Nasser Bourita reçoit l’envoyé spécial du président de la Zambie, porteur d’un message écrit au Roi

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette entrevue, Samuel Munzele Maimbo, membre de la délégation zambienne, a souligné que le message du président de la République de Zambie au Roi Mohammed VI s’inscrit dans le cadre de la dynamique du raffermissement des liens solides qu’entretiennent les deux pays.

L’entrevue avec M. Bourita, qui s’est déroulée en présence d’Eliphas J. Chinyonga, chef de mission à l’ambassade de Zambie au Maroc, a été l’occasion de transmettre les profonds remerciements du Président zambien au Roi qui veille au renforcement des relations bilatérales, a-t-il souligné, ajoutant que les deux pays échangent constamment sur les meilleurs moyens à mettre en œuvre en vue de consolider le partenariat entre Rabat et Lusaka.

« Ce qui est fondamental dans la relation entre le Maroc et la Zambie, c’est le dialogue et l’échange d’idées pertinentes autour du développement du continent africain », a noté M. Maimbo.

Sahara : la Zambie réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et à sa souveraineté sur ses provinces du Sud

Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé à l’occasion de la tenue de la 1re session de la Commission mixte de coopération entre le Royaume du Maroc et la République de Zambie, coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue zambien.

Mulambo Haimbe a également salué le consensus international croissant et la dynamique conduite par le Roi Mohammed VI en faveur du plan marocain d’autonomie et la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son Sahara.

Il a aussi réitéré le plein soutien de la Zambie au plan marocain d’autonomie qu’elle qualifie comme la seule solution crédible, sérieuse et réaliste, saluant les efforts des Nations unies comme cadre exclusif pour parvenir à une solution réaliste, pratique et durable au différend régional du Sahara.

Cette première Commission mixte est appelée à donner une nouvelle impulsion pour consolider davantage les liens entre le Maroc et la Zambie. Dans ce cadre, les deux ministres ont signé sept accords de coopération portant sur divers domaines de coopération notamment le tourisme, les énergies renouvelables, la formation professionnelle, la justice, l’investissement et l’enseignement supérieur.

MM. Bourita et Haimbe ont aussi affirmé, à cette occasion, leur volonté de continuer à œuvrer conjointement pour asseoir un partenariat dense et multidimensionnel qui s’inscrit dans le cadre de la vision partagée par les Chefs d’État des deux pays, le Roi Mohammed VI et le Président Hakainde Hichilema.

Laâyoune : Nasser Bourita reçoit son homologue zambien, porteur d’un message écrit du président Hichilema au Roi

A Laâyoune, les deux ministres vont présider, ce même vendredi 13 décembre, la première réunion de la Commission mixte Maroc-Zambie.

La Zambie, pour rappel, a été parmi les premiers pays africains à ouvrir un consulat général à Laâyoune, en date du 27 octobre 2020, exprimant ainsi son fort soutien à l’intégrité territoriale du Maroc.

Foot. Le Maroc gagne sans briller face à la Zambie (2-1)

Les Lions de l’Atlas ont empoché trois précieux points en disposant de la Zambie (2-1), ce vendredi 7 juin à Agadir. Mais cette victoire, qui renforce leur position en tête du groupe E des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, n’a pas rassuré grand monde. Il est vrai qu’il y a eu du mieux offensivement. Mais la prestation défensive laisse à désirer.  

« On a fait un match correct pour remporter cette rencontre à domicile », a sobrement commenté en conférence de presse, Walid Regragui, le sélectionneur national, dont les hommes étaient sur courant alternatif. Commençant les deux mi-temps avec beaucoup d’entrain et un pressing haut, avant de baisser d’intensité au fil des minutes. 

Aux réalisations de Hakim Ziyech (5’) et Elies Benseghir (68’), la Zambie a répondu sur un modèle de contre par l’intermédiaire de Edward Chilufya (80’). À quelques centimètres près, les Chipolopolos auraient même pu arracher le match nul au bout du temps additionnel. 

Le sélectionneur national avait aligné quasiment son onze type, excepté Oussama El Azzouzi, lancé à la place de Sofyan Amrabat. Assis en tribune, le titulaire du poste était aux premières loges pour assister au match inégal de ses coéquipiers en termes d’intensité, de concentration et de justesse. 

Des permutations qui créent le déséquilibre

A l’image du match de son suppléant. El Azzouzi a été précieux dans le jeu aérien tout en stoppant subtilement quelques contre adverses. A l’inverse, son positionnement a parfois été approximatif. Dans le 4-2-3-1 mis en place par Walid Regragui, il était le milieu de terrain le plus reculé, notamment lorsque Azzedine Ounahi avançait d’un cran pour combiner et permuter avec Hakim Ziyech, Achraf Hakimi et Brahim Diaz. 

Grâce à la somme de ses mouvements, le Maroc a bénéficié d’une supériorité numérique sur le côté gauche de la défense zambienne, débouchant notamment sur le penalty inscrit par Hakim Ziyech et provoqué par Youssef En-Neysiri. Sans oublier la subtile combinaison à l’entrée de la surface de réparation entre Azzedine Ounahi et Brahim Diaz, dont la finition n’a pas été à la hauteur du mouvement (28’). 

Cependant, la multiplication des permutations offensives a eu pour effet de déstructurer le bloc collectif. Oussama El Azzouzi n’a pas toujours réussi à gérer ce déséquilibre à la perte du ballon. Il avait beaucoup trop de distance à parcourir pour couvrir les montées simultanées des deux latéraux, Achraf Hakimi et Yahya Attiat Allah.   

De surcroît, les Lions de l’Atlas ont eu de plus en plus de mal à répéter les efforts collectivement. Le pressing est devenu moins efficace, offrant des possibilités de contre aux Zambiens. D’ailleurs, l’arrière garde des Lions de l’Atlas a souvent eu du mal à contrôler l’espace dans son dos. 

Preuve en est, le but inscrit par Edward Chilufya, qui a effacé Romain Saïss et Nayef Aguerd en un contrôle suivi d’une accélération, avant de mystifier Yassine Bounou d’un tir au ras du poteau (80’). Loin d’être impériale sur la réduction du score, la charnière centrale a montré quelques signes de faiblesse en termes de vitesse. 

La sortie de Hakim Ziyech a libéré Brahim Diaz

De l’autre côté du terrain, ce sont les accélérations dévastatrices d’Eliès Benseghir qui ont mis au supplice la défense adverse. Le Monégasque confirme match après match les espoirs placés en lui. Il a été extrêmement remuant sur son côté gauche en mettant sa technique de dribble et de passe au service du collectif. 

La générosité dont a fait preuve Benseghir et son sens du but lui ont permis d’être à la conclusion d’un mouvement collectif initié sur le flanc droit par Brahim Diaz (68’), passeur décisif sur l’action. La sortie de Hakim Ziyech a libéré Brahim Diaz. En plus de sa passe décisive, le Madrilène a vendangé deux occasions, dont un tir consécutif à un double contact dans les six mètres.  

Pour l’heure, la complémentarité des deux joueurs ne saute pas aux yeux. Il semble qu’à un moment donné, le sélectionneur devra trancher, comme ce fut le cas à la 68’. Une décision qui n’était pas du goût de Hakim Ziyech. Et il l’a clairement montré à son sélectionneur, à l’instar de Youssef En-Neysiri. 

« C’est une réaction tout à fait normale d’un joueur qui n’est pas content après sa sortie. Mais c’est moi qui prends les décisions. On avait besoin de sang neuf », a commenté le sélectionneur national, en ayant en ligne de mire, la prochaine rencontre, mardi 11 juin à Agadir, contre la République du Congo.

Les compositions

Maroc : Yassine Bounou (gard.) – Achraf Hakimi, Nayef Aguerd, Romain Saïss (cap.), Yahya Attiat-Allah – Oussama El Azzouzi, Azzedine Ounahi – Hakim Ziyech, Brahim Diaz, Elies Benseghir – Youssef En-Nesyri.

Zambie : Mulenga (gard.) – Mphande, Sunzu, Chaiwa, Mwape – Kangwa, Kampamba, F.Musonda, Daka – L.Musonda (cap.), Banda.

Maroc-Zambie : à quelle heure et sur quelles chaînes

La rencontre sera diffusée sur Arryadia TNT et la chaîne saoudienne SSC 1 HD à partir de 20 h (heure marocaine).

Le Maroc occupe la tête de la poule E avec 3 points, obtenus au terme de sa victoire en déplacement face à la Tanzanie (0-2), le 21 novembre dernier. La Zambie, le Niger et la Tanzanie, qui ont disputé deux matchs, comptent également 3 points.

Foot. Maroc-Zambie, les clés du match

Sur le papier, la mission ne semble pas insurmontable pour le Maroc : gagner ce vendredi 7 juin à Agadir (20 h) contre la Zambie, puis le mardi 11 juin face à la République démocratique du Congo sur la même pelouse, pour le compte de la 3e et 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. 

Mais sur la papier, l’équipe nationale n’aurait jamais dû sortir dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations, éliminée par une équipe sud-africaine largement à sa portée. Une déception qui trahit l’incohérence entre le potentiel théorique de cette équipe, et son exploitation inconstante et inégale d’une rencontre à l’autre. 

En dépit de sa qualité, le groupe marocain n’est jamais aussi fébrile que quand il doit prendre le match à son compte. Le sélectionneur national en est conscient. « Contrairement au Mondial 2022, c’est à nous de faire le jeu contre des équipes regroupées en défense. Pour y faire face, nous avons besoin d’affiner nos automatismes », a-t-il souligné en conférence de presse d’avant-match, le jeudi 6 juin à Agadir. 

Walid Regragui et ses hommes seront rarement dans leur position préférentielle de contre-attaquant sur le continent africain. D’ailleurs, la Zambie ne compte pas déroger à la règle. Certes, le coach Avram Grant a assuré lors du point presse que son équipe allait « tout tenter pour l’emporter » et créer la surprise, malgré l’absence de certains joueurs clés.

Cela dit, il y a plus de chances de voir les Chipolopolos camper dans leur camp que partir à l’abordage, avec un bloc défensif ouvert aux quatre vents. Surtout qu’une deuxième défaite en trois matchs dans ces éliminatoires risque de compromettre les aspirations de qualification des Zambiens. Car si le Maroc reste sur une victoire en Tanzanie (2-0), de leur côté, les Chipolopolos ont remporté leur match contre le Congo (4-2) avant de s’incliner au Niger (1-2). 

Un pressing haut à la perte du ballon 

Pour infliger une deuxième défaite de rang à la Zambie, l’équipe nationale devra sans doute forcer sa nature. D’abord en prenant le contrôle du jeu. Puis en récupérant le ballon rapidement une fois qu’elle l’aura perdu. Il est vrai que le pressing collectif est l’un des aspects du jeu le plus difficile à mettre en place. 

Toutefois, Walid Regragui est sur le banc de l’équipe nationale depuis plus d’un an et demi. Assez pour permettre au technicien marocain d’aider ces joueurs à opérer un pressing coordonné, en vue de profiter de la désorganisation de la Zambie en phase de transition offensive.  

L’une des pistes à explorer dans cette optique est d’enclencher un pressing collectif une fois le ballon dans les pieds des défenseurs centraux zambiens, qui éprouvent souvent des difficultés à trouver des solutions de passes courtes quand ils se retrouvent sous pression. 

Sur cette action, le pressing de Ayoub El Kaabi sur le défenseur central de la Zambie permettra à ses coéquipiers de récupérer le ballon.

Une situation qui les a poussés à l’imprécision ou bien à jouer long vers la moitié de terrain marocaine, en espérant gratter les deuxièmes ballons. C’est justement l’autre séquence de jeu que les Lions de l’Atlas auront à gérer. À savoir leur capacité à gagner des duels aériens et à être à la retombée du ballon. 

Lors de la dernière confrontation entre les deux nations, le Maroc n’avait remporté qu’un duel aérien sur deux. Il s’agira cette fois-ci de hausser le curseur et d’être plus souverain dans le jeu aérien.

La titularisation de Nayef Aguerd sera un avantage indéniable à cet égard. Au même titre que la motivation et l’état de forme de ses coéquipiers. 

Quand ils sont sous pression, les défenseurs zambiens privilégient le jeu long. Plusieurs de leurs coéquipiers sont placés haut sur le terrain pour disputer les ballons aériens.

Une gestion physique et émotionnelle 

Après une saison éreintante tant physiquement qu’émotionnellement, la fenêtre internationale du mois de juin est toujours piégeuse. Le Maroc en avait fait les frais en juin 2023, concédant un match nul face au Cap-Vert (0-0) et une défaite contre l’Afrique du Sud (1-2).  

Walid Regragui a assuré en conférence de presse que son groupe avait appris de ses erreurs. Il ne reste plus qu’à le prouver ce soir. Une préparation physique individualisée a été mise en place par le staff de l’équipe nationale. Le sélectionneur pourra ainsi compter sur un groupe au complet, sans aucune blessure à déplorer.

Le Maroc a désormais toutes les cartes en main pour finir la saison en beauté, après la désillusion de la CAN 2023. Espérons que Walid Regragui garde intacte la motivation de ses joueurs, sachant que plusieurs d’entre eux ont déjà remporté un titre européen. C’est notamment le cas de Ayoub El Kaabi avec l’Olympiakos (Ligue Europa Conférence) et Brahim Diaz avec le Real Madrid (Ligue des champions). Des succès d’une grande valeur mais à la charge émotionnelle extrême, souvent suivie d’une forme de décompression. Il incombe au sélectionneur de capitaliser sur ces émotions positives.  

Walid Regragui : « Nous avons besoin de temps pour intégrer les nouveaux joueurs »

La 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 mettra sur le chemin de l’équipe nationale, la Zambie, le vendredi 7 juin (20 h), sur la pelouse du stade Adrar, à Agadir. Les hommes d’Avram Grant ne sont pas inconnus de Walid Regragui. Le Maroc avait en effet battu cette même équipe, il y a quelques mois, lors de la Coupe d’Afrique des nations 2023. 

Pour reproduire un tel scénario, le sélectionneur national comptera sur l’ensemble de son groupe, excepté Noussair Mazraoui et Amir Richardson. « Noussair a souhaité faire son pèlerinage », a expliqué Walid Regragui. « Il aurait pu jouer le premier match. On l’avait mis dans la liste au cas où il y aurait des blessures. Mais j’ai pris la décision de le laisser faire son pèlerinage. J’espère qu’il va prier pour nous ».  

Pour le Rémois, Amir Richardson, son absence est d’ordre familial. « Il faut respecter son intimité. À partir du moment où il n’a pas pu nous rejoindre avant le début du stage, je l’ai laissé avec sa famille », a évacué le technicien marocain. Des absences qui ne devraient pas remettre en question la volonté du sélectionneur de gagner à tout prix contre la Zambie. 

« Nous sommes à domicile et on doit gagner. L’important est de se qualifier pour la CDM 2026 car ce serait historique pour le Maroc de disputer trois Coupes du monde consécutives. Et même quatre, en comptant le Mondial 2030″, a souligné Walid Regragui. Mais pour y parvenir, il n’y a pas de secret. La régularité dans les résultats sera déterminante. 

« La qualification à une Coupe du monde est un marathon. Elle se joue souvent lors des derniers matchs. Et nous sommes prêts pour cela », a assuré le sélectionneur, malgré les difficultés offensives rencontrées par son équipe depuis quelques matchs. « On peut mieux faire sur le plan offensif que lors des trois dernières rencontres », a-t-il reconnu. « C’est un débat qui existe depuis la Coupe du monde 2022. Mais je ne suis pas inquiet car on a réussi à se créer des occasions ». 

Parfaire les automatismes

Pour le sélectionneur national, ses protégés sont en mal de réussite et parfois aussi de confiance et d’automatismes. « Si on regarde nos dernières prestations, nous n’avons pas un souci d’animation. Mais contrairement au Mondial 2022, c’est à nous de faire le jeu contre des équipes regroupées en défense », a-t-il ajouté.

« Peut-être que nos attaquants ont aussi un problème de confiance, car ils ressentent une forte pression quand ils jouent pour le Maroc. Mais je ne suis pas inquiet, du moment que l’on se crée des occasions et que l’on possède dans nos rangs des joueurs de talent. Ils ont besoin d’affiner leurs automatismes dans notre nouveau système en 4-2-3-1, mis en place justement pour faciliter l’intégration de Brahim Diaz notamment ».

Une chose est sûre, avec sept joueurs ayant remporté des trophées majeurs sur le Vieux Continent, l’équipe nationale est bien lotie en qualité. Le défi sera de créer une alchimie entre eux. L’alchimie a justement été le principal moteur derrière la participation de certains internationaux convoqués en A, avec l’équipe nationale olympique, qui défiait la Belgique à huis clos, dans la soirée du mercredi 5 juin (2-2).  

Ce n’est pas tant un déclassement qu’une volonté partagée par Walid Regragui et Tarik Sektioui, sélectionneur de l’équipe nationale olympique, de permettre à Chadi Riad, Ismael Saibari et Oussama Targhalline de trouver leur marque au sein d’un groupe avec lequel ils ont des chances de disputer les Jeux olympiques de Paris 2024.  

Enfin, concernant la 4e journée des éliminatoires et le déplacement prévu à Kinshasa pour y affronter la République démocratique du Congo le mardi 11 juin, le sélectionneur national s’est dit prêt à jouer « à Brazzaville ou à Kinshasa ». Et pour cause, le prochain adversaire de l’équipe nationale a déclaré forfait au moment d’affronter le Niger.

Dans un premier temps, le Congo s’était mis d’accord avec le Niger pour jouer en République démocratique du Congo voisine, en raison d’une mise aux normes de son stade. Peu de temps avant la rencontre, le Congo a finalement reçu l’approbation de la FIFA pour disputer son match à Brazzaville. Sauf que le Niger a refusé. En guise de réponse, le pays hôte a déclaré forfait pour ce match des éliminatoires du Mondial 2026.

Équipe nationale. Retour de Romain Saïss et première pour Oussama Targhalline

Contrairement à la liste du mois de mars, Walid Regragui a misé sur des valeurs sûres afin de glaner de précieux points en vue d’une qualification à la Coupe du monde 2026, dont les 3e et 4e journées des éliminatoires mettront sur le chemin de l’équipe nationale la Zambie, le vendredi 7 juin à Agadir, et la République du Congo, le mardi 11 juin à Kinshasa. 

Dévoilé ce mardi 28 mai 2024 au Complexe Mohammed VI de football, le groupe convoqué par le sélectionneur national est composé de 27 joueurs. À l’instar de Noussair Mazraoui et Ismaël Saibari, le capitaine Romain Saïss refait son apparition après une absence remarquée lors de la fenêtre internationale de mars dernier. 

« En mars, j’avais besoin d’essayer des jeunes lors de matchs amicaux. C’était aussi un break pour Romain Saïss afin qu’il puisse souffler », a affirmé Walid Regragui. « Je l’ai rencontré en Arabie saoudite et je l’ai observé en match où il a fait preuve d’un bon niveau. C’est un retour naturel car Romain Saïss est un amoureux de l’équipe nationale ».

Également absent du dernier rassemblement pour cause de blessure, Noussair Mazraoui a retrouvé un niveau plus que satisfaisant, comme le prouve la confiance placée en lui au moment d’affronter des cadors en Ligue des champions, par son désormais ex-entraîneur au Bayern Munich, Thomas Tuchel. 

Un rajeunissement stratégique

Malgré une saison 2023-2024 moins aboutie que la précédente, Ismaël Saibari a tout de même retrouvé sa place au sein d’un milieu de terrain rajeuni, dont la moyenne d’âge dépasse à peine les 22 ans (22,4), si l’on excepte Sofyan Amrabat (27 ans). Une zone du terrain où le Havrais Oussama Targhalline, pur produit de l’Académie Mohammed VI, devra faire ses preuves. 

« C’est un des meilleurs joueurs de sa génération. Il a un profil à la Azzedine Ounahi. Moins technique, mais avec un important volume de jeu, en mode box to box [il peut évoluer d’une surface à l’autre, ndlr] », a expliqué Walid Regragui. 

« Je voulais l’appeler plus tôt mais il était blessé. Il est titulaire au Havre, et je crois en sa progression. C’est un joueur qui va être important dans le futur car il a de très grandes qualités. Il doit continuer à garder les pieds sur terre », a-t-il poursuivi, tout en assurant que le rajeunissement de l’équipe nationale est stratégique avec, en ligne de mire, les prochaines échéances internationales, dont les Jeux olympiques 2024, célébrés du 26 juillet au 11 août à Paris. 

Car si la priorité reste quand même l’équipe nationale A, « nous préparons également l’avenir, puisqu’au moins sept joueurs qui ont été convoqués ont une chance de participer aux J.O. », a indiqué le technicien marocain.

En ce sens, n’aurait-il pas été plus judicieux de les laisser à la disposition de Tarik Sektioui, le coach de l’équipe nationale olympique ? A priori, cela ne devrait pas poser de problème « du fait que la relation entre nous est bonne. Il y a aussi une coordination, notamment au niveau des principes de jeu ». Autrement dit, la bascule ne sera pas trop difficile à gérer pour les internationaux marocains concernés. 

Plus de densité dans la surface de réparation 

À court terme, l’équipe nationale se doit d’abord d’engranger un maximum de points pour assurer en partie sa qualification pour la Coupe du monde 2026, organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Leader du groupe E (3 points) avec un seul match disputé, le Maroc peut creuser un important écart lors des deux prochaines rencontres. 

Dans cette optique, il s’agira surtout d’assurer une préparation physique optimale, alors que les joueurs viennent à peine de boucler une saison éreintante. D’autant qu’en cette période de l’année, l’équipe nationale a toujours eu des difficultés face à des adversaires à sa portée. 

« On a gagné en expérience par rapport à la même époque de l’année dernière. En plus, nous avons tous les joueurs à notre disposition. Ils sont motivés et très investis. Il est vrai que Nayef Aguerd manque de condition physique, car il a été blessé et n’a pas trop joué ces dernières semaines. Mais cela fait quelques jours qu’il travaille au Complexe Mohammed VI. Idem pour Azzedine Ounahi. Ils sont investis à 200% », a assuré le sélectionneur national. 

Au-delà de l’aspect athlétique, le Maroc doit progresser dans son expression offensive, comme l’ont démontré les deux derniers matchs amicaux disputés face à l’Angola (1-0 sur un but contre son camp) et la Mauritanie (0-0). L’identité de l’avant-centre dans le nouveau système en 4-4-1-1 sera déterminante. 

Epaulés par Brahim Diaz, Ayoub El Kaabi et Youssef En-Nesyri, tous deux auteurs d’une fin de saison tonitruante, seront en concurrence pour le poste de numéro 9. La décision de Walid Regragui « dépendra de l’état de forme et de la stratégie mise en place face aux prochains adversaires. Nous avons le choix, et c’est positif. Ce sont des buteurs en confiance. Ils vont peut-être jouer tous les deux ». 

Quoi qu’il en soit, le numéro 9 à lui seul ne suffira pas pour contrecarrer les plans défensifs adverses. Plusieurs ajustements seront opérés. À commencer par « plus de joueurs dans la surface, car on manque de présence et de rythme dans les trente derniers mètres. Nous avons changé de système lors des deux derniers matchs et, donc, il faut plus de complicité et laisser le temps aux joueurs pour développer des automatismes. On sera beaucoup plus efficace à l’avenir », a conclu Walid Regragui.  

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens : Yassine Bounou (Al Hilal, Arabie saoudite) ; Munir El Kajoui (Al-Wehda, Arabie saoudite) ; El Mehdi Benabid (AS FAR)

Défenseurs : Achraf Hakimi, (Paris Saint-Germain, France) ; Noussair Mazraoui (Bayern Munich, Allemagne) ; Nayef Aguerd (West Ham, Angleterre) ; Chadi Riad (Real Betis, Espagne); Abdel Abqar (Deportivo Alavés, Espagne) ; Mohamed Chibi (Pyramids FC, Égypte) ; Achraf Dari (Sporting de Charleroi, Belgique) ; Romain Saïss (Al-Shabab, Arabie saoudite) ; Yahia Attiat Allah (FK Sochi, Russie) ; 

Milieux : Sofyan Amrabat (Manchester United, Angleterre) ; Azzedine Ounahi (Olympique de Marseille, France) ; Bilal El Khannouss (KRC Genk, Belgique) ;  Brahim Diaz (Real Madrid, Espagne) ; Amir Richardson (Stade de Reims, France); Oussama El Azzouzi (FC Bologna, Italie) ; Ismael Saibari (PSV Eindhoven, Pays-Bas) ; Oussama Targhalline (Le Havre, France)

Attaquants :  Hakim Ziyech (Galatasaray, Turquie) ; Ilias Akhomach (Villarreal, Espagne) , Youssef En-Nesyri (Sevilla FC, Espagne); Ayoub El Kaabi (Olympiakós, Grèce); Amine Adli (Bayer Leverkusen, Allemagne) ; Eliesse Ben Seghir (AS Monaco, France) ; Soufiane Rahimi (Al-Aïn FC, Émirats arabes unis). 

Sahara : la Zambie réitère son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc

Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint publié à l’issue des entretiens du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, avec le ministre zambien de la Justice et ministre par intérim des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mulambo Haimbe.

Dans ce communiqué, M. Haimbe a réitéré le « plein soutien » de son pays au plan d’autonomie présenté par le Royaume du Maroc et a mis l’accent sur sa pertinence comme la seule solution « crédible, sérieuse et réaliste ».

Le responsable zambien a également salué les efforts des Nations Unies en tant que cadre exclusif pour parvenir à une solution réaliste, pratique et durable au différend autour du Sahara marocain.

Saluant la « valeur positive » de cette décision, Nasser Bourita s’est félicité de « l’évolution positive » des relations entre les deux pays frères au fil des années avec l’ouverture, en octobre 2020, de l’ambassade de Zambie à Rabat et de son consulat général à Laâyoune, ainsi que sa participation, le 15 janvier 2021, à la Conférence ministérielle de Soutien à l’Initiative d’autonomie sous la Souveraineté du Royaume, organisée à l’invitation du Maroc et des États-Unis d’Amérique.

Futsal. Maroc-Zambie : à quelle heure et sur quelle chaîne

Déjà qualifiés pour les demi-finales avec six points obtenus grâce à deux victoires convaincantes contre l’Angola et le Ghana, les hommes de Hicham Dguig restent néanmoins déterminés à terminer la phase de poules sur un sans faute en décrochant une troisième victoire contre la Zambie. Cette rencontre sera retransmise en direct sur la chaîne Arryadia à partir de 20h.

L’autre match du groupe A opposera simultanément l’Angola au Ghana à la salle Ibn Yassine à Rabat

Rappelons que les trois premières équipes de cette compétition africaine décrocheront leur billet pour la Coupe du monde de futsal de la FIFA, qui se tiendra du 14 septembre au 6 octobre prochains en Ouzbékistan.

CAN 2023. Le Maroc l’emporte et rejoint l’Afrique du Sud en huitièmes

L’équipe nationale a rejoint l’Afrique du Sud en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations, dans un match couperet, programmé le mardi 30 janvier. La victoire acquise par les Marocains sur la Zambie (1-0), ce mercredi 24 janvier, dans le cadre de la 3e journée du groupe F, était sûrement dédiée à leur coach, Walid Regragui.

Suspendu par la CAF suite à l’altercation qu’il a eue dimanche dernier avec le Congolais Chancel Mbemba, le sélectionneur national a suivi la rencontre des tribunes. Il a apprécié le premier but de Hakim Ziyech, qui a ouvert le score à dix minutes du terme de la première mi-temps (37’). En revanche, il s’est moins réjoui des quelques placements approximatifs et de l’inertie défensive dont ont été coupables ses hommes. Comme en fin de match, lorsque Yassine Bounou a détourné en corner un tir qui filait droit dans ses filets. 

Les 45 premières minutes ont été un condensé des potentialités offensives de l’équipe nationale et des lacunes défensives à gommer pour espérer aller au bout de la compétition. Sans leur sélectionneur sur le bord du terrain, les Lions de l’Atlas ont été dominants et dangereux. Mais en mal d’efficacité. En témoigne la cascade d’occasions manquées en fin de rencontre. 

Auparavant, en alternant entre du jeu court dans les petits espaces et du jeu long pour trouver l’ailier à l’opposé, le Onze national, remanié pour la soirée, a ouvert de multiples brèches dans la défense adverse. Aguerd et ses coéquipiers ont également mis beaucoup d’engagement, pressant haut pour récupérer le ballon le plus proche possible du but adverse. 

C’est sur une séquence de jeu similaire que Ismail Saibari a vu son tir contré par la défense zambienne (6’), après un service de Hakim Ziyech. Le milieu offensif du PSV Eindhoven a apporté énormément de dynamisme et de finesse dans le camp des Chipolopolos. Il a notamment servi d’appui à Azzedine Ounahi qui a réussi à décaler Sofiane Boufal en bonne position à l’entrée de la surface de réparation.

Mais la frappe du droitier est passée au-dessus de la cage de Lawrence Mulenga (16’)La connexion entre les deux anciens du SCO d’Angers était à haut débit. Sofiane Boufal, qui a beaucoup navigué à l’intérieur du jeu, a réussi à éliminer à plusieurs reprises ses adversaires mais sans conclure. 

Il a fallu attendre la demi-heure de jeu pour assister au premier tir cadré de la Zambie, encouragé par l’apathie défensive de l’EN. Mais dans l’ensemble, les Lions de l’Atlas étaient compacts et organisés. Les rares fois où les Zambiens ont été dangereux, c’était sur des situations de contres provoquées par un marquage préventif défaillant des Marocains. Heureusement que Yunis Abdelhamid a été solide et a su gérer la profondeur.

A dix minutes de la mi-temps, l’équipe nationale a failli doubler la mise par l’intermédiaire de Nayef Aguerd, sur une astucieuse combinaison sur coups de pied arrêtés. Mais le défenseur de West Ham n’a pas réussi à cadrer sa tête. Une occasion de bonne augure. A la 38’, Hakim Ziyech a ouvert le score en reprenant du gauche un ballon qui traînait dans la surface de réparation. On peut également créditer pour ce but Sofiane Boufal qui a vu l’appel de Hakimi dans le dos de la défense avant de le servir parfaitement. 

Le centre du latéral du PSG a été repoussé par L. Mulenga dans les pieds du gaucher de Galatasaray. Ayoub El Kaabi a eu l’occasion de doubler le score dans la foulée mais sa tête cadrée a été détournée en corner par le portier de la Zambie. Au retour des vestiaires, Amine Adli a pris la place d’un Hakim Ziyech, touché juste avant que l’arbitre ne siffle la pause.

Deux minutes après son entrée, le droitier de 22 ans met à contribution le portier de la Zambie. L’ailier du Bayer Leverkusen remet ça quelques minutes plus tard (52’) mais sans plus de réussite. Les minutes qui ont suivi symbolisent les axes de progression de l’équipe nationale.

Car sans prévenir, le bloc du Maroc a reculé de plusieurs mètres, laissant l’initiative aux Zambiens. L. Banda a failli tromper la vigilance de Yassine Bounou mais son tir enroulé est passé à quelques centimètres du but (59’). La domination territoriale des Chipolopolos leur a redonné confiance. Au point d’être passés tout près de l’égalisation, à plusieurs reprises.

L’action la plus marquante a mis en scène Yassine Bounou, qui a réussi une magnifique parade sur un puissant tir cadré, à l’entame des arrêts de jeu. Un arrêt décisif qui permet à l’équipe nationale denvisager la suite de la compétition avec beaucoup plus de sérénité. Prochain rendez-vous le mardi 30 janvier face à lAfrique du Sud.

CAN 2023. Maroc-Zambie, les clés du match

Plus de soixante millions de personnes seront derrière le Maroc, opposé à la Zambie ce mercredi 24 janvier à San-Pédro, sur la pelouse du stade Laurent Pokou. Si les Lions de l’Atlas l’emportent, ils finiront premiers du Groupe F de la Coupe d’Afrique des nations 2023, pour le plus grand bonheur des supporters marocains.

Un tel scénario rendrait également fou de joie les supporters ivoiriens. Après une phase de poule ratée dans les grandes largeurs, les Éléphants n’ont plus leur destin entre les mains. Seule une défaite de la Zambie permettra aux coéquipiers de Seko Fofana de figurer parmi les quatre meilleurs troisièmes et de se qualifier au second tour.

Une phase finale où le Maroc sera placé dans la partie du tableau la moins ardue sur le papier, s’il empoche les trois points évidemment. Il croisera en huitième de finale le deuxième du groupe E (l’Afrique du Sud, la Namibie ou la Tunisie), avant de défier le vainqueur du match entre le Cap-Vert et la Mauritanie. Mais on n’en est pas encore là. Ce mercredi 24 janvier à 21 h, le plus important sera de venir à bout de la Zambie, même si le sélectionneur national sera absent pour cause de suspension. 

Un onze remanié ?

Lors de cette troisième confrontation sur la scène continentale entre les deux pays (1 victoire pour le Maroc et 1 match nul), Walid Regragui laissera probablement certains cadres souffler. Il misera sans doute sur d’autres internationaux pour garder en prise son groupe et éviter que la frustration ne vienne polluer une atmosphère idéale pour le moment. 

Mais comme il a aussi pour objectif de finir en tête de son groupe, le sélectionneur national alignera un onze solide. À commencer par  Munir El Kajoui dans la cage à la place de Yassine Bounou. En défense, Yahya Attiat Allah est pressenti pour suppléer Mohamed Chibi. Il est également probable que Romain Saïss prenne place sur le banc au profit de Yunis Abdelhamid. 

Achraf Hakimi et Nayef Aguerd ont, pour leur part, de fortes chances d’enchaîner une troisième titularisation consécutive. Idem pour Sofyan Amrabat et Azzedine Ounahi. En revanche, il est envisageable que Selim Amallah cède sa place à Amir Richardson, le jour de ses 22 ans. 

Sur le front de l’attaque, Hakim Ziyech semblait émoussé face à la République démocratique du Congo. Il ne serait pas étonnant qu’il soit mis au repos au profit de Amine Adli. Sur l’aile gauche, Sofiane Boufal doit enchaîner une seconde titularisation pour retrouver du rythme. La plus grande interrogation concerne le poste d’avant-centre. 

Walid Regragui maintiendra-t-il sa confiance à un Youssef En-Nesyri manquant de réussite ? Le sélectionneur national optera pour Ayoub El Kaabi, avant que ce dernier ne soit suppléé en cours de match par Tarik Tissoudali. Cette variété offensive à disposition du technicien marocain suffira. Elle est capable de mettre en danger un adversaire qui manque de maîtrise offensive et dont l’organisation défensive laisse à désirer. 

Une expression offensive limitée

Cette équipe de la Zambie n’a plus rien à voir avec celle qui a atteint le sommet du continent lors de la Coupe d’Afrique des nations 2012. Une décennie plus tard, les Chipolopolos (les boulets de cuivre) ont perdu de leur superbe. Même la solidité défensive qui a fait leur succès par le passé n’est plus qu’un lointain souvenir. 

Le sélectionneur des oranges et verts, Avram Grant, semble à la peine depuis le début de la compétition. Avec le ballon, il demande à ses joueurs de s’organiser dans un système en 4-3-3, qui se transforme en 4-1-4-1 en phase de transition défensive. C’est le seul point commun avec le Maroc. 

L’interprétation de ce système par les Zambiens diffère de celle des Lions de l’Atlas. Logiquement, Avram Grant tente d’exploiter au mieux les forces de ses joueurs. Donc, l’idée première est d’allonger le jeu pour chercher les déviations aériennes de Patson Daka. 

Lorsqu’ils utilisent le jeu long, les joueurs de la Zambie sont en nombre dans le camp adverse, pour être à la retombée du second ballon, avant d’alerter Banda Lameck sur l’aile gauche.

Impliqué dans les deux buts de la Zambie à la Coupe d’Afrique des nations 2023 (1 but, 1 passe décisive), le surpuissant avant-centre possède un excellent jeu de tête. Cette qualité, les Zambiens y ont souvent recours, tout en étant en nombre pour récupérer les seconds ballons. 

Medias24
Medias24

L’autre  stratégie de la Zambie réside dans les renversements de jeu. Là aussi, cette tactique est dictée par la volonté d’alerter rapidement l’un de leurs joueurs les plus talentueux, Banda Lameck. À chaque fois qu’il est possible de placer l’ailier gauche dans des conditions de un contre un, les Chipolopolos essayent de le trouver par des passes longues. 

Mais si l’on devait souligner la principale source de danger côté zambien, il s’agirait des coups de pied arrêtés et des touches qu’ils jouent souvent rapidement, comme le prouve le but inscrit face à la RDC. Cette volonté répond à la volonté de prendre de court la défense adverse et de profiter de sa désorganisation. C’est une constante lors des deux premiers matchs de la Zambie. 

Même constat pour les longues touches. C’est une arme qui semble avoir été travaillée à l’entraînement. Dans les faits, les Zambiens placent cinq joueurs dans la surface de réparation, plus deux à l’entrée des 16 mètres. L’objectif pour le lanceur est d’atteindre un de ses coéquipiers au premier poteau, afin que ce dernier trouve la tête d’un second joueur au second poteau. Si le ballon est renvoyé par la défense adverse, les deux Zambiens à l’entrée de la surface tentent leur chance en tirant au but.    

Les touches longues sont une arme dangereuse du côté des Zambiens, qui sont en nombre dans la surface de réparation.

Un pressing haut et intense

En phase défensive, la Zambie est très attentiste. Ces joueurs manquent souvent d’agressivité sur le porteur du ballon. Résultat, l’adversaire manœuvre à sa guise, sans être perturbé. C’est d’ailleurs la pire équipe du tournoi en matière de duels, tacles et interceptions par minute de possession adverse. Ce n’est qu’à partir de ses propres 20 mètres que la Zambie existe défensivement, en protégeant coûte que coûte ses cages. 

Une orientation défensive qui a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. L’avantage étant de réduire l’espace dans les zones dangereuses du terrain. Sauf que, dans ce cas, la Zambie est à la merci d’une erreur défensive individuelle ou d’un oubli collectif. Car rater son geste technique à 70 mètres ou à 20 mètres de ses propres cages, ce n’est pas la même chose. Les conséquences sont autrement plus graves.  

Donc, l’une des pistes à explorer par l’équipe nationale pour l’emporter est de commencer très fort le premier quart d’heure, pour emballer la rencontre et ne pas laisser les hommes d’Avraham Grant prendre confiance. En cas d’échec, il faudra poursuivre et asphyxier l’adversaire par un pressing haut et intense. L’horaire et la fraîcheur nocturne doivent normalement y contribuer.   

Justement, pour calmer le jeu, la Zambie tente parfois de construire à partir de son gardien dans un système en 4-2, soit quatre défenseurs sur la largeur et deux milieux de terrain en appui. Or, ces derniers manquent de maîtrise et sont gênés quand ils ne sont pas dans le sens du jeu. Les Marocains gagneraient donc à presser haut afin de récupérer le ballon non loin du but de Tresford Lawrence Mulenga. Le gardien de la Zambie a réalisé 7 arrêts dans la compétition, dont plus de la moitié sur des parades réflexes (57%). 

Quand ils choisissent de construire leurs offensives à partir du gardien, les Zambiens sont fébriles en cas de pressing haut et intense, notamment dans la zone axiale.

Enfin, les coups de pied arrêtés seront toujours une arme offensive pour le Maroc. Ce n’est pas un hasard si sept des neuf derniers buts du Maroc en Coupe d’Afrique des nations ont été marqués sur coup de pied arrêté (deux penalties, deux coups francs directs, un coup franc indirect et deux buts sur corner), y compris son dernier but contre la RD Congo sur corner.  Pourvu que ça dure !