectivité, soit avoir engagé les chantiers d’une manière irréversible.
Les premières échéances à venir sont donc les suivantes:
-inspection en été 2024.
-officilisation de l’attribution fin 2024.
-inspection 2026.
Football. Mondial 2030 : le Maroc a de fortes chances d’accueillir le match d’ouverture ou la finale
En recevant ses homologues espagnol et portugais, le 28 octobre 2023 à Rabat, Fouzi Lekjaa avait proposé un slogan pour la candidature tripartite : trois pays, deux continents, une candidature. Cette proposition ayant été adoptée, elle pourra servir l’argumentaire marocain dans la répartition des stades et des matchs.
Il y a une différence importante entre stades et matchs. En effet, un stade peut accueillir 1 match, comme il peut en accueillir 6 ou plus. Ce qui compte donc, c’est le nombre de matchs, et la qualité de ceux-ci. Au regard de l’audience et de l’impact, de l’enjeu footballistique aussi, l’intérêt des matchs va crescendo, de la manière suivante : matchs des 12 groupes, matchs des seizièmes de finale, huitièmes, quarts, demi-finales, match de classement, match d’ouverture, finale.
Quantitativement. Ce sera en effet un Mondial avec 48 équipes, 12 groupes et 104 matchs. En soustrayant les trois matchs qui se joueront en Amérique du Sud, il reste donc 101 matchs à jouer dans les trois pays qui nous concernent de près, Maroc, Espagne et Portugal.
Le Portugal a déjà annoncé à Rabat, en octobre dernier, qu’il présenterait 3 stades. Par un calcul approchant, et disons plausible, on peut imaginer que le Portugal héritera d’une vingtaine de matchs au maximum, 7 par stade.
Selon une source informée mais non officielle, le Portugal souhaite 13 à 14 matchs seulement. Dans ces deux cas, il resterait 80 à 88 matchs à répartir entre le Maroc et l’Espagne. Cette dernière, à travers ses médias, affiche un objectif de 64 matchs, donc 63% du global de la candidature conjointe, ce qui paraît difficile à défendre. Logiquement, les 80 à 88 seraient répartis à égalité, selon le principe « deux continents et une candidature ».
Des journaux espagnols affirment également que leur fédération présentera 11 stades. L’infographie ci-dessous comprend les 10 stades espagnols qui sont favoris selon le journal Marca. Le 11e n’est pas connu.
Qualitativement. Comme nous l’expliquions ci-dessus, ce qui compte, ce ne sont pas les stades, mais les matchs, aussi bien en nombre qu’en qualité.
La candidature espagnole subit deux contraintes :
– l’absence de président de la Fédération espagnole de football, Luis Rubiales ayant été suspendu le 30 octobre 2023 par la Fifa ;
– la pression des régions. Dans ce pays, la régionalisation est très avancée, et la Fédération essaiera de satisfaire les régions les plus puissante et/ou insistantes. D’où l’inflation du nombre de stades candidats.
10 ou 11 stades, cela signifie une dispersion de la compétition, qui imposerait aux spectateurs venus de l’étranger une mobilité pas forcément aisée.
Dans le cas marocain, on s’en tient aux 6 stades connus : Tanger, Rabat, Casablanca-Benslimane, Fès, Marrakech et Agadir. Si le quota marocain est d’une quarantaine de matchs, cela signifie 6 ou 7 matchs par ville. La ville du Mondial deviendrait donc une destination, et c’est plus confortable pour le spectateur venu de l’étranger.
Finale ou match d’ouverture ? Les deux pays, Espagne et Maroc, présenteront un beau catalogue de stades. Le Maroc est en train de rénover, réhabiliter, voire reconstruire ses stades. Celui de Casa-Benslimane sera aux normes les plus avancées dans le domaine.
Les deux pays vont certainement se disputer l’accueil de la finale et du match d’ouverture. Il va sans dire que si l’un va au Maroc, l’autre ira à l’Espagne. Plus encore : le pays qui obtiendra la finale fera des concessions sur les demi-finales et les quarts.
Le Maroc a une forte légitimité pour organiser la finale : il n’a jamais accueilli la Coupe du monde la plus prestigieuse malgré ses multiples candidatures ; il est soutenu par la CAF et la confédération asiatique ; l’Espagne a déjà eu sa coupe, sa finale et même le trophée. Si l’on raisonne deux continents, cela se tient.
Il reste que la décision ici ne revient pas exclusivement aux trois pays candidats. La FIFA a son mot à dire.
Le Bid Book. Le dossier de candidature conjoint est un document volumineux plutôt fastidieux, comportant les engagements des gouvernements de chaque pays, ainsi que des villes candidates, des détails sur les stades proposés justifiant leur existence, les terrains d’entraînement en nombre suffisant, les hôtels de différents niveaux et une capacité d’hébergement idoine, les éléments concernant les loges VIP, les tribunes, les camps de base des équipes, les exigences relatives aux sites de diffusion, aux sites d’événements liés aux compétitions, aux fan zones, etc.
Un document qui répond en fait aux exigences du cahier des charges FIFA.
La dernière réunion du comité de candidature conjointe s’est déroulée le 9 février à Madrid. L’objet de ces réunions est la préparation du dossier de candidature.
Le Maroc, le Portugal et l’Espagne signent l’accord de candidature pour l’organisation du Mondial 2030
Les fédérations de football du Maroc, du Portugal et de l’Espagne ont franchi une étape importante aujourd’hui dans leur candidature conjointe pour l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2030 en signant officiellement l’Accord de candidature de la FIFA, annonce la Fédération royale marocaine de football dans un communiqué daté du 29 novembre 2023. L’information a également été diffusée ce jeudi 30 novembre par la Fédération espagnole de football.
La signature de l’accord de candidature est un engagement des trois fédérations de football à respecter les règles et le cadre régissant le processus de candidature. Le document indique aussi des orientations sur les aspects techniques clés de la candidature, tels que sa promotion et ses critères d’évaluation.
Les fédérations marocaine, portugaise et espagnole de football vont désormais collaborer plus étroitement que jamais à l’élaboration d’une candidature qui permettra à la Coupe du monde de la FIFA de « dépasser toutes les attentes », poursuit la même source.
En partageant leur vision et leurs perspectives pour le tournoi le mois dernier, les fédérations ont exprimé leur intention de livrer un tournoi qui « renforce l’héritage de la Coupe du monde de la FIFA, développe le football et qui aura un impact significatif dans le monde entier ».
Avec la Coupe du monde de la FIFA 2030, marquant le centenaire de la première édition du tournoi, des efforts particuliers seront déployés pour faire en sorte que le tournoi serve de modèle pour les 100 prochaines années. La 24e édition de la Coupe du monde de la FIFA marque le centenaire du plus grand événement footballistique de la planète… Il s’agit notamment pour les pays hôtes de mettre en valeur leurs cultures uniques afin de favoriser la collaboration entre l’Europe, l’Afrique et le reste du monde, tout en veillant à ce que l’événement soit durable, convivial et inclusif pour les supporters de tous âges et de tous horizons, ajoute le communiqué de la FRMF.
Lors de la signature de l’accord de candidature, Fernando Gomes, président de la Fédération portugaise de football, est revenu sur le parcours de la candidature jusqu’à présent : « La signature de l’Accord de candidature de la FIFA aujourd’hui représente un moment historique pour nos Fédérations et pour le football dans nos trois pays. Aujourd’hui, nous célébrons tous ceux qui ont rendu ce moment possible, et à partir de demain, nous travaillons à l’élaboration d’une candidature et d’un plan de tournoi qui impressionneront les fans de football du monde entier et à l’organisation d’un tournoi qui sera une nouvelle expérience unique pour tous les fans de football dans le monde entier. »
Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, a ajouté : « Grâce à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste, le football au Maroc se développe comme jamais auparavant, depuis la base jusqu’à nos équipes nationales. Unir nos forces à celles du Portugal et de l’Espagne pour créer une Coupe du monde de la FIFA qui sera révolutionnaire et qui marquera à jamais l’histoire du football mondial. Ensemble, nous allons écrire l’histoire. La première Coupe du monde de la FIFA masculine transcontinentale. La première à être organisée dans deux continents et trois pays. Et seulement la deuxième sur l’ensemble du continent africain. Notre impact peut être phénoménal car notre coupe du monde 2030 sera un évènement footballistique qui marquera un nouveau tournant. »
Pedro Rocha, président de la Fédération royale espagnole, a déclaré : « Nous sommes très reconnaissants de la confiance que la FIFA a témoigné quant à notre vision jusqu’à présent. Nous sommes honorés par la reconnaissance dont nous a témoigné jusqu’à présent la FIFA et nous avons hâte de travailler ensemble dès les prochains mois. Nous sommes conscients de la responsabilité considérable qui accompagne l’organisation d’une coupe du monde de football et nous en mesurons d’ores et déjà toute la portée. Trois pays accueilleront cette Coupe du monde de la FIFA 2030, mais son héritage sera ressenti partout. »
L’attribution de la Coupe du Monde 2030 euphorise la Bourse de Casablanca
A la clôture du marché lors de la séance du 5 octobre, le MASI affichait une progression jamais vue depuis des années à 5,08% au-delà des 12.250 points. Une croissance euphorique portée par les anticipations de la bonne dynamique qui devrait suivre à la suite de l’annonce de l’attribution de la Coupe du Monde 2030 (CDM 2030) au groupe Maroc-Portugal-Espagne.
Dans le sillage de ce newsflow favorable, un volume de 441 MDH sur le marché central a été échangé, porté principalement par Attijariwafa Bank avec 86,6 MDH.
Contactée, une source du marché explique que l’annonce d’hier concernant la Coupe du Monde 2030 a suscité une vague d’optimisme et une vision favorable pour le pays et pour la place.
« Ce qui est important, c’est l’optimisme et le regard vers l’avant que [cette attribution] va générer pour les investisseurs et la place économique. Cela signifie qu’il va y avoir des investissements, des crédits bancaires, une politique de relance, du marketing pour l’image du Maroc ; des éléments bénéfiques pour le tourisme, le BTP et l’immobilier », explique notre interlocuteur.
Autant d’atouts qui vont inciter les investisseurs à avoir confiance en l’avenir, notamment sur certains secteurs qui porteront les investissements de demain. « Cet optimisme provoquera la relance. Les gens auront plus confiance en la demande future. Le tourisme, les cimenteries, les immobilières et les banques en bénéficieront ; en somme, la place financière dans son ensemble », poursuit notre source.
Mais l’euphorie durera-t-elle ? Pour l’heure, impossible de le savoir. Le marché réagit avec émotion à la nouvelle. Cependant, pour notre expert, le bon newsflow devra se formaliser par des résultats. « La hausse aura lieu et peut-être qu’une stagnation sera observée a posteriori mais une baisse semble peu probable. Il n’y a pas de raison. Il y a une vision à l’horizon 2030 et cette dernière est haussière. Donc, il faut que les résultats suivent et que l’optimisme se matérialise. De plus, si l’on poursuit avec une inflation de mieux en mieux maîtrisée, cela devrait alors être de bon augure », conclut notre source.