Au Congrès américain, une résolution en hommage à l’alliance historique entre le Maroc et les Etats-Unis

Intitulée: « Reconnaissant l’amitié de longue date entre le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique », la résolution a été introduite à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants par les congressmen républicain, Joe Wilson et démocrate, Bradley Schneider.

Le texte consacre l’engagement bipartisan à Washington en faveur du renforcement de l’alliance « historique et stratégique » entre les deux pays, de même qu’il reconnaît le rôle du Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, en faveur de la paix et de la stabilité régionales.

« Considérant que le 1er décembre 2027 marquera le 250e anniversaire de la reconnaissance des États-Unis d’Amérique par le Royaume du Maroc, premier pays à l’avoir fait, marquant ainsi une étape importante dans l’une des relations diplomatiques les plus anciennes de l’histoire des États-Unis », lit-on dans le préambule de la résolution, qui rappelle que, le 18 juillet 1787, les États-Unis ont ratifié le Traité de paix et d’amitié établissant des relations diplomatiques et commerciales officielles entre les États-Unis et le Maroc.

La résolution rappelle en outre que ce Traité « demeure la plus longue relation diplomatique ininterrompue de l’histoire des États-Unis », que le Maroc a « historiquement favorisé la coexistence religieuse, notamment en protégeant les communautés juives, et s’est engagé dans le dialogue interreligieux », et que les communautés maroco-américaines contribuent à la diversité culturelle des États-Unis.

Tout en soulignant que les deux alliés ont bâti un partenariat « multiforme fondé sur des intérêts stratégiques, économiques et culturels communs », la résolution soumise au Congrès relève que le Maroc « demeure le seul pays africain à avoir conclu un accord de libre-échange (ALE) avec les États-Unis et que, depuis la promulgation de cet accord en 2006, les échanges agricoles bilatéraux se sont développés ».

Les auteurs de la résolution mettent aussi en avant la coopération bilatérale « étroite » en matière de sécurité régionale, de lutte contre le terrorisme et de coordination militaire, ainsi que dans les domaines de la non-prolifération nucléaire, de la lutte contre le trafic d’armes illicites et du renforcement des initiatives de sécurité régionale.

Mettant en exergue le rôle du Maroc en faveur de la stabilité régionale, dans le cadre notamment des accords d’Abraham, ainsi que la densité des relations maroco-américaines dans les domaines culturel, éducatif et humanitaire, la résolution affirme l’importance de ces relations pour la promotion des intérêts économiques et sécuritaires mutuels et « salue l’engagement du Maroc dans la diplomatie régionale, notamment sa participation aux accords d’Abraham ».

La résolution soumise au Congrès encourage la poursuite de la coopération entre les États-Unis et le Maroc dans les domaines du commerce, de la sécurité, de la transformation numérique et de l’action humanitaire, reconnaissant les opportunités et les défis communs au sein du partenariat, de même qu’elle soutient les efforts visant à commémorer cette étape importante à l’horizon 2027, à la hauteur de l’importance historique et stratégique de l’alliance entre les deux pays.

Une liaison aérienne directe Marrakech-Atlanta dès octobre 2025

Ce vol est la deuxième liaison directe mise en place entre les États-Unis et le Maroc en l’espace de deux ans, rappelle l’Office national marocain du tourisme (ONMT), dans un communiqué.

Prévue à partir d’octobre 2025, la ligne Atlanta-Marrakech sera opérée en Boeing 767-400 de 238 sièges, à raison de trois fréquences hebdomadaires.

L’accord stratégique entre l’ONMT et la compagnie aérienne américaine Delta Air Lines pour le lancement de cette ligne permettra ainsi de drainer un flux important de voyageurs vers le Maroc, contribuant à la croissance du tourisme et au développement des échanges entre les deux pays.

Il s’agit de la première liaison point-à-point de la compagnie aérienne américaine Delta Air Lines vers le Maroc et plus largement l’Afrique du Nord.

Avec cette nouvelle route aérienne, l’ONMT aura réussi à connecter Marrakech à 3 grands hubs nord-américains : Montréal avec Air Transat, New York avec United Airlines et Atlanta avec Delta Air Lines. Cette nouvelle ligne directe vient également enrichir l’offre existante au départ des Etats-Unis sur le Maroc, à savoir les trois lignes opérées par Royal Air Maroc de New York, Washington et Miami vers Casablanca.

Le renforcement des liaisons aériennes entre les Etats-Unis et le Maroc permettra de consolider le positionnement de la destination Maroc sur ce marché qui représente près de 125 millions de voyageurs. Les Américains étant très attachés aux compagnies nationales et leurs programmes de fidélité influencent énormément le choix d’une destination.

A rappeler qu’en 2024, 402.377 touristes américains ont visité le Maroc (soit +7% que 2023) et rien que pour le mois de janvier 2025, ces arrivées étaient de 26.777 (soit +31% que 2024). L’objectif à terme étant de franchir le cap du million de touristes américains.

JO 2024. Maroc-États-Unis : les clés du match

Ce vendredi 2 août (14 h), le Maroc tentera de réaliser l’exploit inédit d’atteindre les demi-finales du tournoi de football des Jeux olympiques 2024. Cependant, Achraf Hakimi et ses coéquipiers auront fort à faire face aux États-Unis, sur la pelouse du Parc des Princes à Paris.

Le joueur du Paris Saint-Germain aura à cœur de briller dans son jardin. Il sera capitaine d’un onze classique, où l’on retrouvera Munir El Kajoui dans les cages. Grâce à ses parades décisives, le portier marocain a été l’un des artisans de la qualification du Maroc. Son expérience est tout aussi précieuse. Le nouveau gardien de la Renaissance Sportive de Berkane (RSB) commande de main de maître un quatuor défensif qui a peu de vécu.

Cet attelage composé d’Achraf Hakimi, de Oussama El Azzouzi (habituel milieu défensif), de Mehdi Boukamir (20 ans) et de Zakaria El Ouhadi (un droitier à gauche) a globalement donné satisfaction. Amir Richardson et Oussama Targhaline ne sont pas étrangers à la solidité défensive du onze national. Ils n’ont certes pas su maintenir l’équilibre du bloc équipe lors de la défaite face à l’Ukraine (2-1), mais leur capacité à annihiler les contres adverses a été prépondérante face à l’Argentine et à l’Irak.

Cette notion d’équilibre est primordiale car le Maroc aligne quatre joueurs à vocation offensive. Bilal El Khannouss a pour mission de maintenir le lien entre les milieux de terrain défensifs et les attaquants. Omniprésent dans la création, il est impliqué dans quasiment tous les buts inscrits par son équipe. 

Sa capacité à apporter le surnombre sur les côtés est utile aux ailiers. Que ce soit Ilias Akhomach ou Abdessamad Ezzalzouli, ils bénéficient souvent d’une solution de passe grâce à Bilal El Khannouss. La présence du milieu de terrain leur permet également de se retrouver dans des situations de un contre un pour créer des déséquilibres, dont profite in fine Soufiane Rahimi.

Malgré une blessure à la cheville contractée face à l’Ukraine, l’avant-centre d’Al-Aïn (Émirats arabes unis) a serré les dents pour tenir sa place lors du dernier match, inscrivant au passage son quatrième but pour prendre seul la tête du classement des buteurs. Il sera donc encore plus attendu, aussi bien par les supporters que par les adversaires.

Si l’identité des onze joueurs sélectionnés par Tarik Sektioui fait peu de doute, l’incertitude demeure quant à leur capacité de récupération. En raison d’une préparation imparfaite, le sélectionneur a dû effectuer 13 remplacements en cours de match lors de la phase de groupes, afin de mieux gérer les formes disparates de ses hommes, qui disputeront leur quatrième rencontre en dix jours. Ce choix s’avère judicieux face à une sélection américaine dont les attaquants mettent à rude épreuve les défenses adverses.

Des qualités similaires mais des schémas de jeu différents

Le premier quart de finale des JO 2024 s’annonce prometteur. Il mettra aux prises deux équipes d’une grande qualité technique, mais qui exploitent cet atout de manière différente. La principale différence réside au moment de la récupération du ballon. D’un côté, le Maroc privilégie les redoublements de passes dans les petits espaces et les séquences de jeu construites.

De l’autre, les États-Unis favorisent la verticalité. La sélection américaine, qualifiée pour la compétition après avoir remporté le Championnat U-20 de la Concacaf 2022, compte sur des joueurs rapides, capables de se projeter rapidement dans le dos des défenses adverses.

Ce constat est corroboré par trois statistiques :

– 43% de possession en moyenne (15e du tournoi) ;

– 38 passes longues par match (6e) ; 

– 10 hors jeu (2e). 

Après un an et demi aux commandes des U-19 américains, Marko Mitrović a été promu à la tête de la sélection olympique en septembre 2023. Pour exploiter au mieux la vitesse de ses attaquants, le Serbe structure son équipe en 4-3-3, qui se transforme en 4-1-4-1 en phase défensive.

Ce schéma de jeu permet de maximiser le potentiel offensif des couloirs, avec deux ailiers très offensifs. Contrairement à d’autres équipes qui utilisent ce système pour la possession, la stratégie américaine privilégie les transitions rapides et verticales. La capacité du bloc marocain à éviter les situations de déséquilibre après une perte de balle sera cruciale.

Les déplacements coordonnés des attaquants ouvrent des espaces dans les défenses adverses.
Les latéraux marocains devront constamment être vigilants aux déplacements dans leur dos.

Les latéraux devront être particulièrement vigilants, tant sur les passes en profondeur que sur les centres au second poteau. En phase de possession, les Lionceaux de l’Atlas devront se montrer habiles pour sortir du pressing américain en effectuant des passes vers l’avant. Lorsque le Maroc perd le ballon haut sur le terrain, les joueurs américains cherchent à le récupérer rapidement, mais se replient en bloc médian en cas d’échec.

Sur cette situation de jeu, six joueurs américains ont été éliminés en une seule passe.

Les Marocains devront trouver des solutions pour faire face au pressing adverse et tenter des contre-attaques avant que la défense américaine ne se restructure. Une première relance efficace peut permettre d’éliminer plusieurs joueurs américains. Par séquences, leur animation défensive repose sur un seul milieu reculé. Lorsque les milieux relayeurs sont plus haut, ce milieu défensif peut se retrouver démuni face aux grands espaces à couvrir.

Dans ce contexte, Soufiane Rahimi aura un rôle clé à jouer. Il devra varier ses actions offensives, en demandant le ballon dans les pieds ou en prenant la profondeur. Au-delà des aspects tactiques et physiques, le sort du match dépendra aussi de la détermination des Marocains à ne jamais lâcher et à croire en leurs chances jusqu’au bout.

JO 2024. Maroc-Etats-Unis : à quelle heure et sur quelles chaînes

La rencontre sera retransmise en direct à partir de 14 h sur les chaînes Al Aoula, Arryadia ainsi que Bein et Eurosport 5.

En cas de victoire face aux Etats-Unis en quart de finale, les Lionceaux de l’Atlas réaliseront un exploit inédit en se hissant pour la première fois de leur histoire au dernier carré du tournoi olympique masculin de football.

En sept participations aux Jeux olympiques, seule l’édition Munich-1972 a vu le Maroc se qualifier en quart de finale, contre une élimination dès le 1er tour lors des éditions 1964, 1984, 1992, 2000, 2004 et 2012.

Contre la sélection olympique américaine, un adversaire coriace qui a empoché son billet pour les quarts de finale en décrochant une large victoire face à la Guinée par 3 buts à 0 pour se classer à la deuxième place du groupe A avec 6 points, l’équipe du Maroc sera appelée à se montrer sous son meilleur jour pour l’emporter et se rapprocher un peu plus d’une médaille olympique historique.

Le Maroc et les États-Unis lancent le Groupe des amis sur l’IA

Le lancement de ce Groupe, qui a tenu sa première réunion au niveau des ambassadeurs au siège de la Mission des Etats-Unis dans la métropole américaine, succède à l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la première résolution onusienne sur l’IA initialement co-parrainée par le Maroc et les Etats-Unis, ainsi que par 123 Etats membres jusqu’au jour de son adoption.

Cette résolution historique définit un consensus mondial sur l’Intelligence artificielle pour soutenir le développement durable.

Intervenant à cette occasion, Omar Hilale a souligné la nécessité de capitaliser sur le momentum créé par la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU afin de lancer une plateforme permettant aux pays de galvaniser les efforts en matière de coopération numérique, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle.

Il s’agit d’une initiative pour discuter des objectifs communs et des contributions possibles à travers ce Groupe ainsi que des promesses qu’offre le domaine de l’intelligence artificielle et son incidence sur le développement durable dans toutes ses dimensions, a relevé l’ambassadeur.

« Si elle est utilisée de manière efficace et éthique, l’IA s’avère être un moteur qui peut contribuer à faire progresser le développement, et même à accélérer la mise en œuvre des ODD », a encore expliqué Omar Hilale.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a en outre indiqué que les pays du Sud, notamment africains, ont besoin de tous les outils, y compris l’IA, pour les aider à accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

De son côté, l’ambassadeur représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’ONU a salué le partenariat entre le Maroc et son pays, ainsi que le rôle de leadership que le Royaume a joué dans le cadre des efforts ayant abouti au lancement de ce Groupe des amis.

Ce Groupe des Amis comptera sur l’appui institutionnel de l’UNESCO et de l’Union internationale des communications (ITU) basés respectivement à Paris et à Genève et qui assurent ensemble, la co-présidence du groupe de travail du système des Nations-Unies sur l’intelligence artificielle.

(Avec MAP)

Feuille de route de coopération militaire entre le Maroc et les Etats-Unis

Au terme de la deuxième réunion de travail du Comité consultatif de défense (DCC) maroco-américain au siège de l’état-major général des Forces armées royales (FAR), il a également été procédé à la remise de décorations, décernées par le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’état-major général des FAR, à trois officiers américains en guise de reconnaissance de leurs efforts pour le développement et la promotion de la coopération militaire maroco-américaine.

Il s’agit du général de division Daniel Boyack, commandant la garde nationale de l’État de l’Utah, du lieutenant-colonel Teremura Shamel, chef du bureau de la coopération à la sécurité « OSC » près l’ambassade américaine à Rabat, et du commandant Christopher Tarbet, du bureau de la coopération à la sécurité « OSC » près l’ambassade américaine à Rabat, chargé des affaires bilatérales.

En exécution des instructions royales relatives à la tenue de la 13e Session du DCC, le général de corps d’armée, inspecteur général des FAR et commandant la zone Sud, a reçu, le lundi 20 mai, au siège de l’état-major général des FAR, la secrétaire américaine adjointe à la défense pour les affaires sécuritaires internationales, Celeste Wallander, accompagnée de l’attaché de défense américain accrédité au Maroc, à la tête d’une importante délégation militaire, en visite de travail au Maroc du 17 au 22 mai.

La réunion du DCC constitue une plateforme de dialogue stratégique où sont discutées les questions cruciales de la sécurité régionale, et où sont tracées les grandes lignes du plan d’action futur avec l’Africom et la garde nationale de l’État de l’Utah, ainsi que les projets de développement des capacités gérées par l’Agence de la coopération à la sécurité de défense (DSCA).

La coopération militaire maroco-américaine est régie par des accords, des mémorandums d’entente et des arrangements techniques bilatéraux, qui précisent les modalités d’exécution de la coopération.

(Avec MAP)

Produits alimentaires. Le SIAL Canada, témoin des ambitions marocaines à l’export

MONTRÉAL. Près d’un an après avoir été l’invité d’honneur du Summer Fancy Food Show à New York, la gastronomie marocaine rayonne à nouveau sur le continent nord-américain à l’occasion du Salon international de l’alimentation au Canada (SIAL), organisé du mercredi 15 au vendredi 17 mai au Palais des congrès de Montréal.

Le SIAL a pour vocation de façonner l’avenir de l’alimentation. Et le Maroc compte bien obtenir sa part du gâteau, même au-delà du Canada. « C’est un salon qui aura un impact sur l’ensemble du marché nord-américain« , assure Ghita El Ghorfi, directrice générale de Morocco Foodex, l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations.

Catalyseur des affaires agroalimentaires, cet événement rassemble plus de 1.000 exposants internationaux venus de 44 pays avec pour objectif principal de séduire quelques-uns des 20.000 visiteurs professionnels qui circulent entre les allées et les stands, en quête de juteuses opportunités commerciales.

Idéalement situé pour attirer un maximum de clients potentiels, le pavillon du Maroc (223 m²) regroupe 18 exportateurs issus de différentes filières, allant des grandes entreprises de biscuiteries pour qui cela n’a quasiment plus de secrets, aux petites structures familiales naissantes mais qui ont de grandes ambitions.

Pour tous ces acteurs, le SIAL est considéré comme une aubaine en vue de renforcer ou de créer un attrait pour leurs produits, en surfant sur la dynamique commerciale qui lie le Royaume au Canada. « Cette présence souligne l’engagement du Maroc à favoriser les relations commerciales mondiales, à partager ses produits alimentaires innovants et à renforcer l’attrait international de ses saveurs », confirme Tony Melis, directeur général du SIAL Canada.

Inauguration du pavillon marocain au SIAL. De gauche à droite : Nicolas Trentesaux, directeur général du SIAL Network ; André Lamontagne, ministre québécois de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation ; Ghita El Ghorfi, directrice générale de Morocco Foodex ; Souriya Otmani, ambassadrice du Maroc au Canada ; Tony Melis, directeur général du SIAL Canada.

4e partenaire économique et commercial du Canada en Afrique

Le Maroc est le 4e partenaire économique et commercial du Canada en Afrique, avec un volume d’échanges qui s’élève à plus de 1,4 milliard de dollars canadiens par an (10,2 MMDH). « La valeur des exportations marocaines agroalimentaires vers le Canada a dépassé les 3 millions de dollars (21,8 MDH), marquant une hausse notable de 47% par rapport à la période précédant la pandémie de Covid-19″, assure Souriya Otmani, ambassadrice du Maroc au Canada.

Outre les 80.000 tonnes d’agrumes (clémentines et mandarines) exportées chaque année vers le Canada, « nous souhaitons également promouvoir d’autres produits agricoles, que ce soit des produits frais, en conserve, de l’huile d’olive de table ou encore des produits de la mer qui sont peu présents sur le marché canadien », explique la directrice générale de Morocco Foodex.

Dans cette optique, une bonne connaissance du marché cible est indispensable, surtout au regard de ses spécificités. « Le marché canadien est unique », souligne notre interlocutrice. « Beaucoup de nos produits sont distribués dans des chaînes de distribution communautaires marocaines. Nous souhaitons élargir nos circuits de distribution pour atteindre tous les consommateurs canadiens et non canadiens. »

Selon le dernier recensement en date, la diaspora marocaine au Canada se chiffre à près de 104.000 personnes. « Les statistiques du Maroc indiquent que sa diaspora se situe davantage autour de 300.000 personnes« , précise le gouvernement du Canada. En raison de la barrière linguistique, la principale province d’accueil de ces ressortissants demeure le Québec, en particulier la région de Montréal.

Établir durablement une image de marque

Ces caractéristiques nécessitent des mesures d’accompagnement ciblées. En plus de la présence remarquée du Royaume lors de cet événement, qui offre une visibilité aux produits marocains savoureux,  il s’agira également d’organiser des voyages d’affaires pour les investisseurs canadiens au Maroc afin qu’ils soient convaincus de la qualité et des normes de production et de transformation pratiquées dans le pays.

D’ailleurs, suite à une visite dans le Souss, André Lamontagne, ministre québécois de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation, s’est dit impressionné par le processus de production d’huile d’argan et par la mobilisation communautaire engendrée par cette activité, d’une importance socio-économique cruciale.

En somme, la stratégie de Morocco Foodex représente autant un défi que l’opportunité d’établir durablement une image de marque afin de créer des débouchés supplémentaires pour les producteurs et exportateurs agroalimentaires marocains. « C’est une mission de longue haleine. Il faut capitaliser sur des événements comme le SIAL pour se faire connaître afin d’obtenir des résultats tangibles dans quelques années », conclut Ghita El Ghorfi.

L’ambassadeur marocain à Washington s’entretient avec la secrétaire d’Etat adjointe américaine pour le Proche-Orient

Au cours de cette première réunion de travail, tenue en présence de leurs équipes respectives, les deux responsables se sont félicités de l’excellence des relations séculaires et multiformes unissant le Maroc et les Etats-Unis, et ont discuté des voies et moyens d’œuvrer à leur approfondissement et à leur diversification.

L’accent a été mis sur l’importance de capitaliser sur les acquis existants et d’explorer des mécanismes de coopération innovants, à même de répondre à l’ambition commune d’un dialogue politique et d’un partenariat stratégique renforcés.

Les échanges entre les deux parties ont en outre porté sur des questions régionales et internationales et ont permis de dégager une large convergence de vues mettant en exergue la volonté des deux pays d’approfondir leur action conjointe en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique et au Moyen-Orient.

De même, la discussion a porté sur l’identification de synergies pouvant valoriser leurs initiatives en faveur de thématiques globales d’intérêt commun et de la promotion d’une prospérité partagée.

(Avec MAP)

Trois fossiles de dinosaures restitués au Maroc par les États-Unis

Dans le cadre de cette rencontre présidée par le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohammed Mehdi Bensaïd, en présence notamment de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Puneet Talwar, au terme d’un séminaire de formation d’experts en restitution de fossiles, le Maroc s’est vu restituer un crâne intégral de Mesosuraus originaire de la région de Oued Zem-Khouribga, la partie antérieure des mâchoires supérieures gauche et droite d’un Basilosaurid Cetatean originaire de Khouribga, et un cétacé-vertèbre supposé provenir d’une baleine Saghacetus.

Dans une allocution de circonstance, M. Bensaïd a rappelé la restitution par les États-Unis, il y a plus d’un an, d’un crâne fossile de crocodile. Cette nouvelle restitution s’inscrit dans le cadre du mémorandum d’entente signé entre le Maroc et les États-Unis en janvier 2020, afin de lutter contre le trafic illicite des biens culturels.

(Avec MAP)

Le sous-secrétaire adjoint US Joshua Harris est arrivé au Maroc

Le sous-secrétaire d’Etat adjoint tiendra des réunions avec des responsables du gouvernement marocain, notamment le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Ils discuteront de la promotion de la paix et de la sécurité dans la région, indique le département américain chargé des Affaires du Proche-Orient dans un tweet.

Le même département avait annoncé une tournée de Joshua Harris au Maroc et en Algérie, afin de « mener des consultations sur la sécurité régionale et réaffirmer le plein soutien des États-Unis au processus politique des Nations unies pour le Sahara ».

À Washington, Bourita s’entretient avec des responsables de la Maison-Blanche

Les discussions ont porté notamment sur les moyens d’approfondir et de diversifier davantage le partenariat stratégique entre les Etats-Unis et le Maroc, pour une alliance plus forte et sans cesse renouvelée entre les deux pays, annonce un communiqué du ministère.

Les entretiens ont également été l’occasion d’aborder des questions régionales et internationales d’intérêt commun, où le Maroc et les Etats-Unis œuvrent en faveur de la paix, de la stabilité et de la prospérité, notamment au Moyen-Orient et en Afrique, conclut la même source.

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