OCP obtient un financement vert de plus de 3,8 MMDH garanti par l’italien SACE

Le groupe italien d’assurance et de finance SACE a signé un accord pour garantir un financement vert de 365 millions d’euros (plus de 3,8 milliards de DH) au groupe OCP, une première dans le cadre du Green Finance Framework du groupe marocain et la première opération garantie au Maroc par SACE Push Strategy.

Ce partenariat stratégique renforce l’engagement du groupe OCP en faveur de la durabilité et de l’innovation dans les solutions de nutrition des plantes et des sols, peut-on lire dans un communiqué du groupe OCP.

Cet accord marque une double première historique : l’utilisation inaugurale du Green Finance Framework du groupe OCP et la première opération garantie par SACE au Maroc, poursuit la même source.

Structuré en tant qu’export crédit, non associé, ce financement est soutenu par une couverture d’assurance complète dans le cadre de la stratégie Push de SACE et a été arrangé par BNP Paribas et le Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB).

SACE est un groupe italien d’assurance et de finance spécialisé dans le soutien aux entreprises et au tissu économique national, et contrôlé directement par le ministère  italien de l’Économie et des Finances. L’accord couvre un prêt de 365 millions d’euros accordé par BNP Paribas et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB), destiné à OCP.

Conformément au Green Finance Framework du groupe OCP, ce financement contribuera au programme d’investissement vert de 13 milliards de dollars du groupe pour la période 2023-2027, permettant notamment :

– l’utilisation à 100% d’eau non conventionnelle dès début 2025, avec une capacité de dessalement de 560 millions de m³ par an d’ici 2027, garantissant une autonomie hydrique complète ;

– l’utilisation à 100% d’énergies propres d’ici 2027 ;

– la neutralité carbone complète d’ici 2040, avec les Scopes 1 et 2 atteints d’ici 2030, et le Scope 3 d’ici 2040 ;

– l’augmentation de la production d’engrais verts, soutenant ainsi une agriculture durable et la sécurité alimentaire mondiale.

Au-delà du financement, cet accord stimule également les opportunités commerciales entre le groupe OCP et les fournisseurs italiens, grâce aux initiatives de mise en relation d’affaires organisées par SACE, ajoute le communiqué.

La stratégie Push de SACE offre aux entreprises italiennes un passeport vers les marchés internationaux en proposant des financements à des contreparties étrangères susceptibles d’acheter des biens et des services italiens. La mise en relation d’affaires, élément clé de cette stratégie, organisée en collaboration avec les principaux acteurs du système pays, permet des rencontres ciblées entre entreprises italiennes et partenaires étrangers, favorisant de nouvelles connexions commerciales. La garantie Push de SACE vise à soutenir les opportunités d’exportation des entreprises italiennes dans des secteurs stratégiques du Plan Mattei pour l’Afrique, tels que les technologies vertes, mais aussi les composants mécaniques et hydrauliques.

« L’accord entre SACE et OCP représente une avancée significative dans le renforcement des liens entre l’excellence industrielle italienne et l’un des principaux acteurs économiques du Maroc », a déclaré Armando Barucco, ambassadeur d’Italie au Maroc. « Ce partenariat stratégique favorise non seulement une collaboration économique plus étroite, mais crée également de nouvelles opportunités pour les entreprises italiennes dans de multiples secteurs, consolidant ainsi une base solide pour les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux ».

« Cette initiative démontre notre engagement à promouvoir le Made in Italy et à soutenir les entreprises italiennes dans des secteurs clés tels que les infrastructures, les énergies renouvelables et la machinerie industrielle. Elle renforce également nos liens commerciaux avec l’Afrique, en ligne avec le Plan Mattei. La stratégie Push est un outil essentiel pour ouvrir de nouvelles opportunités d’exportation aux PME italiennes et renforcer les relations avec des partenaires internationaux stratégiques », a indiqué Michal Ron, directrice internationale de SACE.

Karim Lotfi Senhadji, Chief Financial Officer du groupe OCP, a déclaré pour sa part : « Ce financement vert inaugural avec SACE témoigne de l’engagement indéfectible du groupe OCP en faveur de la durabilité et de l’innovation. En sécurisant cette facilité, nous accélérons notre transition vers des énergies 100% propres et une eau 100% non conventionnelle, renforçant ainsi notre leadership dans les solutions durables de nutrition des plantes. Ce partenariat consolide notre stratégie financière et ouvre la voie à de nouvelles opportunités de croissance durable au Maroc et en Italie ».

« Cette opération emblématique avec OCP, en partenariat avec SACE, a été une excellente occasion de mobiliser l’expertise de nos équipes Corporate & Institutional Banking à Casablanca, Milan et Paris pour mettre en œuvre un financement structuré transfrontalier de pointe, soutenant la trajectoire durable ambitieuse du Royaume », a souligné Abdelmajid Fassi Fihri, responsable CIB Afrique chez BNP Paribas et directeur général du bureau régional de BNP Paribas à Casablanca Finance City.

« OCP nous a confié la structuration de ce financement pour soutenir son plan stratégique d’investissements, témoignant des liens solides tissés avec le Crédit Agricole CIB au fil des années. Le prêt a obtenu le label Green Loan, soulignant l’engagement d’OCP pour un développement durable de ses activités. Le recours au programme désassocié de SACE permet aux emprunteurs innovants d’accéder à de nouvelles sources de financement à long terme. Un accord gagnant-gagnant pour le Maroc et l’Italie, et un modèle à suivre pour les emprunteurs africains solides », a affirmé André Gazal, Global Head of ECA & Multilateral Financing Solutions chez Crédit Agricole CIB.

RAM lance une nouvelle ligne directe Casablanca-Catane à partir du 28 juin 2025

« Cette nouvelle desserte sera opérée à raison de deux fréquences par semaine (lundi et samedi) par des appareils de type Boeing 737. Les vols seront programmés au départ de Casablanca à 15 h 20 (heure locale) pour une arrivée à Catane à 19 h 40 (heure locale). Les vols retour quitteront Catane à 20 h 40 (heure locale) pour un atterrissage à Casablanca à 23 h 35 (heure locale) », fait savoir RAM dans un communiqué.

Avec l’ouverture de la ligne Casablanca-Catane, Royal Air Maroc élargit son réseau en Italie, portant à sept le nombre de villes desservies dans ce pays (au départ de Casablanca), aux côtés de Milan, de Rome, de Bologne, de Turin, de Venise et de Naples.

Cette nouvelle liaison vise à répondre aux besoins croissants d’une clientèle diversifiée, incluant les Marocains et les diasporas africaines résidant en Italie, les touristes italiens souhaitant découvrir les richesses culturelles et balnéaires du Maroc, ainsi que les passagers en correspondance via le hub de Royal Air Maroc à Casablanca vers d’autres destinations internationales.

« Le lancement de la ligne Casablanca-Catane marque une étape clé dans notre stratégie de développement et notre volonté de renforcer notre présence en Italie, notamment dans le sud du pays. Cette nouvelle desserte répond aux attentes de nos concitoyens résidant en Sicile et offre des opportunités inédites aux voyageurs africains et italiens », a dit le président-directeur général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, cité dans le communiqué.

Et de poursuivre : « Outre le renforcement des flux touristiques entre l’Italie et le Maroc, cette nouvelle ligne répondra aux attentes croissantes des voyageurs en termes de connectivité, tout en offrant une expérience à bord toujours plus qualitative, en ligne avec nos objectifs d’amélioration continue de l’expérience client. Enfin, la ligne Casablanca-Catane fait partie d’un ensemble de nouvelles routes qui seront lancées à court terme, afin de faciliter les déplacements des Marocains du monde, principalement vers Casablanca et vers divers aéroports du Nord du Royaume ».

Avec 45 fréquences par semaine programmées vers l’Italie, Royal Air Maroc réaffirme son engagement à offrir des solutions de voyage flexibles, optimales et adaptées aux besoins de ses passagers, en particulier les diasporas marocaines et africaines installées en Italie.

Cette nouvelle desserte témoigne également de l’engagement de la compagnie à consolider sa présence sur le marché italien et à renforcer le rôle de Casablanca en tant que hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique.

La coopération sécuritaire et migratoire au centre d’entretiens entre Laftit et son homologue italien

Les deux ministres ont examiné divers dossiers bilatéraux et abordé les grandes questions régionales d’intérêt commun, en lien avec l’espace méditerranéen, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

À cette occasion, ils ont souligné l’importance de renforcer davantage la dynamique de coopération entre les deux pays, notamment aux niveaux sécuritaire et migratoire et ont convenu de consolider les canaux d’échange d’expertises pour mieux anticiper les menaces et défis communs induits par les activités des réseaux terroristes et des groupes de criminalité organisée transfrontalière.

Les discussions ont, en outre, mis en exergue le rôle positif de la communauté marocaine établie en Italie, qui constitue un vecteur de rapprochement humain et civilisationnel entre les deux pays, poursuit le communiqué.

À cet égard, Abdelouafi Laftit a remercié les autorités italiennes pour leur pleine coopération en faveur de la réussite de l’opération Marhaba menée par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité.

Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, le ministre a rappelé la stratégie globale du Royaume qui associe une dimension anticipative et répressive contre les réseaux terroristes, ainsi qu’une coopération internationale à travers les échanges de renseignements, et une démarche préventive contre la radicalisation.

Sur le plan migratoire, il a souligné la stratégie holistique et humaniste du Maroc en matière de gouvernance migratoire, découlant des hautes orientations royales qui placent le migrant au centre des actions des autorités publiques. Il a rappelé les efforts d’envergure déployés par le Royaume en matière de contrôle frontalier, de lutte contre les réseaux de traite des êtres humains et contre l’exploitation malsaine de la question migratoire par certains acteurs non-étatiques.

De son côté, le ministre italien de l’Intérieur a souligné qu’il est fondamental de garder avec le Maroc une étroite synergie en matière d’échanges d’informations pour combattre le trafic de migrants.

À cet effet, les deux ministres ont validé la mise en place d’un Groupe migratoire mixte permanent (GMMP) qui permettra d’initier des avancées qualitatives et coordonnées, mettant à profit les synergies et conciliant les logiques sectorielles autour d’une approche globale et équilibrée de la gestion migratoire.

Au terme de cette réunion, Abdelouafi Laftit a réitéré à son homologue italien la volonté des autorités marocaines d’explorer tous les moyens pour renforcer les mécanismes de la coopération relevant des attributions de leurs départements respectifs.

La coopération sécuritaire au centre d’entretiens entre Hammouchi et le DG de la sécurité publique italienne

Les deux parties ont passé en revue les différentes menaces sécuritaires et les crises internationales actuelles et leurs répercussions potentielles sur la sécurité du Royaume du Maroc et de la République d’Italie, ainsi que les dangers de la criminalité transfrontalière, y compris la traite des êtres humains, la migration irrégulière, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et des revenus d’activités criminelles.

Cette rencontre a été l’occasion d’évaluer le bilan de la coopération entre les deux pays dans les différents domaines sécuritaires et d’évoquer les différentes questions d’intérêt commun se rapportant à la police.

Partant de leur volonté conjointe de renforcer la coopération dans le domaine de sécurité, le directeur général de la Sûreté nationale et de la surveillance du territoire a examiné avec M. Pisani les moyens et les outils de renforcement de la coordination bilatérale tant sur le plan de la coopération opérationnelle que dans le domaine d’échange d’expertise et d’assistance technique.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la consolidation des mécanismes de coopération sécuritaire internationale avec les organes de sécurité des pays frères et amis, et de la dynamisation des canaux de coopération bilatérale et multilatérale en vue de neutraliser les dangers terroristes et lutter contre les différentes formes de la criminalité transfrontalière.

(Avec MAP)

Accord entre le Maroc et l’Italie sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire

Signé le mercredi 27 mars, lors d’une cérémonie au siège du ministère italien des Infrastructures et des transports à Rome, cet accord vise à lever les obstacles rencontrés par les Marocains résidant en Italie lors de la conversion des permis de conduire nouvelle génération auprès des services d’immatriculation italiens, indique le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger dans un communiqué.

L’accord a été signé par Youssef Balla, ambassadeur du Maroc en Italie, et Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres et ministre des Infrastructures et des transports de l’Italie, en présence du vice-ministre chargé du Transport maritime. Cette signature marque la conclusion d’un processus de négociations de longue haleine entre les deux pays.

Maroc-Italie : une visite officielle de Giorgia Meloni et un forum d’affaires en perspective

Au cours de cette entrevue, Azie Akhannouch, qui a fait part de sa satisfaction du partenariat  »distingué » unissant les deux pays, a échangé avec Mme Meloni du renforcement des liens bilatéraux et des défis communs actuels et futurs.

Ces échanges ont également été l’occasion pour le chef du gouvernement d’examiner avec la présidente du conseil des ministres italien les moyens à même de construire des partenariats concrets et plus efficaces dans plusieurs domaines, notamment celui des énergies renouvelables.

De son côté, Mme Meloni a souligné l’ »excellence » des relations entre les deux pays, notant que Rome  »a besoin de partenaires et d’amis comme le Maroc en Afrique, afin de l’accompagner dans sa nouvelle approche de coopération avec le continent ».

Dans ce contexte, la présidente du conseil des ministres italien a exprimé sa satisfaction du rôle du Maroc dans le “Processus de Rome”, affirmant qu’ »en dépit du caractère exceptionnel des relations entre Rome et Rabat, l’Italie cherche toujours à faire mieux, d’autant plus qu’entre les deux pays, il y a une belle histoire à raconter”.

Cette rencontre a été l’occasion pour le chef du gouvernement d’inviter Mme Meloni à effectuer une visite officielle au Maroc.

A cet égard, la présidente du Conseil des ministres italien a accepté l’invitation pour cette visite officielle, doublée d’un forum d’affaires.

Le chef du gouvernement a représenté le Roi Mohammed VI au sommet « Italie-Afrique : Un pont pour une croissance commune« , qui s’est tenu les 28 et 29 janvier dans la capitale italienne.

(Avec MAP)

Akhannouch représente le Roi Mohammed VI au Sommet Italie-Afrique

La conférence fait partie d’un parcours entamé par le gouvernement italien depuis sa prise de fonction, à travers de nombreuses rencontres bilatérales, dont le moment central a été la Conférence sur le développement et la migration, qui a eu lieu à Rome en juillet dernier et a lancé le « Processus de Rome ».

Pendant la conférence, l’Italie partagera avec les pays africains les lignes directrices du Plan « Mattei », que Rome entend élaborer avec les représentants des gouvernements africains et présenter aux autres États européens comme un modèle de coopération et de développement sur un pied d’égalité.

Le Sommet Italie-Afrique représente une occasion de renforcer les fondements de cette relation, qui se base sur des piliers principaux : sécurité alimentaire, culture et formation, sécurité énergétique, développement économique et infrastructurel, lutte contre la traite d’êtres humains et contre le terrorisme, et gouvernance de l’immigration légale.

A cette occasion, Aziz Akhannouch a été reçu par le président italien, Sergio Matarella, aux côtés des chefs d’État et de gouvernement participant au Sommet.

Le président italien a été accompagné lors de cette réception par la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni.

(Avec MAP)

À Rome, Bourita expose les fondamentaux de la vision royale sur la question migratoire

« Le Maroc a été de tous les débats sur la migration », a affirmé le ministre, qui s’exprimait lors d’une Conférence internationale sur le développement et la migration, présidée par la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

« SM le Roi Mohammed VI est Leader de l’Union africaine sur la question de la migration », a souligné Nasser Bourita. La vision du Souverain sur la migration est contenue dans l’Agenda africain pour la migration et incarnée par la création de l’Observatoire africain des migrations, a-t-il ajouté.

Dépositaire moral du Pacte mondial sur les migrations sûres, ordonnées et régulières (Pacte de Marrakech), le Maroc place l’être humain au centre de l’équation migratoire, a fait savoir le ministre. La vision du Royaume considère qu’ »une approche humaine n’est pas incompatible avec une gouvernance rationnelle ».

La vision du Maroc est aussi tournée vers l’Afrique, a-t-il poursuivi, indiquant qu’elle consiste à refuser le décalage entre la perception de la migration et son poids.

La migration africaine a lieu d’abord en Afrique, a-t-il fait observer, appelant à regarder la migration pour ce qu’elle est. Selon Nasser Bourita, « la migration n’est ni un fardeau insupportable ni une richesse absolue, mais peut être un catalyseur du développement« .

Il a également insisté sur l’impératif de « ne pas céder aux passions et aux tentations des discours simplistes, stéréotypés et sommaires ».

En ce sens, « le Maroc considère que le tout-sécuritaire est une erreur de jugement. La migration ne peut pas être régulée sans un accompagnement pour assurer des voies légales pour la mobilité humaine et une lutte résolue contre les réseaux de trafic d’êtres humains et de migrants, sans confondre les criminels avec les victimes », a rappelé Nasser Bourita.

Ainsi, le ministre a exprimé la disposition du Maroc à contribuer au processus de Rome, appelant à s’interroger sur les raisons de l’inefficacité des partenariats existants avant de se lancer dans une nouvelle initiative.

Renforcer la migration régulière

La véritable faiblesse des partenariats du passé, c’est qu’ils n’ont pas été suffisamment appliqués, a-t-il estimé. Il conviendrait de « s’entendre de manière claire sur la place de nos engagements multilatéraux, particulièrement nos engagements par rapport au Pacte de Marrakech, adopté dans le cadre des Nations unies ».

« Il faut se départir de la tentation de faire peser de manière disproportionnée la responsabilité sur l’Afrique alors que 80% des flux migratoires s’opèrent en Afrique elle-même », a plaidé Nasser Bourita.

« Aucun pays ne peut jouer seul sa propre partition », a-t-il souligné, mettant en garde contre la sous-traitance de la gestion des migrations et l’externalisation des frontières.

D’après lui, les pays de transit ne doivent pas être injustement singularisés. « Faire peser ce poids sur ces pays serait aux antipodes de la responsabilité partagée », a-t-il pointé, notant que « la responsabilité partagée consiste aussi en des partenariats équilibrés, qui privilégient le traitement d’égal à égal, car l’Afrique n’est pas à la poursuite d’aides, elle est à la recherche de partenaires ».

« Nous regrettons par ailleurs que tout le monde s’empresse de trouver des solutions à la migration irrégulière, mais que personne ne songe à renforcer la migration régulière », a-t-il indiqué. Il y a des « concepts dont le sens et les modalités pratiques de mise en œuvre nous semblent inadéquats et contreproductifs par rapport à la nature coopérative que ce processus a l’ambition de construire ».

Le Maroc est disposé à contribuer à ce Processus, conformément à sa législation nationale, ses engagements internationaux et régionaux, pourvu que le Processus de Rome puisse compléter les autres processus régionaux existants et apporter une valeur ajoutée tenant compte des besoins et spécificités de chaque pays, a affirmé le ministre. Le processus de Rome peut s’inscrire dans le cadre global du référentiel existant en matière de migration, et notamment du Pacte de Marrakech, a-t-il souligné.

Par ailleurs, Nasser Bourita a estimé que le lien entre les migrations internationales et le développement mérite d’être repensé selon une approche fondée sur le potentiel et non le risque, faisant part d’un message de solidarité, de responsabilité partagée et d’humanité.

Cet événement a été organisé à l’initiative du gouvernement italien, sur le thème « Engagements et solutions partagées pour la Méditerranée et l’Afrique ». Il a réuni des dirigeants des États de la rive sud de la Méditerranée élargie, du Moyen-Orient et du Golfe, ainsi que les États membres de l’Union européenne de première arrivée et un certain nombre de pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique, ainsi que les chefs des institutions européennes et des institutions financières internationales.

Selon le Conseil des ministres italien, cette conférence tend notamment à lancer une feuille de route internationale pour la mise en œuvre de mesures concrètes pour la croissance et le développement dans l’ensemble de la Méditerranée et de l’Afrique, à s’attaquer aux causes profondes des flux migratoires irréguliers pour vaincre les activités criminelles des trafiquants d’êtres humains et à trouver des solutions pour protéger l’environnement et relever les défis de la diversification énergétique et du changement climatique.

(Avec MAP)

Dépôts de visas, intermédiaires frauduleux, gestion des dossiers… Les éclairages du consul italien

La récente attribution de l’appel d’offres pour la gestion des demandes de visas individuels d’entrée en Italie, s’est accompagnée de quelques changements temporaires, en attendant le lancement de la nouvelle plateforme qui sera mise en place par VF Worldwide. 

Ce nouveau prestataire de services extérieur « devrait déployer sa nouvelle plateforme de prise de rendez-vous vers le mois de juin ou juillet« , nous explique Marco Silvi, le consul général d’Italie à Casablanca.

Pour Médias24, M. Silvi fait le point sur les changements à prévoir dans le cadre des dépôts de visas italiens. Il assure qu’ils sont normalement délivrés, si l’ensemble des critères et conditions sont remplis.

« En 2022, 19.000 visas ont été délivrés par l’Italie au Maroc, contre 9.500 en 2021, soit le double », nous dit-il. 

Visas touristiques et de regroupement familial

La totalité des visas d’entrée en Italie sont délivrés par l’ambassade d’Italie à Rabat et le consulat général d’Italie à Casablanca. Toutefois, il convient de noter les éléments suivants : 

les résidents de la préfecture Rabat-Salé sont de la compétence du bureau consulaire de l’ambassade à Rabat ; 

les résidents de toutes les autres préfectures du Maroc, hors Rabat-Salé, sont de la compétence du consulat de Casablanca.

« Les résidents de la préfecture Rabat-Salé ne sont pas concernés pour le moment par les changements qui sont entrés en vigueur lundi 16 janvier », souligne le consul général d’Italie à Casablanca. 

Ces derniers devront donc continuer à prendre des rendez-vous sur la plateforme de TLS Contact, jusqu’à l’entrée en service de VF Worldwide, le nouveau prestataire de services.

« Même chose pour les demandeurs de visas relevant des autres régions et préfectures du Maroc », indique M. Silvi, sauf pour les demandes relatives à trois types de visas :

regroupement familial avec les citoyens de l’Union européenne ;

regroupement familial avec Nulla Osta, termes désignant une pièce administrative délivrée par l’officier d’état civil, qui renseigne sur les coutumes d’une personne, relatives au mariage ; 

tourisme, à l’exception du tourisme pour les membres de la famille des Italiens résidents à l’étranger.

« Cette mesure concerne uniquement ces trois types de visas, car selon nos estimations, les créneaux de leurs rendez-vous ont atteint la date d’entrée en service du nouveau prestataire, contrairement à Rabat dont le système de créneau reste différent », complète M. Silvi. 

Des rendez-vous disponibles à partir de juin 2023

Pour faire simple, si vous habitez hors de la préfecture Rabat-Salé et que vous souhaitez prendre un rendez-vous pour obtenir l’un des trois visas susmentionnés, vous devez passer par la plateforme Prenot@mi.

Mais cela ne sera possible qu’à partir de juin 2023. « Aucun rendez-vous ne sera disponible pour le dépôt d’une demande de visa touristique et de regroupement familial, avant, à minima, juin 2023, la date d’entrée en service du nouvel outsourcer« , affirme M. Silvi.

Pour utiliser la plateforme Prenot@mi, il faut respecter certaines exigences :

– les rendez-vous seront ouverts tous les lundis de chaque semaine, jusquà épuisement du quota hebdomadaire (350 rendez-vous répartis entre les trois types) ;

– il est obligatoire dindiquer, au moment de la réservation, un numéro de téléphone joignable : le consulat général confirmera les rendez-vous seulement après avoir vérifié quils ont été pris directement par le demandeur ou un membre de sa famille. Si le rendez-vous est pris par un intermédiaire, ou sil ny a pas de réponse après plusieurs tentatives de contact avec le demandeur (au moins 5), ou si le numéro fourni n’est pas correct, le rendez-vous ne sera pas confirmé et sera remis à disposition ;

– le service Prenot@mi se limite à fixer la date du rendez-vous : chaque demandeur sera ensuite appelé par le nouvel outsourcer qui prendra le relais de TLS, lequel lui indiquera lheure et le lieu du rendez-vous pour le dépôt de la demande.

« Prenot@mi est une plateforme consulaire habituellement utilisée pour d’autres services, comme les passeports des Italiens résidents au Maroc. Elle va temporairement permettre aux demandeurs de visa de fixer une date de rendez-vous qui sera honorée par le prochain sous-traitant », indique Marco Silvi. 

« Cette plateforme nous aide à combler le vide actuel, en attendant l’entrée en service du nouveau prestataire« , ajoute-t-il. Dès que la plateforme de VF Worldwide sera opérationnelle, « nous allons fermer notre plateforme pour les visas et transférer les rendez-vous enregistrés au nouveau prestataire ».

Des pratiques de médiations à combattre

En septembre 2022, le consulat d’Italie à Casablanca a décidé de suspendre, pour deux semaines, les rendez-vous pour l’obtention de visa Schengen de regroupement familial. Une décision qui intervient après le constat de pratiques frauduleuses émanant de plusieurs intermédiaires qui monnayaient un service gratuit. 

« Nous avions besoin d’un peu de temps pour réviser la plateforme d’un point de vue technique, explique M. Silvi, et surtout réviser des milliers de rendez-vous afin de déterminer s’ils avaient été pris par un demandeur de visas ou par un intermédiaire. »

Les pratiques de médiation pour l’obtention de rendez-vous sont en effet devenues monnaie courante ; d’autant qu’il est difficile d’en venir à bout sans une prise de conscience généralisée« , avance Marco Silvi.

« Car lorsque l’on trouve la solution à un problème, il y en a un autre qui se pose. Il faut que les personnes qui prennent des rendez-vous auprès des intermédiaires, comprennent qu’elles alimentent ce système d’intermédiation« , insiste-t-il. 

« Ces personnes sollicitent un rendez-vous auprès d’un intermédiaire parce qu’elles ne trouvent pas de rendez-vous disponible », reprend-il. « Mais justement, elles ne trouvent pas de rendez-vous puisque ce sont les intermédiaires eux-mêmes qui les prennent ! » Un cercle vicieux qu’il n’est pas simple d’enrayer. 

La cohérence du cursus est nécessaire pour obtenir un visa étudiant

Concernant le retard dans le traitement des dossiers, le consulat général d’Italie à Casablanca explique que très souvent, les dossiers sont incomplets. « Les demandeurs de visa mettent parfois du temps à les compléter. Même la notification d’une demande de dossier incomplet prend du temps parce que la personne en question n’est pas joignable. »

En revanche, la problématique relative au temps de traitement des dossiers ne concerne pas les visas d’affaires, « car les dossiers sont complets et le traitement prend entre trois jours et une semaine« , confie Marco Silvi. 

Les visas étudiants, quant à eux, ne sont pas toujours faciles d’accès. En cause, l’aspect linguistique. « Ce type de visa est l’un des rares qui prévoit un entretien afin de vérifier la connaissance de la langue du demandeur. Un impératif lorsque l’on souhaite étudier en Italie au niveau universitaire », souligne notre interlocuteur. 

Cet entretien sert également à évaluer les ambitions de l’étudiant et comprendre son choix d’étudier en Italie plutôt que de poursuivre ses études au Maroc. « Il faut que son cursus ait un sens« , estime-t-il. 

« Par exemple, un étudiant qui possède une licence d’histoire au Maroc et souhaite commencer une maîtrise de physique en Italie, doit justifier son choix. Si c’est bien argumenté, il n’y aura pas de problème. Le visa lui sera accordé. L’entrevue permet justement à l’étudiant de défendre son projet. »

Par ailleurs, Marco Silvi a tenu à louer « l’excellente et stable relation diplomatique qui existe entre l’Italie et le Maroc« , tout en annonçant une hausse des activités culturelles organisées par l’ambassade d’Italie au Maroc, afin de diffuser la culture italienne, « une de nos tâches les plus importantes », conclut-il. 

Voici comment se rendre dans cinq pays européens à partir du Maroc

[Les conditions d’entrée et de sortie du Maroc vers les listes A et B sont mises à jour continuellement. Cliquez:

ICI pour consulter les nouvelles conditions d’entrée au Maroc à partir des pays des liste A et B, entrées en vigueur le 18 novembre 2021;

-Pour quitter le Maroc vers un pays de la liste A ou B, la présentation d’un pass vaccinal ou d’une autorisation d’exemption de la vaccination est obligatoire. Toutefois, les touristes de passage au Maroc et les Marocains résidant à l’étranger peuvent quitter le Maroc sans autorisation préalable ou obligation de présenter un pass vaccinal.]

[MAJ: Le Portugal passe en liste B à partir du 14 juillet 2021 à zéro heure. Selon les dernières informations officielles, pour quitter le Maroc vers un pays de la liste A ou B, la présentation d’un pass vaccinal ou d’une autorisation d’exemption de la vaccination est obligatoire. Toutefois, les touristes de passage au Maroc et les Marocains résidant à l’étranger peuvent quitter le Maroc sans autorisation préalable ou obligation de présenter un pass vaccinal.

La Belgique, l’Italie, la Grèce, la Suisse et le Portugal sont classés par le Maroc en liste A. Les personnes vaccinées peuvent donc s’y rendre pour tourisme avec pour sésame leur pass vaccinal, si les frontières du pays en question sont ouvertes.

Celles non vaccinées auront besoin d’une autorisation exceptionnelle pour motif impérieux, délivrée par les autorités locales marocaines, contrairement aux étrangers de passage au Maroc et aux étrangers résidant au Maroc, qui n’ont, eux, besoin d’aucune autorisation marocaine.

Maroc – Belgique

(MAJ: 10 JUIN 2021) Le gouvernement fédéral belge a annoncé, le 4 juin 2021, « les modalités pour des voyages libres et sûrs cet été ».

Depuis le 30 juin 2020, le Maroc est classé par la Belgique comme étant « un pays tiers dont les résidents ne devraient pas être affectés par une restriction temporaire aux frontières extérieures des déplacements non essentiels vers l’UE », sur la base de la recommandation (UE) 2020/912 du conseil de l’Union Européenne du 30 juin 2020, concernant la restriction temporaire des déplacements non-essentiels vers l’UE et la possible levée de cette restriction (Liste des pays en Annexe 1). (Mise à jour: 10 juin 2021).

Cette liste est réévaluée et mise à jour chaque deux semaines par le Conseil de l’Union Européenne.

Pour voyager en Belgique à partir du Maroc, la vaccination avec un schéma complet, à savoir 2 semaines après la dernière injection du vaccin, est obligatoire. Un test PCR réalisé le jour de l’arrivée en Belgique est également exigé. Si le test est négatif, les voyageurs ne sont pas soumis à quarantaine. Aucune précision n’est apportée par le gouvernement, à la date du 10 juin, en cas de résultat positif. (MAJ: 10 juin 2021).

Les vaccins acceptés en Belgique sont ceux autorisés par l’Europe: Pfizer, Johnson & Johnson, Moderna et AstraZeneca (MAJ: 10 juin 2021). Ce qui veut dire qu’à cette date, le vaccin Sinopharm (administré en partie au Maroc) n’est pas encore reconnu en Belgique. Sinopharm a néanmoins déposé une demande d’autorisation auprès de l’Agence européenne du médicament. Dès qu’il obtiendra son autorisation, celle-ci entrera en vigueur dans toute l’Union Européenne et il fera partie des vaccins acceptés.

Les voyageurs sont également tenus de remplir un formulaire « Passenger Locator From », dans les 48 heures avant leur arrivée en Belgique, sauf s’ils y restent moins de 48 heures. Cette mesure s’applique aussi bien pour les personnes se rendant en Belgique par avion que par bateau.

Le prochain Comité de concertation du gouvernement belge se tiendra le 11 juin et se penchera notamment sur la poursuite de la mise en œuvre du Plan été à partir du 1er juillet. Des mises à jour seront apportées au présent article, en cas de nouvelles annonces.

Maroc – Italie

(MAJ: 10 JUIN 2021)  D’après une nouvelle note publiée le 7 juin 2021 par le ministère italien de la Santé, le Maroc est classé dans la liste  des pays E, qui ne peuvent se rendre en Italie que pour des raisons professionnelles, de santé, d’étude, ou pour une urgence. Les voyages touristiques ne sont donc pas autorisés depuis le Maroc (MAJ: 10 juin 2021).

Pour entrer en Italie depuis le Royaume pour l’un de ces motifs, les passagers doivent d’abord remplir un formulaire de localisation avant leur arrivée, en cliquant ICI. Ils doivent également présenter un test de diagnostic (PCR ou antigénique) négatif d’au moins 72 heures avant leur entrée en Italie à l’embarquement au Maroc. Une fois arrivés, ils doivent signaler leur présence aux services sanitaires locaux, en contactant l’un des numéros disponibles ICI.

Une quarantaine de 10 jours est ensuite exigée, à la fin de laquelle un nouveau test de diagnostic est réalisé (MAJ: 10 juin 2021).

Selon le même ministère, ces dispositions resteront en vigueur jusqu’au 30 juillet 2021. Des modifications seront apportées à cet article en cas de mise à jour par le gouvernement italien des mesures ci-dessus.

Maroc – Grèce

(MAJ: 10 JUIN 2021) Les frontières de la Grèce sont ouvertes depuis le 14 mai 2021. L’annonce a été faite par le ministère du tourisme grec sur son portail électronique, qui a également détaillé les conditions d’entrée des touristes étrangers.

Selon la même source, « l’entrée en Grèce ne dépend pas de la vaccination. Toutefois, la présentation d’un certificat de vaccination facilite grandement les formalités d’arrivée ».

Pour voyager en Grèce à partir du Maroc, les voyageurs doivent d’abord remplir un formulaire de localisation en cliquant ICI, au plus tard, 24 heures avant leur arrivée en Grèce.

Les voyageurs doivent également veiller, avant leur départ, à se munir d’un certificat relatif à leur état de santé. Les documents admis en Grèce comprennent:

Le certificat de vaccination doit inclure les informations relatives au nombre de doses et leurs dates respectives d’administration. Tous les documents ci-dessus doivent être rédigés en anglais, allemand, français, italien, espagnol ou russe et doivent contenir le nom complet de la personne. Celui-ci doit correspondre au nom figurant sur le passeport ou tout autre document de voyage reconnu.

À l’arrivée en Grèce, certains voyageurs, sélectionnés à l’aide d’un système d’échantillonnage, seront soumis à un test antigénique rapide. Un isolement de 10 jours est obligatoire si le test est positif. La mesure d’isolement est valable pour les voyageurs en question et les personnes les accompagnant, qui sont hébergés dans des hôtels de quarantaine, où ils subiront d’autres tests PCR pour confirmer le diagnostic initial. Les frais d’hébergement dans ces hôtels sont pris en charge par l’État grec, affirme la même source. (MAJ: 10 juin 2021).

Maroc – Portugal

(MAJ: 15 JUIN 2021) Le Portugal a mis à jour, le 14 juin, les conditions d’entrée sur son territoire. Le pays n’a pas encore ouvert ses frontières pour le tourisme aux pays qui ne font pas partie de l’Union Européenne et de l’espace Schengen.

Le pays a toutefois revu ses conditions pour les autres pays tiers, sur la base de la recommandation (UE) 2020/912 du conseil de l’Union Européenne du 30 juin 2020, concernant la restriction temporaire des déplacements non-essentiels vers l’UE et la possible levée de cette restriction (Liste des pays en Annexe 1) ».

Le Maroc est à présent classé comme étant « un pays tiers dont les résidents ne devraient pas être affectés par une restriction temporaire aux frontières extérieures des déplacements non essentiels vers l’UE ».

Pour entrer au Portugal depuis le Maroc, par voie maritime, terrestre ou aérienne, un test PCR négatif d’au moins 72 heures OU un test rapide antigénique de moins de 24 heures, avant l’embarquement, est exigé, sauf pour les enfants de moins de 24 mois.

Maroc – Suisse

(MAJ: 10 JUIN 2021)  L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) suisse a annoncé le 3 juin 2021 l’assouplissement des mesures d’entrée pour certains pays tiers, dont les ressortissants souhaitent passer leurs vacances en Suisse.

Le Maroc ne figure pas dans la liste des pays à risque sanitaire, mise à jour le 3 juin 2021 par le Secrétariat d’Etat aux migrations suisse.

Pour voyager en Suisse à partir du Maroc, par voie aérienne, un test de diagnostic négatif doit être présenté à deux reprises: d’abord lors de l’embarquement au Maroc, puis à l’aéroport suisse, précise l’Office fédéral de la santé publique suisse. Les tests acceptés par le gouvernement suisse sont le test PCR d’au moins 72 heures avant l’arrivée, et le test rapide antigénique d’au moins 24 heures avant l’arrivée, ajoute la même source. (MAJ: 10 juin 2021)

Les personnes pleinement vaccinées sont exemptées de plusieurs mesures sanitaires à la frontière. Ces exemptions s’appliquent uniquement aux personnes ayant reçu un vaccin qui répond aux exigences suivantes :

« Les exemptions des mesures sanitaires à la frontière s’appliquent pour une durée de six mois dès que les personnes sont pleinement vaccinées. Ces exemptions sont valables six mois, car les données scientifiques sur la persistance de la protection offerte par les vaccins au-delà de cette durée ne sont pas suffisantes », ajoute l’OFSP.

(Source: Office fédérale de la santé publique suisse, MAJ: 10 juin 2021)

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L’Italie considère le Maroc comme un « partenaire central »

On a l’impression que la diplomatie n’a jamais été aussi active qu’en ces temps de pandémie et de crise mondiale.

Après la deuxième session à Bouznika du dialogue inter-libyen et une rapide incursion au Mali, Nasser Bourita a effectué ce mercredi 7 octobre, une visite-éclair en Italie, confirmant l’impression de percée diplomatique en Méditerranée centrale.

L’Italie est certainement le grand pays d’Europe le plus concerné par la situation en Libye. Le Maroc poursuit avec constance et patience, ses efforts en faveur du dialogue inter-libyen, entamé en 2015 à Skhirat. Depuis cette époque, la position marocaine, frappée au coin du bon sens le plus élémentaire, n’a pas varié: seule une solution politique interne, sans aucune ingérence extérieure, permettra à la Libye de renouer avec la stabilité.

La position marocaine n’est pas celle de tout le monde. Car la Libye est un microcosme du monde arabe post-2011: richesses du sous-sol et notamment le pétrole; immense territoire semi-désertique avec une faible population; situation stratégique exceptionnelle… De quoi attirer les deux grandes forces antagonistes qui sont intervenues ou essayé de le faire dans les différentes pays arabes déstabilisés depuis 2011, les Emirats d’un côté, et le Qatar-Turquie de l’autre.

En parallèle, le Maroc veut depuis 2019, renforcer particulièrement ses relations avec l’Italie, sous forme de dialogue stratégique et de consultations.

En novembre 2019, était signé à Rabat un accord de dialogue stratégique, deux mois après la nomination du trentenaire Luigi Di Maio au département italien des Affaires étrangères.

Ce mercredi 7 octobre, Nasser Bourita a rendu visite à son homologue italien, pour la première rencontre bilatérale, dans le droit fil du dialogue stratégique entre les deux pays.

Comme on peut s’en douter, tout y passé, comme le montre la conférence de presse conjointe: l’intérêt italien réaffirmé au dialogue inter-libyen de Bouznika; la migration irrégulière; la situation dans le Sahel; la coopération économique, l’Italie considérant le Maroc comme un hub pour le continent africain…

Luigi Di Maio a souligné que l’Italie considère le Maroc comme « un partenaire central ». Il a souligné la volonté commune de consolider davantage une relation bilatérale déjà importante.

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Rappelons que l’Italie est le pays le plus touché d’Europe. En effet, 700 nouveaux morts ont été enregistrés ces dernières 24 heures, portant à près de 14.000 le nombre de personnes mortes du virus, depuis le début de l’épidémie. 

Le nombre de nouvelle infections est quant à lui en baisse en Italie: 2.477 cas de contamination supplémentaires ont été signalés ces dernières 24 heures. Au total, plus de 115.000 cas d’infection ont été recensés en Italie depuis le début de l’épidémie.