Mauritanie. Un gazoduc reliera les gisements du sud à Nouadhibou

La Mauritanie prévoit de développer son infrastructure gazière grâce à un nouveau gazoduc national. Ce projet reliera les champs gaziers de Grand Tortue et, potentiellement, le futur gisement de Bir Allah (en cours de développement) dans le sud du pays, aux villes de Nouakchott, la capitale, et de Nouadhibou, la capitale économique située au nord.

Le cabinet sud-africain EPCM Holdings, en partenariat avec la société mauritanienne Meen & Meen, a achevé en mars 2023 une étude de faisabilité technique et économique pour un gazoduc national stratégique. Ce projet, piloté par la Société nationale industrielle et minière (SNIM), représente un investissement initial de 780.000 dollars pour la phase d’étude.

Ce gazoduc s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique industrielle de la Mauritanie, visant à intégrer le gaz naturel comme source d’énergie dans les processus industriels nationaux. La SNIM, opérateur historique du secteur minier mauritanien, entend ainsi diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique pour ses activités minières. Il exploite les vastes gisements de fer de la région de Zouérate, dont la production est évacuée via le train minier vers le port de Nouadhibou, plaque tournante des exportations minières du pays.

À terme, ce nouveau projet gazier devrait également alimenter une centrale électrique existante d’une capacité de 180 MW située au nord de Nouakchott.

Ce projet marque la relance d’un projet énergétique abandonné, qui visait initialement à produire de l’électricité à partir du champ gazier offshore « Banda », situé au large de Nouakchott.

Selon le magazine mauritanien Emergence, l’étude de faisabilité a identifié quatre tracés potentiels pour le futur gazoduc national. Chaque option présente des caractéristiques distinctes en termes d’ingénierie (longueur du tracé, difficultés techniques), de rentabilité économique (coûts de construction et d’exploitation) et d’impact environnemental (traversée d’écosystèmes sensibles) :

les options potentielles du tracé du gazoduc mauritanien établies par EPCM et Meen&Meen.

Rappelons que la Mauritanie a révélé au cours des dernières années un important potentiel gazier, la propulsant rapidement parmi les grands producteurs de gaz naturel en Afrique. Ce nouveau statut de leader régional s’appuie principalement sur trois gisements majeurs : Grand Tortue Ahmeyim (424 milliards m³), Bir Allah (1.400 milliards m³) et Banda (33 milliards m³).

Gisement Grand Tortue Ahmeyim
Carte de localisation du gisement Grand Tortue Ahmeyim

En parallèle de ce projet national, la Mauritanie s’engage aux côtés du Nigeria et du Maroc dans le développement d’un gazoduc régional : le gazoduc Afrique Atlantique. Ce projet stratégique, qui reliera le Nigeria au Maroc, entre dans une étape décisive : la décision finale d’investissement (FID) ne devrait pas tarder, d’autant plus que plusieurs investisseurs potentiels ont déjà manifesté leur intérêt pour ce mégaprojet énergétique.

Abdelouafi Laftit reçoit le ministre délégué mauritanien chargé de la Décentralisation et du développement local

Cette rencontre intervient dans le cadre de la visite de travail qu’effectue le ministre mauritanien dans le Royaume (du 4 au 8 mai), à la tête d’une importante délégation composée de hauts responsables des départements de l’Intérieur et de la Décentralisation, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Elle s’inscrit également dans le cadre des relations de fraternité et de coopération fructueuse entre le Royaume du Maroc et la République islamique de Mauritanie, sous la sage conduite du Roi Mohammed VI et du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazoani, visant à consolider les fondements de la coopération Sud-Sud et à promouvoir la solidarité et l’action commune face aux défis de développement actuels, précise la même source.

Les deux parties ont tenu des entretiens élargis, qui ont été l’occasion d’exposer l’expérience marocaine en matière de régionalisation avancée et de décentralisation, et d’échanger sur les moyens d’élargir et de développer les perspectives de coopération entre les deux pays dans ce domaine vital.

Lors de cette rencontre, les deux responsables ont souligné l’importance de rehausser la coopération décentralisée, en tant que levier essentiel pour promouvoir la gouvernance territoriale et le développement spatial.

Ils ont exprimé la volonté commune de nouer des partenariats efficaces entre les collectivités territoriales marocaines et leurs homologues mauritaniennes, à travers l’échange des expériences et des bonnes pratiques dans les domaines de la gestion des déchets solides, des services locaux, du développement urbain, de la planification territoriale et de la transformation numérique.

Dans ce cadre, relève le communiqué, les deux parties se sont attardées sur le bilan de la coopération décentralisée maroco-mauritanienne, qui a connu un progrès concret ces dernières années à la faveur d’une série de projets menés conjointement par les collectivités territoriales des deux pays, ouvrant ainsi la voie à la mise en place de nouveaux mécanismes en vue de hisser cette coopération à un partenariat stratégique exemplaire.

Cette visite traduit la dynamique positive des relations maroco-mauritaniennes, ainsi que la volonté commune de promouvoir davantage la coopération bilatérale en matière de gouvernance territoriale, dans l’esprit de fraternité et de complémentarité unissant les deux pays frères, conclut-on.

De Smara à la Mauritanie, une route stratégique et des postes-frontières aux enjeux multiples

Le projet de construction de l’axe routier reliant Smara à la frontière mauritanienne via Amgala et Tifariti est en passe d’être achevé, avec un taux d’avancement de plus de 95%.

Parallèlement, la Mauritanie a récemment publié pour l’ensemble de ses frontières, la liste de 82 postes frontaliers obligatoires pour la circulation des personnes et des biens, dont 15 concernent la frontière marocaine.

Mobilisant un budget de près de 50 millions de dirhams, cette route de 93 km vise à améliorer la connectivité, la sécurité et le confort des usagers. Son achèvement, prévu pour 2025, permettra notamment de réduire les distances pour les voyageurs et transporteurs, en particulier les camionneurs marocains à destination du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Ce projet s’inscrit aussi dans une dynamique plus large, facilitant l’accès à Dakhla et renforçant les ambitions de l’Initiative atlantique. Il symbolise également une reconnaissance fondamentale de la marocanité du Sahara, de son intégrité territoriale et, plus spécifiquement, de ses frontières.

Cela dit, ces nouvelles ouvertures de postes-frontières soulèvent la question de leur compatibilité avec les restrictions imposées par l’accord militaire n°1, et des conséquences potentielles sur le terrain.

Achèvement des travaux en 2025

L’avancement global de la réalisation de l’axe routier (RN17 et RN17B) reliant Smara à la frontière mauritanienne via les communes d’Amgala et Tifariti, sur un linéaire de 93 km, a atteint plus de 95%. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi 19 février, le directeur provincial de l’Équipement, du transport et de la logistique de Smara, Samih Zemmari, lors d’une visite de terrain du gouverneur de la province de Smara, Brahim Boutoumilate, et des élus au point kilométrique n° 77 de cette route.

Cet axe routier reliant Smara à la frontière mauritanienne (Fort Trinquet ou Bir Moghreïn au nord du pays), qui a mobilisé un montant global de près de 50 millions de dirhams, se compose de quatre tronçons. Le dernier, toujours en cours de réalisation, s’étend sur plus de 28 km. L’avancement des travaux de réalisation de cet axe a atteint 88%, selon les informations recueillies par Médias24.

La date d’achèvement de ces travaux est prévue pour 2025. Par la suite, cette nouvelle voie permettra de réduire le temps du transport et d’améliorer le confort et la sécurité routière.

La création de cet axe routier s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Initiative atlantique, lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à renforcer l’intégration régionale en facilitant l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.

Ce projet contribuera au développement économique et au renforcement du tissu socio-économique dans la province, en créant des emplois et en consolidant la stabilité des populations des communes d’Amgala et Tifariti.

D’une importance stratégique, il servira de pont logistique reliant le Maroc, la Mauritanie et d’autres pays africains tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, contribuant ainsi à l’essor économique au niveau régional et continental.

À cette occasion, des informations ont été communiquées au gouverneur de la province et à sa délégation concernant la construction d’une gare routière, d’une superficie de 3.600 m², dans le but d’améliorer les conditions d’accueil des passagers et d’optimiser la gestion des flux de voyageurs.

De plus, le gouverneur a lancé une nouvelle ligne de taxis de première catégorie reliant Smara à Amgala via Lagaida, facilitant ainsi la mobilité des citoyens.

Il convient de rappeler qu’une menace du polisario avait récemment pesé sur la Mauritanie, l’avertissant des conséquences d’une éventuelle ouverture d’un poste-frontière avec le Maroc et de la mise en service d’une nouvelle route reliant Smara à la frontière mauritanienne.

15 postes-frontières dans les zones limitrophes du Maroc

Quelques jours après ces menaces, le ministère de l’Intérieur mauritanien a décrété, le 11 février dernier, l’ouverture de 82 nouveaux postes-frontières. Quinze d’entre eux se trouvent dans trois provinces jouxtant le Maroc : Dakhlat Nouadhibou, Tiris Zemmour et Adrar.

Dans la province de Dakhlat Nouadhibou, six postes-frontières internationaux ont été créés : quatre dans l’arrondissement de Nouadhibou (aéroport, port, port de pêche traditionnel et un point situé à 55 km) et deux dans l’arrondissement de Chami (Atmimichat et Adouirou).

Dans la province de Tiris Zemmour, le décret établit sept postes répartis sur trois arrondissements : Zouerat, Fderik et Fort Trinquet (ou Bir Moghreïn).

Enfin, dans la province d’Adrar, deux postes-frontières internationaux ont été instaurés dans l’arrondissement d’Atar : l’aéroport d’Atar et le poste de Choum.

Une question se pose : ces zones sont-elles situées dans les secteurs interdits par l’accord militaire n° 1 ? Par exemple, la province de Tiris Zemmour borde la zone de Tifariti, où des incursions armées du Polisario en septembre 1991 avaient conduit le Roi Hassan II à adresser une lettre au secrétaire général de l’ONU, Pérez de Cuéllar, lui demandant de prendre les mesures nécessaires pour évacuer ces éléments.

Tifariti se trouve dans la zone située entre le mur de défense et la frontière mauritanienne. Il est important de rappeler que la ceinture de sécurité n’est pas une frontière, mais un ouvrage défensif, au-delà duquel s’étend une zone inhabitée. L’ensemble du territoire demeure sous souveraineté marocaine.

L’accord militaire n° 1, dont le contenu a été publié par Médias24 dans un précédent article, établit des restrictions précises sur la présence militaire des parties en conflit. Il définit notamment une zone tampon de 5 km à l’est du mur, où toute présence est interdite, ainsi que deux zones restreintes (25 km à l’est et 30 km à l’ouest), et deux autres zones à restriction limitée.

Cet accord a été signé en décembre 1997 entre le polisario et la Minurso, puis en janvier 1998 entre les Forces armées royales et la Minurso.

Dans le document officiel du ministère de l’Équipement, la nouvelle voie est appelée Route Smara-Frontière mauritanienne. Cette route fait 6 mètres de large avec des accotements de 1 mètre de chaque côté. Sa finalisation et sa reconnaissance par la Mauritanie en font un événement qui a une large portée géopolitique. Quant aux menaces du polisario, le Maroc saura se défendre. Rappelez-vous Guergarate…

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Interconnexion électrique Maroc-Mauritanie. Trois ans pour concrétiser le projet

L’interconnexion entre le Maroc et la Mauritanie peut être prête dans trois ans. C’est ce que laisse entendre une source proche du sujet. L’infrastructure, qui a connu un certain engouement à la faveur du rapprochement Maroc-Mauritanie des derniers mois, a été au centre d’un ballet diplomatique intense entre les deux pays qui s’est concrétisé par la signature de l’accord d’interconnexion électrique entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) paraphé le mardi 4 février à Nouakchott.

Alignement d’intérêts

Cette nouvelle infrastructure, attendue depuis très longtemps, puisqu’elle figure, entre autres, dans certains accords maghrébins, euro-méditerranéens et africains, devra ainsi se concrétiser assez rapidement. Ayant accusé un retard du fait de la différence de priorités des deux pays, le projet d’interconnexion profite, selon nos différentes sources, de l’alignement des intérêts des deux pays en lien avec leur développement énergétique réciproque.

Selon notre source proche, il y a un vrai intérêt pour cette infrastructure des deux côtés de la frontière. D’une part, le Maroc cherche à étendre son réseau vers le sud pour renforcer sa stabilité, notamment dans les nouvelles zones raccordées depuis 2022 avec le réseau à très haute tension nationale qui s’étend jusqu’à Dakhla. Avec le retard attendu de l’autoroute électrique Dakhla-Casablanca, l’interconnexion avec la Mauritanie devra renforcer l’infrastructure de transport national.

La particularité de la Mauritanie est qu’elle dispose d’une capacité de production suffisante, mais dispersée sur l’ensemble du territoire

De l’autre côté, on retrouve les besoins énergétiques croissants de la Mauritanie et aussi la nécessité de stabiliser son réseau. La consommation énergétique de la Mauritanie a ainsi presque triplé depuis 2010 avec un taux de croissance moyen de 9,11% entre 2010 et 2023. Une croissance de la demande qui s’est accompagnée d’un programme d’investissement dans les capacités installées, permettant de couvrir les besoins, voire d’être exportateur, mais aussi d’un programme d’investissement dans les capacités de transport, notamment le réseau de haute tension.

« La particularité de la Mauritanie est qu’elle dispose d’une capacité de production suffisante, mais dispersée sur l’ensemble du territoire. Une seule ligne à haute tension est d’ores et déjà fonctionnelle entre Nouadhibou et Nouakchott, interconnectée au Sénégal, mais d’autres sont en construction pour aboutir à un maillage national », affirme un expert en énergie.

Une partie du financement disponible

Et qui dit réseau national, dit nécessité d’interconnexion pour gérer la tension sur le réseau. Si la Mauritanie, notamment Nouakchott, est déjà connectée au Sénégal et donc au réseau de l’Afrique de l’Ouest, il lui reste à se connecter à ses autres voisins, notamment au Nord. L’interconnexion de Nouadhibou avec le réseau marocain permettra ainsi d’avoir une dorsale allant de l’Espagne au Sénégal et au-delà, au reste de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mali.

Il y a un réel intérêt des bailleurs de fonds multilatéraux pour ce projet qui rentre dans un programme plus large d’interconnexion du Nord et du Sud de l’Afrique

Si nous n’avons pas eu accès à des informations concernant le calendrier détaillé ainsi que le budget et le montage financier de cette infrastructure, ce qui est sûr pour le moment est que le lancement de la phase d’étude technique avancée sera pris en charge par l’ONEE.

Ce qui est sûr aussi, c’est qu’une partie des financements du projet est déjà garantie. Selon notre source proche du dossier, « il y a un réel intérêt des bailleurs de fonds multilatéraux pour ce projet qui rentre dans un programme plus large d’interconnexion du Nord et du Sud de l’Afrique. Nous avons des discussions avec certains d’entre eux et je pense que le financement de l’interconnexion ne pose pas de problèmes ».

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Mauritanie : un visa de trois mois à entrées multiples pour les conducteurs marocains

« Accédant aux démarches de l’ambassade, les autorités mauritaniennes compétentes ont répondu favorablement à leur demande (conducteurs marocains), en leur permettant désormais d’obtenir un visa valable trois mois à entrées multiples sur le territoire mauritanien », indique l’ambassade du Royaume dans un communiqué.

Avant cette nouvelle décision, les conducteurs professionnels marocains étaient tenus d’obtenir un visa pour chaque entrée sur le territoire mauritanien, ce qui impactait négativement leur activité.

L’ambassade appelle les conducteurs professionnels et les chefs d’entreprises de transport international opérant entre le Maroc et la Mauritanie, ou entre le Maroc et les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest via le territoire mauritanien, à demander des visas de trois mois à entrées multiples via la plateforme dédiée aux demandes de visas mauritaniennes électroniques, en cochant la fonction « conducteur professionnel« .

L’ambassade du Royaume du Maroc fait part également de sa profonde gratitude aux autorités mauritaniennes compétentes pour leur réactivité positive et immédiate à ce sujet.

L’accord de mise en œuvre de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie signé à Nouakchott

Selon un communiqué de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), cet accord a été signé par Tarik Hamane, directeur général de l’ONEE, et son homologue mauritanien, Sidi Salem Mohaned Elabd, directeur général de la Société mauritanienne d’électricité (Somelec).

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Hamid Chabar, ambassadeur du Roi en Mauritanie.

« S’inscrivant dans le cadre de l’Initiative royale atlantique visant à renforcer l’intégration africaine et à promouvoir la coopération Sud-Sud, le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie constitue une avancée majeure qui permettra de renforcer davantage la fiabilité des réseaux électriques des deux pays, d’améliorer leurs performances et de faciliter les échanges d’énergie électrique entre le Maroc et la Mauritanie, et entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre du WAPP », lit-on dans le communiqué de l’ONEE.

« Il constitue également l’opportunité de valoriser et de tirer pleinement profit de la complémentarité en reliant les réseaux électriques des deux pays, notamment pour une meilleure intégration et optimisation des ressources en énergies renouvelables dont ils bénéficient », poursuit la même source.

Le travail en commun a déjà commencé

À l’issue de la cérémonie de signature de l’accord, les équipes techniques de l’ONEE et de la Somelec ont immédiatement entamé des travaux de concertation dans le cadre de la mise en œuvre du projet, explique l’ONEE.

À travers cette initiative stratégique, l’ONEE et la Somelec consolident leur partenariat en faveur du développement du secteur électrique des deux pays et du renforcement de l’intégration régionale des réseaux électriques.

Le Maroc et la Mauritanie réaffirment ainsi leurs rôles de hub énergétique au niveau continental et régional, en renforçant les interconnexions électriques et en favorisant l’intégration des marchés de l’énergie pour un développement durable et partagé.

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La Mauritanie menacée par le polisario après son récent rapprochement avec le Maroc

Le polisario menace d’entraîner la Mauritanie dans une guerre si elle ouvre un nouveau poste frontière avec le Maroc et accepte la mise en service d’une nouvelle route reliant la ville d’Es-Smara à la frontière mauritanienne.

Ces menaces ont été proférées lors d’une récente réunion de la direction du polisario par Bachir Mustapha Sayed, le frère du fondateur du front séparatiste.

Membre de la direction (il en est le numéro deux après Brahim Ghali), Bachir Mustapha Sayed a déclaré qu’avec cette nouvelle route, « les frontières des Sahraouis seront alors les frontières du Maroc […] Ce qui implique la Mauritanie dans une guerre ». Des déclarations et des menaces relayées par les réseaux sociaux des séparatistes.

Selon le journal espagnol La Razon, ce n’est pas la première fois que le polisario profère des menaces contre la Mauritanie. Brahim Ghali, lors d’une réunion tenue en décembre 2019 à Tifariti avec des partis mauritaniens, avait indiqué à ses hôtes que leur pays « serait le premier État affecté par toute tension entre le Maroc et le polisario en raison de la longueur de ses frontières avec le Sahara ».

Le polisario, selon les dires de Bachir Mustapha Sayed, se trouve actuellement dans une « situation extrêmement difficile ». On peut y voir une allusion à la série de déclarations de soutien à l’intégrité territoriale du Maroc de la part de plusieurs pays africains, mais aussi européens et latino-américains.

Sauf que le récent rapprochement entre le Maroc et la Mauritanie semble particulièrement difficile à digérer pour les séparatistes, d’autant que ce rapprochement s’est manifesté à plusieurs reprises en près d’un mois.

Il y a d’abord eu la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le président Ould El Ghazouani. Ce dernier avait affirmé que son pays rejoignait en même temps l’Initiative royale pour l’Atlantique et le projet du gazoduc Nigeria-Maroc.

Par la suite, il y a eu un intense échange de visites entre les deux pays. Cerise sur le gâteau, les deux pays voisins viennent de signer un mémorandum pour une interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie.

La future nouvelle route entre les deux pays reliera Es-Smara à la frontière mauritanienne. Le chantier a été lancé en février 2024 sur 53 kilomètres, et le Royaume y met la touche finale. Ce nouveau tronçon routier sera sécurisé par les Forces armées royales.

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Signature de l’accord d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie

Comme annoncé il y a quelques jours, un mémorandum d’entente portant sur les secteurs de l’électricité et des énergies renouvelables a été signé ce jeudi 23 janvier à Rabat par la ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Khaled. Il inclut une clause relative au projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie.

Cet accord historique marque un pas vers l’accélération de la coopération entre le Maroc et la Mauritanie et l’intégration régionale entre les deux pays voisins, dans le domaine hautement stratégique de l’électricité.

Il prévoit la mise en œuvre de projets destinés à électrifier les zones rurales et à promouvoir des initiatives en faveur des énergies propres, précise un communiqué publié à l’occasion. La même source ajoute qu’il est également question d’harmoniser les normes électriques entre les deux pays.

Cette coopération vise à contribuer à la sécurité énergétique, à diversifier les sources d’approvisionnement et à étudier la mise en place d’un projet d’interconnexion électrique permettant de stabiliser les réseaux et d’améliorer l’approvisionnement en électricité.

Les discussions entre les deux ministres ont également porté sur des projets stratégiques majeurs, tels que le gazoduc reliant le Maroc au Nigéria, ainsi que sur des initiatives dans les énergies nouvelles, notamment l’hydrogène vert.

 

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Signature imminente d’une convention d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie

L’information a été révélée par la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, lors de son passage au Parlement ce mardi 21 janvier.

Elle a expliqué qu’un « mémorandum d’entente a été élaboré, portant sur les secteurs de l’électricité et de l’intégration des énergies renouvelables. Il inclut une clause relative au projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie ».

C’est un accord historique qui marque un pas vers l’intégration régionale entre les deux pays voisins, dans le domaine hautement stratégique de l’électricité.

La signature de cette convention est prévue ce jeudi 23 janvier, lors de la visite du ministre mauritanien de l’Énergie et du pétrole, Mohamed Ould Khaled, au Maroc, nous confirment des sources au ministère marocain de l’Énergie.

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Le Roi Mohammed VI reçoit le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani

Voici un communiqué du Cabinet Royal :

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu ce jour au Palais Royal à Casablanca, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des relations solides de confiance et de coopération liant les deux pays et des liens de fraternité sincère unissant les deux peuples frères.

Lors de cette rencontre, les deux Chefs d’Etat se sont félicité de l’évolution positive que connaît le partenariat maroco-mauritanien dans tous les domaines.

Ils ont aussi affirmé leur détermination à développer des projets stratégiques pour la liaison entre les deux pays voisins, et à coordonner leurs contributions dans le cadre des initiatives royales en Afrique, particulièrement le gazoduc Africain-Atlantique et l’Initiative visant à favoriser l’accès des Etats du Sahel à l’Océan Atlantique.

Le Roi Mohammed VI et le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. (Ph. MAP)

A son arrivée au Palais Royal, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d’être convié à la traditionnelle cérémonie d’offrande de lait et de dattes ».

Maroc-Mauritanie : tenue de la 5e réunion de la Commission militaire mixte

Cette réunion, qui témoigne de la solidité des liens de coopération militaire entre les Forces armées royales et les Forces armées mauritaniennes, est l’occasion pour les deux parties de dresser le bilan de l’année 2024 et d’arrêter les activités à inscrire dans le programme de coopération de l’année 2025, indique un communiqué de l’état-major général des FAR.

Les deux responsables militaires se sont félicités de l’excellence de la coopération maroco-mauritanienne et de son bilan positif dans différents domaines, notamment la sécurité et défense, la formation ainsi que l’échange d’expériences et d’expertises.

Ils ont également souligné la nécessité de consolider davantage la coopération entre les deux Forces armées en matière de sécurité des frontières et de lutte contre l’immigration et les actions transfrontalières illicites, contribuant ainsi à la stabilité dans la région afin de pouvoir relever les défis communs.

Le même jour, et sur hautes instructions du Roi, Chef Suprême et Chef d’état-major général des Forces armées royales, le ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, a reçu au siège de cette administration, à Rabat, le général de division El Mokhtar Bolle Chaabane, chef d’état-major des Armées de la République islamique de Mauritanie, ajoute le communiqué.

Au cours de cet entretien, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant au niveau d’excellence des relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays, tout en réaffirmant leur ambition et leur volonté communes de consolider ces liens exemplaires dans l’avenir.

La coopération militaire entre le Royaume du Maroc et la République islamique de Mauritanie, initiée depuis 1971, a été couronnée, en juillet 2006, par la signature à Rabat d’un mémorandum d’entente portant sur la création de la Commission militaire mixte pour la consolidation des relations bilatérales dans le domaine de la défense.

(Avec MAP)

Akhannouch reçu par le président mauritanien à Nouakchott

Cette audience a eu lieu à l’issue de la cérémonie d’investiture de M. Ould Cheikh El Ghazouani pour un deuxième mandat de cinq ans, durant laquelle Aziz Akhannouch a représenté Roi Mohammed VI.

Dans une déclaration à la presse au terme de cette audience, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, M. Akhannouch a indiqué qu’il a fait part au président mauritanien de la détermination du Roi Mohammed VI, à renforcer la coopération entre les deux pays.

Il a également indiqué avoir transmis les félicitations du Souverain au Président mauritanien pour sa réélection, ainsi que ses vœux de davantage de progrès et de développement pour la République Islamique de Mauritanie.

Le chef du gouvernement a souligné, par ailleurs, que le Président mauritanien a fait part, lors de cette audience, de sa ferme volonté de consolider les relations fraternelles liant les deux pays et de les développer davantage au service des intérêts des deux peuples frères.

Aziz Akhannouch a, de même, fait savoir que M. Ould Cheikh El Ghazouani l’a chargé de transmettre au Roi ses salutations et ses vœux de davantage de prospérité pour le Royaume.

M. Ould Cheikh El Ghazouani a été réélu pour un deuxième mandat en tant que président de la République Islamique de Mauritanie, après avoir remporté l’élection présidentielle du 29 juin dernier avec 56,12% des voix, dès le premier tour.