Nasser Bourita représente le Roi au 34ᵉ Sommet arabe et au Sommet économique et de développement
Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, est arrivé vendredi à Bagdad pour représenter le Roi Mohammed VI à la 34e session ordinaire du Sommet arabe, qui se tiendra le samedi 17 mai dans la capitale irakienne, ainsi qu’au Sommet économique et de développement.
Sur instructions du Roi, Nasser Bourita reçoit le vice-Premier ministre irakien
Lors de cette rencontre, l’émissaire du Président irakien a remis une invitation relative au 34ᵉ Sommet arabe ordinaire, qui se tiendra à Bagdad le 17 mai prochain.
Sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, M. Nasser Bourita a reçu, ce jour, M. Mohammed Ali Tamim, Vice-Premier Ministre de la République d’Irak, porteur d’un message écrit adressé à Sa Majesté le Roi, par S.E.M le Président Abdul Latif Jamal Rashid pic.twitter.com/zlSe1wO0d4
L’Irak réaffirme sa position « constante » en soutien à l’intégrité territoriale du Maroc
Cette position a été exprimée par le vice-président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères d’Irak, Fuad Hussein, lors d’un point de presse conjoint à l’issue de ses entretiens à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Cette position officielle a été soulignée dans le communiqué conjoint adopté par les deux parties.
Le chef de la diplomatie irakienne a également salué les efforts déployés par le Maroc en vue de parvenir à une solution politique réaliste basée sur le consensus, conformément aux résolutions y afférentes du Conseil de sécurité de l’ONU.
Il a, par ailleurs, affirmé que son pays loue les efforts constants du Roi Mohammed VI pour la défense de la ville d’Al-Qods Acharif et la préservation de son identité civilisationnelle et de son statut en tant que symbole de tolérance et de coexistence entre les religions.
Le chef de la diplomatie irakienne a également salué l’appui du Souverain à la résistance des Maqdessis, à travers des projets à caractère humanitaire et social réalisés par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras exécutif du Comité Al-Qods.
Un nouvel élan pour les relations bilatérales
Les entretiens entre Nasser Bourita et le responsable irakien ont porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales et de les hisser au niveau des aspirations des deux pays frères.
Les deux ministres ont fait part, à cette occasion, de leur satisfaction quant à la dynamique positive que connaissent les relations entre les deux pays, soulignant leur volonté commune de les consolider et de conférer un contenu profond à la coopération bilatérale dans les divers domaines, y compris en matière de partage des expertises du Maroc avec l’Irak, tout en accordant une attention particulière au volet économique, à travers l’encouragement des investissements.
Dans le cadre de cet élan positif imprimé aux relations bilatérales, les deux ministres sont convenus d’organiser, dans les plus brefs délais, la première session des concertations politiques, dans la perspective de tenir la commission mixte maroco-irakienne.
A cette occasion, les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente concernant l’exemption réciproque de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, entre le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et le ministère des Affaires étrangères irakien.
S’agissant des questions arabes et régionales, les deux ministres ont souligné l’importance de poursuivre la concertation et la coordination entre le Maroc et l’Irak au sujet des diverses questions arabes, régionales et internationales d’intérêt commun, à leur tête la cause palestinienne, réaffirmant le soutien constant des deux pays aux droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à l’établissement de son Etat indépendant, sur les frontières de juin 1967, avec pour capitale Al Qods-Est.
Concernant la situation en Syrie, les entretiens entre les deux parties ont mis en évidence la convergence de vues sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de ce pays, ainsi que sur l’unité du peuple syrien, toutes composantes et sensibilités confondues.
Ils ont, par ailleurs, insisté sur leur détermination à poursuivre la coordination des positions au niveau des organisations régionales et internationales, dont les Nations Unies, la Ligue des Etats arabes et l’Organisation de la coopération islamique.
Sur invitation de Nasser Bourita, Fuad Hussein effectue, du 5 au 9 février, une visite officielle dans le Royaume, la première du genre au niveau bilatéral depuis la prise de ses fonctions à la tête de la diplomatie irakienne.
Jeux Olympiques 2024. Vainqueur de l’Irak, le Maroc sera opposé aux États-Unis en quart
En cette journée si spéciale pour le peuple marocain, l’équipe nationale olympique n’a pas déçu en se qualifiant avec brio pour le second tour du tournoi de football des Jeux olympiques 2024. À Nice, ce mardi 30 juillet, Soufiane Rahimi et ses coéquipiers ont parfaitement maîtrisé leur sujet face à une faible équipe irakienne (3-0).
Grâce aux réalisations de Amir Richardson (19’), Soufiane Rahimi (28’) et du tant décrié Abdessamad Ezzalzouli (36’) qui a sans doute inscrit le plus beau but de la compétition, le Maroc poursuit son aventure aux JO 2024 en finissant 1er de son groupe. Son prochain adversaire sera donc le deuxième du groupe A, les États-Unis, le vendredi 2 août.
Dans une ambiance de feu, le début de match a été nettement à l’avantage des Lionceaux de l’Atlas. Ces derniers ont confisqué le ballon dès les premières minutes de jeu, avec l’objectif de bouger les lignes du bloc très bas des Irakiens, très agressifs et auteurs de fautes en rafale. Cela n’a pas empêché les marocains de s’offrir une occasion d’ouvrir le score dès la 2’, après une très belle action collective en une touche de balle initiée côté gauche. Mais le centre en retrait de Abdessamad Ezzalzouli a été imprécis et n’a pas trouvé preneur.
Au bout d’un quart d’heure de jeu, le rythme est retombé. Le Maroc n’a pas su maintenir la pression sur la défense adverse. Un coup de moins bien qui n’a pas duré longtemps. Sous l’impulsion d’un Ilias Akhomach de Gala, aligné à la place de Eliesse Ben Seghir, le gaucher a été à l’origine de l’ouverture du score d’Amir Richardson (19’).
Le Rémois a marqué son premier but dans la compétition grâce à un coup de tête à la réception d’un centre d’Achraf Hakimi qui a réussi à s’infiltrer dans la défense irakienne grâce notamment au décrochage d’Akhoumach. Dans la foulée, Soufiane Rahimi a failli creuser le score, mais il a buté sur le gardien adverse après un excellent appel en profondeur (22’).
Acquis à la cause des Lionceaux de l’Atlas, le public n’a eu cesse de pousser une équipe qui le lui a très bien rendu. Les nombreux appels en profondeur des attaquants ont fait très mal à l’arrière-garde irakienne. Ce fut justement le cas sur le but du break de Soufiane Rahimi. En parfait renard des surfaces, le meilleur buteur de la compétition avec 4 réalisations a battu à bout portant Hassan Amoyed (28’).
Et ce n’est pas tout. À quelques minutes de rentrer au vestiaire, Abdessamad Ezzalzouli a mis tout le monde d’accord en marquant le plus beau but de ce tournoi olympique. D’un magnifique tir enroulé, l’ailier a mystifié le portier irakien (36’). En feu, Ilias Akhomach aurait pu alourdir le score d’un tir décoché dans la surface de réparation, sans l’intervention décisive du portier d’en face (46’).
Maîtrisée de bout en bout, la première mi-temps de l’équipe nationale a traduit la capacité des hommes de Tarik Sektioui de créer du danger dans des défenses ultra regroupées. Et surtout, ils ont l’assurance de pouvoir compter sur un gardien décisif. L’arrêt réflexe à la demi-heure de jeu de Munir El Kajoui, lorsque le score n’était que de 2 à 0 en faveur du Maroc, a sans doute eu une incidence positive sur le scénario de la rencontre.
Moins concentrés en seconde mi-temps, Hakimi et ses coéquipiers ont permis aux Irakiens de se créer quelques occasions qui n’ont pas vraiment inquiété le portier marocain. La fatigue aidant, l’équipe nationale olympique a principalement géré son avance grâce à des phases de possession qui ont éteint l’esprit de révolte adverse.
L’occasion aussi pour le sélectionneur national d’offrir des minutes de repos à ses titulaires, tout en permettant aux remplaçants de gagner en rythme et de participer à la fête. Bref, une journée parfaite dans tous les sens du terme. Pourvu que ça dure.
Jeux olympiques 2024. Maroc-Irak, les clés du match
Le Maroc n’a plus le droit à l’erreur s’il souhaite participer à son premier quart de finale du tournoi de football des Jeux olympiques 2024. Pour raviver le souvenir des JO de Munich de 1972, la défaite est proscrite face à l’Irak, ce mardi 30 juillet (16h) au stade de l’Allianz Riviera, à Nice.
Dans un groupe B où tout le monde peut encore se qualifier ou rentrer à la maison, l’Argentine, le Maroc, l’Ukraine et l’Irak sont tous à égalité de points (3). En cas de victoire, l’équipe nationale verra les quarts. S’il y a un vainqueur dans la rencontre opposant l’Ukraine à l’Argentine, un nul suffira au bonheur de Soufiane Rahimi et ses coéquipiers.
En revanche, si les deux matchs se finissent par un nul, tout se jouera à la différence de buts. Le critère suivant sera le plus grand nombre de buts marqués. Bref, il serait préférable que le Maroc réussisse à percer le verrou Irakien pour nous épargner un casse tête arithmétique. A défaut de gratifier les spectateurs d’un jeu offensif de toute beauté, l’Irak mise sur un schéma de jeu défensif.
Concrètement, les Lionceaux ne doivent pas s’attendre à des grands boulevards pour faire parler leur vitesse. Ils auront le ballon au moins 60% du temps, puisque l’Irak est l’équipe qui a le plus faible taux de possession de la compétition (37,7%).Une opposition de style prometteuse.
Ménagé ces dernières 48 heures après s’être tordu la cheville contre l’Ukraine, Soufiane Rahimi participera finalement à la rencontre. Le meilleur buteur de la compétition avec trois réalisations sera sans doute diminué. Mais difficile de s’en passer. Idem pour Ilias Akhomach, dont l’absence s’est fait sentir face à l’Ukraine. Le gaucher possède une capacité d’élimination très utile en vue de déséquilibrer la défense adverse.
Un bloc défensif bas et compact
Le sélectionneur de l’Irak, Radhi Shenaishil a construit sa victoire face à l’Ukraine en demandant à ses joueurs de se replier en 5-4-1, autour d’un bloc défensif bas et compact. Ce système a permis à ses latéraux d’être relativement proches des trois défenseurs centraux. L’objectif étant d’assurer une couverture efficace du terrain sur toute la largeur.
A la perte du ballon, l’Irak se replie dans un système de 5-4-1, autour d’un bloc défensif bas et compact.
Mais avec un seul élément dans chaque couloir, l’Irak s’expose à un risque d’infériorité numérique. Surtout face à une équipe disposant de deux joueurs sur les ailes. L’Ukraine a su exploiter cette faille à plusieurs reprises mais a manqué d’efficacité. Achraf Hakimi aura donc un rôle important à jouer. Au même titre que son pendant à gauche, Zakaria El Ouahdi. Efficace défensivement, les choix offensifs du latéral de Genk sont trop prévisibles, refusant systématiquement d’utiliser son pied faible (le gauche).
L’Irak a tenté de rééquilibrer son bloc pour pallier l’infériorité numérique dans les couloirs en utilisant des mécanismes de compensation. Lorsque le latéral se trouvait esseulé face à deux adversaires, il était aidé par son défenseur central le plus proche. Mais cet ajustement a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolus, aboutissant à une défaite face à l’Albiceleste.
Les Argentins ont réussi à faire sortir l’un des trois défenseurs centraux pour attaquer l’espace dans son dos.
D’une part, car les latéraux irakiens avaient toujours un temps de retard à cause d’un mauvais positionnement du corps. Et d’autre part, ils n’étaient pas au contact de leurs adversaires directs quand les Argentins renversaient le jeu à l’opposé. Les Marocains ont tout intérêt à faire circuler le ballon rapidement en étant précis et justes dans les transmissions. Autrement, ils risquent de s’exposer en contre.
Sur cette action, le latéral hésite entre sortir sur le porteur du ballon ou anticiper la passe vers le latéral argentin. Au bout du compte, l’Argentine profitera de ce décalage pour marquer après un centre.
S’imposer dans le jeu aérien
Le système de l’Irak n’aide pas à trouver des solutions dans le camp adverse sur des phases d’attaques placées. Pour preuve, c’est l’une des équipes qui se créent le moins d’occasions de la compétition. Les Irakiens ont tenté seulement 11 tirs en plus de 120 minutes (1,25 xG cumulés). Dès lors, comment se fait-il qu’ils aient marqué autant de buts que le Maroc (3) ?
A la récupération, leur schéma de jeu privilégié offre la possibilité aux latéraux de se projeter rapidement vers l’avant, avec l’intention d’exploiter l’espace libéré par leurs adversaires dans le dos. Des situations que le Maroc devra mieux gérer, contrairement au match face à l’Ukraine. Ce rôle sera dévolu à Oussama Targhalline et Amir Richardson.
Du haut de son 1m90, le milieu de terrain Rémois est également attendu sur le plan des duels aériens. Une option offensive sur laquelle misent énormèment les Irakiens, en essayant de rapidement trouver Aymen Hussein. Très bon dans son jeu de tête, l’attaquant d’Al-Khor SC (Qatar) en est à deux réalisations en autant de matchs. Il pèse sur les défenses par ses déviations et son jeu de corps.
Le facteur X de l’Irak se nomme Ali Jasim. A 20 ans, le milieu offensif de Como (Serie A), est le deuxième meilleur joueur dribbleurs de la compétition, avec près de 70% de dribbles réussis. Après un slalom en diagonale dans la défense ukrainienne, il avait décoché une frappe qui a offert la victoire à son pays, exposant aux yeux du monde un aperçu de son immense talent.
JO 2024. Maroc-Irak : à quelle heure et sur quelles chaînes
La rencontre sera retransmise en direct à partir de 16 h sur les chaînes Al Aoula et Arryadia.
Portée par sa victoire sur les favoris argentins, la sélection marocaine a vécu une réelle désillusion face à l’Ukraine (2-1). Dans l’autre match de ce groupe, l’Argentine a battu l’Irak par 3 buts à 1, à Lyon.
Les quatre équipes, qui comptent au terme de la deuxième journée trois points chacune, devront se départager lors de cette dernière journée ouverte à tous les pronostics.