À la Mosquée Hassan II de Libreville, l’ambassadeur du Maroc accompagne le président de la transition gabonaise

Le Président de la Transition au Gabon, le général Brice Oligui Nguema, a reçu, le mardi 4 mars, les responsables du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon ainsi que l’ambassadeur du Maroc, Abdellah Sbihi. Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État gabonais de témoigner sa solidarité à la communauté musulmane en ce mois de Ramadan, indique un communiqué de la présidence.

À l’issue de cet entretien, le président gabonais s’est rendu à la Mosquée Hassan II de Libreville, accompagné de l’ambassadeur du Maroc, où il a pris part à la prière du Maghreb, marquant ainsi la rupture du jeûne aux côtés de la communauté musulmane.

Attijariwafa bank, un acteur clé du succès du rachat anticipé de l’Eurobond 2025 du Gabon

La République gabonaise a réalisé une opération historique en novembre, marquée par le rachat anticipé de près de 50% de son Eurobond 2025.

Soutenu par l’Union gabonaise de banque (UGB), filiale du groupe Attijariwafa bank au Gabon, par sa maison mère au Maroc, ainsi que par des partenaires financiers locaux et internationaux, l’État gabonais a mené à bien le rachat de 290 millions USD de dette extérieure sous forme d’Eurobond.

Le financement de cette opération a été assuré par des émissions obligataires sur le marché sous-régional, structurées à travers deux opérations de syndication domestiques pilotées par l’UGB et des banques partenaires panafricaines.

Grâce à cette approche innovante, une partie de la dette extérieure libellée en dollars a été convertie en dette intérieure en francs CFA, renforçant ainsi la stabilité financière du Gabon.

Le secrétaire général du gouvernement s’entretient avec son homologue gabonais

Cette rencontre a été l’occasion de passer en revue un certain nombre de questions d’intérêt commun, à même de contribuer à la dynamisation et au renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération qui caractérisent les relations séculaires entre le Maroc et le Gabon.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cet entretien, Abdul Razzaq Kambogo a indiqué que cette entrevue a porté également sur un certain nombre de sujets s’inscrivant dans le domaine d’activité du Secrétariat général du gouvernement, notamment la coordination de l’action gouvernementale.

Le responsable gabonais, qui a rappelé que son pays traverse une phase de transition à la suite de l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution, a affirmé que son département sera appelé à suivre l’adoption des différents textes d’application et de mise en œuvre de la Loi fondamentale, d’où l’intérêt de tirer profit de l’expérience marocaine en la matière.

Saluant l’expérience du Royaume dans le domaine de la production normative, le responsable gabonais a fait savoir qu’il a été convenu, lors de cette rencontre, d’échanger les expériences en matière d’élaboration, d’adoption et de diffusion des textes législatifs et réglementaires.

Can 2025. Le Maroc l’emporte au Gabon (5-1), malgré des lacunes en transition

L’explosion de joie du sélectionneur national Walid Regragui, accompagné de l’ensemble de son banc, sur le magnifique but inscrit par Ismael Saibari dans les arrêts de jeu face au Gabon contraste avec l’inquiétude qui se lisait sur son visage lors du premier quart d’heure de la rencontre.

Car avant de battre largement les Panthères à Franceville (5-1), le vendredi 15 novembre, lors de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions de l’Atlas ont rapidement été menés sur un modèle de contre, conclu par Denis Bouanga (4’).

Le ballon enroulé de l’ailier du Los Angeles FC n’a laissé aucune chance à Yassine Bounou, qui s’était pourtant étendu de tout son long (17’). Une ouverture du score logique au vu de l’entame fébrile des Marocains. La soirée commençait mal pour les hommes de Walid Regragui. 

Mais heureusement, au quart d’heure de jeu, Jamal Harkass s’est élevé au-dessus de la défense gabonaise, pour placer une tête à la réception d’un coup franc parfaitement botté par Achraf Hakimi. Une égalisation qui a coupé l’herbe sous les pieds des Panthères. Elle a également eu le mérite de réveiller les Lions de l’Atlas. 

Quelques minutes plus tard, Brahim Diaz signa un doublé en trois minutes. Tel un renard des surfaces, il a été le plus prompt pour reprendre deux ballons au second poteau à la suite deux corners (20’ et 23’). A ce moment du match, l’équipe nationale affichait une meilleure maîtrise de la rencontre. 

Même si juste avant le retour des vestiaires, les Gabonais ont mis à contribution par deux fois Yassine Bounou. D’abord par l’intermédiaire de Guelor Kanga sur une frappe des 30m (43’). Puis sur un tir puissant de Pierre Emerick Aubameyang (45’+3). Aux antipodes de la première mi-temps qui fut plaisante et intense, le second acte fut beaucoup moins passionnant.

L’intervention des entraîneurs dans les vestiaires a clairement mis un frein aux velléités offensives des joueurs, tant il y avait des boulevards en défense, de part et d’autre lors des 45 premières minutes. Les deux équipes ont resserré les lignes et sont parues mieux équilibrées qu’en début de match. Il a fallu attendre l’entrée de Ismail Saibari pour que Youssef En-Neysiri inscrive le 4e but du match, son deuxième de la compétition, sur un centre à ras de terre. Mais le meilleur était encore à venir. 

Le premier but avec les A du milieu offensif du PSV Eindhoven restera gravé dans les mémoires. Positionné au niveau du poteau de corner, il s’est débarrassé de son adversaire d’un sublime dribble plein de dextérité, avant de s’enfoncer dans la surface de réparation et de mystifier d’un tir puissant Loyce Mbaba. 

Un repli défensif qui laisse à désirer 

Le score au tableau d’affichage ne doit pas occulter les dix premières minutes qui ont confirmé les lacunes que traîne l’équipe nationale depuis la dernière CAN : pertes de balles dangereuses, pressing désordonné et repli défensif insuffisant des attaquants. Les conditions météorologiques n’ont joué aucun rôle dans les difficultés rencontrées par les hommes de Walid Regragui, car elles étaient idéales dans le Sud-est du Gabon. C’est plutôt le manque d’effort à la perte du ballon qui a causé des tourments aux Lions de l’Atlas. 

Pourtant, les intentions de départ étaient louables. Aligné dans un système en 4-3-3 (4-1-4-1 en phase défensive) qui se déformait au gré des mouvements et permutations des attaquants, le Onze national a d’emblée décidé de prendre à la gorge son adversaire, en le pressant très haut. Une stratégie qui n’a pas porté ses fruits.  

Les joueurs de l’équipe nationale ont exercé une pression intense sur leurs adversaires dès le coup d’envoi du match.

Car avant l’égalisation que Jamal Harkass, l’EN a encore une fois laissé trop d’espace entre ses lignes aux attaquants Gabonais et a perdu des ballons très dangereux dans sa propre moitié de terrain. Partis, pieds au plancher, les Gabonais ont rapidement mis en danger la défense marocaine, suite à une mésentente entre Achraf Hakimi et Jamal Harkass qui aboutit à un tir de Denis Bouanga au-dessus des cages de Yassine Bounou (3’). 

Mais au-delà des approximations techniques, c’est le manque de compacité du bloc équipe qui interroge. Au même titre que le repli en dilettante des joueurs offensifs. En atteste le but encaissé par Yassine Bounou. Au départ de l’action, il y avait six Marocains dans le camp adverse. 

L’objectif était de récupérer rapidement le ballon assez haut pour exploiter la désorganisation de la défense adverse. Or, le pressing a été inopérant. Pis, Abdessamad Ezzalzouli et Brahim Diaz ont accusé dès le début de l’action un retard qu’ils n’ont jamais réussi à combler. 

La responsabilité de Brahim Diaz et Abdessamad Ezzalzouli est engagée sur l’ouverture du score adverse

Aspiré par l’appel de Jim Allevinah, Noussair Mazraoui a laissé un grand espace dans son dos. Une opportunité que n’a pas manqué d’exploiter Anthony Oyono qui a échappé à la vigilance de Abdessamad Ezzalzouli. Mais si l’arrière droit du Gabon a eu le temps de servir Guelor Kanga dans l’axe, c’est aussi en raison d’un marquage approximatif de Brahim Diaz. 

Le Madrilène n’est pas revenu à temps pour empêcher le milieu de terrain gabonais de basculer le jeu vers la gauche, où Denis Bouanga a décoché un tir imparable, qui a failli être contré par Brahim Diaz, si ce dernier y avait mis un peu plus de conviction. En somme, c’est une équipe en confiance qui s’est imposée face au Gabon avec des certitudes, mais aussi de petites failles qu’il faudra gommer au plus vite. Car désormais, les prochains adversaires des Lions de l’Atlas n’hésiteront pas à en tirer avantage.

Maroc-Gabon : à quelle heure et sur quelles chaînes

Cette rencontre sera diffusée à partir de 20 h sur BeIN Sport HD 2 et BeIN Sport 5 FR HD.

Le Gabon, qui occupe la deuxième place avec sept points, s’est qualifié pour la CAN 2025, profitant de la victoire du Lesotho jeudi sur la République centrafricaine (1-0).

La sélection nationale affrontera le lundi 18 novembre à Oujda le Lesotho pour le compte de la sixième et dernière journée des éliminatoires.

Rappelons que la Coupe d’Afrique des nations 2025 aura lieu au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

Walid Regragui : « Hakim Ziyech a besoin de retrouver sa meilleure forme »

Le Maroc se rendra au Gabon à Franceville avant de recevoir le Lesotho à Oujda, les vendredi 15 et lundi 18 novembre. Ces rencontres, qui s’inscrivent dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2026, sonnent également la fin des fenêtres internationales pour l’année 2024.

En prévision de ces rendez-vous anecdotiques sur le plan comptable, mais d’une importance cruciale en vue de la préparation à la CAN 2025, le sélectionneur national a convoqué 26 joueurs le jeudi 7 novembre. Entre-temps, deux nouveaux joueurs ont été appelés pour pallier les forfaits de Ilias Akhomach et Amir Richardson.

Avant de s’envoler vers le Gabon, le sélectionneur national Walid Regragui a tenu une conférence de presse, mardi 12 novembre, dans l’amphithéâtre du Complexe Mohammed VI de football, à Salé. L’occasion d’expliquer ses choix, qui ont encore une fois alimenté les débats. À commencer par l’absence de Hakim Ziyech pour le deuxième rassemblement d’affilée. « Hakim a très peu joué ces dernières semaines. Il doit retrouver sa meilleure forme avant de revenir », a souligné le sélectionneur.

L’attaquant du club turc de Galatasaray a disputé sept matchs depuis le début de la saison (281 minutes). Il n’a été titulaire qu’à une seule reprise. Alors que par le passé plusieurs joueurs ont été convoqués en n’ayant pas plus de minutes de jeu dans les jambes, le choix du sélectionneur a été conditionné par la profusion de talents sur la droite de l’attaque des Lions de l’Atlas. 

« La concurrence est plus importante à ce poste. Donc j’ai davantage le choix de ne pas convoquer les joueurs qui manquent de temps de jeu », a-t-il poursuivi. Cela dit, il semble que dans l’esprit de Walid Regragui, Hakim Ziyech n’est plus une solution évidente. Pour suppléer Ilias Akhomach, gravement blessé au genou, il a appelé Zakaria Aboukhlal.

L’attaquant du club toulousain est dans une forme éclatante, après avoir été éloigné des terrains pendant plusieurs mois à la suite d’une rupture des ligaments croisés. « Zakaria mérite amplement sa convocation », a affirmé Walid Regragui. Le natif de Rotterdam (Pays-Bas) a inscrit quatre buts et a offert deux passes décisives lors des cinq derniers matchs de son équipe.

Le milieu de terrain de la Fiorentina, Amir Richardson, a également dû déclarer forfait, au même titre que Omar Sahraoui. « Nous avons pris cette décision par précaution, car ils n’étaient pas totalement aptes pour être sur le terrain », a assuré M. Regragui. Mais seul Richardson a été remplacé par Reda Belahyane, le milieu central de l’Hellas Vérone.

Adam Masina en défense centrale

Dans environ un an, l’équipe nationale entamera la dernière ligne droite avant de recevoir les plus grandes nations du football africain à l’occasion de la CAN 2025. Mais ce n’est pas pour autant que le sélectionneur ressent une pression particulière. « La pression est toujours présente, quel que soit le match. Il y a un devoir de résultats. On a encore des matchs pour atteindre notre objectif afin d’être prêts pour la CAN 2025 à la maison », a-t-il assuré. Toutefois, le secteur défensif lui donne toujours autant de tourments. 

D’où le retour d’Adam Masina, qui a relancé sa carrière au Torino (Italie). « Adam a changé de poste puisqu’il joue en axe gauche dans une défense centrale à trois. Notre objectif est d’évaluer ses capacités dans une défense à quatre. Et pourquoi pas, à l’avenir, évoluer dans un système à trois défenseurs », a indiqué le sélectionneur.

Néanmoins, dans cette position, Adam Masina n’a pas donné entière satisfaction. 11e du championnat d’Italie, le Torino FC possède la 5e plus mauvaise défense de Série A, ayant encaissé 18 buts en 12 rencontres. Bref, la convocation de Adam Masina interroge autant que celle des quatre gardiens sélectionnés pour ce rassemblement.

« Ce n’est pas la première fois que j’appelle quatre portiers », a rappelé Walid Regragui. « Nous avons deux grands gardiens, Yassine Bounou et Munir El Kajoui, dans un poste où les joueurs ont souvent une carrière assez longue. Je pense qu’ils ont au moins deux ou trois ans devant eux ». 

« Nous avons également appelé deux autres gardiens afin de les évaluer. C’est un chantier pour l’avenir, mais actuellement nous n’avons pas de problème au niveau de ce secteur », a-t-il ajouté. Enfin, en réponse à une question concernant les joueurs binationaux qui n’ont pas encore eu la chance d’être convoqués, le sélectionneur a mis en avant la concurrence de plus en plus importante au sein de l’EN.

« Notre équipe a grandi. Nous avons un très bon effectif. On est dans le top 13 mondial depuis deux ans. Donc, les binationaux qui souhaitent jouer pour le Maroc doivent prendre leur mal en patience, car il y a une forte concurrence. Et si un joueur pense qu’il sera mieux avec un autre pays, il n’y a pas de problème », a-t-il conclu.

Équipe nationale. Les erreurs à éviter pendant la CAN 2025

Malgré l’absence d’enjeu comptable, les deux rencontres disputées par l’équipe nationale lors des 1re et 2e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 ont été riches en enseignements. Pendant cette trêve internationale, le Maroc, déjà qualifié en tant que pays organisateur, a livré deux prestations qui laissent à désirer.

Contre le Lesotho, lundi 9 septembre, les Lions de l’Atlas ont peiné, affichant d’importantes lacunes sur le plan offensif. Ils ne doivent leur salut qu’à une réalisation de Brahim Diaz au bout du temps additionnel. Trois jours plus tôt, face au Gabon, c’est l’animation défensive qui avait failli. L’issue de la rencontre aurait sans doute été différente sans un Yassine Bounou des grands soirs (6 arrêts). 

Conscient des difficultés éprouvées par ses joueurs, Walid Regragui ne s’inquiète pas pour autant. « On peut encore faire des erreurs d’ici la CAN 2025 et prendre des risques, notamment offensifs, même s’ils nous obligent à nous découvrir », a-t-il réitéré plus d’une fois face à la presse.  

Le match contre le Gabon, dont le score xG (buts attendus, ou probabilité de buts) a atteint 4,52, en est un parfait exemple. Après un second visionnage, plusieurs aspects à améliorer ont émergé. Ils se déclinent comme suit :

– Plus de vigilance sur les corners défensifs ; 

– Une meilleure gestion de la profondeur ; 

– Davantage d’intensité dans la récupération du ballon.

Une équipe fébrile sur corner

Alors que c’est une arme efficace pour faire sauter le verrou des blocs défensifs bas, le Maroc est peu efficace sur les coups de pied arrêtés offensifs, notamment les corners. Les joueurs de Walid Regragui ne sont pas non plus intraitables dans leur propre surface de réparation. Le match contre le Gabon a mis en lumière des oublis et un manque de concentration flagrant.

Certes, les Panthères n’en ont pas profité, mais de telles carences défensives pourraient coûter cher à l’avenir. Comme en atteste l’image ci-dessous. Bien qu’ils soient en supériorité numérique dans leur surface de réparation, les coéquipiers de Nayef Aguerd ont trouvé le moyen de concéder une occasion de but nette (14’). 

Les défenseurs marocains sont tous attirés par le ballon. En conséquence, Noussair Mazraoui n’a pas remarqué le joueur adverse dans son dos, dont le coup de tête a frôlé le poteau de Yassine Bounou.

Fautif sur cette action, Noussair Mazraoui a perdu de vue son adversaire direct. Comme ses coéquipiers, le Mancunien avait le regard rivé sur le ballon. De son côté, Abdessamad Ezzalzouli a connu un moment de déconcentration à l’origine du second penalty, permettant au Gabon de réduire le score.

Dans un premier temps, Abdessamad Ezzalzouli était en charge du marquage de Denis Bouanga, mais il a ensuite manqué d’attention.

Bien qu’il ait eu la présence d’esprit de se positionner près du poteau de corner pour défendre contre Denis Bouanga, Ezzalzouli n’a pas été suffisamment attentif au moment de la combinaison des Gabonais. En conséquence, l’ailier marocain n’a pas pu empêcher Bouanga de provoquer un penalty.

L’attaquant gabonais a profité de l’inattention d’Abdessamad Ezzalzouli pour s’infiltrer dans la surface de réparation et obtenir un penalty

Une ligne défensive à coordonner 

Afin de récupérer le ballon le plus haut possible, il est crucial d’avoir un bloc équipe compact avec des distances réduites entre les lignes et les joueurs qui les composent. Cependant, cette stratégie comporte des risques, surtout lorsque les défenseurs n’ont pas l’habitude de jouer ensemble et qu’ils manquent d’automatismes et de repères.

C’était précisément le cas de la charnière centrale Abqar-Aguerd, ainsi que pour Achraf Hakimi, titularisé au poste de latéral droit. Ce dernier a été fautif sur au moins deux actions dangereuses. D’abord pris à défaut dans son dos, il a ensuite perdu un ballon crucial, ce qui a conduit au premier penalty manqué par l’attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang.

L’alignement des trois défenseurs n’est pas optimal. En outre, Achraf Hakimi est en retard.

L’incapacité de l’arrière-garde alignée par Walid Regragui à sécuriser l’espace créé par son positionnement haut est également liée à l’attitude des joueurs offensifs lors de la perte du ballon. En dehors de Hakim Ziyech (3 récupérations hautes) et Abdessamad Ezzalzouli (3), les autres attaquants lancés par le sélectionneur national n’ont pas fait preuve d’un véritable engagement pour reprendre possession du ballon le plus rapidement possible. 

En haut à gauche de l’image, Noussair Mazraoui et Hakim Ziyech n’ont pas jugé utile de sprinter pour venir en aide à leurs coéquipiers qui étaient en infériorité numérique.

En particulier Brahim Diaz, qui n’a récupéré aucun ballon dans le camp adverse. Soufiane Rahimi et Bilal El Khannouss n’ont réussi qu’une seule récupération chacun. Sur d’autres séquences de transition défensive, c’est le repli qui a été défaillant. « Contre le Gabon, nous étions très offensifs, nous avons marqué des buts, mais le repli défensif n’était pas si intense et rapide », avait concédé Walid Regragui lors de la conférence d’après-match. Un constat qui interroge sur sa capacité à mobiliser des internationaux qui s’avancent vers l’un des plus grands défis de leur carrière.

Éliminatoires de la CAN 2025. Le Maroc réussit son entrée face au Gabon (4-1)

Le score final (4-1) du match opposant le Maroc au Gabon ne reflète pas fidèlement la physionomie de la rencontre. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’équipe nationale n’a pas totalement maîtrisé son sujet, malgré le doublé de Hakim Ziyech sur penalty, le premier but de Brahim Diaz et le 26e de Ayoub El Kaabi avec les Lions de l’Atlas.

Qualifiés d’office en tant que pays organisateur, les Marocains ont toutefois manqué de concentration et de détermination par séquence, notamment au niveau du repli défensif, face à une équipe qui devait engranger des points pour se qualifier à la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Dans cette rencontre intense, marquée par quatre penaltys sifflés lors de la première mi-temps, le Maroc a réussi à venir à bout du Gabon, mais dans la douleur, en exposant une fébrilité défensive rarement aperçue jusqu’à présent. L’entame de la rencontre idéale augurait de belles promesses pour les Lions de l’Atlas, avec un pressing efficace et des transitions rapides, laissant présager une domination sans partage.

Dès la première minute, Soufiane Rahimi a montré tout ce qu’il peut apporter à l’attaque des Lions de l’Atlas en termes de verticalité et de dynamisme. Il a d’ailleurs failli ouvrir le score après une combinaison avec Abdessamad Ezzalzouli. L’ailier du Bétis Séville a eu une occasion en or de marquer, mais il a trop ouvert son pied (6’). Ce n’était que partie remise. Puisque l’attaquant, omniprésent en début de match, a provoqué un penalty, subtilement transformé par Hakim Ziyech après neuf minutes de jeu.

La réaction des Gabonais ne s’est pas fait attendre, notamment sur coups de pied arrêtés (14’), mais sans précision. Une minute plus tard, une action a montré les limites des latéraux en faux pieds. À cause d’un positionnement approximatif, Achraf Hakimi, titularisé à gauche de la défense, a perdu le ballon sous l’effet du pressing haut des Gabonais. L’action s’est conclue par un penalty logiquement accordé par l’arbitre suite à une main de Abdel Abqar dans la surface de réparation.

Heureusement pour les hommes de Walid Regragui, Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas trouvé le cadre. Jusqu’à la demi-heure de jeu, les protégés de Walid Regragui avaient le match en main. Les changements de position des attaquants marocains ont énormément gêné le bloc défensif gabonais. On a vu à plusieurs reprises Hakim Ziyech sur le côté gauche de l’attaque, créant une supériorité numérique qui a offert à Abdessamad Ezzalzouli plusieurs situations de un contre un.

Hakim Ziyech a également eu droit à un deuxième face-à-face avec le gardien gabonais à la faveur d’un penalty provoqué par le très remuant Soufiane Rahimi. Cette fois, le gaucher a pris la peine de mettre un peu plus de force pour inscrire un doublé. Mais lors du dernier quart d’heure, la maîtrise du onze national a disparu. L’arrière-garde, dont la ligne défensive était très haute, a été à plusieurs reprises piégée dans le dos, notamment par Denis Bouanga.

Mais aussi par l’intermédiaire de Aubameyang qui a vu sa frappe enroulée (39’) détournée par le poteau gauche de Yassine Bounou. Le portier marocain réussit dans la foulée un magnifique arrêt pour garder sa cage inviolée. Mais une faute de main de Soufiane Rahimi dans la surface de réparation a offert l’occasion au meilleur buteur de l’histoire du football gabonais de se rattraper après son premier penalty raté.

À 2-1, le score était plus conforme à la physionomie d’une première mi-temps plaisante à regarder, mais qui n’a pas dû satisfaire le sélectionneur Walid Regragui, à cause du manque de maîtrise et de la fébrilité défensive dont ont fait preuve ses joueurs. En atteste le double arrêt salvateur de Yassine Bounou sur une tentative de Denis Bouanga, puis de P. E. Aubameyang juste avant de rentrer aux vestiaires (43’). Nettement moins rythmées, les premières minutes de la seconde mi-temps ont offert un florilège de fautes et d’approximations techniques.

L’indiscipline tactique des Panthères n’a pas disparu, permettant à Abdessamad Ezzalzouli de s’échapper sur le flanc gauche avant de servir Brahim Diaz pour le but du break, son premier sous le maillot de l’équipe nationale, avant que Ayoub El Kaabi n’inscrive son 26ème but en équipe nationale, en fin de rencontre.

En somme, le Maroc a globalement réussi son premier match de la nouvelle saison des sélections. Néanmoins, en subissant 16 tirs, dont 7 cadrés, l’animation défensive des Lions de l’Atlas a montré ses limites dans ce système de jeu en 4-2-3-1, surtout face à des Panthères qui affectionnent la prise de profondeur. Le repli laisse aussi à désirer, notamment du côté de Brahim Diaz. Des lacunes à corriger dès lundi 9 septembre face au Lesotho, toujours à Agadir.

Maroc-Gabon : à quelle heure et sur quelles chaînes

Cette rencontre sera diffusée à 20 h sur les chaînes Arryadia et BeIn Sport HD 5.

Le Maroc, qualifié d’avance en sa qualité de pays organisateur, est logé dans le groupe B, aux côtés du Gabon, de la Centrafrique et du Lesotho.

Les deux premières équipes de chaque groupe obtiendront leur ticket pour la phase finale de la CAN (Maroc-2025) qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

Maroc-Gabon. Un match sans enjeu pour expérimenter d’autres systèmes de jeu

À un peu plus d’un an de la Coupe d’Afrique des nations 2025, organisée au Maroc, chaque match est une occasion d’améliorer le rendement global de l’équipe nationale. À commencer par la réception du Gabon, ce vendredi 6 septembre (20h), au stade d’Agadir. Même si les hommes de Walid Regragui sont qualifiés, ce premier match de la saison internationale est important pour un groupe qui aura pour mission de remporter la deuxième CAN de l’histoire du Maroc.

De l’extérieur, la progression des Lions de l’Atlas ne saute pas aux yeux, près de deux ans après avoir atteint la demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Et ce n’est pas la large victoire (6-0) en juin dernier, face à une faible équipe de la République du Congo, qui atténuera cette impression.

En appelant Soufiane Rahimi, Eliesse Ben Seghir, Ilias Akhomach et Bilal Al Khannouss, quatre joueurs qui ont brillé aux JO 2024, le sélectionneur a renforcé son effectif avec des jeunes de très haut niveau. Il aura la lourde tâche d’en tirer le meilleur. Le match face au Gabon sera un bon révélateur.

En comptant dans ses rangs des attaquants rapides et friands d’espaces comme Pierre-Emerick Aubameyang, Denis Bouanga et Jim Allevinah, le sélectionneur du Gabon, Thierry Mouyouma, tentera certainement d’attaquer dans le dos de la défense marocaine. En face, les Lions de l’Atlas seront encore une fois confrontés à un bloc bas.

Pour marquer plus et mieux attaquer contre ce type de défense, plusieurs options s’offrent au sélectionneur, notamment en termes de système de jeu, comme il l’a récemment rappelé en conférence de presse. La formation préférentielle de Walid Regragui est le 4-3-3, qui se transforme en 4-1-4-1 à la perte du ballon.

Cependant, ce système a montré ses limites, car son animation est bien connue des adversaires. Walid Regragui a donc opté pour un 4-2-3-1 lors du dernier rassemblement. Ce schéma, qui rompt avec les habitudes du 4-3-3, n’a pas pleinement convaincu, notamment en raison de la méforme des internationaux convoqués, après une saison éprouvante physiquement et mentalement.

Une plus grande présence entre les lignes

Il est donc possible de revoir ce schéma ce soir contre le Gabon. L’équipe nationale olympique a été performante avec cette organisation, qui garantit une bonne couverture des espaces entre les lignes et permet aux attaquants de se démarquer plus facilement. Idéalement, les joueurs alignés sur les côtés doivent posséder la technique nécessaire non seulement pour créer des déséquilibres, mais aussi pour combiner avec leurs latéraux.

Eliesse Ben Seghir, Ilias Akhomach ou encore Abdessamad Ezzalzouli sont actuellement les mieux armés pour occuper ces postes. Avec cette stratégie offensive, même Brahim Diaz ou Bilal Al Khannouss seraient dans de très bonnes dispositions en soutien de l’attaquant de pointe.

Cependant, c’est une tactique qui a aussi ses inconvénients.En effet, le 4-2-3-1 peut parfois scinder l’équipe en deux, créant une rupture entre les six joueurs à vocation défensive et les quatre joueurs offensifs, surtout si l’un des milieux défensifs ne se projette pas suffisamment pour faire le lien.

Un bon quadrillage du terrain

Le 4-4-2 à plat est également une option intéressante à explorer. Excepté en phase défensive, ce système a rarement été utilisé au début d’une rencontre par Walid Regragui. Le technicien en a fait usage en particulier en fin de match lorsqu’il fallait revenir au score, ce système permet un bon quadrillage du terrain, notamment sur la largeur.

En phase offensive, il assure un placement équilibré des joueurs, une forte présence dans la surface adverse et des possibilités de combinaisons sur les côtés. Tout ce dont l’équipe nationale a besoin face à des blocs défensifs compacts et bas. Les joueurs excentrés ont un rôle prépondérant en matière de percussion et de déséquilibre. C’est pourquoi des ailiers rapides et percutants sont plus efficaces dans ce système.

En revanche, les deux attaquants doivent être complémentaires pour ne pas se gêner. Ainsi, une association entre Ayoub El Kaabi et Youssef En-Nesyri pourrait être contre-productive. A contrario, une paire composée de Soufiane Rahimi et Youssef En-Nesyri ou Ayoub El Kaabi semble plus cohérente. Brahim Diaz peut également jouer en soutien de l’attaquant de pointe grâce à son sens du but et sa technique dans la surface.

Davantage de liberté pour les latéraux 

Enfin, le 3-4-3 est aussi un système à envisager. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un schéma à trois défenseurs (cinq en phase défensive) ne privilégie pas nécessairement la solidité défensive au détriment de l’attaque. Ce schéma offrira aux latéraux, en particulier à Achraf Hakimi, une plus grande liberté en les déchargeant partiellement de certaines tâches défensives. 

Une fois le ballon récupéré, ils pourraient se projeter rapidement vers l’avant, exploitant les espaces dans le dos de la défense adverse. De plus, la densité au milieu de terrain, avec deux attaquants intérieurs en soutien de l’avant-centre, assure davantage de solutions au porteur du ballon. Eliesse Ben Seghir (AS Monaco) et Amine Adli (Bayern Leverkusen) brillent en club dans ce schéma, qui présente des avantages mais aussi des inconvénients.

En transition défensive, la position haute des pistons peut poser problème, surtout s’ils ne sont pas couverts par le milieu de terrain. Une faiblesse qui pourrait être exploitée par des équipes jouant sur les ailes. En conclusion, aucun de ces systèmes de jeu n’est parfait, mais ils offrent des solutions aux défis posés par des défenses regroupées. L’équipe nationale devra en maîtriser plus d’un pour être efficace, ce qui n’est pas encore le cas. Il est temps de combler cette lacune.

Walid Regragui : « Nous devons améliorer notre efficacité offensive »

En l’espace d’un an, l’équipe nationale a perdu en efficacité. En 2023, les hommes de Walid Regragui avaient un score xG (1,24) conforme à leur moyenne de buts (1,25). Cette année, les performances offensives ont été en deçà des attentes, avec un score xG de 2,05 pour une moyenne de 1,75 but par match.

Ce n’est donc pas une surprise si Walid Regragui espère voir ses attaquants s’améliorer face aux gardiens adverses. Le sélectionneur national l’a souligné lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi 5 septembre à Agadir, en prévision du match contre le Gabon, prévu le vendredi 6 septembre. 

Cette rencontre, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2025, à laquelle le Maroc est qualifié en tant que pays organisateur, « nous aidera à préparer les qualifications pour la Coupe du monde 2026 en mars ainsi que la CAN 2025. Ce sera aussi l’occasion d’évaluer notre progression en vue d’améliorer notre efficacité », a précisé le technicien marocain.

Pour y parvenir, M. Regragui pourra compter sur un groupe au complet, « après une bonne semaine de préparation », a-t-il indiqué. Un collectif de 26 joueurs, parmi lesquels des médaillés de bronze aux Jeux olympiques 2024. Cependant, cette réussite ne leur garantit pas une place dans le onze de départ selon le sélectionneur.

« Les joueurs qui ont disputé les Jeux olympiques continuent de progresser. Mais l’équipe A n’est pas l’équipe olympique, c’est un autre niveau. Cependant, j’ai confiance en ce groupe, il y a de la concurrence. Tous les feux sont au vert pour atteindre notre objectif », a expliqué Walid Regragui, tout en gardant le mystère sur les internationaux qui composeront le secteur offensif face au Gabon.

« On a le choix. Une chose est sûre, les joueurs qui commenceront seront de qualité. Nous avons aussi l’avantage d’avoir plusieurs options pour des changements en cours de match ». Par ailleurs, le sélectionneur a une confiance totale dans ses cadres, malgré un mercato mouvementé pour la majorité d’entre eux.

« Le plus important pour moi est que les joueurs jouent. Les clubs turcs (Youssef En-Nesyri, Sofyan Amrabat) sont de grands clubs, tout comme certains clubs grecs (Azzedine Ounahi). L’essentiel est qu’ils aient trouvé des solutions avec leurs transferts. Nous espérons que les joueurs transférés réussiront à avoir un temps de jeu important et qu’ils reviendront à un bon niveau. Ils ont signé dans des clubs de très bon niveau ». 

Ainsi, l’équipe nationale, composée de joueurs expérimentés et d’autres moins acclimatés au niveau international, se prépare pour une année charnière en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans ce contexte, Achraf Hakimi, malgré son jeune âge, représente un trait d’union entre ces deux générations.

Une mission qui lui tient à cœur, même si certains pourraient lui faire de l’ombre. « On est très heureux d’avoir de nouveaux joueurs comme Zakaria El Ouahdi, c’est une bonne chose pour augmenter le niveau global de l’équipe. C’est un bon joueur avec un excellent état d’esprit et j’espère qu’il aura un avenir prometteur avec l’équipe nationale », a-t-il assuré.

Et d’ajouter : « Notre objectif est d’aider les jeunes joueurs à s’intégrer. Mon but est d’être un leader en montrant l’exemple aux jeunes. Nous sommes là pour le pays et pour gagner nos matchs. Le drapeau est plus important qu’un joueur ». 

Wafa Assurance s’installe au Gabon

Le 16 avril 2024, la Commission régionale de contrôle des assurances, régulateur du secteur des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA), a octroyé à Wafa Assurance Vie Gabon, filiale de Wafa Assurance, l’agrément pour opérer la branche Vie au Gabon.

Dotée d’un capital social de 5 milliards de francs CFA (environ 82 millions de DH), Wafa Assurance Vie Gabon ambitionne de participer activement au développement du secteur de l’assurance Vie au Gabon à travers une offre produits (épargne et décès) diversifiée, adressant les besoins du plus grand nombre et distribuée à travers des canaux adaptés, lit-on dans un communiqué.

Avec une présence dans six pays en Afrique (Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Tunisie et Egypte), où elle réalise environ 13 milliards de DH de chiffre d’affaires, « Wafa Assurance renforce ainsi ses activités dans le continent, et notamment dans la zone CIMA, en intégrant le Gabon, conclut le communiqué.