Taxation des gains des clients des casinos : une mesure préjudiciable au tourisme (Opérateurs)

Le projet de taxer de 30% les gains des joueurs de hasard, qui sera examiné par la deuxième chambre du Parlement en décembre prochain, ne suscite pas un grand enthousiasme chez les opérateurs de casinos qui estiment que cette disposition sera préjudiciable à l’ensemble de l’écosystème touristique du Maroc. Explications.

« Une perte sèche d’au moins 30% des joueurs habituels »

« Nous estimons qu’un minimum de 30% de nos joueurs habituels, aussi bien marocains qu’étrangers, ne reviendront plus dans les 7 casinos du Royaume et qu’ils préféreront aller dépenser leur argent en Espagne, en Égypte, à Chypre ou à Malte qui seront heureux de pouvoir ravir des touristes au Maroc », nous déclarent plusieurs exploitants, en rappelant que ces pays n’imposent pas les gains des joueurs.

En effet, plusieurs grandes destinations touristiques, à l’instar du Portugal, qui avaient imposé cette mesure dans un passé récent avaient dû finalement faire machine arrière, après avoir constaté une désaffection de leurs clients ayant entraîné une baisse de leurs rentrées en devises et en recettes fiscales.

Une mesure imposée sans aucune concertation avec la profession

Disposés à participer à l’effort fiscal, nos interlocuteurs révèlent que la profession, déjà soumise à un cahier des charges strict en termes d’obligations fiscales, aurait préféré être imposée plutôt que de faire fuir ses clients et d’encourager les jeux illégaux dans des tripots clandestins.

Pour éviter de priver le Maroc d’un marché lucratif en plein développement, la logique aurait, selon eux, dicté de taxer directement les exploitants de casinos à hauteur de 5% de leurs revenus bruts, qui s’élèvent à environ un milliard de dirhams par an déjà soumis à la taxe sur les jeux acquittée aux communes où ils sont domiciliés et à une TVA de 20%.

La profession prédit un impact négatif sur l’ensemble de l’écosystème et sur les recettes fiscales

« Confronté à une baisse inévitable du nombre de ses clients, le secteur devra repenser sa stratégie au Maroc et s’il n’y aura pas de fermeture, des compressions de personnel ne sont pas à exclure, sachant que les casinos emploient directement et indirectement des dizaines de milliers de personnes ». Nos sources ajoutent que les autres hôteliers seront également affectés, car une quinzaine de gros clients des casinos sont invités chaque jour dans d’autres établissements de luxe.

Et de prédire que les autorités vont se rendre compte au bout de six mois d’application de cette loi que les recettes des casinos vont baisser et que cela fera moins d’impôts à récolter pour les caisses de l’Etat, avec des conséquences sur l’ensemble des opérateurs de l’écosystème du tourisme.

« Aucun nouvel opérateur ne voudra investir au Maroc »

N’ayant pas été consultés lors de la préparation de cette loi, concoctée par le ministère en charge du Budget, les exploitants affirment que cette disposition « à l’impact rédhibitoire » découragera également les investisseurs potentiels du secteur.

« Il est évident que l’éventuelle adoption de cette mesure ne permettra pas au Maroc de devenir une grande destination mondiale de casinos, car aucun nouvel investisseur ne voudra venir ouvrir un établissement, sachant que la concurrence à l’étranger est bien plus attractive en termes de fiscalité », estiment nos sources. Elles précisent que la priorité des investisseurs est de fidéliser leurs clients qui gagnent beaucoup moins que ce qu’ils perdent, et pas de les faire fuir avec des gains réduits de 30%.

Se disant prêts à des compromis, les opérateurs estiment que le ministère en charge du Budget se doit d’écouter leurs doléances, sous peine de remettre en cause la dynamique actuelle de développement qui ambitionne de faire du Maroc, à l’horizon 2030, une des 15 destinations mondiales du tourisme.

Mazagan Beach & Golf Resort dévoile ses offres spéciales Ramadan 2024

Au cœur de cette offre se trouvent le restaurant Olives et le Bushra By Buddha-Bar, qui promettent une « immersion culinaire inégalée », indique un communiqué de Mazagan.

Le restaurant Olives proposera un buffet offrant une « palette de saveurs et de délices issus des quatre coins du globe » à 490 DH par personne. Une musique andalouse et une troupe Gnawa ajouteront leur touche à cette expérience culinaire, poursuit la même source.

Pour ceux en quête d’une expérience plus intimiste accompagnée d’un trio musical, Bushra By Buddha-Bar offre une célébration du ftour « raffinée et conviviale » tous les jeudis, vendredis et samedis, à 550 DH par personne.

Par ailleurs, Mazagan Beach & Golf Resort propose des offres pour les séjours durant le mois sacré à partir de 2.200 DH.

Réalités remporte la construction du pôle urbain de Mazagan

La SAEDM et Réalités ont ainsi décidé de développer un projet commun en 3 phases, consistant à construire et commercialiser un programme mixte intégrant des logements individuels, collectifs et des commerces sur un terrain de 13 hectares au sein de PUMA, indique un communiqué d’OCP.

Lancé en 2013 à travers la création de la SAEDM, le pôle urbain de Mazagan est le fruit de la vision du groupe OCP et du ministère de l’Economie et des finances, qui ont pour ambition commune d’en faire un modèle national de ville durable, éco-conçue et solidaire, capitalisant sur les forces vives de son territoire d’accueil.

Mobilisant un budget de 5 milliards de DH (consacré à l’aménagement), le pôle urbain de Mazagan, dont les travaux de la phase 1 débuteront d’ici début 2020, s’étend sur une superficie de 1.300 hectares et devrait accueillir, à l’horizon 2034, environ 134.000 habitants.

PUMA sera construit dans sa globalité autour de quatre zones centrales définies comme des noyaux urbains, accueillant des équipements de proximité et offrant des environnements maîtrisables à pied.

Le Festival national des arts populaires du 17 au 21 juillet à Marrakech

En supervisant en 1960 la tenue de la 1ère édition, au lendemain de l'indépendance, feu le Roi Mohammed V a réussi le pari de réunir l'ensemble des tribus à Marrakech, ville impériale et haut-lieu du patrimoine immatériel du royaume, qui n'a pas été choisie par hasard pour abriter le FNAP, a souligné M. El Mazned dans une déclaration à la MAP.

M. El Mazned, également directeur artistique du festival Timitar, a fait observer que les Marocains sont par essence attachés à leurs traditions locales et nationales, tout en restant ouverts sur la modernité.

«Le Maroc est parmi les rares pays qui se distinguent par la diversité, la richesse et le multiculturalisme de son patrimoine immatériel, du nord au sud et des montagnes aux plaines et déserts, et c'est ce qui fait de lui une exception», a-t-il relaté.

Concernant les préparatifs à cette manifestation culturelle, il a fait savoir qu'ils vont bon train, et la Fondation des festivals de Marrakech, initiatrice de l'évènement, travaille d'arrache-pied depuis un mois pour être à la hauteur des attentes du public aussi bien national qu'international, a fait savoir M. El Mazned.

Le FNAP se veut un événement culturel qui reflète la richesse et diversité des arts populaires au Maroc, mais aussi une manifestation artistique qui a été toujours ouverte à l'international par la participation de troupes venues de quatre continents dans une perspective d'interaction, de métissage et de fusion.

«On ne peut aimer ses traditions si on n'aime pas celle des autres», a confié M. El Mazned, notant à cet effet que les organisateurs ont invité deux traditions «exceptionnelles». Il s'agit du Flamenco qui est devenue l'image même de l'Espagne, à côté des musiques traditionnelles de la Corée du Sud, un pays extrêmement moderne et développé mais qui a su promouvoir et sauvegarder ses arts populaires.

La France sera elle aussi présente à travers l'orchestre Barbès, une troupe qui s'est nourrie des traditions musicales marocaines, a-t-il ajouté.

Autre fait marquant du FNAP cette année, Abdessamad Dinia va mettre en honneur les femmes en rendant hommage à leur contribution dans la préservation et la transmission de ce legs immatériel aux générations futures, indique le directeur artistique.

Placée sous le thème «la femme et les arts populaires», la 48ème édition du FNAP connaitra la participation de quelque 300 artistes et 21 troupes représentant les différentes régions du Maroc ainsi que des troupes issues de certains pays étrangers dont la Corée du Sud, l'Espagne et la France.

Cette manifestation artistique et culturelle est organisée en partenariat avec l'Office national marocain du tourisme (ONMT), la région de Marrakech-Haouz, la wilaya, le conseil municipal de Marrakech et l'institut français.