L’Agence Bayt Mal Al Qods a distribué plus de 1.500 paniers et 3.000 rations durant le Ramadan

À la veille du premier jour de l’Aïd Al Fitr en Palestine, l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif a clôturé, le samedi 29 mars, sa campagne humanitaire ramadanesque à Al Qods par la distribution de 200 tenues de fête au profit d’orphelins pris en charge par l’institution, grâce à une subvention de l’Association marocaine d’appui à la reconstruction en Palestine.

Les enfants bénéficiaires, accompagnés de leurs proches, ont été accueillis dans plusieurs magasins partenaires à travers la Ville sainte pour choisir leurs habits de l’Aïd, dans le cadre d’une initiative conjointe de l’Agence et l’Association donatrice.

Outre les 200 vêtements de l’Aïd au profit des orphelins, le bilan de l’Agence pour sa campagne d’aide humanitaire du mois de Ramadan de cette année fait état de la distribution de plus de 1.500 paniers alimentaires aux familles bénéficiaires et d’environ 3.000 rations alimentaires à la Sainte Mosquée Al Aqsa ainsi qu’à plusieurs centres sociaux.

(Avec MAP)

Le Maroc n’est pas concerné par le projet de « relocalisation des Palestiniens de Gaza »

Intervenant sur la chaîne américaine CBN TV, le consul israélien à Los Angeles, Israel Bachar, avait cité le Maroc à propos du projet de « relocalisation des Palestiniens de Gaza » récemment évoqué par le président américain Donald Trump. « D’après ce que j’entends, le projet impliquerait trois pays —le Maroc, la Somalie et le Puntland—… mais il est encore en cours d’élaboration et les détails restent inconnus », avait-il dit avant de rectifier ses propos sur Twitter. « Mes remarques concernant le Maroc n’étaient pas exactes », a-t-il écrit.

Cette confusion a été rapidement exploitée par les adversaires du Maroc, qui ont tenté de donner du crédit à l’hypothèse selon laquelle le « Royaume serait une destination retenue pour l’accueil des populations déplacées de Gaza ». Une rumeur qui a été démentie par les autorités israéliennes, dont le directeur du bureau de liaison à Rabat.

Contacté par Médias24, le directeur du bureau de liaison israélien au Maroc, Youssef Ben David, a formellement démenti cette information. « Je peux réitérer ce que notre consul général à Los Angeles a déjà clarifié, à savoir que sa référence au Maroc lors de son interview avec CBN n’était pas exacte », a déclaré le directeur nommé en août dernier à la tête du Bureau de liaison.

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 8 février à Rabat après ses entretiens avec le vice-président du Conseil des ministres et ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé que « l’unité territoriale de la Palestine est une décision qui revient aux Palestiniens ». Il a également réaffirmé le soutien du Maroc aux positions de l’Autorité palestinienne ainsi qu’à la solution à deux États, avec Al Qods-Est comme capitale.

De son côté, le ministre irakien a indiqué que la situation en Palestine et le plan de déplacement forcé des Palestiniens avaient été au cœur des discussions. « Les deux pays sont d’accord sur l’adoption d’une position commune avec les pays arabes pour contrer ce plan, qui menace la cause palestinienne », a-t-il déclaré.

Le Maroc, rappelons-le, est depuis longtemps un fervent partisan de la cause palestinienne. Le Royaume n’a eu de cesse de plaider en faveur d’une paix durable dans la région à travers la solution de deux États, avec Al Qods-Est comme capitale. L’hypothèse d’un accueil au Maroc de Palestiniens expulsés en masse de Gaza est tout simplement impossible.

La semaine dernière, le président américain avait avancé l’idée d’envoyer les habitants de Gaza en Jordanie et en Egypte et proposé que les États-Unis prennent le contrôle de la bande de Gaza, en promettant de reconstruire le territoire. Face au tollé international que ces déclarations ont suscité, la Maison-Blanche s’est efforcée de les modérer.

Le Maroc poursuit ses efforts pour la défense de la sacralité d’Al Qods (Bourita)

Intervenant lors de la 162e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau des ministres des Affaires étrangères,  Nasser Bourita a indiqué que le Roi accorde une attention particulière à la défense des sacralités, et à leur tête Al Qods Acharif, en alliant action politique et diplomatique et travail sur le terrain, à travers l’Agence Bayt Mal Al Qods, bras exécutif du Comité Al Qods, qui s’attèle à l’exécution de plans et de projets concrets visant essentiellement la préservation du statut juridique de la Ville Sainte, la sauvegarde de son identité civilisationnelle et le soutien à la résistance des Maqdissis.

Par ailleurs, le ministre a affirmé que « nous avons tant besoin plus que jamais d’adopter une vision arabe d’avenir, réconciliatrice et constructive pour développer des relations arabo-arabes naturelles, qui transcendent les complexes du passé et dépassent les obstacles politiques et les divergences bilatérales entravant la marche de relance et de développement ».

Le monde arabe a besoin d’orienter ses partenariats futurs avec les différents blocs régionaux vers la mise en place d’un environnement intellectuel, culturel et médiatique sain, afin d’assurer la cohabitation et la coopération entre ses peuples en vue de permettre l’intégration générationnelle et la consécration des valeurs de tolérance et d’acceptation de l’Autre, loin des stéréotypes et des approches d’exclusion, qui génèrent conflits et dissensions, a relevé le ministre.

M. Bourita a, en même temps, souligné le « besoin pressant » de développer des relations équilibrées avec les partenaires traditionnels, « sur la base de normes et critères clairs susceptibles de garantir le succès et la continuité de ces partenariats, sans porter atteinte à la sécurité et à la souveraineté de nos pays et à leur intégrité territoriale ».

Les dangers qui guettent le monde arabe et les évolutions rapides à tous les niveaux font de ce dernier « un chiffre d’une équation internationale complexe », a indiqué le ministre, notant qu’en l’absence d’une solution appropriée, « nous nous trouverons à la croisée des chemins ».

Dans ce contexte, le Maroc aspire que des mesures concrètes et pratiques soient prises pour accélérer la réforme de la Ligue Arabe, dans un climat consensuel afin que cette organisation puisse s’acquitter de son rôle de mécanisme visant la consécration de la solidarité arabe et le développement de l’action commune et de l’unité arabes, a relevé M. Bourita, ajoutant que travailler main dans la main demeure la seule option pour tous afin d’atteindre cet objectif.

Outre M. Bourita, la délégation marocaine comprend notamment l’ambassadeur du Maroc en Egypte et son représentant permanent auprès de la Ligue des Etats arabes, Mohamed Ait Ouali, le chef de division des organisations arabes et islamiques au ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Abdelali El Jahid, et le représentant permanent adjoint du Royaume auprès de la Ligue arabe, Hicham Ould Essallay.

(Avec MAP)

Inauguration du centre de recherche et d’études « Bayt Al-Maqdis » à Rabat

L’inauguration de ce centre « Bayt Al-Maqdis » s’est faite en présence d’une délégation palestinienne, du ministre marocain de la Jeunesse, de la culture et de la communication,  Mohamed Mehdi Bensaid, et d’autres personnalités.

À cette occasion, Mohamed Mehdi Bensaid a souligné que ce nouveau centre entend favoriser les échanges scientifiques entre le Maroc et la Palestine. À cet effet, il a réitéré l’engagement du Maroc à renforcer la coopération culturelle et académique avec la Palestine, notamment, dans les domaines de la communication et des médias.

Pour sa part, le ministre palestinien chargé des Affaires d’Al-Qods, Achraf Al-Aawar, a salué cette initiative, la considérant comme une réponse aux besoins de recherche sur Al-Qods. Il a mis en avant les efforts de l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif pour préserver le patrimoine de la ville sainte.

L’ambassadeur palestinien à Rabat, Jamal Choubki, a, quant à lui, affirmé que ce centre reflète l’engagement du Maroc à soutenir le peuple palestinien, renforçant ainsi la position du pays dans les efforts de sauvegarde du patrimoine d’Al-Qods.

De son côté, le directeur de l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, a indiqué que le centre se consacrera à la promotion des études et de la recherche sur Al-Qods, et coordonnera les travaux académiques entre les universités marocaines et palestiniennes.

Cet événement a également été marqué par la signature de plusieurs conventions de partenariat avec diverses institutions, visant à renforcer la collaboration académique et culturelle entre le Maroc et la Palestine.

(Avec MAP)

Début de la distribution des aides médicales marocaines à Gaza (vidéos)

Le Croissant Rouge palestinien, qui a réceptionné, au point de passage « Karam Abu Salem », ces aides médicales constituées de 40 tonnes de produits médicaux contenant notamment des dispositifs pour la prise en charge des brûlures et des urgences chirurgicales et traumatologiques, ainsi que des médicaments de première nécessité, a procédé à leur distribution dans une première étape au niveau de l’hôpital « Al Amal » à Khan Younès.

Ces aides interviennent pour renforcer le fonctionnement des quelque hôpitaux encore opérationnels dans la Bande de Gaza et d’accroître leur performance afin qu’ils puissent continuer à fournir des services médicaux et de santé vitaux.

Selon la porte-parole du Croissant Rouge palestinien, Nebal Farsakh, ces aides seront distribuées par la suite aux fournisseurs des services médicaux et aux hôpitaux publics dans la Bande de Gaza, dont l’hôpital du Croissant rouge à Khan Younès et les autres points de santé mis en place dans l’ensemble de cette enclave palestinienne.

Dans une déclaration à la presse, Mme Farsakh a indiqué que le Croissant rouge palestinien « salue hautement les initiatives du Roi Mohammed VI et de ses efforts sincères pour soulager les souffrances des citoyens palestiniens dans la bande de Gaza à travers le déploiement de cette opération humanitaire d’aide médicale en ce moment critique où les quelque hôpitaux encore en service dans l’enclave souffrent d’un manque criant de produits médicaux et de médicaments ».

L’acheminement par le Maroc de 40 tonnes de médicaments et de produits médicaux intervient à un moment où le secteur de santé dans la bande de Gaza est au bord de l’effondrement à cause de la pénurie de produits médicaux et de médicaments surtout après la fermeture par l’occupant du point de passage terrestre de Rafah voici plus de 40 jours, a-t-elle dit, notant que depuis cette fermeture, aucune aide médicale n’a pu être acheminée dans ce territoire palestinien.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger avait indiqué, lundi, que l’opération humanitaire d’aide médicale, ordonnée par le Roi Mohammed VI, comprend 40 tonnes de produits médicaux destinés aussi bien aux adultes qu’aux enfants en bas âge.

Le Souverain a bien voulu prendre en charge une grande partie de l’aide, sur ses deniers personnels.

(Avec MAP

Le Roi Mohammed VI ordonne l’envoi d’une aide médicale à Gaza

Cette aide ordonnée par le Roi est composée de 40 tonnes de produits médicaux contenant notamment des dispositifs pour la prise en charge des brûlures et des urgences chirurgicales et traumatologiques, ainsi que des médicaments de première nécessité, souligne le ministère dans un communiqué, ajoutant que ces produits médicaux concernent aussi bien les adultes que les enfants en bas âge.

Le Roi Mohammed VI a pris en charge une grande partie de l’aide sur ses deniers personnels.
Cette nouvelle opération s’inscrit dans une longue tradition similaire, les trois dernières opérations similaires étant constituées d’une aide humanitaire aux populations civiles de Gaza en mars 2024 et d’une aide à la population d’Al Qods pendant le mois de Ramadan ainsi l’aide humanitaire envoyée en octobre 2023.

comme ce fut le cas pour la précédente aide humanitaire du mois de Ramadan, l’aide médicale ordonnée par le Roi emprunte un chemin exceptionnel, celui de la voie terrestre, ouverte pour la première fois par le Maroc. La cargaison transportée par le Maroc à Tel Aviv est ensuite acheminée par voie terrestre à Gaza.

L’aide marocaine sera acheminée à travers le même itinéraire terrestre inédit emprunté lors de l’opération d’aide alimentaire déployée sur instructions du Souverain au mois de Ramadan dernier, précise le communiqué.

Ces opérations humanitaires de grande envergure au profit des populations palestiniennes viennent confirmer l’engagement effectif et la sollicitude constante du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, en faveur de la Cause palestinienne, conclut la même source.

Ci-dessous des images de l’arrivée de l’aide médicale à Gaza :

Le Maroc condamne fermement le raid israélien contre un camp palestinien près de Rafah

Le Royaume, dont le Souverain, le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al Qods, souligne l’importance de se conformer à la décision de la Cour internationale de justice appelant Israël à cesser dans l’immédiat ses opérations militaires à Rafah, tout en réitérant son appel à un cessez-le-feu immédiat et durable, à garantir la protection aux Palestiniens et à assurer l’acheminement sécurisé et sans entraves des aides humanitaires et de secours à large échelle dans la bande de Gaza, via l’ensemble des points de passage, y compris le point de passage de Rafah, a ajouté la même source.

(Avec MAP)

À Manama, Bourita réitère le « soutien constant » du Maroc à la cause palestinienne

Au cours de cette entrevue, Nasser Bourita a réitéré la position constante du Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, quant à la justesse de la cause palestinienne et aux droits légitimes du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant, avec comme capitale Jérusalem-Est, sur les frontières du 4 juin 1967.

Il a, à cet égard, réaffirmé le rejet et la condamnation par le Maroc de l’agression flagrante et de toutes les violations et provocations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, y compris Al-Qods Acharif et la Mosquée Al-Aqsa.

Ces actes de provocation et ces violations graves, a-t-il dit, constituent une transgression flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, de même qu’un facteur à même d’exacerber l’escalade qui ne fait que compromettre les efforts d’apaisement.

Il a affirmé que l’opération militaire israélienne dans la ville de Rafah, qui a permis la prise de contrôle par Israël de la partie palestinienne du point de passage de Rafah, représente une menace grave pour les vies de de plus d’un million de Palestiniens, notant que le Maroc, sous la conduite du Roi, Président du Comité Al Qods, insiste sur l’importance de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, urgent et durable, et de s’abstenir de tout acte susceptible de saper les efforts continus pour un accord permettant de progresser vers des arrangements sur l’échange d’otages et de détenus.

Nasser Bourita a en outre réitéré le rejet total par le Maroc de toutes les formes de déplacement forcé, de punition collective et de représailles dont est victime le peuple palestinien, soulignant la nécessité d’acheminer les aides humanitaires en quantité suffisante et sans entraves vers la bande de Gaza. Il a également mis l’accent sur l’importance de garantir la durabilité des services de l’UNRWA au profit du peuple palestinien.

Les deux ministres ont affirmé que la multiplication des agressions systématiques par des colons extrémistes en Cisjordanie, à l’instigation de responsables gouvernementaux israéliens, attise le conflit et compromet les efforts visant l’apaisement.

De même, les provocations et les mesures illégales israéliennes visant à modifier le statut juridique et culturel de la ville d’Al-Qods Acharif, y compris la mosquée Al-Aqsa, exacerbent l’escalade et la spirale de violence.

Dans ce sens, Nasser Bourita a indiqué que le Maroc, dont le Roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods, condamne fermement la fermeture aujourd’hui de la porte des Marocains, suite à l’incursion sur l’esplanade de la Mosquée Al-Aqsa d’un groupe d’extrémistes israéliens qui y ont déployé le drapeau israélien.

Mohamad Mustafa a, de son côté, salué la position constante et solidaire du Maroc en faveur de la cause palestinienne, sous la conduite du Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods. Il a également hautement salué les initiatives et les actions menées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras opérationnel du Comité Al-Qods, pour soutenir la ville sainte et renforcer la résistance de ses habitants.

En outre, les deux ministres ont affirmé la détermination des deux pays à poursuivre leur coopération, leur coordination et leur concertation sur les divers niveaux, conformément à la vision commune du Roi Mohammed VI et du président Mahmoud Abbas.

(Avec MAP)

Le Maroc salue l’adoption de la résolution soutenant l’admission de la Palestine à l’ONU

Le Royaume du Maroc, dont le Souverain, le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al Qods de l’Organisation de la Coopération Islamique, continuera, comme il l’a toujours fait, de militer pour la réalisation de la solution à deux États, avec l’établissement d’un État Palestinien indépendant, sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods Est comme Capitale, a indiqué la Mission permanente du Maroc à l’ONU dans une publication sur le réseau X.

A travers cette résolution, dont le Maroc a été parmi les premiers co-parrains, l’Assemblée générale octroie à l’Etat de Palestine des privilèges et prérogatives additionnels au sein de différents organes des Nations Unies.

Le texte demande, également, au Conseil de sécurité de réexaminer favorablement l’admission de l’Etat de Palestine en tant que membre de l’ONU.

Bank of Africa entre symboliquement dans le capital de Bank of Palestine

Bank of Africa (BOA) et Bank of Palestine (BOP) ont scellé, mardi 7 mai, un partenariat stratégique multidimensionnel qui vise prioritairement à renforcer la coopération économique entre la Palestine et le Maroc.

Fruit d’échanges de visites et de discussions menées tant au Maroc qu’en Palestine, cette convention de partenariat prévoit que soit réalisée une participation croisée, à titre symbolique, au capital de chacun des deux établissements bancaires et ce, par acquisition de titres sur les bourses où ces institutions bancaires sont cotées, à Casablanca et Naplouse, respectivement.

Au-delà de cette prise de participation symbolique qui débute par l’acquisition de titres BOP par BOA à hauteur d’environ 1,2% de son capital, les deux groupes ont convenu de développer une coopération bancaire élargie, notamment dans les métiers de Trade Finance et de Correspondent Banking, et d’échanger leur expertise en matière de financement des PME et d’appui à l’entreprenariat et à l’innovation.

Ce partenariat s’articule également autour de la promotion économique visant à dynamiser les flux d’échanges et d’investissements entre le Maroc et la Palestine, ainsi que de la coopération culturelle, à travers notamment la réalisation de projets communs mettant en exergue leurs liens historiques indéfectibles, indique un communiqué conjoint.

« Au-delà de sa portée financière, économique et culturelle, il s’agit d’un acte institutionnel de solidarité et de confiance dans l’avenir des Territoires Palestiniens ainsi qu’une contribution de BOA, en tant qu’opérateur privé panafricain de racines marocaines, à forger une destinée économique commune entre les deux nations », a déclaré Othman Benjelloun, président de BOA, cité dans le communiqué.

Pour sa part, Hashim Shawa, président du groupe Bank of Palestine, a déclaré à ce sujet : « Nous sommes fiers de l’évolution de notre partenariat avec BOA. Ce partenariat est en ligne avec notre vision de l’expansion régionale et notre volonté d’attirer les investisseurs institutionnels vers BOP. »

« Nous sommes reconnaissants au président de BOA et au Royaume du Maroc pour leur prévoyance et leur décision proactive de cimenter cet investissement dans BOP en ces temps difficiles, exprimant ainsi une marque de confiance dans la banque et dans l’avenir économique de la Palestine », conclut-il.

Anthony Blinken met en avant le rôle du Maroc dans l’acheminement d’aides à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a affirmé ce mardi 13 mars, lors d’un point de presse, que « pour la première fois, le Programme alimentaire mondial a pu reprendre l’acheminement de l’aide à Gaza ».

M. Blinken a souligné que « le Maroc a effectué sa première livraison d’aide humanitaire via Karam Abou Salem (point de passage) ».

« Nous travaillons pour garantir que les inspections soient accélérées et que les réparations routières avancent, afin que nous puissions également augmenter le flux allant de la Jordanie vers Gaza. C’est une route critique pour les approvisionnements », a-t-il ajouté.

Pour rappel, le Maroc a envoyé ce mardi 12 mars 40 tonnes d’aide alimentaire à destination de la population de Gaza. Cette initiative fait du Royaume le premier pays à faire parvenir, par un chemin terrestre jamais emprunté depuis le début du conflit il y a plus de cinq mois, une assistance qui sera remise directement aux populations affectées.

Devant la Cour internationale de justice, le Maroc réaffirme l’engagement du Roi en faveur de la cause palestinienne

Le Royaume, représenté par l’ambassadeur du Roi à La Haye, Mohamed Basri, a pris part aux audiences de la Cour internationale de justice (CIJ), qui se déroulent du 19 au 29 février. Dans ce cadre, l’ambassadeur du Maroc a assisté en soutien à l’exposé oral de la Palestine, qui a eu lieu le 19 février, aux côtés de la délégation palestinienne, présidée par Riyad Al Maliki, ministre palestinien des Affaires étrangères et des expatriés.

La présence du Maroc aux plaidoiries orales dans cette affaire s’inscrit dans la continuité de l’engagement actif du Royaume dans ce dossier devant la Cour internationale. Ainsi, dans le cadre de la même affaire, le Maroc avait soumis à la CIJ un plaidoyer écrit, dont la Cour a dûment pris compte.

Dans ce plaidoyer, le Maroc, dont le Souverain est Président du Comité Al-Qods issu de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a réaffirmé sa détermination à « œuvrer par tous les moyens légaux à sa portée, pour protéger le statut juridique, historique, politique et spirituel de la Ville sainte, et la préserver dans sa vocation unique de ville de paix et de rencontre pour les fidèles de toutes les religions monothéistes ».

Le Royaume a réitéré, en outre, « son engagement actif en faveur du respect du droit international et de la promotion de la paix au Moyen-Orient, laquelle passe par la mise en œuvre d’une solution juste, globale et durable, fondée sur le principe des deux Etats : un Etat palestinien indépendant sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods/Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte-à-côte avec l’Etat d’Israël, dans la paix et la sécurité et ce, conformément à la légalité internationale, aux résolutions de l’Organisation des Nations Unies, et dans le prolongement de l’Initiative arabe de paix ».

Le plaidoyer du Maroc s’est appuyé sur les principes consacrés dans « l’Appel d’Al-Qods/Jérusalem », signé le 30 mars 2019 entre le Roi Mohammed VI et le Pape François. Ce document majeur souligne, notamment, qu’il est « important de préserver la Ville sainte de Jérusalem/Al-Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout, pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue. Dans ce but, doivent être conservés et promus le caractère spécifique multireligieux, la dimension spirituelle et l’identité particulière de Jérusalem/Al-Qods Acharif. Nous souhaitons, par conséquent, que dans la Ville sainte soient garantis la pleine liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte, de sorte qu’à Jérusalem/Al-Qods Acharif s’élève, de la part de leurs fidèles, la prière à Dieu, Créateur de tous, pour un avenir de paix et de fraternité sur la terre ».

En outre, le plaidoyer du Maroc a rappelé le « consensus de la communauté internationale sur le statut juridique des colonies israéliennes implantées dans certaines parties du Territoire palestinien occupé – y compris Al-Qods/Jérusalem-Est », soulignant qu’elles « constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible une solution à deux États : un Etat palestinien indépendant et viable dans les frontières de 1967, vivant côte-à-côte avec l’Etat d’Israël, dans la paix et la sécurité ».

« Le règlement du conflit israélo-palestinien par le dialogue et la négociation, dans le respect du cadre de négociation des Nations Unies, et notamment les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, demeure la clé de voûte pour une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient », souligne le plaidoyer du Maroc.

« Ce dessein structure l’action du Royaume du Maroc tant sur le plan bilatéral, qu’au niveau multilatéral au sein de l’Organisation des Nations Unies – dans le cadre des travaux de l’Assemblée générale et de ses six grandes Commissions, et des groupements régionaux représentant la Ligue des Etats arabes et l’Organisation de la coopération islamique – au sein de laquelle le Roi Mohammed VI exerce la présidence du Comité Al-Qods. »

Enfin, le Maroc a rappelé, dans sa plaidoirie, le message du Roi à l’occasion de la célébration, en novembre 2022, de la Journée internationale de la solidarité avec le peuple palestinien dans lequel le Souverain a affirmé : « Nous soulignons une fois de plus que le blocage du processus politique entre Israéliens et Palestiniens ne rend pas service à la paix que nous souhaitons voir régner dans la région. Dans le même temps, nous encourageons tout signe positif et toute initiative louable, susceptibles de rétablir le climat de confiance et de favoriser l’amorce de négociations responsables dont l’issue serait un règlement juste, global et durable de la question palestinienne, conformément aux décisions de la légalité internationale et sur la base de la solution réaliste à deux États. »

(Avec MAP)