Sahara : Pour le Royaume Uni, le plan marocain d’autonomie est la « base la plus crédible, viable et pragmatique »

C’est en ces termes que le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, David Lammy, a exprimé la position officielle du Royaume-Uni sur ce dossier, lors d’un point de presse avec le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, ce dimanche 1er juin à Rabat.

David Lammy a souligné l’importance de parvenir à une solution définitive pour les populations de la région.

Un communiqué conjoint signé à cette occasion affirme que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI« . Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ».

Soutenir des projets au Sahara

Le communiqué ajoute que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara« , notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ».

A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le communiqué conjoint.

Par ailleurs, le communiqué signé par les ministres marocain et britannique souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura ».

En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ».

Enfin, le communiqué conjoint précise qu’ »en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ».

« Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le communiqué.

Le Royaume Uni est ainsi le troisième pays membre permanent de l’ONU à effectuer un pas important en direction de la position marocaine et de la marocanité du Sahara.

 

Ryanair reliera Manchester à Rabat à partir d’avril

Assurés les mercredis et dimanches, ces vols feront de Rabat la cinquième destination marocaine accessible en vol direct depuis cet aéroport du nord de l’Angleterre, aux côtés de Tanger, de Casablanca, de Marrakech et d’Agadir.

L’aéroport de Manchester souligne, sur son site officiel, l’attrait grandissant du Maroc auprès des voyageurs britanniques. En 2024, près d’un demi-million de passagers ont pris la direction du Royaume depuis Manchester, contre 275.000 l’année précédente, témoignant d’un engouement croissant pour cette destination.

Le Maroc est une destination de plus en plus prisée par les habitants du nord de l’Angleterre, a indiqué Stephen Turner, directeur commercial de l’aéroport, estimant que Rabat offre « une expérience inoubliable » qui ne manquera pas d’être « très appréciée des passagers ».

Le lancement de cette nouvelle liaison aérienne a été largement relayé par la presse britannique, qui a salué les charmes de la capitale marocaine, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012.

Grâce à cette nouvelle liaison, la capitale marocaine devrait ainsi séduire un public toujours plus large, en quête d’une destination alliant culture, détente et découverte.

GE Vernova investit 10,2 millions de dollars dans le projet Xlinks

Après Africa Finance Corporation, c’est au tour de GE Vernova d’investir dans le projet. Cette dernière possède une vaste expérience dans la fourniture de solutions de financement pour aider à réaliser des projets énergétiques tout au long du cycle de vie des infrastructures, indique un communiqué de Xlinks. L’entreprise rejoint ainsi d’autres investisseurs importants du secteur de l’énergie, notamment Taqa, TotalEnergies, Octopus Energy et Africa Finance Corporation.

« Le projet devrait contribuer à répondre à la demande d’électricité au Royaume-Uni, qui devrait doubler, passant d’environ 300 à 600 térawattheures d’ici 2050, sur la base des scénarios publiés par le Comité sur le changement climatique, en partie grâce à l’électrification des systèmes de chauffage du transport et de l’industrie du pays », rappelle le communiqué de Xlinks.

Le gouvernement britannique a reconnu le potentiel du projet, tandis qu’une analyse de rentabilisation (Outline Business Case) est en cours d’élaboration par le ministère de la Sécurité énergétique et du Net Zero.

James Humfrey, PDG de Xlinks First, a déclaré : « L’entrée d’un investisseur du calibre de GE Vernova représente une nouvelle étape stratégique dans le développement du projet de liaison électrique Maroc-Royaume-Uni, alors que nous faisons progresser le projet sur plusieurs fronts. Xlinks s’engage à répondre aux besoins du Royaume-Uni en matière d’énergie fiable, abordable et sans carbone tout en maximisant les avantages socio-économiques du projet au Maroc. »

Xlinks revoit à la hausse les coûts du câble sous-marin Maroc-Royaume-Uni

Xlinks First, la société britannique chargée du projet électrique Maroc-Royaume-Uni, annonce une hausse des coûts de construction et du prix d’achat de l’électricité du projet.

Dans une mise à jour publiée le mardi 16 avril 2024, le coût de la construction est estimé entre 22 et 24 milliards de livres sterling, soit entre 278 MMDH et 303 MMDH. De son côté, la fourchette de prix d’achat est estimée entre 70 et 80 livres sterling/MWh, soit entre 880 DH et 1.010 DH/MWh.

Cette hausse des coûts est liée à la « pression à la hausse sur le coût de tous les projets énergétiques », explique Xlinks.

La même source ajoute que cette situation est tirée par des effets macroéconomiques. L’impact des événements mondiaux sur la chaîne d’approvisionnement représente environ 60% du changement, « entraîné par une myriade de facteurs, notamment la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie à l’échelle du marché, ainsi qu’une évolution mondiale de la demande d’énergies renouvelables ». Les 40% de la variation sont liés aux effets macroéconomiques directs en lien avec les taux d’intérêt.

« Le prix d’exercice final sera déterminé par le ministère britannique de la Sécurité énergétique et du Net Zero », précise la même source.

https://medias24.com/2024/03/12/xlinks-le-cable-sous-marin-maroc-uk-pourrait-etre-duplique-vers-lallemagne/

Abdellatif Hammouchi au Royaume-Uni pour promouvoir la coopération sécuritaire

Lors de cette visite de travail de deux jours, le directeur général de la DGSN et de la DGST a tenu des séances de travail avec le directeur général du renseignement intérieur (MI5) Ken McCallum, ainsi qu’avec plusieurs responsables britanniques spécialisés dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Au cours de ces rencontres, les deux parties ont discuté et échangé leurs points de vue sur des questions d’intérêt commun, tout en passant en revue les défis sécuritaires aux niveaux régional et international, indique un communiqué de la DGSN.

Abdellatif Hammouchi avec Ken McCallum.

M. Hammouchi a, en outre, effectué une visite officielle au siège de la police londonienne, New Scotland Yard, et eu des rencontres avec Mark Rowley, commissaire en chef de la police de Londres, et Matt Jukes, chef de la police anti-terroriste britannique, ajoute le communiqué.

 

Abdellatif Hammouchi avec Mark Rowley.

A cette occasion, un mémorandum d’entente portant sur la mise en œuvre des mécanismes de coopération bilatérale dans les domaines sécuritaires de manière générale et la lutte contre le terrorisme en particulier a également été signé.

M. Hammouchi avec Matt Jukes.

Au cours de cette visite, le directeur général de la Sûreté nationale et de la surveillance du territoire, ainsi que la délégation l’accompagnant, se sont enquis des différents équipements et structures de la police britannique, dont le Centre de commandement et de gestion des opérations sécuritaires à Londres.

Relations Maroc-UK : le potentiel inexploité mis en avant au Parlement britannique

Mises en avant à Londres, les opportunités d’investissement et de collaboration entre le Maroc et le Royaume-Uni sont nombreuses et de natures diverses. Un rapport établi par l’Institut britannique pour le libre-échange (Institute for Free Trade – IFT) en a consigné plusieurs dans le cadre de recommandations visant à améliorer les relations entre les deux royaumes pour “libérer un potentiel inexploité”, comme l’indique le titre du document.

Ce dernier a été présenté le 26 février dernier devant la Chambre haute du Parlement britannique, en présence du ministre britannique de l’Investissement, Lord Dominic Johnson, de l’ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, Hakim Hajoui, et de responsables politiques, diplomates et chefs d’entreprises.

Ce rapport, dont l’auteur est Shanker Singham, expert en commerce international, est établi par l’Institut britannique pour le libre-échange ; un organisme de recherche présidé par Daniel Hannan, lord de Kingsclere. Celui-ci a accordé une récente interview à Médias24, à l’occasion d’une visite au Maroc en janvier dernier, au sujet des axes de collaboration et des opportunités de développement des relations bilatérales entre les deux royaumes.

“Une destination évidente pour les investissements”

Plus détaillé, ce rapport évoque les pistes d’amélioration de l’accord d’association entre le Maroc et le Royaume-Uni, et propose aussi des mesures qui peuvent être prises immédiatement, sans attendre un accord bilatéral renforcé.

S’il y a autant d’opportunités de collaboration entre les deux royaumes, c’est notamment en raison du potentiel marocain et de sa position stratégique en tant que “gateway to Africa” que le rapport met justement en exergue. Celui-ci considère que le Maroc “n’est pas seulement un super hub logistique, mais une destination évidente pour les investissements, notamment pour les secteurs de l’électro-voltaïque, de l’hydrogène et de l’automobile”.

“Dans un monde idéal, nous aurions déjà signé un véritable accord de libre-échange”. Mais, “compte tenu des contraintes de temps et de ressources”, l’Institut concentre son rapport sur des mesures dont la mise en place est plus rapide. Il s’agit notamment de :

Région du Sahara, “déjà reconnue comme partie du territoire douanier du Maroc”

Dans ce sens, le rapport de IFT vise à ce que UK-Export Finance soit autorisé à fournir une assistance aux investisseurs britanniques dans la région du Sahara, “déjà reconnue au Royaume-Uni comme faisant partie du territoire douanier du Maroc”.

À ce sujet, le rapport présenté par le ministre britannique de l’Investissement, rappelle la décision de la Haute Cour britannique de 2023, qui a confirmé le rejet irrévocable de la requête du polisario contre l’accord d’association Maroc-UK.

Cette décision, en défaveur d’une association pro-polisario, a “de profondes implications”, lit-on dans le rapport. “Elle consolide les relations commerciales post-Brexit du Royaume-Uni avec le Maroc, notamment en ce qui concerne le Sahara. Et soutient implicitement les revendications territoriales du Maroc au Sahara ; en reconnaissant les préférences tarifaires de l’accord à appliquer aux produits en provenance du Sahara, la Cour a reconnu que cette zone fait partie du territoire douanier du Maroc”.

Le rapport souligne également que “les exportations britanniques vers le Maroc sont relativement faibles et stagnantes”, tout en rappelant que “le Maroc promeut activement les investissements au Sahara”.

“Bien que les tribunaux de l’UE ne soient pas allés aussi loin que les tribunaux britanniques, l’UE a mis en place un processus garantissant que les préférences commerciales accordées au Maroc dans le cadre de l’accord d’association avec l’UE sont également accordées aux produits en provenance du Sahara occidental”, souligne l’organisme de recherche.

La suppression des quotas commerciaux, un “avantage instantané pour le consommateur britannique”

Ce dernier s’arrête également sur les opérations stratégiques à mettre en place de part et d’autre. En matière de diversification et de résilience des chaînes d’approvisionnement, l’IFT rappelle que le Royaume-Uni est très dépendant des importations agroalimentaires en provenance de l’UE. Il estime donc que le pays “peut certainement bénéficier d’achats supplémentaires de tomates et d’oranges du Maroc”.

À ce sujet, l’IFT rappelle que “les termes actuels de l’accord Maroc-Royaume-Uni prévoient la suppression des droits de douane sur les produits agricoles et les produits agricoles transformés, le poisson et les produits de la pêche originaires du Maroc, à l’exception d’une liste limitée de produits (tomates, concombre, etc.) dont l’exonération douanière reste conditionnée au respect de contingents et/ou de calendriers”.

Or, “compte tenu du faible risque de concurrence directe entre producteurs marocains et britanniques”, l’Institut recommande “la suppression de ces quotas”. Et ce, “surtout que même si les exportations marocaines de tomates ont augmenté, elles sont toujours soumises à des quotas commerciaux”. L’élimination de ces derniers “apportera un avantage instantané aux consommateurs britanniques en baissant les prix dans un contexte de crise du coût de la vie”.

Du côté marocain, l’IFT propose que le Royaume “diversifie son portefeuille d’investissement en augmentant le nombre des investissements britanniques”.

Autres pistes d’investissement à prioriser selon le document : celle de l’écosystème de fabrication automobile au Maroc, capable de produire plus de 700.00 véhicules par an, et qui projette d’atteindre 1 million de véhicules par an d’ici 2025 ; mais aussi le projet de “gigafactory” pour la production de batteries pour véhicules électriques, qui “place le Maroc en leader de la mobilité verte dans la région MENA”.

Par ailleurs, le rapport rappelle que le Royaume-Uni se préoccupe des restrictions en matière d’assurance pour les entreprises britanniques. C’est pourquoi les deux pays “doivent convenir de dispositions” pour supprimer ces restrictions.

“Il existe actuellement des restrictions sur le paiement anticipé des importations jusqu’à 30% de la valeur, que les entreprises britanniques souhaiteraient voir supprimées. Le Royaume-Uni souhaiterait qu’il n’y ait aucune exigence de paiement anticipé pour les importations. Tout paiement doit être soumis uniquement aux conditions contractuelles et à l’accord des commerçants. Le Royaume-Uni souhaiterait également voir la suppression de la TVA sur certains produits alimentaires auxquels elle est actuellement liée”, lit-on dans ledit rapport.

En tout cas, l’Institut à l’initiative de ce document estime que les deux royaumes “sont à la veille d’une opportunité de consolider une relation géostratégique importante pour le monde”. Pour l’IFT, “le destin de la relation Maroc-UK est la géographie”.

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Lord Daniel Hannan : “Je ne vois pas d’alternative à la reconnaissance de la souveraineté marocaine au Sahara”

Lord Daniel Hannan : « Je ne vois pas d’alternative à la reconnaissance de la souveraineté marocaine au Sahara »

Auteur, chroniqueur, homme politique britannique et membre actuel de la Chambre des Lords, Daniel Hannan, lord de Kingsclere, est également président de l’Institut de libre-échange, qui collabore avec l’ambassade du Maroc à Londres dans le cadre de projets visant à améliorer les relations bilatérales entre les deux Royaumes.

Pour Lord Hannan, des améliorations en termes d’exportation, de financement d’investissement, etc. se feront aussi par la reconnaissance totale de la souveraineté marocaine sur son territoire du Sud. Une reconnaissance à laquelle lord Hannan ne voit pas d’alternative sur le long terme.

Médias24 : Vous avez plusieurs casquettes, dont celle de président de l’Institut pour le libre-échange. Pouvez-vous nous parler davantage de cet organisme de recherche ?

Lord Hannan  : L’Institut du libre-échange existe pour promouvoir le libre-échange, éliminer les obstacles, etc. Nous considérons cela comme une tâche vraiment urgente à l’heure actuelle. Depuis la pandémie, il y a eu beaucoup de protectionnisme, beaucoup de tentatives de substitution aux importations, pour être autosuffisants ; ce qui est très mauvais pour l’économie mondiale.

Nous considérons également que le commerce offre l’occasion de profiter de certaines opportunités du Brexit, car lorsque nous étions dans l’Union européenne, nous n’avions pas le droit de mener d’autres politiques commerciales que celles contrôlées par Bruxelles. Donc, très souvent – je pense que le Maroc en est un bon exemple –, nous nous sommes retrouvés avec un accord qui ne convient pas vraiment à notre pays. Et nous pouvons maintenant améliorer cela d’une manière qui, je pense, serait meilleure pour le Maroc également.

– L’Institut est en collaboration avec l’ambassade du Maroc à Londres. Sur quoi portent vos projets de collaboration ?

– En effet, nous aimerions améliorer les échanges commerciaux bilatéraux entre le Royaume-Uni et le Maroc. Par exemple, l’année dernière, il y a eu une pénurie de tomates dans les magasins britanniques, et même s’il y avait une pénurie de tomates, nous appliquions toujours un quota aux tomates marocaines. Les Marocains ne sont donc autorisés à vendre qu’une certaine quantité de tomates. C’est incroyables, car les tomates britanniques sont rares, chères et doivent être produites dans des serres qui consomment énormément d’énergie. De plus, la saison n’est pas la même que la saison de production marocaine, donc il n’y a même pas de concurrence directe.

Nous pouvons négocier des accords plus ambitieux avec le gouvernement marocain

Pourquoi avons-nous ce quota ? Parce que l’UE a évidemment imposé la protection des producteurs de tomates au Portugal et en Espagne. Maintenant que nous ne sommes pas dans l’UE, pourquoi gardons-nous toujours les tomates marocaines à l’écart, dans l’intérêt des producteurs de tomates espagnols ? Il s’agit là d’un exemple spécifique, mais il y en a bien d’autres pour lesquels nous pouvons aller plus loin que ce que nous avons pu faire dans l’UE, et négocier des accords plus ambitieux avec le gouvernement du Maroc.

Je dois dire que le Maroc se montre bien plus ambitieux que les autres pays de la région en la matière. Il y a ici un véritable plan de développement et de croissance.

– Que représente votre visite au Maroc, en termes d’opportunités de développement et de renforcement des relations entre les deux Royaumes ?

– Si je peux revenir avec un plan que nous pourrions mettre en œuvre prochainement pour apporter quelques améliorations, ce sera une bonne chose. Toute suppression d’obstacles est une bonne chose. Cela fait baisser les prix, donne aux gens de l’argent à dépenser, etc.

Je suis conscient de ce que les gouvernements peuvent faire et de ce qu’ils ne peuvent pas faire. Je ne peux donc pas convaincre une entreprise britannique de démarrer une fabrication à Tanger, cela dépend d’elle. En revanche, je peux identifier s’il existe une raison législative ou réglementaire pour laquelle elle ne le fait pas. Et voir ensuite si nous pouvons la changer.

Je ne vois pas d’alternative à long terme à la reconnaissance de la souveraineté marocaine

– L’accord d’association Maroc-UK, qui couvre l’entièreté du territoire marocain, s’est montré particulièrement bénéfique. Pensez-vous que UK export-finance va étendre le financement aux porteurs de projets d’investissements britanniques souhaitant investir dans le sud du Maroc ?

– Je ne suis pas porte-parole du gouvernement, mais finalement je ne vois pas d’alternative à long terme à la reconnaissance de la souveraineté marocaine. Il arrive un moment où il faut dire que c’est la meilleure offre disponible. Rien n’est parfait dans ce monde, mais le plan d’autonomie est un plan juste et équilibré avec lequel toutes les parties devraient pouvoir vivre.

Et bien sûr, si nous faisons cela, cela ouvrira la porte à tout ce dont vous parlez : exportation, financement, et tout le reste. Vous pourrez, je suppose, aborder la question par étapes en disant que ceux-ci bénéficient d’une reconnaissance de facto, mais j’aimerais être plus ambitieux et voir si nous pouvons viser une reconnaissance totale.

– Selon vous, comment le Maroc peut renforcer sa position stratégique de “Gateway to Africa” ?

– C’est une question pour vous, mais vous semblez plutôt bien vous en sortir. Il s’agit d’abord d’infrastructures primaires, donc la construction d’installations portuaires et de transport que le Maroc associe à un rapprochement politique avec les pays africains, ce qui est très utile et très précieux. Je pense donc que le Maroc, par son histoire et sa géographie, est extrêmement bien placé comme racine entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.

Par ailleurs, il est important pour moi de relever que, chaque fois que je viens au Maroc, je suis impressionné par le fait que le Maroc devient de plus en plus anglophone. Il existe de grandes économies anglophones en Afrique de l’Ouest ; le fait que le Maroc soit en réalité trilingue est un atout sous-estimé.

Les relations Maroc-Royaume-Uni sont « très bonnes », selon David Cameron

L’affirmation du secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni faisait suite à la question suivante : « Le Maroc est un pays stable doté d’une démocratie fonctionnelle. Il revêt une importance stratégique considérable pour le Royaume-Uni. Nous entretenons une amitié de longue date avec lui. Seriez-vous d’accord et que feriez-vous pour approfondir le partenariat que nous avons avec ce pays, qui revêt une importance géopolitique majeure, peut nous fournir de l’énergie verte, et qui vient de construire ce port massif de Tanger Med qui contribue grandement au commerce international en Afrique ? »

« Je pense que les relations sont très bonnes. Il y a une coopération bilatérale importante dans tous les domaines que vous avez décrits. Je pense qu’il existe un appétit considérable du côté du Maroc pour jouer un rôle plus important dans la région et, en effet, en ce qui concerne le Moyen-Orient… Je pense que c’est une très bonne opportunité pour une relation renforcée« , a répondu David Cameron.

Rappelons que le député britannique, Liam Fox, avait adressé une lettre à David Cameron, dans laquelle il mettait l’accent sur l’importance « d’une position plus proactive et favorable du Royaume-Uni » au sujet de la question du Sahara marocain.

Une position plus proactive et favorable du Royaume-Uni à l’égard de l’initiative marocaine d’autonomie est essentielle non seulement pour les relations diplomatiques, mais aussi pour la paix et la coopération internationale, avait affirmé le député conservateur dans cette lettre.