Airbus affiche ses ambitions au Maroc

Airbus souhaite renforcer sa présence au Maroc dont le secteur aérien présente « plein d’opportunités », a indiqué le mardi 17 juin le vice-président exécutif international du groupe, Wouter Van Wersch, cité par la MAP.

« Nous avons une présence de longue date au Maroc. Le Royaume est un partenaire très proche d’Airbus », a déclaré Wouter Van Wersch à la presse, à l’issue d’une réunion avec les membres de la délégation d’officiels représentant le Maroc à la 55e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, qui se tient en banlieue parisienne (16-22 juin).

Qualifiant d’ »excellentes » les discussions avec les membres de la délégation marocaine, le responsable d’Airbus a relevé une volonté commune des deux parties de voir se renforcer davantage la présence du groupe et sa collaboration avec le Maroc où le constructeur européen compte près 2.000 employés depuis la récente acquisition de l’usine de Casablanca de Spirit AeroSystems.

Reçue au sein du stand Airbus au Salon du Bourget, la délégation marocaine était composée notamment du ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et du directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki.

Ryad Mezzour a rappelé, dans une déclaration similaire, les accords stratégiques liant le Maroc à Airbus, un des leaders mondiaux de l’aéronautique. « Nous travaillons ensemble sur les perspectives d’avenir de la plateforme marocaine« .

« Airbus vient d’acheter l’usine Spirit qui fait des fuselages d’avions, notamment de l’A220 au niveau de Nouaceur », a-t-il précisé, relevant que les deux parties œuvrent pour réaliser l’ambition de mettre en place « un assemblage final d’avions au Maroc ».

Cité par le journal français Le Point, Ryad Mezzour a confirmé qu’une commande d’avions par Royal Air Maroc est bien en cours d’étude, notamment pour des Airbus A220, un moyen-courrier qui correspond au réseau européen de la RAM.

De son côté, Karim Zidane a souligné que la rencontre avec les responsables d’Airbus intervient à point nommé alors que le Maroc se prépare à organiser de grands événements.

En effet, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) est en train de renforcer sa flotte d’avions de 50 à 200 appareils à l’horizon 2037. Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques a souligné que, pour « ce grand marché » qui suscite d’ores et déjà l’intérêt des leaders mondiaux de l’aéronautique, le gouvernement marocain insiste sur « un partenariat gagnant-gagnant ».

« Airbus est consciente de cet enjeu. Nous souhaitons qu’une partie de l’investissement du groupe dans l’aérien soit au Maroc pour le transfert de l’expertise et du savoir-faire », a-t-il ajouté, se félicitant de la disposition d’Airbus à investir davantage au Maroc.

Abondant dans le même sens, Abdessamad Kayouh a évoqué une réunion « très fructueuse » avec les responsables d’Airbus, notamment dans la perspective du renforcement de la flotte de la RAM. Le ministre du Transport et de la logistique a mis l’accent sur l’importance des nouvelles technologies pour « répondre aux besoins, surtout avec le nouveau hub de Casablanca qui sera un vrai hub international et de l’Afrique ».

Pour sa part, le directeur général de l’AMDIE a mis en avant les atouts du Maroc qui, « grâce à ses forces vives, son capital humain de qualité, ses infrastructures de classe mondiale et une stratégie industrielle qui se déploie sur l’ensemble des secteurs, est à même de sécuriser le groupe européen et de l’accompagner dans sa forte montée de production ».

24 Dreamliner, 50 Boeing 737 et une vingtaine d’Airbus A220

Médias24 avait préalablement révélé que Royal Air Maroc était sur le point de conclure une importante commande d’avions auprès de Boeing, accompagnée d’un accord avec Airbus, dans le cadre de son ambitieux plan d’expansion.

Citant des sources proches du dossier, l’agence Bloomberg avait détaillé la répartition de la commande : environ 24 Boeing 787 Dreamliner pour les liaisons long-courrier, jusqu’à 50 Boeing 737 pour le réseau court-courrier, ainsi qu’une vingtaine d’Airbus A220 destinés aux dessertes régionales.

Selon les mêmes sources citées par Bloomberg, une annonce officielle concernant la commande Airbus « pourrait intervenir à l’occasion du Salon du Bourget », actuellement en cours.

Quant à la finalisation de l’accord avec Boeing, « elle pourrait dépendre d’une rencontre ultérieure entre le Roi Mohammed VI et le président américain Donald Trump », toujours selon Bloomberg.

Dans le cadre de l’appel d’offres international lancé en avril 2024, la compagnie nationale prévoit d’acquérir entre 188 et 200 appareils à l’horizon 2037. Au moins trois constructeurs devraient être retenus parmi les quatre actuellement en lice : Boeing, Airbus, Embraer et ATR.

Cette stratégie de diversification vise à réduire la dépendance historique vis-à-vis de Boeing, à accélérer les délais de livraison et à créer des synergies opérationnelles sur le long terme.

Bien qu’Airbus ne fasse plus partie de la flotte actuelle de RAM, des modèles comme l’A320 et l’A350 sont désormais sérieusement envisagés pour les segments moyen-courrier et long-courrier. Selon nos sources, les négociations avec l’avionneur européen sont jugées « avancées ».

Un contrat phare avec Boeing

Le Salon du Bourget 2025 a démarré le 16 juin et se poursuit jusqu’au 22 juin. Si l’annonce officielle prédite par les sources de Bloomberg se fait attendre, le Maroc a déjà marqué des points avec un contrat d’envergure, estime Le Point. Un accord de partenariat a en effet été signé en marge du Salon entre Boeing et Casablanca Aéronautique, filiale du groupe français Figeac Aero, pour la production de pièces de structure usinées destinées au programme 737 MAX.

Cet engagement s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord signé en 2016 entre le constructeur aéronautique américain et les autorités marocaines et marque sa volonté de renforcer la base industrielle marocaine et d’ancrer durablement ses chaînes d’approvisionnement dans le Royaume.

« 150 entreprises aéronautiques ont au moins une usine au Maroc », rappelle Ryad Mezzour, cité par le journal français, « ce qui génère 26.000 emplois à temps plein principalement autour de Casablanca, de Tanger, de Rabat et de Fès. Le chiffre d’affaires annuel est de 2,5 milliards d’euros réalisés dans la production de fuselages, d’éléments de structure, d’aménagements intérieurs, de câblages, etc. ».

« Nous allons élargir notre offre à l’aménagement de cabines et à la fabrication de trains d’atterrissage, et pensons pouvoir proposer d’ici à dix ans une ligne d’assemblage finale d’avions commerciaux« , indique le ministre, qui prévoit un doublement du chiffre d’affaires du secteur d’ici à 2030.

Le Maroc n’accueillera pas le siège de l’AFRICOM qui restera en Allemagne

Le général Michael Langley, patron du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) s’exprimait le mardi 10 juin devant le Comité des forces armées de la Chambre des représentants, lors d’une audition consacrée à la situation sécuritaire sur le continent africain.

Interrogé par le représentant républicain Abe Hamadeh sur la possibilité d’un transfert du siège d’AFRICOM en Afrique, le général Langley a été clair : « D’un point de vue opérationnel, l’analyse coûts-avantages ne justifie pas une telle dépense ». Et d’ajouter : « Le coût d’un déménagement serait considérable pour notre budget. Compte tenu de l’investissement requis, nous n’en retirerions aucun bénéfice opérationnel ».

Le chef d’AFRICOM, en poste depuis août 2022, a néanmoins tenu à saluer l’engagement du Maroc dans la coopération sécuritaire. « Le Maroc est un partenaire exemplaire. Ce qu’il accomplit en matière de sécurité, notamment en Afrique subsaharienne, est remarquable », a-t-il affirmé.

Accueillir l’AFRICOM, une option non envisageable pour le Maroc non plus

Pour notre consultant militaire Abdelhamid Harifi, l’éventualité d’un transfert du siège de l’AFRICOM au Maroc n’aurait « aucune chance d’aboutir », du moins en ce qui concerne le Royaume. En cause : une doctrine historique fondée sur la souveraineté nationale et une vision singulière de la sécurité régionale.

« Le Maroc n’est pas un terrain ouvert à l’installation de bases étrangères permanentes », rappelle Abdelhamid Harifi. Cette position n’est pas nouvelle. « Lors de la création de l’AFRICOM, le Royaume avait déjà été sollicité et avait décliné l’offre ».

Cette posture découle d’une lecture stratégique profondément ancrée dans l’histoire. « Elle est renforcée par les leçons du passé, notamment les incidents liés à la présence américaine à Kénitra dans les années 1970 », souligne-t-il. Selon lui, « le Maroc n’a aucune intention de voir son territoire utilisé pour des opérations qui pourraient ne pas être alignées avec sa propre vision stratégique pour le continent ».

Une autre vision de la sécurité africaine

« La stratégie royale repose sur une approche de stabilité par le développement », explique Abdelhamid Harifi. Le Royaume se positionne comme un « pôle de paix et de sécurité« , et mise sur le soft power : « investissement, création de valeur ajoutée, coopération économique et initiatives de développement, comme celles menées au Sahel ».

« Pour autant, la coopération sécuritaire avec les pays africains est solide et se renforce », concède-t-il. Mais le Royaume se refuse à ce que son sol serve de base opérationnelle. « Mener des opérations militaires depuis le sol marocain dans d’autres territoires constituerait une violation de leur souveraineté et pourrait nuire à la crédibilité diplomatique du Maroc ».

Abdelhamid Harifi résume la situation en une équation diplomatique simple mais intransigeante. « Deux réalités se confrontent. D’une part, les Américains, bien que reconnaissant la pertinence stratégique du Maroc, ne sont pas prêts à en assumer le coût financier. D’autre part, le Maroc, fidèle à son principe de souveraineté, ne souhaite pas accueillir de base permanente sur son territoire ».

Et de conclure : « Il est donc hautement improbable, dans le contexte actuel, que le siège de l’AFRICOM soit transféré au Maroc, ni même dans un autre pays africain à court terme ».

Pour rappel, le siège d’AFRICOM est installé à Stuttgart depuis sa création en 2007.

Non, le Maroc n’intègrera pas encore la chaîne de production des F-16

Plusieurs médias marocains ont annoncé début mai que le Maroc aurait officiellement intégré la chaîne mondiale de production des chasseurs F-16 de dernière génération, avec l’implantation prochaine d’une usine dédiée à Nouaceur. Cependant, une simple analyse des documents officiels américains révèle que ces affirmations sont prématurées et manquent de fondement concret.

La confusion semble provenir d’un document publié le 29 avril 2025 dans le Federal Register des États-Unis. Il s’agit d’une notification formelle au Congrès des États-Unis concernant une proposition de modification de licence d’exportation émise par une entreprise américaine (non nommée ici, mais probablement Lockheed Martin).

La licence couvre l’exportation de matériels de défense (armes, composants, équipements techniques), l’exportation de données techniques sensibles, les prestations de services liés à la défense, la fabrication de certains équipements militaires à l’étranger, dits « significatifs » (significant military equipment).

Le Maroc est listé parmi 22 pays partenaires pour soutenir la fabrication de pièces et de composants d’avions de chasse. Cela signifie qu’il est éligible à recevoir des éléments techniques pour participer à des processus liés à la production, mais cela ne signifie pas qu’une usine d’assemblage de F-16 va s’y implanter.

Il s’agit d’une procédure administrative préalable à l’octroi d’une licence pour exporter du matériel ou des services de défense à usage militaire. La présence du Maroc sur la liste ne confirme en rien une implication directe ou exclusive dans la fabrication des chasseurs F-16, contrairement à ce qu’ont affirmé certains médias.

De plus, l’entreprise Lockheed Martin et l’ambassade américaine, contactées par Médias24, ne semblent pas être au courant de cette notification. Le seul projet officiel et industriel entre le Maroc et le fabricant américain concerne, selon nos informations, la mise en place d’un centre de maintenance, réparation et révision (MRO) pour les avions F-16 et C-130.

Un prochain jalon dans la coopération entre le Maroc et Lockheed Martin, toujours selon nos sources, sera la modernisation sur le sol marocain des F-16 Block 52 actuellement en service dans les Forces royales air, afin de les porter au standard Viper (F-16V).

Quant à l’intégration du Maroc dans le programme industriel du F-16, celle-ci reste incertaine, d’autant plus que ce modèle approche de la fin de son cycle de vie opérationnel.

Dans l’hypothèse où une telle intégration aurait lieu, elle se limiterait à la production de pièces détachées, sans participation à l’assemblage complet ou à la fabrication de structures majeures de l’appareil.

L’intention de Washington de vendre des missiles Javelin au Maroc publiée sur le registre fédéral

Un document publié ce vendredi 30 mai dans le Federal Register officialise une notification du Pentagone à la Chambre des représentants des États-Unis. Le Département de la Défense y informe de son intention de proposer à la vente au Maroc 612 missiles antichars Javelin FGM-148F et 200 unités de lancement légères (LWCLU), pour un montant total estimé à 260 millions de dollars.

En vertu de la loi sur le contrôle des exportations d’armes (Arms Export Control Act – AECA), le président des États-Unis doit notifier officiellement le Congrès 30 jours calendaires avant que l’administration puisse prendre les mesures finales pour conclure une vente militaire à l’étranger, de gouvernement à gouvernement, portant sur des équipements de défense majeurs d’une valeur de 14 millions de dollars ou plus.

Le système d’arme Javelin est un système antichar à moyenne portée, portable par un homme, lancé à l’épaule, destiné à l’infanterie, aux éclaireurs et aux sapeurs de combat. Il peut également être monté sur une variété de plateformes, y compris des véhicules, des aéronefs et des embarcations. Le système pèse 22,5 kg et a une portée maximale de plus de 2.500 mètres. Selon la notification, il est extrêmement létal contre les chars et autres systèmes dotés de blindages conventionnels et réactifs. Le système possède également une capacité secondaire contre les bunkers.

La principale caractéristique technique du Javelin est l’utilisation de la technologie « tirer et oublier », qui permet au tireur de faire feu, puis de se repositionner immédiatement ou de se mettre à l’abri. Parmi ses autres caractéristiques spéciales figurent les modes d’attaque par le haut et de tir direct, une ogive tandem avancée, un chercheur infrarouge imageur, la capacité de verrouillage de la cible avant le tir, ainsi qu’un lancement discret depuis des enclos ou des positions de tir couvertes.

Le missile Javelin est également doté d’un moteur à faible émission de fumée, réduisant ainsi les risques de détection sur le champ de bataille.

Sont également inclus dans le contrat des tours de simulation de missiles, des équipements de soutien au Javelin, des outils à main et outils de mesure, des livres et publications, des équipements électriques et de distribution, des composants et équipements de support. Mais aussi un support du cycle de vie et autre assistance technique  une formation de tireur, une formation d’officier chargé des munitions, l’intégration du système et paiement (SICO), une formation à la maintenance, des munitions tactiques d’aviation et terrestres (TAGM)  et d’autres éléments connexes de logistique et de soutien au programme.

Tirs au sol, coordination dans les airs : le début des manœuvres African Lion 2025 en images

Organisé dans plusieurs régions marocaines (Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit), cet exercice multinational se poursuit jusqu’au 23 mai. Il vise à renforcer la coopération militaire, à améliorer l’interopérabilité entre les forces alliées et à développer leurs capacités d’intervention dans des contextes complexes. Il s’inscrit dans le cadre de la coordination entre les FAR et la U.S. Army Southern European Task Force Africa (SETAF-AF), pour le compte de l’AFRICOM.

Parmi les moments marquants de cette édition : la New Hampshire National Guard forme les Forces armées royales marocaines à l’utilisation du système d’artillerie mobile Himars (High Mobility Artillery Rocket System), au sein du 3ᵉ bataillon du 197ᵉ régiment d’artillerie de campagne.

New Hampshire National Guard is bringing the #HIMARS 🚀 💥

3rd Battalion, 197th Field Artillery Regiment, New Hampshire @USNationalGuard #Soldiers instruct the Royal Moroccan Armed Forces on the High Mobility Artillery Rocket System during #AfricanLion 🇲🇦 #AL25 #USArmy pic.twitter.com/gdi4VAvhUV

— U.S. Army Southern European Task Force, Africa (@SETAF_Africa) May 15, 2025

Dans les airs, la coopération se poursuit avec une mission de ravitaillement simulée : un F-16 des Forces royales air a été ravitaillé en vol par un KC-135 Stratotanker de l’U.S. Air Force, illustrant la capacité des deux armées à opérer ensemble dans des scénarios complexes.

Le 14 mai, les entraînements se sont poursuivis à Tan-Tan, mobilisant notamment les soldats de la 759ᵉ compagnie de munitions du 3ᵉ bataillon et du 71ᵉ groupe EOD de l’armée américaine aux côtés des FAR.

Coopération militaire. Lancement officiel de la 21ᵉ édition de l’exercice African Lion

Au siège de l’État-major de la zone Sud à Agadir, une cérémonie d’ouverture a été organisée lundi annonçant le lancement officiel de cet exercice multinational interarmées en présence des représentants des pays participants.

Lors de cette cérémonie coprésidée par le Général de division Mohammed Benlouali, Chef d’état-major de la zone sud, et le Général de brigade Brian Cedeman, commandant adjoint de SETAF-AFRICA, le scénario de l’exercice de simulation de poste de commandement et les activités y afférentes de cette 21ᵉ édition ont été présentés.

S’exprimant à cette occasion, le Général de division Mohammed Benlouali a souligné que la 21ᵉ édition de l’exercice African Lion reflète la solidité du partenariat et l’esprit de coopération liant les FAR, les forces armées américaines et les pays frères et amis y participant.

Ce partenariat renforcé a permis de développer les compétences dans les différentes activités programmées tout au long des éditions de cet exercice, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Général de brigade Brian Cedeman a indiqué que l’exercice African Lion est « un événement véritablement remarquable qui témoigne de la valeur significative de cette formation et de la solidité croissante de nos partenariats ».

« L’engagement du Maroc envers African Lion témoigne de la force de notre alliance », a-t-il affirmé, notant que « chacun de nous s’engage à promouvoir la paix, la prospérité et la sécurité dans la région et dans le monde entier ».

Les activités programmées lors de cet exercice comprennent des formations dans plusieurs domaines opérationnels et des exercices de planification au profit des cadres participants, ainsi que de décontamination NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique), en plus de manœuvres conjointes.

La 21ᵉ édition de l’exercice African Lion inclura également des actions parallèles à caractère humanitaire et social.

Prévu pour se dérouler dans les régions d’Agadir, de Tan-Tan, de Tiznit, de Kénitra, de Benguérir et de Tifnit, l’exercice African Lion 2025 vise à renforcer la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis, à développer l’interopérabilité et à renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational, contribuant ainsi à la promotion de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région.

Une mission économique marocaine promeut le Made in Morocco aux Etats-Unis

Cette mission, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale d’internationalisation des marques marocaines et de promotion du Made in Morocco, a été marquée par la participation de la délégation marocaine à l’IFA Miami Franchise World Show (9-10 mai) et au SelectUSA Investment Summit qui se tient du 11 au 14 mai dans l’Etat du Maryland, indique un communiqué conjoint de la CCISCS et de la FMF.

Outre la promotion d’une douzaine de franchises marocaines prêtes à l’exportation, la mission entend également valoriser plus de 100 produits marocains à fort potentiel (agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique), nouer des partenariats commerciaux et attirer des investissements en direction du Maroc, souligne le communiqué.

Lors du Miami Franchise World Show, la participation marocaine a été marquée par une réunion avec le directeur exécutif du Miami-Dade County, un échange avec le directeur exécutif de la Chambre de Commerce de Miami et une séance de travail réunissant dirigeants et entrepreneurs marocains de Floride.

La mission a permis de positionner les franchises marocaines sur le marché américain, avec une présence remarquée au stand marocain, « qui a suscité l’intérêt de nombreux visiteurs », se félicite la même source.

Les échanges tenus par la délégation marocaine ont confirmé, indique-t-on, « l’attrait croissant pour les produits marocains et l’image positive du Royaume, notamment auprès de la diaspora et des acteurs économiques locaux ».

La mission se réjouit aussi des discussions entamées avec plusieurs investisseurs américains en vue de partenariats commerciaux et de projets d’implantation au Maroc.

Royal Air Maroc opérera à partir du New Terminal One de JFK de New York dès juin 2026

Ce partenariat à long terme entre Royal Air Maroc et The New Terminal One s’inscrit dans la stratégie de la compagnie aérienne visant à renforcer les liens transatlantiques entre l’Afrique et les Amériques, tout en offrant une expérience client améliorée via l’une de ses portes d’entrée internationales majeures, indique un communiqué conjoint.

En effet, The New Terminal One représente une composante clé du projet de transformation de l’aéroport JFK, mené par l’Autorité aéroportuaire de New York et du New Jersey. Fort d’un investissement de 19 milliards de dollars, ce projet d’envergure internationale ambitionne de faire de l’aéroport JFK une porte d’entrée mondiale. Le projet prévoit également la création de deux nouveaux terminaux, la modernisation et l’extension de deux terminaux existants, un nouveau centre de transport terrestre et un réseau routier entièrement repensé et simplifié.

« Nous sommes ravis d’accueillir Royal Air Maroc à The New Terminal One. Cette étape marque le début d’un nouveau chapitre passionnant pour la compagnie à New York. Guidés par un engagement commun à offrir une expérience client exceptionnelle, nous nous réjouissons d’un partenariat solide et durable qui soutiendra les ambitions de croissance de la compagnie aux États-Unis », a souligné Jennifer Aument, présidente directrice générale de « The New Terminal One » à JFK, citée dans le communiqué.

De son côté, Hamid Addou, président-directeur général de Royal Air Maroc a déclaré : « Ce partenariat avec The New Terminal One représente une avancée majeure pour Royal Air Maroc et consolide sa présence stratégique à New York, porte d’entrée clé pour nos opérations transatlantiques. Nous sommes fiers d’intégrer ce terminal innovant, qui offrira à nos clients une expérience de voyage inégalée et alignée sur nos standards d’excellence. En outre, ce projet s’inscrit pleinement dans notre plan de développement, qui vise à positionner Royal Air Maroc comme un transporteur aérien global ».

Actuellement, Royal Air Maroc assure ses vols vers Casablanca depuis le Terminal 1 existant à l’aéroport JFK à raison de deux fréquences par jour, à bord des appareils Boeing 787.

À compter de juin 2026, la compagnie aérienne sera relocalisée au niveau du nouveau Terminal 1, proposant ainsi une expérience de voyage renouvelée à ses clients se rendant dans la ville emblématique de New York, note le communiqué.

En collaboration avec Royal Air Maroc, The New Terminal One proposera un parcours client fluide, de l’arrivée à l’aéroport jusqu’à l’embarquement, grâce à une technologie de pointe, un design moderne et un service d’excellence. En outre, des offres premium de shopping et de restauration rehausseront chaque étape de l’expérience pour les clients de Royal Air Maroc au départ de l’un des hubs stratégiques des États-Unis.

Royal Air Maroc est le premier membre de l’alliance oneworld à choisir le nouveau Terminal 1 et rejoint une communauté croissante de compagnies aériennes leaders qui opéreront depuis ce terminal comme Air France, KLM, Etihad, LOT Polish Airlines, Korean Air, EVA Air, Air Serbia, SAS, Neos, Philippine Airlines, Turkish Airlines, Air New Zealand et Air China.

Armement. Le Maroc va acquérir des missiles FIM-92K Stinger Block I pour 825 millions USD

L’annonce a été officialisée mardi 15 avril par le département d’État US et l’Agence de coopération pour la sécurité et la défense (Defense Security Cooperation Agency) a délivré la certification requise, informant le Congrès de cette éventuelle vente, lit-on dans un communiqué.

La même source explique que ce contrat couvre également les services « d’ingénierie, de logistique et de soutien technique fournis par le gouvernement américain et des sous-traitants ».

« Cette vente proposée soutiendra la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer la sécurité d’un allié majeur non membre de l’OTAN, qui continue d’être un moteur important de la stabilité politique et du progrès économique en Afrique du Nord », lit-on dans ledit communiqué.

« La vente proposée renforcera la capacité du Maroc à faire face aux menaces actuelles et futures. Le Maroc entend utiliser ces équipements et services de défense pour moderniser ses forces armées et étendre ses options de défense aérienne à courte portée. Cela contribuera aux objectifs de l’armée marocaine de modernisation de ses capacités et de renforcement de son interopérabilité avec les États-Unis et ses autres alliés. Le Maroc n’aura aucune difficulté à intégrer ces équipements dans ses forces armées », détaille la même source.

Les principaux fournisseurs américains dans le cadre de cette vente seront RTX Corporation, située à Tucson (Arizona), et Lockheed Martin, située à Syracuse (New York).

Le congressman américain Joe Wilson qualifie le polisario de mouvement terroriste

A l’issue d’une rencontre mercredi 9 avril avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le représentant républicain a indiqué que les discussions ont porté sur « notre partenariat de longue date et notre engagement en faveur de la paix dans la région, notamment la stabilité du Sahara face aux terroristes du polisario ».

« Les États-Unis soutiennent le Maroc pour favoriser la paix », a affirmé Joe Wilson dans un post sur le réseau X (anciennement Twitter), accompagné des drapeaux des deux pays alliés.

Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi 8 avril leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en confirmation de la position communiquée par le président Donald Trump au Roi Mohammed VI.

Cette position a été réitérée à l’occasion d’un entretien, mardi à Washington, entre M. Bourita et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.

Maroc-USA. Nasser Bourita rencontre plusieurs membres influents du Congrès américain

Lors de sa visite de travail de deux jours dans la capitale fédérale américaine, M. Bourita a ainsi eu des entretiens avec nombre de présidents de commissions stratégiques du Congrès, dont le sénateur Lindsay Graham, les représentants Brian Mast, Joe Wilson et Mario Diaz Balart, ainsi que des membres de l’Abraham Accords Caucus des deux chambres du Congrès.

Les échanges ont reflété le soutien bipartisan au Congrès à la réaffirmation par les États-Unis de leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en confirmation de la position communiquée par le président Donald Trump au Roi Mohammed VI.

Les membres du Congrès ont également salué le leadership du Roi en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité régionales et internationales.

« Les États-Unis soutiennent le Maroc pour favoriser la paix », a notamment affirmé Joe Wilson à l’issue de ses entretiens avec M. Bourita, relevant que les discussions ont porté sur « notre partenariat de longue date et notre engagement en faveur de la paix dans la région, notamment la stabilité du Sahara face aux terroristes du polisario ».

En réaffirmant la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, les États-Unis consacrent « la constance » de leur position, tout en saluant le rôle du Maroc pour la paix et la prospérité, sous le leadership du Roi Mohammed VI, a déclaré, pour sa part, le congressman Mario Díaz-Balart.

Sous le règne du Roi Mohammed VI, le Maroc est devenu « un allié et un partenaire essentiel » des États-Unis pour la paix au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

Les rencontres de M. Bourita à Washington ont reflété l’engagement des deux pays à enrichir et élargir davantage leur alliance stratégique multidimensionnelle qui englobe les volets politique, le commerce et les investissements, l’innovation numérique ou encore l’intelligence artificielle et la sécurité.

Dans le communiqué publié par le département d’État à l’issue des entretiens entre le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio et M. Bourita, les deux responsables ont « réaffirmé le solide partenariat entre les États-Unis et le Maroc pour promouvoir la paix et la sécurité », sous le leadership du président Donald Trump et du Roi Mohammed VI.

(Avec MAP)

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Nasser Bourita s’entretient à Washington avec le Conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz

L’entretien entre les deux responsables a porté notamment sur le partenariat stratégique multidimensionnel entre le Maroc et les États-Unis, ainsi que sur les questions régionales d’intérêt commun.