Sahara. Interrogations après la visite du président rwandais Kagame à Alger

Les médias algériens, et en particulier l’agence APS, se sont empressés de relayer leur rhétorique habituelle sur la question du Sahara.

Au moment où nous mettions sous presse, aucun communiqué conjoint n’avait été publié, ni par la partie algérienne ni par la partie rwandaise.

Côté algérien, l’agence officielle APS a rapporté que les discussions entre Abdelmadjid Tebboune et Paul Kagame avaient porté sur « plusieurs sujets bilatéraux et régionaux », dont une supposée position sur le dossier du Sahara.

À en croire cette source, « les deux parties ont souligné leur soutien au peuple sahraoui et à son droit à l’autodétermination à travers un référendum libre, régulier et juste, conformément aux décisions de la légalité internationale ».

Précisons, même si cela va sans dire, que le Conseil de sécurité ne cite plus le référendum, mais le plan marocain d’autonomie ainsi qu’une solution politique « réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable ».

Mais du côté de Kigali, le président Kagame s’est contenté de publier l’intégralité de sa déclaration à la presse sur ses réseaux sociaux et sur la page officielle de la présidence rwandaise. Ce discours ne contient aucune mention du Sahara, ni du polisario.

Qui dit vrai ?

Contrairement aux allégations relayées par l’Algérie, rien dans les propos publics de Paul Kagame ne permet de conclure à une quelconque position du Rwanda sur le dossier du Sahara.

En publiant lui-même son discours, le président rwandais semble vouloir prévenir toute récupération ou déformation de ses propos. Ce geste peut s’apparenter à un message implicite : une prise de distance vis-à-vis du récit algérien et une volonté de prudence face à un dossier aussi sensible.

Quoi qu’il en soit, la balle est dans le camp de Kigali. Assumer ou démentir.

Habib El Malki représente le Roi Mohammed VI à la cérémonie d’investiture du président rwandais

Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat à l’issue de la présidentielle tenue en juillet dernier, qu’il a remportée dès le premier tour avec plus de 98% des voix.

La cérémonie d’investiture a été marquée par la présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, de membres du corps diplomatique accrédité au Rwanda, ainsi que d’autres éminentes personnalités.

Habib El Malki était accompagné lors de cette cérémonie de l’ambassadeur du Roi au Rwanda, Youssef Imani.

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Paul Kagame à l’occasion de sa réélection en tant que président de la République du Rwanda.

Dans ce message, le Souverain a exprimé au président rwandais ses chaleureuses félicitations et ses sincères vœux de réussite continue dans ses nobles missions.

Le Roi a félicité Paul Kagame de la confiance renouvelée de présider aux destinées du peuple rwandais frère pour aller de l’avant vers la réalisation de ses aspirations à davantage de progrès et de prospérité.

À cette occasion, le Souverain a réaffirmé sa ferme détermination à continuer à œuvrer de concert avec le président de la République du Rwanda pour le renforcement des relations distinguées unissant les deux pays, empreintes de l’esprit de fraternité et d’estime mutuelle, et la consécration d’une coopération maroco-rwandaise fructueuse au service des intérêts communs des deux peuples frères et de la consolidation des passerelles de solidarité et d’intégration entre les pays du continent africain.

Akhannouch représente le Roi Mohammed VI à la commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda

À cette occasion, le président rwandais Paul Kagame a donné, en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales, le coup d’envoi de la Semaine de deuil national, en déposant une gerbe de fleurs au mémorial de Gisozi dans la capitale rwandaise, où reposent les corps de plus de 250.000 victimes du génocide.

Après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes, Kagame a annoncé un deuil national de 100 jours, en allumant « la Flamme de l’espoir » qui va brûler durant 100 jours, le temps qu’a duré le génocide de 1994 (7 avril-15 juillet).

En 1994, le Rwanda a connu un génocide ethnique, lorsque des extrémistes hutus et les milices « Interahamwe » ont déclenché une horrible opération de massacres qui a fait plus de 800.000 morts, la plupart des Tutsis et des Hutus modérés.

Ces massacres ont pris fin en juillet 1994, lorsque le Front patriotique rwandais (FPR), mouvement rebelle mené par le président Paul Kagame, a pris le contrôle du pays.

(Avec MAP)

Le Rwanda ouvre son ambassade à Rabat

Cette nouvelle ambassade a été inaugurée par le secrétaire d’Etat rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, et le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

L’ouverture de cette ambassade, qui intervient après celle du Maroc à Kigali en avril 2017, est importante pour les deux pays puisqu’elle s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, a indiqué M. Nduhungirehe, à l’issue de la cérémonie d’inauguration.

Le responsable rwandais a souligné que cette ambassade permettra de promouvoir l’échange des visites entre les peuples des deux pays.

Elle contribuera aussi à promouvoir les visites d’affaires, tout en permettant aux investisseurs marocains de s’informer sur le climat des affaires au Rwanda.

Pour sa part, Nasser Bourita a affirmé que l’ouverture de cette ambassade vient confirmer la dynamique positive des relations bilatérales, notant qu’aujourd’hui, 106 ambassades étrangères sont ouvertes dans la capitale du Royaume en plus des organisations régionales et internationales.

(Avec MAP)

Médicament: L’usine rwandaise de Cooper Pharma démarrera en juillet (médias)

En 2017, l’usine Cooper Pharma East Africa, filiale du laboratoire marocain Cooper Pharma, a lancé les travaux de constructions de son usine située dans la zone économique spéciale de Kigali.

Les travaux de construction sont à 70% d’avancement, pour être prête en juillet prochain. Au départ, l’usine va produire du liquide intraveineux (IV) en attendent la production future d’antibiotiques bêta-lactamines afin d’améliorer l’accès des populations à des médicaments de qualité à des prix accessibles.

Une fois opérationnelle, l’usine devrait aider le pays à réduire les recettes d’importation de médicaments, ajoute la même source.

« Le gouvernement nous a demandé de commencer par les fluides IV et jusqu’à présent, les travaux de construction de ligne IV, d’une valeur de 2 millions de dollars, sont en cours de finition. Nous prévoyons de commencer la production au 2e trimestre 2020 » a déclaré Danny Mutembe, représentant de Cooper Pharma Rwanda à Kt press.

Le projet fait partie des 21 accords signés entre le Maroc et le Rwanda en 2016, lors d’une visite du Roi Mohammed VI dans le pays africain. Les laboratoires Cooper Pharma et le RDB (Rwanda Development Board) avait signé un mémorandum d’entente en vue de la construction d’une première usine pharmaceutique.

Selon un communiqué, le laboratoire marocain produira également sur un deuxième site des médicaments non bêta-lactamines, en conformité avec les besoins du marché local et les bonnes pratiques de fabrication au niveau international (cGMP), comme les 7 autres unités au Maroc, Afrique et Moyen-Orient, du groupe.

Maroc-Rwanda: un comité de suivi des accords de coopération bilatérale

Ce comité de suivi permettra d’accélérer la mise en œuvre de ces accords, ainsi que de prospecter de nouvelles pistes pour le développement de la coopération bilatérale, a affirmé le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Mohcine Jazouli, à l’issue de ses entretiens avec le secrétaire d’Etat rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Le ministre a rappelé que les deux pays ont signé une trentaine d’accords dont 23 en présence des deux chefs d’Etat à l’occasion de la visite du Roi Mohammed VI en octobre 2016 au Rwanda.

Il a sur un autre registre salué la position du Rwanda quant à la souveraineté du Maroc et la recherche d’une solution à la question du Sahara dans le cadre des Nations unies.

Pour sa part, M. Nduhungirehe a affirmé que le comité qui sera créé permettra de suivre de près les dossiers relatifs aux accords signés entre le Maroc et le Rwanda.

Il a par ailleurs fait savoir qu’en plus de la coopération bilatérale, les deux pays ont décidé « de renforcer leur coopération multilatérale dans le cadre de l’Union africaine et des Nations unies ».

(Avec MAP)

Le président rwandais Paul Kagame à la World Policy Conference de Marrakech

A son arrivée à l’aéroport international Marrakech-Menara, Paul Kagame a été accueilli par le chef du gouvernement, Saâdedine El Otmani ainsi que par l’ambassadeur du Rwanda au Maroc, Mathias Harebamungu.

Paul Kagame prendra part samedi soir à un dîner-débat dans le cadre de la 12e édition de la World Policy Conference.

Cette 12e édition de la WPC connaît la participation d’éminentes personnalités du monde de la politique, de l’économie et des médias, outre des académiciens, des experts et des chercheurs issus des quatre coins du monde.

(Avec MAP)

Le Rwanda ouvrira une ambassade au Maroc

Le président rwandais, Paul Kagame, a nommé cheikh Saleh Habimana en tant que nouvel ambassadeur du Rwanda à Rabat, indique le communiqué.

Ancien mufti de la République du Rwanda (2001-2011), cheikh Saleh Habimana a été, jusqu’à sa nouvelle nomination, ambassadeur en Egypte, où il sera remplacé par Alfred Kalisa.

Cette nouvelle nomination intervient quelques jours seulement après la visite effectuée à Kigali par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita, au cours de laquelle il avait remis un message du Roi Mohammed VI au président rwandais.

Les relations entre le Maroc et le Rwanda ont connu un tournant après les visites effectuées par le président Paul Kagame au Maroc, en juin 2016 et par le Roi Mohammed VI au Rwanda, en octobre de la même année.

Lors de la visite royale à Kigali, 23 accords bilatéraux ont été signés dans le but de contribuer au développement des deux pays.

En mars dernier, une série d’accords bilatéraux touchant plusieurs domaines ont été signés entre Rabat et Kigali dans le cadre de la première session de la grande commission mixte entre les deux pays.

Le gouvernement rwandais a également annoncé la création de deux nouvelles ambassades au Qatar et au Ghana, portant à 39 le nombre des représentations diplomatiques rwandaises à l’étranger, dont 16 en Afrique.

(Avec MAP)

Message du Roi Mohammed VI au président rwandais

« J’ai remis un message écrit du Roi Mohammed VI au président du Rwanda à l’occasion de la 25e commémoration du génocide de 1994 afin d’exprimer la solidarité du Maroc avec le peuple rwandais et réaffirmer sa forte détermination à consolider les relations maroco-rwandaises à tous les niveaux », a indiqué Elotmani.

Dans une déclaration à la MAP, le chef du gouvernement a fait savoir que le président rwandais l’a chargé de transmettre au Roi « ses salutations et sa considération du rôle de premier plan que joue le Souverain au niveau continental ».

Sur ordre du Roi Mohammed VI, le chef du gouvernement a pris part à Kigali à la commémoration du 25e anniversaire du génocide de 1994, qui coïncide avec le 7 avril de chaque année.

(Avec MAP)

Maroc-Rwanda: 12 nouveaux accords de coopération

Ces accords ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita et son homologue rwandais Richard Sezibera, qui ont présidé les travaux de cette première session de la grande commission mixte.

Les deux pays ont ainsi signé un mémorandum d’entente sur la coopération commerciale et un protocole d’accord industriel.

Le mémorandum d’entente a pour objectif de promouvoir et de développer les échanges commerciaux, sous réserve de respect intégral de la législation nationale des deux pays.

Le protocole d’accord vise, quant à lui, à adopter une approche mutuellement bénéfique pour le développement du partenariat économique dans un esprit de promotion de l’initiative privée et de développement durable.

Il vise aussi à renforcer les partenariats existants, les élargir et tisser de nouveaux liens de partenariat, ainsi qu’à favoriser l’échange d’expérience et d’expertise en matière de politique industrielle.

Les deux pays ont également signé un mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable. Il a pour objet de promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de l’environnement et de la gestion rationnelle des ressources naturelles.

Ils ont également signé un accord cadre dans le domaine de l’énergie en vue de mettre en place un cadre de coopération dans ce secteur.

Concernant les mines, la géologie et les hydrocarbures, les deux pays ont signé un accord-cadre pour mettre en place un cadre de coopération dans ces domaines.

Par ailleurs, le Maroc et le Rwanda ont conclu un accord sur l’entraide judiciaire en matière pénale et un autre sur l’extradition judiciaire.

Le premier accord vise à développer un cadre de coopération judiciaire entre les deux pays dans le domaine pénal, alors que le deuxième vise à développer un cadre de coopération dans le domaine de l’extradition judiciaire.

D’autre part, un mémorandum d’entente a été signé entre les deux parties dans le domaine du tourisme en vue de développer la coopération entre les différentes institutions chargées de la promotion de ce secteur.

Sur un autre registre, le Maroc et le Rwanda ont signé un mémorandum d’entente visant le renforcement de la coopération dans le domaine de la formation des jeunes diplomates ainsi que l’échange en matière d’informations liées à la diplomatie et aux relations internationales.

Dans le domaine de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, un protocole d’accord a été paraphé entre les deux parties en vue de l’échange d’expertise et de bonnes pratiques dans le secteur de l’habitat et du développement urbain.

Les deux pays ont également signé un accord visant à créer un cadre de coopération dans le domaine de l’éducation via l’octroi de bourses à travers l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).

Une convention-cadre de coopération en matière de formation professionnelle a été aussi signée entre les deux pays dans le but de fixer le cadre global de coopération et de partenariat dans le domaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

(Avec MAP)

Le groupe parlementaire du PJD refuse un financement américain aux députés

Le PJD annonce sur son site web que son groupe parlementaire a refusé une proposition de l’antenne marocaine du NDI (The National Democratic Institute) américain, relative au financement de bureaux de communication au profit des élus de la nation.

Le groupe PJD justifie son refus par les dispositions de la loi organique 29-11 et en particulier les articles 30 à 49. L’article 39 en particulier, rappelle le PJD, ne permet pas le type de soutien proposé par le NDI (Art.39 : un parti ne peut pas recevoir de fonds d’origine étrangère).


 

Noubir Amaoui reste à la tête de la CDT

Aucun candidat n'a postulé pour le poste de secrétaire général lors du congrès national de la CDT, ouvert vendredi soir à Casablanca, et les congressistes ont ''sollicité Noubir Amaoui pour un nouveau mandat'', a déclaré à la MAP Bouchta Boukhalfa, de la présidence du congrès national, indiquant que ''sur les 1.815 congressistes seuls trois ont voté contre''.

Fondateur de la centrale syndicale et son secrétaire général depuis 1978, M. Amaoui, un vieux routier de l'échiquier syndical national, ne rempile que ''provisoirement pour une étape de transition et non pas jusqu'à la tenue du prochain congrès national'', a expliqué à la MAP par téléphone M. Boukhalfa.

Les congressistes ont opté pour la continuité et M. Amaoui a accepté de rester à la tête de la centrale mais à ''condition d'organiser un congrès extraordinaire organisationnel pour la désignation d'un nouveau secrétaire général'', a-t-il précisé.

Lors de ce cinquième congrès, qui se tient sous le thème de la mobilisation générale pour une véritable réforme, les congressistes vont discuter de l'actualisation du cahier revendicatif et du dialogue social pour régler notamment les questions des conditions de travail, des libertés syndicales, des promotions, du statut du travail et des travailleurs, de la retraite, du système fiscal.

Ils devront aussi désigner les 380 membres du conseil national de la CDT.

A l'ouverture du congrès dont les travaux se poursuivent à huis clos, le secrétaire général a plaidé pour une réelle réforme et plus de liberté et d'équité sociale pour que le Maroc conforte sa place dans le concert des nations démocratiques.

Il a estimé que la promotion des investissements dans le pays est tributaire d'une réforme en profondeur, laquelle réforme doit reposer, à ses yeux, sur la consécration des droits politiques, économiques et sociales, une justice sociale, une répartition équitable des richesses, l'abolition des privilèges et la fin de l'économie de la rente. (MAP)