Ce qu’il faut savoir sur l’expansion européenne de Marsa Maroc

Avec l’acquisition de 45% du capital de Boluda Maritime Terminals pour un montant de 80 millions d’euros, Marsa Maroc franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion internationale.

Cette opération constitue le deuxième partenariat entre Marsa Maroc et le groupe Boluda, après leur coopération dans les activités de remorquage au port de Nador West Med.

Après l’Afrique, une ouverture assumée vers l’Europe

Après avoir amorcé son expansion internationale en Afrique, notamment au Bénin, Marsa Maroc s’ouvre au marché européen. Cette implantation en Europe s’inscrit dans une trajectoire progressive, construite autour d’une montée en compétence et d’un élargissement du périmètre géographique du groupe.

Au-delà de l’opération capitalistique, ce rapprochement avec le premier opérateur portuaire espagnol traduit une volonté de s’inscrire durablement dans les grands corridors logistiques reliant l’Europe et l’Afrique, avec le corridor Maroc-Espagne comme axe central.

Un partenariat en phase avec la structure des échanges extérieurs du Maroc

L’Union européenne demeure de loin le premier partenaire commercial du Maroc, concentrant près de 65% des échanges extérieurs du Royaume.

Dans cet ensemble, l’Espagne occupe une place singulière. Elle constitue à la fois la première porte d’entrée des exportations marocaines vers l’UE et le premier partenaire commercial du Maroc en 2024, une position largement liée au rôle structurant de ses ports dans le transit des flux commerciaux.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le rapprochement entre Marsa Maroc et le groupe Boluda Corporación Maritima. Le partenariat vise à renforcer et à diversifier les liaisons maritimes entre les deux pays, en développant de nouvelles routes reliant plusieurs ports marocains – Nador West Med, Casablanca, Agadir, Laâyoune et Dakhla – à des plateformes portuaires espagnoles stratégiques comme Cadix, Sagunto et les îles Canaries.

Le groupe est désormais présent sur les deux rives du détroit de Gibraltar, un point de passage stratégique pour les échanges entre l’Europe et l’Afrique.

À travers sa prise de participation dans Boluda Maritime Terminals, Marsa Maroc cherche également à accompagner plus étroitement les exportateurs marocains.

L’objectif est de proposer des solutions logistiques plus intégrées, mieux connectées aux marchés européens, et capables de répondre aux exigences croissantes en matière de fluidité, de fiabilité et de compétitivité des chaînes logistiques.

MMIL, vecteur de l’ambition internationale du groupe

La dynamique d’expansion internationale de Marsa Maroc est portée par sa filiale Marsa Maroc International Logistics (MMIL), appelée à incarner et à piloter les ambitions du groupe hors du Royaume.

Cette entité s’inscrit dans une transformation engagée depuis trois ans, marquée par une politique de diversification des activités et des partenariats.

À travers MMIL, Marsa Maroc veut dépasser le rôle de simple gestionnaire d’infrastructures pour bâtir une présence internationale durable et structurée, capable d’accompagner les mutations du secteur portuaire et logistique et de s’imposer comme un partenaire de référence sur les marchés continental et régional.

Repères opérationnels et financiers récents de Marsa Maroc

À fin septembre 2025, le groupe Marsa Maroc affichait une dynamique opérationnelle solide.

Le trafic manutentionné a progressé de 8% pour atteindre 50,7 millions de tonnes, porté par la hausse de l’ensemble des composantes du trafic. Cette évolution reflète la montée en puissance continue de l’activité du groupe sur ses différents segments, aussi bien domestiques qu’internationaux.

Sur le plan financier, cette dynamique s’est traduite par une progression significative du chiffre d’affaires consolidé, en hausse de 16% à 4,3 milliards de DH au 30 septembre 2025. Cette croissance a été soutenue par l’augmentation des volumes manipulés, en particulier sur le trafic domestique des conteneurs, mais aussi par l’élargissement du périmètre des prestations logistiques intégrées proposées par le groupe.

Dans le même temps, Marsa Maroc a franchi une étape structurante sur le plan stratégique avec la finalisation, en octobre 2025, de l’accord de partenariat avec CMA CGM portant sur l’exploitation du Terminal à conteneurs Ouest du port Nador West Med. Ce partenariat stratégique vise à positionner le terminal comme une plateforme de premier plan, en s’appuyant sur le réseau mondial de CMA CGM, capable de générer des volumes de trafic significatifs, et sur l’expertise opérationnelle de Marsa Maroc dans la gestion des terminaux portuaires.

Depuis le début de l’année, l’action Marsa Maroc affiche une performance boursière marquée, avec une progression de 82,82%. Lors de la séance du 16 décembre, le titre gagnait 1,19% avant la clôture, traduisant la poursuite de la dynamique haussière observée depuis plusieurs mois. À ce stade, la capitalisation boursière du groupe s’établit autour de 72 milliards de DH.

Marsa Maroc : un chiffre d’affaires qui dépasse les 4 milliards de DH à fin septembre 2025

Marsa Maroc a affiché un chiffre d’affaires consolidé de 4,3 MMDH au 30 septembre 2025, en hausse de 16% par rapport aux 3,7 MMDH réalisés à la même période en 2024.

Cette évolution s’explique par la hausse des volumes manipulés, en particulier le trafic domestique des conteneurs, mais aussi par l’intégration d’autres prestations logistiques.

Pour le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires s’élève à 1.463 MDH, en progression de 18% par rapport aux 1.235 MDH de T3-2024.

Trafic : une croissance portée par toutes les composantes

Le trafic manutentionné par le groupe atteint 50,7 millions de tonnes, en hausse de 8% sur les neuf premiers mois de 2025. Cette progression est alimentée par une amélioration simultanée de l’ensemble des segments.

Ainsi, le trafic des conteneurs continue de se renforcer. Le volume global progresse de 8% pour atteindre 2.270.269 EVP, sous l’effet conjugué d’un trafic domestique en hausse de 9%, à 984.145 EVP et d’un transbordement en progression de 6% à 1.286.124 EVP.

Le trafic des vracs suit la même tendance, avec une augmentation de 6% pour les vracs liquides (8,6 millions de tonnes) et de 4% pour les vracs solides et marchandises diverses (17 millions de tonnes), stimulés notamment par les volumes de clinker et de charbon.

Par ailleurs, le trafic des véhicules neufs connaît une évolution remarquable de 55%, portée par la hausse des importations (+30%) et par le traitement d’un trafic spot de 17.476 unités en transbordement. Le roulier progresse également de 19%, atteignant 19,8 milliers d’unités.

Pour le seul troisième trimestre, le trafic consolidé s’élève à 17,1 millions de tonnes, en croissance de 8%.

Périmètre élargi et investissements en forte accélération

Au cours du troisième trimestre, Marsa Maroc a élargi son périmètre de consolidation en intégrant Marsa Maroc International Logistics (MMIL), nouvelle filiale détenue à 100%. Cette entité a pour objectif de soutenir le développement international du groupe et d’assurer le suivi de la performance de ses participations.

Dans le même temps, l’effort d’investissement atteint un niveau exceptionnel. L’enveloppe engagée s’élève à 1,8 MMDH à fin septembre 2025, contre 392 MDH une année auparavant, soit une progression de 355%.

Ces investissements portent sur le renforcement du parc d’équipements, avec notamment la commande de 18 portiques à conteneurs et 50 grues RTG destinés aux terminaux de Nador West Med et de Casablanca. Ils concernent également des travaux de superstructures dans les nouveaux terminaux de Nador West Med ainsi que des opérations de modernisation et d’extension des installations portuaires à Casablanca et Jorf Lasfar.

Sur le plan financier, l’endettement net ressort à -470 MDH à fin septembre 2025, composé de 1.629 MDH de dettes de financement et de 2.099 MDH de disponibilités. Il s’améliore de 21% par rapport aux –390 MDH enregistrés en 2024.

Enfin, Marsa Maroc annonce la finalisation, en octobre 2025, de l’accord de partenariat avec CMA CGM concernant l’exploitation du Terminal à Conteneurs Ouest du port Nador West Med. Selon le communiqué, ce partenariat permettra au terminal de bénéficier du réseau mondial de CMA CGM, capable d’acheminer d’importants volumes de trafic, ainsi que de l’expertise opérationnelle de Marsa Maroc.

https://medias24.com/2025/09/25/bourse-marsa-maroc-reste-une-valeur-de-croissance-en-attente-de-nouveaux-catalyseurs/

Bourse de Casablanca. Belle reprise en clôture, le MASI repasse au-dessus de 19.000 points

La Bourse de Casablanca a rebondi au fil des échanges ce mardi 30 septembre. Après un début de séance marqué par une chute de près de 2,5% et un passage sous les 18.600 points.

À la clôture, le MASI gagne 0,23% à 19.024,82 points. La capitalisation globale se rétablit à 1.003 MMDH, repassant au-dessus du seuil symbolique des 1.000 MMDH.

Le MASI 20 progresse de 0,4% à 1.548,13 points et le MASI ESG s’adjuge 0,91% à 1.303,94 points. Le volume global s’élève à 857 MDH, dominé par Marsa Maroc (122 MDH), TGCC (103 MDH), Attijariwafa bank (80 MDH) et Akdital (61 MDH).

Plus fortes variations

AtlantaSanad signe la meilleure performance du jour (+7,41% à 145 DH), suivie d’Auto Nejma (+5,99%), Promopharm (+4,79%), S.M. Monétique (+4,72%) et Vicenne (+3,69%).

À l’inverse, M2M Group recule de 7,16% à 453 DH, Maghreb Oxygène cède 6,45%, tandis que Zellidja, Balima et Maroc Leasing perdent chacune près de 6%.

Karim Zidane représente le Roi au 17ᵉ Sommet des affaires USA-Afrique

Karim Zidane conduit une importante délégation composée de dirigeants et de hauts responsables du secteur public et privé, notamment de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), de l’Office national des chemins de fer (ONCF), de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ainsi que de Medz, de Marsa Maroc et de représentants des banques marocaines.

La participation à cet évènement, qui se tient en présence de plusieurs chefs d’État africains ainsi que de hauts responsables de gouvernements de plusieurs pays, s’inscrit en droite ligne des hautes orientations royales en faveur du renforcement des partenariats économiques du Royaume avec les pays africains et les partenaires internationaux.

Elle vise à mettre en valeur les réformes engagées par le Maroc pour renforcer son attractivité économique, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, en particulier la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, et à promouvoir, ainsi, les opportunités qu’offre le Royaume dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’industrie automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie et les technologies vertes.

Dans cette dynamique partenariale, le Maroc se positionne désormais comme un acteur incontournable dans les chaînes de valeur mondiales, à la faveur des relations économiques privilégiées et du partenariat structuré et durable qu’il entretient avec les États-Unis d’Amérique, consolidé par l’accord de libre-échange en vigueur depuis 2006. En effet, le Royaume figure parmi les principaux partenaires commerciaux des États-Unis en Afrique.

Organisé en présence de plus de 1.500 participants, dont des chefs d’État, des ministres, des décideurs économiques et politiques et des représentants du secteur privé, ce sommet constitue une plateforme majeure pour le dialogue économique et la construction de partenariats stratégiques durables entre les États-Unis et les pays africains.

M.S.IN recommande d’alléger sur Marsa Maroc

En 2024, l’action Marsa Maroc a bondi de 92,8%, bien au-delà du MASI (+22,2 %). Cette envolée s’explique par des résultats records et un regain d’intérêt pour la logistique portuaire. Mais selon M.S.IN, le titre a déjà intégré ses principaux catalyseurs. Avec une valorisation estimée à 802 DH, contre un cours de marché de 869 DH au 10 juin 2025, la société de bourse recommande d’alléger les positions, compte tenu d’un potentiel de baisse de 7,7%.

Une dynamique opérationnelle record en 2024

Après deux années marquées par les effets de la guerre en Ukraine, la sécheresse et les perturbations logistiques mondiales, Marsa Maroc a retrouvé une trajectoire haussière en 2024.

L’opérateur portuaire a enregistré des niveaux historiques de trafic manutentionné, aussi bien sur les conteneurs que sur les vracs solides. Cette performance s’inscrit dans un contexte de croissance économique modérée, de taux de fret maritime toujours élevés et de tensions géopolitiques ayant bénéficié aux plateformes comme Tanger Med.

À fin 2024, Marsa Maroc capte 26% du trafic portuaire national, soit 63,3 millions de tonnes. Ce volume est tiré à 47% par le conteneurisé, à 30% par les vracs solides, et à 17% par les vracs liquides. Le trafic conventionnel reste marginal, à 5%.

Des perspectives soutenues par l’internationalisation et le transbordement

Selon M.S.IN, Marsa Maroc pourrait maintenir un taux de croissance annuel moyen de 13,7% sur la période 2025e–2028, tiré par le développement de nouveaux relais : Tanger Med II, Nador West Med, Jorf Lasfar, Dakhla Atlantique, mais aussi l’entrée en activité à l’international prévue au port de Cotonou dès octobre 2024.

Le chiffre d’affaires progresserait de 4.320 MDH en 2023 à 8.803 MDH en 2028, soit un TCAM 2022–2028 de 14,4%.

L’EBIT passerait de 2.110 MDH en 2024 à 4.066 MDH en 2028p, avec un TCAM de 19,9%. Le RNPG suivrait une trajectoire similaire, atteignant 2.632 MDH en 2028p contre 1.267 MDH en 2024, soit une croissance moyenne de 12,3%.

Le segment des vracs solides devrait croître à un rythme plus modéré, avec un TCAM de 3,2% sur la même période. L’activité de remorquage sur Nador West Med, prévue dès 2026, et les accords d’équipement avec CMA CGM renforcent les perspectives de moyen terme.

Une politique de dividende stable, mais à la baisse relative

Sur la période 2016–2025, le dividende ordinaire versé par Marsa Maroc varie entre 7,2 DH et 9,7 DH. En excluant le dividende exceptionnel de 2,7 DH distribué en 2017, le payout moyen ressort à 101%, avec un rendement de 4,3%. Depuis 2021, une discipline plus marquée est observée, avec un taux de distribution stabilisé autour de 70%.

Pour les années 2025e–2028p, M.S.IN prévoit un dividende moyen de 16,3 DH par action, soit un TCAM de 16,4%, et un taux de distribution moyen de 56,3%. Le rendement estimé en 2024 ressort à 1,09% au cours de 869 DH.

Un premier trimestre 2025 bien orienté

Au T1-2025, le chiffre d’affaires atteint 1.280 MDH, en progression de 12,3% par rapport à T1-2024. Le trafic global manutentionné a augmenté de 6%, atteignant 15,8 millions de tonnes.

Le segment conteneurisé domestique progresse de 13%, le transbordement reste stable, les vracs liquides gagnent 13%, et les marchandises diverses 23%. L’endettement net s’établit à 436 MDH contre 139 MDH un an plus tôt. Les investissements ont atteint 890 MDH sur le trimestre, contre 68 MDH au T1-2024, concentrés sur les équipements destinés à Nador West Med.

Une valorisation légèrement supérieure aux fondamentaux projetés

M.S.IN a utilisé la méthode DCF pour valoriser Marsa Maroc, sur la base d’un CMPC de 8,1%, d’un bêta de 1,2 et d’un taux sans risque de 2,7%. La valorisation obtenue est de 802 DH, contre un cours de 869 DH. Cela implique une surcote de 7,7%, considérée comme excessive à ce stade.

Le Raja officialise le retour de Badr Benoun, premier renfort des Verts cet été

Le Raja Club Athletic a officialisé, mercredi 4 juin, le retour de Badr Benoun dans les rangs de l’équipe première. Formé au club et capitaine emblématique avant son départ, le défenseur central revient au temple vert après des expériences au sein d’Al Ahly et du Qatar SC.

Très apprécié par les supporters pour sa solidité défensive et son élégance balle au pied, Badr Benoun (31 ans) retrouve un club avec lequel il a notamment remporté la Coupe de la CAF et la Supercoupe d’Afrique.

Il s’agit du premier renfort estival des Verts qui entament leur préparation pour la saison 2025–2026 sous le signe de la stabilité.

Le club se prépare à un changement radical en termes de gestion sportive. L’activation de la société sportive, après investissement d’une entreprise privée, est en cours de préparation. Les négociations sont en cours entre le Raja et Marsa Maroc.

Les détails de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital du Raja

Révélé par Médias24, le projet de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital de la société sportive du club du Raja a été présenté le samedi 24 mai 2025 aux adhérents du club par le Conseil consultatif du club.

En gestation depuis 2 ans, le projet vise à sortir le club de sa crise structurelle à travers l’activation de la société Raja SA, indique un communiqué du club. Cette dernière verra l’arrivée d’un investisseur institutionnel (Marsa Maroc) et sera dotée d’un management permanent de qualité, permettant la gestion de l’activité professionnelle aux standards internationaux.

Ce projet conforme à la loi 30-09 a obtenu l’appui de la Fédération royale marocaine de football ainsi que des autorités de la ville de Casablanca, poursuit la même source.

Le projet du Raja Club Athletic s’inscrit, selon les termes du communiqué du Raja, dans le cadre de la mise en œuvre des hautes directives royales contenues dans le message royal adressé aux participants au débat sportif national à Skhirat le 24 octobre 2008. Ce message soulignait la nécessité de diversifier les sources de financement des équipes nationales à travers des partenariats entre les secteurs public et privé et d’améliorer les niveaux de gestion professionnelle des clubs marocains.

A cet égard, et au vu de la crise structurelle que traverse le club depuis des années (instabilité administrative, succession de présidents et de bureaux administratifs, crise financière étouffante permanente…), il devient nécessaire d’apporter une solution radicale au problème de la gestion associative du Raja. Les contours de ce projet ont été présentés, début 2025, aux autorités de la ville de Casablanca et au président de la Fédération royale marocaine de football. Les deux parties ont « salué et soutenu l’initiative dans l’espoir de sortir le club de sa crise actuelle et de construire les bases d’une gestion efficace et durable ».

Ledit projet représente une rupture avec l’ancien. En effet, le club passe à un modèle institutionnel et professionnel qui assure la pérennité sportive, financière et administrative, et renforce la compétitivité du club aux niveaux national, continental et mondial.

À cet égard, le partenaire historique du club, qui était auparavant son parrain, a été contacté afin d’étudier la possibilité d’investir dans ce nouveau projet, note le communiqué. Après une série de réunions et de négociations, dont une étude d’évaluation menée par une institution spécialisée, il a été convenu que ce partenaire [Marsa Maroc, ndlr] entrera dans le capital du Raja SA, lors d’une réunion officielle tenue le 9 mai dernier en présence du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Le communiqué du Raja détaille la structure finale convenue comme suit :

>Évaluation financière du patrimoine du Raja Sports Club sur la base des éléments suivants :

  1. « Actifs » :
  1. Total de l’encours des dettes ou passifs : 130 MDH
  1. Évaluation nette totale du club : 380 MDH.
  1. Valorisation nette des actifs transférés à la société sportive RAJA SA, après déduction de la valeur de l’académie du club : 100 MDH.

>La « Raja Academy » restera la propriété de l’association et sera placée sous le giron de la société sportive.

  1. Activation de la société sportive Raja SA à travers l’investissement du partenaire institutionnel via une augmentation de capital qui passe de 300.000 dirhams à 250.000.000 dirhams.

>L’Association sportive du Raja Club Athletic contribuera au capital de la société sportive à hauteur de 100 MDH (c’est-à-dire la valeur des actifs transférés), et l’investisseur institutionnel apportera 150 MDH à payer sur trois saisons.

  1. La distribution du capital de la société sportive sera la suivante :
  1. Un contrat de gestion sera conclu entre l’association sportive et l’entreprise sportive, précisant les mécanismes de fonctionnement de l’entreprise, la durée du contrat et les revenus à transférer à l’association, conformément aux dispositions de la loi 30.09 sur l’éducation physique et le sport.

Ce partenariat stratégique vise à combiner l’expertise technique sportive de l’association avec les compétences managériales et financières de l’investisseur, et grâce à cette intégration, des instances de gouvernance stables et durables seront adoptées, ce qui constitue un saut qualitatif par rapport à la gestion associative traditionnelle.

Le Conseil consultatif estime que ce plan représente la solution la plus appropriée pour sortir le club de sa crise profonde, et constitue une opportunité historique pour construire un club organisé et structuré, qui sera pionnier sur le continent africain. Le Raja sera le premier club marocain à ouvrir le capital de sa société sportive à un investisseur institutionnel.

Après des discussions entre les membres du Conseil, les adhérents de l’Association Raja Club Athletic et les membres du Bureau administratif intérimaire, il a été décidé d’annoncer dans les prochains jours la tenue d’une assemblée générale de l’Association Raja pour :

Le Raja veut s’associer à Marsa Maroc pour une société sportive à 250 MDH

On en sait un peu plus sur le projet en discussion de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital de la société sportive du club du Raja, révélé par Médias24.

Avec un capital projeté de 250 millions de DH, le Raja Club Athletic veut s’imposer comme une référence sur la scène africaine.

Cette ambition qui repose sur la restructuration du club a fait l’objet d’une présentation ce samedi 24 mai par le conseil consultatif du club.

À l’occasion d’une réunion communicationnelle, les anciens présidents du club ont présenté aux adhérents le fruit d’un travail de deux ans visant à activer la société sportive du club, “avec l’appui du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et les autorités de Casablanca”. C’est ce qu’a indiqué Jawad Ziyat, dans une déclaration à la presse.

Ce dernier est pressenti comme futur dirigeant de la société sportive, même s’il assure que sa priorité est l’aboutissement de ce projet. Jawad Ziyat a confié ne pas avoir encore pris de décision concernant son avenir dans les instances du Raja.

En tout cas, le projet, défendu par le conseil consultatif composé d’anciens présidents du club, vise à amorcer un tournant stratégique pour le Raja. L’un de ses membres, Ahmed Ammor, a rappelé que Marsa Maroc n’est pas un acteur nouveau dans l’écosystème du Raja, ayant déjà parrainé le club par le passé. Pour lui, cette opération constitue le renouvellement d’une relation historique.

De son côté, Jawad Ziyat a dressé un constat sévère de la gestion associative du club : “En huit ans, neuf présidents se sont succédé. Cela a conduit à l’instabilité chronique et à l’endettement. Il est temps de tourner définitivement la page”. L’objectif affiché est clair : faire du Raja un modèle de gouvernance sportive moderne.

“L’association aura 40% de la société sportive”

Selon Jawad Ziyat, l’association du club apportera à la société les droits d’usage de la marque ainsi que l’équipe professionnelle et l’élite des jeunes, valorisés à 100 MDH. En face, Marsa Maroc injectera 150 MDH. Le capital social de la société passera ainsi de 300.000 DH actuellement à 250 MDH, faisant du Raja la plus grande société sportive du Maroc.

Jawad Ziyat rappelle que la société sportive du Raja a été créée “il y a cinq ans”, mais elle est restée “endormie” depuis. Selon lui, la création de cette structure dotée d’un directeur général, d’un directeur financier, commercial, marketing et de formation permettra de passer d’un chiffre d’affaires annuel de 100 MDH à 200 MDH, voire 300 MDH.

Une ambition nécessaire, selon lui, pour concurrencer les grands clubs africains, notamment les Égyptiens dont les budgets sont largement supérieurs. Surtout que, comme le déplore l’ancien président du Raja, “le Maroc va accueillir la Coupe du monde 2030, mais aucune de ses équipes ne participe à la demi-finale ou à la finale de la Ligue des Champions”. “Nous avons un grand retard au niveau des clubs”, a-t-il déploré, en espérant que les clubs nationaux emboîtent le pas au Raja en activant, à leur tour, leur société sportive.

Jawad Ziyat a également révélé que l’association du club aura 40% des parts de la société sportive, mais n’a pas indiqué le pourcentage qui sera dédié à l’investisseur, Marsa Maroc.

À la suite de cette réunion d’information du 24 mai, les prochaines étapes consistent, selon Ahmed Ammor à “arrêter les comptes, élire le nouveau bureau et finaliser les documents juridiques avec Marsa Maroc”.

Cette société a d’ailleurs enregistré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2025, à 1,28 MMDH. Le trafic global progresse de 6%, et les investissements atteignent 890 MDH.

La société a même franchi, pour la première fois, la barre des 5 MMDH de chiffre d’affaires en 2024. Une situation financière qui met en confiance le public, agacé par l’instabilité chronique du club depuis une décennie.

Marsa Maroc : chiffre d’affaires en hausse de 12% à fin mars 2025

Le trafic global manutentionné de Marsa Maroc s’est établi à 15,8 millions de tonnes au premier trimestre, en croissance de 6% sur un an. Cette évolution est soutenue par la montée en puissance du trafic conteneurisé domestique (+13%), le rebond des vracs liquides (+13%) et la forte progression des marchandises diverses (+23%).

Le volume total traité s’élève à 718.576 EVP, en hausse de 5%. Mais la dynamique est portée exclusivement par les flux domestiques (296.942 EVP, +13%), tandis que le transbordement reste quasi stable à 421.634 EVP (-1%).

Les autres segments confirment cette reprise : les vracs solides atteignent 5,2 millions de tonnes (+2%), les véhicules neufs 33.100 unités (+43%) et le roulier 6.300 unités (+23%).

Indicateurs financiers

Le chiffre d’affaires consolidé de Marsa Maroc passe de 1.140 MDH au T1-2024 à 1.280 MDH cette année, soit une croissance de 12,3%.

L’augmentation du chiffre d’affaires traduit non seulement une intensification du trafic, mais aussi un élargissement de la chaîne de valeur logistique. Marsa Maroc profite ici de la diversification de ses prestations, notamment dans l’entreposage, la manutention spécialisée et la logistique à valeur ajoutée, qui renforcent la profitabilité globale.

Marsa Maroc affiche un endettement net de -436 MDH, contre -139 MDH un an auparavant. Ce solde créditeur souligne la solidité de la génération de trésorerie et confère à Marsa Maroc une marge de manœuvre stratégique notable pour financer ses projets à venir, sans pression bilancielle.

Cap sur Nador West Med

Côté investissement, Marsa Maroc a débloqué 890 MDH au premier trimestre 2025, contre seulement 68 MDH un an plus tôt. Cette accélération reflète la phase active de déploiement des équipements pour les deux nouveaux terminaux à conteneurs de Nador West Med, un chantier stratégique censé élargir la capacité nationale et capter une part accrue des flux méditerranéens.

Marsa Maroc dépasse les 5 MMDH de chiffre d’affaires en 2024

Le chiffre d’affaires consolidé de Marsa Maroc a progressé de 16%, atteignant 5,01 MMDH. L’EBE a augmenté de 26% à 2,62 MMDH, ce qui montre une amélioration notable de la marge d’exploitation. Surtout, le résultat net part du groupe s’est envolé de 49% pour s’établir à 1,27 MMDH.

Cette dynamique s’explique notamment par la bonne tenue des volumes sur l’ensemble des segments (vracs solides, liquides, conteneurs, roulier), une meilleure productivité des terminaux et une maîtrise des charges d’exploitation.

Les capitaux propres consolidés ont atteint 3,67 MMDH à fin 2024, en progression de près de 700 millions en un an. L’endettement financier net a diminué, avec une trésorerie nette (y compris placements) de 2,39 MMDH à fin décembre.

Une activité portuaire bien orientée

Le trafic global traité par le groupe a atteint 63,3 millions de tonnes, en progression de 11% par rapport à 2023. Cette hausse résulte d’une croissance équilibrée sur l’ensemble des catégories de flux.

Les vracs solides et diversifiés ont représenté 21,7 millions de tonnes, soit une hausse de 9%. Le segment des vracs liquides a également enregistré une progression significative de 11%, avec 10,7 millions de tonnes traitées.

Côté conteneurs, le groupe a franchi le seuil des 2,9 millions d’EVP traités, en progression de 13%. Cette performance repose à la fois sur le dynamisme du transbordement (+12%) et la croissance soutenue du trafic import-export (+14%).

Les flux roulier et véhicules neufs ont aussi connu une évolution positive. Le trafic véhicules neufs a progressé de 8%, atteignant 102.800 unités, tandis que le roulier a enregistré 24.500 unités, en hausse de 4%.

Le transbordement, nouveau levier stratégique

En parallèle du renforcement de ses positions sur le trafic Gateway domestique, Marsa Maroc a posé les jalons d’un virage stratégique avec le développement de deux terminaux à conteneurs au port de Nador West Med. L’exploitation de ces infrastructures est prévue à partir de 2027, en partenariat avec MSC Group et CMA CGM, deux des plus grands armateurs mondiaux.

Ce positionnement sur le transbordement en Méditerranée pourrait ouvrir un nouveau cycle de croissance logistique, complémentaire aux activités traditionnelles de l’opérateur.

Une internationalisation désormais concrète

Un autre fait marquant, c’est le lancement des premières opérations du groupe à l’étranger, au Bénin. Cette avancée vient concrétiser la volonté de Marsa Maroc d’exporter son modèle et d’élargir son périmètre géographique au-delà du réseau portuaire national.

Une capacité d’investissement renforcée

Pour accompagner ses ambitions, Marsa Maroc prévoit un programme d’investissement de 16 MMDH sur les cinq prochaines années. Il sera financé par une combinaison de dette, de cash-flow opérationnel et, le cas échéant, par des apports de partenaires.

Cette orientation se reflète également dans la montée à 100% du capital de sa filiale SMA, consolidée intégralement à partir du troisième trimestre 2024.

Fort de ses résultats, le groupe proposera à l’assemblée générale un dividende de 9,5 DH par action, en hausse de 12% par rapport à 2023. En parallèle, le flux de trésorerie opérationnel s’est élevé à plus de 2 milliards de dirhams, confirmant la robustesse du modèle économique.

Des perspectives portées par le plan stratégique 2030

Marsa Maroc entame désormais une nouvelle phase de son développement, guidée par son plan stratégique à horizon 2030. Ce plan vise à faire évoluer le positionnement du groupe, qui ne se limite plus à l’exploitation de terminaux portuaires, mais tend à devenir un partenaire logistique, maritime et industriel de référence à l’échelle régionale.

Les relais de croissance sont clairement identifiés, avec l’extension du périmètre de concessions au Maroc, la montée en puissance du transbordement en Méditerranée, le renforcement des capacités sur le segment Gateway et l’internationalisation de ses opérations.

Le groupe mise aussi sur la modernisation de ses équipements et sur l’optimisation de ses terminaux pour accroître la performance opérationnelle et répondre aux attentes croissantes des chargeurs et armateurs.

Groupe Tanger Med : un chiffre d’affaires de 11,23 MMDH en 2024

« Sur le plan portuaire et logistique, le groupe gère le complexe portuaire Tanger Med, premier port en Méditerranée et en Afrique, et 17e mondial dans le dernier classement des ports à conteneurs selon Alphaliner. Le port a franchi un cap historique en 2024 avec 10,24 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) traités. Il confirme également son rôle comme plateforme de référence pour les importations et exportations nationales », indique le groupe dans un communiqué.

À travers Marsa Maroc, le groupe exploite 25 terminaux spécialisés dans le traitement des conteneurs et des vracs, précise la même source, ajoutant que l’année 2024 a enregistré une performance record pour Marsa Maroc, avec 63,3 millions de tonnes manutentionnées, en hausse de 11% par rapport à 2023.

Au total, le volume global manutentionné par le groupe, incluant les performances de TMPA (gestionnaire du complexe portuaire Tanger Med) et de Marsa Maroc, a atteint 187 millions de tonnes de marchandises et 11,44 millions de conteneurs EVP.

Sur le plan industriel, le groupe est également aménageur et développeur de plus de 3.000 hectares de zones d’activités économiques, accueillant plus de 1.400 entreprises qui opèrent dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, du textile, de l’agroalimentaire et de la logistique.

L’ensemble de ces secteurs a généré un volume d’affaires global de 174 milliards de dirhams en 2024, créant ainsi plus de 130.000 emplois.

Marsa Maroc et Boluda Towage assureront les services de remorquage au port de Nador West Med

Dans le cadre de cette concession, les deux partenaires créeront une coentreprise pour gérer les opérations et réaliser les investissements nécessaires, notamment l’acquisition d’une flotte de quatre remorqueurs d’une capacité de traction de 80 tonnes. Le coût de cet investissement est estimé à 45 millions d’euros (environ 470 millions de DH), indique un communiqué de Marsa Maroc.

Ce contrat de concession s’étend sur une période de 20 ans et débutera au quatrième trimestre 2026.

La répartition du capital de cette nouvelle entité sera de 51% pour Boluda Towage France et de 49% pour Marsa Maroc.

Ce partenariat stratégique permettra à Marsa Maroc de consolider sa business unit dédiée au remorquage, qui fournit déjà ce service dans sept ports marocains : Nador, Al Hoceima, Mohammedia, Safi, Agadir, Laâyoune et Dakhla, ajoute la même source.

Marsa Maroc, principal opérateur portuaire du Royaume, gère 25 terminaux répartis sur 11 ports et traite plus de 60 millions de tonnes de marchandises par an. Dans sa stratégie de développement, Marsa Maroc ambitionne de renforcer sa position en Méditerranée et de se positionner comme un acteur intégré dans les services portuaires, maritimes et logistiques.

De son côté, Boluda Towage France est une filiale de Boluda Corporación Marítima, un leader mondial des services maritimes qui opère une flotte de plus de 400 navires dans une centaine de ports à travers une cinquantaine de pays.