Un manuscrit de médecine conservé au Maroc inscrit au registre de la Mémoire du monde de l’Unesco

Selon un communiqué de l’Unesco, avec ces nouvelles collections, le registre de la Mémoire du monde compte désormais 570 documents.

« Al Orjoza fi teb » (الارجوزة في الطب), document conservé à la bibliothèque Al-Quaraouiyine de Fès, est un poème médical didactique qui condense les connaissances médicales de son époque sous forme de vers, facilitant ainsi leur mémorisation et leur transmission.

Ce manuscrit, qui date du XIIᵉ siècle, est l’œuvre du médecin et philosophe andalou Ibn Tofail. Sur 148 pages, il comprend 7.700 vers. Il s’agit, selon l’Unesco, d’une véritable encyclopédie, classant les maladies affectant le corps humain.

Le Maroc déjoue une nouvelle tentative d’appropriation du caftan par l’Algérie auprès de l’Unesco

La Royaume du Maroc a réussi, ce mercredi 4 décembre au Paraguay, à déjouer une nouvelle tentative de l’Algérie visant à s’approprier illégalement le patrimoine immatériel marocain.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Unesco, le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a retenu la protestation du Maroc et a décidé de retirer l’image du caftan marocain du dossier algérien, à la suite d’une protestation officielle de la délégation marocaine qui a fourni des preuves solides.

En effet, le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, en coordination avec la Délégation permanente du Maroc auprès de l’Unesco, a rassemblé des données sur le caftan marocain et obtenu des informations sur l’image utilisée et son origine marocaine.

Avec cette décision qui rejette l’inclusion de l’image du caftan marocain dans le dossier algérien au motif qu’elle ne respecte pas les droits de propriété intellectuelle, l’Unesco a reconnu une nouvelle tentative d’appropriation illégale du patrimoine marocain par l’Algérie.

Il convient de noter que le ministère en charge de la Culture a travaillé à réduire l’appropriation illégale du patrimoine par l’Algérie, que ce soit via l’Unesco ou l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève, ou encore en mettant en place le label « Maroc » comme mécanisme national de protection du patrimoine immatériel.

Le Maroc participe aux travaux du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco avec une délégation présidée par Samir Addahre, ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Unesco, et Mustafa Jellouk, directeur du patrimoine culturel au ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication.

Rabat désignée « Capitale mondiale du livre 2026 » par l’Unesco

« Après Rio de Janeiro en 2025, je suis heureuse d’annoncer la désignation de Rabat comme Capitale mondiale du livre 2026. Rabat est un important carrefour culturel où le livre contribue à la transmission des savoirs et des arts dans toute leur diversité. L’industrie locale du livre, en plein essor, joue aussi un rôle crucial dans l’amélioration de l’éducation », a déclaré Audrey Azoulay, citée dans un communiqué émis par l’Unesco.

Avec 54 maisons d’édition, le 3e plus grand salon international du livre et de l’édition en Afrique et un nombre croissant de librairies, l’industrie du livre à Rabat est un élément vital de l’économie créative de la ville et un moteur de la démocratisation du savoir, poursuit le communiqué.

À travers cette nomination, L’Unesco reconnaît « l’engagement de Rabat pour le développement de la littérature, l’autonomisation des femmes et des jeunes à travers la lecture et la lutte contre l’analphabétisme », particulièrement dans les communautés les moins favorisées.

En tant que Capitale mondiale du livre, Rabat mènera « une série d’actions pour promouvoir l’accès au livre et soutenir l’industrie locale de l’édition, contribuant à la croissance économique durable et au développement social de la ville ».

La célébration débutera le 23 avril 2026, lors de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, conclut le communiqué.

Contactée par Médias24, Latifa Mouftakir, directrice du livre auprès du ministère de la Culture, a exprimé sa satisfaction à cette annonce. « Nous sommes heureux de cette consécration qui récompense l’engagement sans faille en faveur de la promotion de la culture et de la démocratisation du savoir ».

Cette désignation « est le couronnement des efforts engagés pour promouvoir le livre et la lecture » et s’aligne avec la politique gouvernementale en matière d’industries culturelles et créatives.

Selon Latifa Mouftakir, cette nomination est une opportunité pour la ville lumière. « Elle profitera à notre ville et représentera une occasion unique de présenter la richesse de notre patrimoine culturel », ajoutant que cela favorisera également « un dialogue interculturel à travers le langage universel du livre ».

Sadiki met en avant le rôle actif du Maroc dans le domaine de la biosphère

Organisée par l’UNESCO en partenariat avec le Maroc, à travers l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), cette conférence se tient en marge de la 36e session du Conseil international de coordination du programme sur l’homme et la biosphère (MAB), dont les travaux se déroulent à Agadir, précise un communiqué du ministère de l’Agriculture.

Elle rassemble des experts internationaux et des représentants de plus de 30 Etats membres de l’UNESCO pour discuter du rôle essentiel des sols dans le développement durable et promouvoir des techniques innovantes de conservation et de gestion durable des terres, poursuit la même source.

Cité dans le communiqué, le ministre de l’Agriculture, Mohammed Sadiki, a déclaré que la reconnaissance de la communauté internationale du rôle actif du Royaume dans le domaine de la biosphère, sous la conduite du Roi Mohammed VI, « renforce notre engagement pour la conservation des ressources naturelles et du développement durable et pour l’amélioration des relations entre l’Homme et l’environnement naturel ».

Il a souligné que la conférence d’aujourd’hui est un « excellent espace de partage d’expériences et de bonnes pratiques au service des réserves de biosphère, symbolisant notre engagement commun en faveur de la préservation de notre patrimoine naturel : eau, sol et forêt ».

De son côté, Audrey Azoulay a déclaré : « Les sols jouent un rôle crucial dans le maintien de la vie sur Terre. Pourtant, ils sont encore bien souvent négligés ou mal gérés. L’UNESCO appelle la communauté internationale à en faire une priorité. Fort de soixante ans d’expérience en sciences des sols, notre Organisation va aider les Etats à faire progresser les connaissances et à former des professionnels pour que les mesures nécessaires puissent être prises ».

Les travaux de cette rencontre, qui ont mis en exergue l’importance du lien entre les sols, la biodiversité, la gestion des paysages et de l’eau, ont abouti à un plan d’action autour de trois objectifs : améliorer la protection et la réhabilitation des sols, combler le manque de connaissances scientifiques, et renforcer l’engagement des jeunes et des communautés à travers l’éducation et des programmes de formation, conclut le communiqué.

Bensaid reçoit le directeur du Patrimoine mondial de l’Unesco

Au cours de cette rencontre, le ministre a passé en revue les développements du nouveau projet de loi qui devrait être soumis au Conseil du gouvernement et qui comprend un certain nombre de nouvelles dispositions visant à préserver, à conserver et à valoriser le patrimoine culturel du pays, indique le ministère de la Jeunesse dans un communiqué.

Les principaux aspects du renforcement de la coopération entre le Maroc et l’Unesco dans le domaine de la préservation du patrimoine mondial ont été examinés lors de cette rencontre. Les deux parties ont discuté du bilan de cette coopération, notamment dans le domaine du patrimoine matériel, et de la nécessité pour le Maroc d’enregistrer d’autres éléments auprès de l’Unesco.

Les deux responsables ont également convenu de poursuivre leur coopération et d’établir un programme de travail conjoint, souligne le communiqué.

Au programme de la visite de travail de Eloundou Assomo au Maroc figurent des rencontres avec plusieurs responsables marocains et des visites aux villes de Rabat, Marrakech, Essaouira et à la mosquée historique de Tinmel (province d’Al Haouz), qui a été endommagée par le tremblement de terre de septembre dernier, conclut le communiqué.

Le Maroc élu au sein de quatre organes de l’Unesco

Ces élections se sont déroulées dans le cadre de la 42e Conférence générale de l’organisation, qui se déroule à Paris du 7 au 22 novembre, en présence de l’ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, Samir Addahre, et d’une importante délégation marocaine.

« L’élection du Maroc au sein d’importants organes reflète, une nouvelle fois, la reconnaissance de la communauté internationale du rôle actif du Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en tant qu’acteur engagé sur la scène internationale, et réaffirme son attachement à la coopération multilatérale et intergouvernementale dans ces domaines de compétence », indique un communiqué de la Délégation permanente du Maroc auprès de l’Unesco.

L’élection du Maroc au BIE-Genève, un centre de Catégorie 1 sous l’égide de l’Unesco, en la personne de Fouad Chafiqi, inspecteur général des affaires pédagogiques au ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports et membre du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, permettra au Maroc de faciliter la mise à contribution de l’expertise du BIE, en tant que centre de référence international en matière de développement et d’évaluation des curricula scolaires, pour accompagner le Maroc, ainsi que les pays arabes dans l’alignement des curricula scolaires avec les objectifs du développement durable, relève la même source.

Il s’agit notamment d’assurer des conditions équitables dans la scolarisation et l’appui social aux enfants des familles démunies, la promotion de l’égalité entre les sexes et le bien-être et le développement harmonieux des générations futures, à travers l’exercice des sports, et l’éducation à la tolérance et à la paix dans le monde, ajoute-t-on.

S’agissant du CIGB, le Royaume contribuera, désormais, à la réflexion globale menée au sein de l’Unesco autour des questions éthiques contemporaines, allant de l’ingénierie climatique et l’éthique des neuro-technologies au principe de solidarité et de coopération, ainsi que sur les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19, le principe de protection des générations futures, l’éthique de l’Internet des objets (IoT) ou encore l’éthique des usages de la terre, relève le communiqué.

Par ailleurs, le Maroc a été réélu, à l’unanimité, au Conseil intergouvernemental du PHI et au MAB, deux organes dont l’action est axée autour du développement durable pour relever le défi du changement climatique, en soutenant le développement de sociétés durables et résilientes, l’amélioration des capacités techniques et le renforcement des capacités humaines et institutionnelles liées à l’eau, ainsi que la sauvegarde des écosystèmes naturels et la préservation de la biodiversité, y compris dans les terres arides, les systèmes urbains, les zones humides et les écosystèmes marins, entre autres priorités et objectifs communs.

(Avec MAP)

L’inscription des greniers collectifs au patrimoine mondial de l’UNESCO en préparation

Ce samedi 3 avril a eu lieu la séance d’ouverture de l’atelier national de lancement du programme d’inscription des greniers collectifs au patrimoine mondial de l’UNESCO.

A l’occasion, une convention visant la création d’un centre pour la promotion des greniers collectifs et la préparation de leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO a été signée entre le ministère de la Culture et la région de Souss-Massa, le conseil provincial de Chtouka Ait Baha, la commune Ait Baha ainsi que la Société de développement régional du tourisme Souss-Massa. 

La signature de cette convention de partenariat a pour objectif d’unifier les efforts, les moyens et ressources des parties signataires pour réaliser ce projet dont le coût est de 6 millions de DH, auquel le ministère de la Culture participe à hauteur de 3 MDH et la région de Souss-Massa avec une enveloppe de 2,5 MDH tandis que le conseil provincial de Chtouka Ait Baha consacre un montant de 500.000 DH. 

La commune Ait Baha a quant à elle mis à la disposition du projet un terrain de 4.000 m².