Paris sportifs illégaux : la MDJS marque des points sur le terrain

Le dossier des sites de paris sportifs non autorisés au Maroc ne se limite plus au contentieux opposant la MDJS aux opérateurs télécoms. En parallèle des procédures judiciaires, des évolutions concrètes sont en cours du côté des plateformes elles-mêmes et de leurs relais locaux.

Selon des informations recueillies par Médias24, la MDJS a récemment obtenu des engagements écrits de la part d’acteurs du monde sportif, visant à couper tout lien promotionnel avec certaines plateformes de paris en ligne présentées comme illégales.

Nous avons ainsi pu consulter une lettre datée du 21 janvier 2026, par laquelle l’Association sportive de Salé (ASS) – Basket-ball s’engage à ne plus assurer aucune publicité ni partenariat, direct ou indirect, avec la plateforme 1xBet, que ce soit via ses équipes, ses équipements ou ses supports numériques.

Mais la MDJS ne s’est pas limitée à cet engagement déclaratif. Selon nos informations,  la société publique assure un suivi afin de documenter l’état des lieux des contenus promotionnels en ligne. Elle a ainsi relevé, le lendemain de la lettre, que des visuels et vidéos faisant apparaître le logo de 1xBet demeuraient encore accessibles sur les comptes Instagram, Facebook et YouTube de l’ASS – Basket-ball.

Dans le même temps, des signaux forts émanent directement des opérateurs de paris eux-mêmes. Médias24 a pris connaissance de notifications adressées aux abonnés de 1xBet et de bet365, leur annonçant l’arrêt de leurs services au Maroc à compter du 29 janvier 2026. Les deux plateformes informent leurs utilisateurs de l’annulation des paris non réglés et de la mise en place d’une période transitoire, jusqu’au 26 février, pour permettre le retrait des fonds avant la fermeture définitive de l’accès depuis le Royaume.

Volet judiciaire : une décision décisive lundi

Sur le plan judiciaire, en revanche, le bras de fer se poursuit. Condamnés en première instance à stopper l’accès aux plateformes de paris visées et à leurs sous-domaines, les opérateurs télécoms ont formé appel de l’ordonnance de référé rendue au profit de la MDJS.

Mais parallèlement à ce recours au fond, une bataille procédurale s’est engagée en urgence. Les opérateurs ont en effet introduit des demandes de sursis à exécution, cherchant à suspendre les effets immédiats d’une décision pourtant assortie de l’exécution provisoire. Ces demandes ont été examinées et mises en délibéré, une décision importante étant attendue ce lundi 26 janvier.

C’est le premier président de la cour d’appel de commerce de Casablanca qui doit se prononcer sur ces sursis à exécution. Son ordonnance dira si, malgré les recours engagés, les opérateurs restent tenus de mettre en œuvre sans délai les mesures de blocage ordonnées – ou si l’exécution peut être temporairement gelée, dans l’attente de l’examen de l’appel sur le fond.

Taxation des gains des clients des casinos : une mesure préjudiciable au tourisme (Opérateurs)

Le projet de taxer de 30% les gains des joueurs de hasard, qui sera examiné par la deuxième chambre du Parlement en décembre prochain, ne suscite pas un grand enthousiasme chez les opérateurs de casinos qui estiment que cette disposition sera préjudiciable à l’ensemble de l’écosystème touristique du Maroc. Explications.

« Une perte sèche d’au moins 30% des joueurs habituels »

« Nous estimons qu’un minimum de 30% de nos joueurs habituels, aussi bien marocains qu’étrangers, ne reviendront plus dans les 7 casinos du Royaume et qu’ils préféreront aller dépenser leur argent en Espagne, en Égypte, à Chypre ou à Malte qui seront heureux de pouvoir ravir des touristes au Maroc », nous déclarent plusieurs exploitants, en rappelant que ces pays n’imposent pas les gains des joueurs.

En effet, plusieurs grandes destinations touristiques, à l’instar du Portugal, qui avaient imposé cette mesure dans un passé récent avaient dû finalement faire machine arrière, après avoir constaté une désaffection de leurs clients ayant entraîné une baisse de leurs rentrées en devises et en recettes fiscales.

Une mesure imposée sans aucune concertation avec la profession

Disposés à participer à l’effort fiscal, nos interlocuteurs révèlent que la profession, déjà soumise à un cahier des charges strict en termes d’obligations fiscales, aurait préféré être imposée plutôt que de faire fuir ses clients et d’encourager les jeux illégaux dans des tripots clandestins.

Pour éviter de priver le Maroc d’un marché lucratif en plein développement, la logique aurait, selon eux, dicté de taxer directement les exploitants de casinos à hauteur de 5% de leurs revenus bruts, qui s’élèvent à environ un milliard de dirhams par an déjà soumis à la taxe sur les jeux acquittée aux communes où ils sont domiciliés et à une TVA de 20%.

La profession prédit un impact négatif sur l’ensemble de l’écosystème et sur les recettes fiscales

« Confronté à une baisse inévitable du nombre de ses clients, le secteur devra repenser sa stratégie au Maroc et s’il n’y aura pas de fermeture, des compressions de personnel ne sont pas à exclure, sachant que les casinos emploient directement et indirectement des dizaines de milliers de personnes ». Nos sources ajoutent que les autres hôteliers seront également affectés, car une quinzaine de gros clients des casinos sont invités chaque jour dans d’autres établissements de luxe.

Et de prédire que les autorités vont se rendre compte au bout de six mois d’application de cette loi que les recettes des casinos vont baisser et que cela fera moins d’impôts à récolter pour les caisses de l’Etat, avec des conséquences sur l’ensemble des opérateurs de l’écosystème du tourisme.

« Aucun nouvel opérateur ne voudra investir au Maroc »

N’ayant pas été consultés lors de la préparation de cette loi, concoctée par le ministère en charge du Budget, les exploitants affirment que cette disposition « à l’impact rédhibitoire » découragera également les investisseurs potentiels du secteur.

« Il est évident que l’éventuelle adoption de cette mesure ne permettra pas au Maroc de devenir une grande destination mondiale de casinos, car aucun nouvel investisseur ne voudra venir ouvrir un établissement, sachant que la concurrence à l’étranger est bien plus attractive en termes de fiscalité », estiment nos sources. Elles précisent que la priorité des investisseurs est de fidéliser leurs clients qui gagnent beaucoup moins que ce qu’ils perdent, et pas de les faire fuir avec des gains réduits de 30%.

Se disant prêts à des compromis, les opérateurs estiment que le ministère en charge du Budget se doit d’écouter leurs doléances, sous peine de remettre en cause la dynamique actuelle de développement qui ambitionne de faire du Maroc, à l’horizon 2030, une des 15 destinations mondiales du tourisme.

Younes El Mechrafi réélu vice-président de la World lottery association

Younes El Mechrafi rejoindra le Comité exécutif pour un mandat de deux ans avec huit autres membres élus, indique un communiqué de la MDJS. Depuis 2014, Younes El Mechrafi est membre du Comité exécutif de la WLA, président du Comité d’audit de la WLA depuis 2018 et vice-président depuis 2022.

Le renouvellement du mandat de M. El Mechrafi constitue une « reconnaissance internationale supplémentaire du rôle de la MDJS au sein de la communauté mondiale des loteries », note le communiqué. La MDJS voit ainsi son expertise et son implication constante dans la promotion de la bonne gouvernance, la protection de l’intégrité du sport et la promotion du jeu responsable, reconnue par ses pairs, poursuit la même source.

Association professionnelle mondiale de loteries, regroupant plus de 150 loteries issues de 80 pays et de cinq continents, la WLA est l’autorité mondiale en matière de paris et de loteries et revendique les plus hauts standards au niveau de la responsabilité corporative et des principes de jeu responsable.

La WLA soutient ses membres dans la réalisation de leurs objectifs et contribue à la diffusion des bonnes pratiques au sein de la profession avec pour principale mission la mise en place des standards les plus stricts sur la responsabilité sociale, le jeu responsable, la sécurité et l’intégrité des systèmes et la gestion du risque, souligne le communiqué de la MDJS.

« Cette réélection représente un grand honneur pour le Maroc ainsi que pour la MDJS et son équipe. La confiance que nous accorde la communauté internationale témoigne de la reconnaissance du travail assidu réalisé depuis de nombreuses années au service de l’intérêt général, et du développement du sport marocain en particulier », a déclaré Younes El Machrafi, cité dans le communiqué.

M. El Mechrafi est également membre fondateur depuis 2015 du Comité exécutif de United lotteries for integrity in sports (ULIS), anciennement GLMS (Global lottery monitoring system), le gendarme mondial de surveillance des paris sportifs, fondé sous l’égide de la WLA, dont la mission est de préserver l’intégrité du sport contre les menaces liées aux matchs truqués et manipulations de toutes les compétitions sportives servant de support à la prise de paris. Il a régulièrement été réélu en tant que membre depuis.

La MDJS retrace les exploits du sport marocain dans un livre

« Cet ouvrage rend hommage à la vision éclairée en matière de sport de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et à la dynamique exceptionnelle que connaît ce domaine », a déclaré Younes El Mechrafi, directeur général de la MDJS, cité dans un communiqué.

Le livre de 320 pages retrace les exploits des athlètes marocains qui ont marqué l’histoire du sport aux niveaux olympique, paralympique, mondial, continental et régional. Il reconnaît également la contribution des dirigeants et figures sportives marocaines au patrimoine national.

Outre les performances sportives, le livre met en avant les grands événements sportifs internationaux accueillis ou organisés par le Royaume, consolidant ainsi le statut du Maroc en tant que « carrefour mondial et terre de champions ».

« Nous sommes très fiers de cet ouvrage sur lequel nous avons travaillé pendant plus d’une année. La prochaine édition inclura les exploits de nos championnes et champions participant aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 », a ajouté Younes El Mechrafi.

Pour rendre le livre accessible à tous, la MDJS a décidé de publier une version digitale gratuite, téléchargeable sur son site web officiel. « Il s’agit d’un hommage à un patrimoine matériel et immatériel qui appartient à toutes et à tous », a conclu le directeur général de la MDJS.

L’ouvrage Le sport au Maroc, palmarès et légendes est disponible via les canaux de distribution des Éditions Economiques du Maroc, et la version digitale est accessible gratuitement sur le portail de la MDJS.

Younes El Mechrafi réélu vice-président Afrique de la Fédération mondiale du sport d’entreprise

Younes El Mechrafi siègera au comité exécutif en tant que vice-président Afrique pour un mandat de quatre ans aux côtés de onze autres membres représentant de pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique, indique un communiqué de la Marocaine des jeux et des sports (MDJS).

« Cette réélection est un honneur pour le Maroc. C’est une importante marque de confiance de la communauté internationale qui consacre des années de dévouement au service du sport de notre part. Nous sommes déterminés à poursuivre cette mission avec passion et engagement tant au niveau national qu’à l’échelle africaine », a déclaré M. El Mechrafi, cité dans le communiqué.

Plainte de la MDJS contre 1Xbet : la BNPJ entre en scène

Le dossier 1Xbet prend une tournure pénale. Le bookmaker en ligne est visé par une plainte de la Marocaine des jeux et des sports, qui l’accuse officiellement d’infractions à la « réglementation des maisons de jeux et des loteries ».

La plainte n’est pas récente. Elle remonte à mars 2023. Elle a été déposée devant la présidence du ministère public. Selon nos informations, l’institution d’El Hassan Daki a transmis l’affaire à la Brigade nationale de la police judiciaire, qui a ouvert une enquête préliminaire.

On se dirige vers un dossier d’une ampleur inédite. La MDJS souhaite activer les articles 282 à 286 du Code pénal. Sa plainte ratisse large : dirigée contre 1Xbet en particulier, elle vise aussi tous les paris illégaux sur le territoire national. Plus encore, elle cible toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans ce qui s’apparente à un écosystème. Allusion est faite aux colporteurs, aux agences de publicité, voire aux influenceurs…

En effet, la loi marocaine punit les organisateurs de paris illégaux, mais également « ceux qui colportent, vendent ou distribuent des billets de loteries non autorisées et ceux qui, par des avis, annonces, affiches ou par tout autre moyen de publicité, font connaître l’existence de ces loteries, ou facilitent l’émission de leurs billets ».

La MDJS dit agir en tant que « lanceur d’alerte » sur un phénomène « grave, mais qui tend à se banaliser ». Depuis quelques années, 1Xbet s’adonne à une campagne agressive de publicité, allant jusqu’à investir l’espace public. Elle se pose même en sponsor officiel du Raja Club Athletic, un des clubs phares du championnat marocain.

Outre le Code pénal, la plainte de la MDJS invoque la violation « des engagements internationaux du Royaume en matière de lutte contre la manipulation de compétition sportives ».

Il est précisément question de la Convention de Macolin, signée par le Maroc en septembre 2021. Ce traité désigne comme illégal « tout pari sportif dont le type ou l’opérateur n’est pas autorisé, en vertu du droit applicable dans la juridiction où se trouve le consommateur ».

Or, au Maroc, la MDJS dispose du monopole légal en la matière (à l’exception des courses de chevaux et de lévriers). Il s’agit donc du seul opérateur autorisé. Une position censée permettre à l’Etat d’asseoir son contrôle sur un marché sensible… et lucratif.

La MDJS est une société anonyme détenue à 90% par le Trésor public. Ses bénéfices sont reversés intégralement au Fonds national pour le développement du sport. L’argent capté par les paris sportifs illégaux, notamment en ligne, constitue autant de manque à gagner pour les caisses de l’Etat.

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La MDJS alerte contre la recrudescence des sites de paris sportifs illégaux

Lors d’une conférence sur les enjeux et les risques associés aux paris clandestins dans le sport, Khalid Naili, chargé de mission auprès de la Marocaine des jeux et des sports (MDJS), a présenté un rapport d’enquête approfondie réalisée par l’organisme.

« Nous faisons face à un phénomène global, et dès lors qu’un opérateur propose des paris sportifs ou des jeux d’argent sans licence dans un pays, son activité est considérée comme illégale », a déclaré Khalid Naili.

La MDJS est l’unique opérateur national autorisé à proposer des paris sportifs au Maroc. Cependant, l’enquête a mis en évidence une montée inquiétante des jeux d’argent clandestins. « Nous avons lancé cette enquête pour mieux comprendre comment ces opérateurs illégaux parviennent à attirer nos joueurs et à les inciter à jouer sur leurs plateformes », a-t-il précisé.

Selon les termes de la convention de Macolin dont le Maroc est signataire, la légalité d’un opérateur de jeux d’argent est déterminée par la juridiction dans laquelle se trouve le consommateur. Ainsi, tout opérateur qui exerce sans autorisation légale dans le pays du consommateur est automatiquement considéré comme agissant de manière illégale. En adhérant à cette convention, le Maroc s’engage à respecter et à mettre en œuvre cet aspect légal, affirmant ainsi son engagement à combattre les pratiques de jeu non autorisées sur son territoire.

Des taux de retour au joueur bien au-dessus de la moyenne

« Les opérateurs illégaux, tels que 1xbet qui mène une campagne agressive au Maroc sans y détenir de licence, proposent des cotes extrêmement attractives avec un taux de retour au joueur (TRJ) pouvant atteindre 95% (la norme étant aux alentours de 66%), une pratique qui peut induire des comportements d’addiction« , souligne M. Naili. Il a également noté que ces taux élevés attirent particulièrement les mineurs et peuvent alimenter des activités frauduleuses, voire criminelles, dont le financement de terrorisme.

Les experts internationaux des paris sportifs considèrent que le jeu responsable n’est plus garanti dès lors que « le TRJ dépasse 85%« , étaye-t-il.

« Calculer une part de marché exacte est complexe, mais nous estimons que ces opérateurs illégaux pourraient représenter entre 45 et 50% des mises, un phénomène mondial en pleine expansion, exacerbé durant les années 2010 et accentué par la crise sanitaire du Covid, » poursuit M. Nairi. Cette période a vu une digitalisation accrue et une fermeture temporaire des points de vente légaux, propulsant les joueurs vers les jeux en ligne.

Les banques appelées à jouer pleinement leur rôle

Au Maroc, le système de régulation des changes est conçu pour maintenir une stricte surveillance sur les transactions internationales. Ainsi, chaque citoyen marocain se voit attribuer un plafond annuel de 15.000 DH pour les opérations en devises via Internet, une mesure qui vise à encadrer l’utilisation des plateformes en ligne internationales.

M. Naili souligne cependant une faille : « Malgré l’existence de réglementations claires, nous avons observé que certaines banques marocaines n’empêchent pas les transactions vers des sites de jeux illégaux. » Cette situation met en lumière la nécessité d’une application plus rigoureuse des réglementations existantes.

M. Naili rappelle l’effort de régulation : « En 2011, l’ancien directeur de l’Office des changes avait adressé une communication officielle aux banques, établissant la liste MCC (merchant category code) qui spécifie les catégories de commerçants et d’activités interdites pour les paiements en ligne au Maroc. »

L’accent est mis sur l’importance du respect de ces directives : « Si les banques mettaient pleinement en œuvre cette restriction, l’utilisation des cartes marocaines pour accéder aux jeux sur les sites prohibés serait bloquée », insiste-t-il. Cette mesure constituerait une barrière importante contre l’engagement des citoyens dans des activités de jeu en ligne non autorisées.

Approvisionnement des portefeuilles électroniques au Maroc, entre pratique légale et contournement des réglementations

« Nous avons identifié trois principales méthodes d’accès aux paris illégaux : l’utilisation de cartes bancaires marocaines pour des transactions en devises étrangères, le recours à des portefeuilles électroniques et l’intervention d’agents locaux », révèle M. Naili.

L’usage des portefeuilles électroniques au Maroc soulève des inquiétudes quant à leur approvisionnement en devises étrangères. M. Naili décrit deux méthodes principales : « La première consiste à alimenter ces portefeuilles directement via une carte électronique. Toutefois, la seconde méthode est préoccupante : les joueurs marocains peuvent prendre contact avec des agents de l’opérateur ou des intermédiaires des portefeuilles électroniques », a-t-il expliqué.

Ces agents, spécialisés dans l’échange de monnaie locale contre des devises avec commission, offrent une possibilité d’accéder à des fonds au-delà du plafond légal fixé par la réglementation des changes marocaine. « Le joueur communique simplement les détails de sa carte et transfère les fonds à l’agent, qui crédite ensuite le portefeuille électronique, lui permettant de parier sur des sites illégaux », précise M. Nairi.

En outre, le réseau des détaillants clandestins au Maroc se développe, agissant comme des représentants locaux des opérateurs de jeux illégaux. « Ces intermédiaires opèrent même au sein des points de vente légaux, une tendance qui s’est intensifiée durant la crise du Covid-19 », ajoute M. Naili.

L’enquête a révélé que des sites de paris tels que Cwinz et Betobet ont établi des opérations au Maroc où l’argent est échangé physiquement, éliminant le besoin de transactions électroniques pour jouer. « Il est à noter que ces opérateurs gèrent des comptes administrateurs pour superviser les transactions », souligne M. Naili.

En ce qui concerne 1xbet, la stratégie est encore plus raffinée : « Quand un joueur accède à leur site depuis une adresse IP marocaine, il est accueilli sur ‘1xbet Morocco‘ et invité à utiliser la monnaie locale, renforçant l’illusion d’une opération légale, » explique M. Naili. « De plus, leur engagement dans des opérations de sponsoring sportif augmente leur crédibilité parmi les joueurs. »

Comment combattre ce phénomène ?

Dans un appel à l’action adressé aux institutions financières, M. Naili a clairement exprimé la nécessité d’une régulation plus stricte en matière de jeux d’argent en ligne. « Il est impératif que nos banques adhèrent scrupuleusement aux codes MCC et aux directives de l’Office des changes pour exclure les sites de jeux illégaux de leurs services de paiement », a-t-il insisté. M. Nahri a souligné l’importance de tenir à jour la liste des entités interdites, malgré la difficulté que représente la capacité d’adaptation et de camouflage de ces opérateurs illégaux : « Un suivi rigoureux rendra plus difficile pour ces entités de se dissimuler derrière des noms de façade, ce qui constitue un premier pas vers leur éradication. »

Quant à la question épineuse des portefeuilles électroniques, M. Naili a été catégorique sur la marche à suivre : « Nous devons identifier et intercepter les agents qui facilitent ces transactions illégales, pour prévenir toute participation future à ce type d’activités illégales. »

Il a également prôné des mesures techniques fermes contre les opérateurs non conformes : « Le blocage des adresses IP des sites sans l’accréditation de Bank Al-Maghrib réduira l’accès aux opérateurs illégaux, et bien qu’il existe des méthodes pour contourner un tel blocage, cette action signalera clairement la nature illégale de leurs activités. »

Pour renforcer ces mesures préventives, M. Naili recommande l’action judiciaire : « Il est de notre responsabilité de poursuivre en justice ces opérateurs. D’ailleurs, la MDJS a déjà pris des mesures légales contre 1xbet, préfigurant notre engagement contre les jeux d’argent illicites. » Cette approche, selon lui, est essentielle pour maintenir l’intégrité du système financier et protéger les consommateurs marocains.

Approché par Médias24, M. Naili a précisé que la collaboration avec l’ensemble des instances pour mettre en place un arsenal juridique limitant les actions des opérateurs illégaux est nécessaire et s’avèrera efficace à moyen terme.

Paris sportifs : Sisal prend la gestion de l’exploitation des jeux de la MDJS

Ce contrat, d’une durée de huit ans renouvelable pour deux années supplémentaires, prévoit la gestion et le développement d’un portefeuille de produits comprenant les paris sportifs à cote fixe et les paris mutuels.

Ces jeux seront distribués par Sisal Jeux Maroc à travers un réseau de points de vente et en ligne, précise un communiqué de la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS).

« Nous sommes ravis d’avoir pu conclure avec Sisal Jeux Maroc, l’attributaire de notre appel d’offres sur les paris sportifs, un accord qui met en place un cadre hautement responsable et tourné vers l’avenir et qui offre au Fonds national pour le développement du sport (FNDS) des ressources en croissance. Cet accord marque un véritable saut quantique pour la MDJS, et renforce sa position dans un secteur en constante évolution« ,  a déclaré Younes El Mechrafi, directeur général de la MDJS, dans le même communiqué.

La MDJS et la CNDP signent une convention d’adhésion au programme Data-Tika

Ce partenariat, pour une durée de quatre années, vise à accompagner la mise en conformité de l’écosystème de la Marocaine des jeux et des sports (MDJS) en matière de protection des données à caractère personnel, indiquent les deux entités dans un communiqué.

Elle a été signée par Younes El Mechrafi, directeur général de la MDJS, et Omar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP)

Cette convention formalise l’adhésion de la MDJS au programme Data-Tika. Ce dernier a été mis en place par la CNDP le 9 juillet 2020, dans le but de « protéger le citoyen marocain au sein de l’écosystème numérique et de renforcer les mesures de protection des données à caractère personnel », poursuivent les deux entités.

Ce partenariat portera sur trois volets stratégiques : le renforcement de la conformité à la loi n° 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel ; l’inversion du paradigme et projets de la MDJS liés à la donnée à caractère personnel ; et l’alimentation des lignes directrices pour les briques de confiance au service de différents usages, tels que l’hébergement des données en matière de jeux en ligne, la création et le déploiement d’une application de jeu dédiée à la protection des données à caractère personnel et à la protection de la vie privée.

La MDJS lance une application mobile pour promouvoir la « culture par le sport »

L’application, baptisée « Nt7arko« , est téléchargeable gratuitement, à partir de la plateforme citoyenne Nt7arko w Nktachfo.

Les 10 itinéraires culturels et touristiques explorables, grâce à cette application, longs de 7 km en moyenne, permettent de découvrir les joyaux architecturaux, les musées, les sites patrimoniaux, l’histoire et les monuments de chaque cité, explique un communiqué de la MDJS. Ils sont composés, chacun, de 10 escales en moyenne.

Le lancement de l’application mobile est accompagné d’un programme télévisé baptisé du même nom : Nt7arko w Nktachfo, diffusé chaque mardi et jeudi sur 2M. Hicham Masrar, ambassadeur de la MDJS, y expérimente les 10 circuits proposés sur l’application.

« Nos villes regorgent de sites historiques, culturels et patrimoniaux. Mais pour les découvrir et les apprécier à leur juste valeur, il faut souvent marcher, s’en approcher, prendre le temps de contempler et de comprendre. L’application Nt7arko w Nktachfo répond à ces deux aspects. D’abord, à travers les circuits interactifs que nous proposons et que chacun peut suivre à son rythme, seul ou en famille. Nous avons ensuite choisi d’accompagner ces circuits d’explications et d’histoires, pour une meilleure assimilation de la portée culturelle de chaque monument« , explique Younes El Mechrafi, directeur général de la MDJS, cité dans le communiqué.

La MDJS renouvelle pour la 3e fois sa double certification du Jeu Responsable

La MDJS, au titre de la conformité de ses pratiques, a obtenu la plus haute certification en matière de « Jeu Responsable » de la World Lottery Association ainsi que le certificat d’alignement au référentiel Jeu Responsable de l’Association Européenne des Loteries qui constitue une référence au niveau mondial.

L’évaluation du cabinet DNV a permis de relever plusieurs points forts et bonnes pratiques :

-Une forte implication du management avec une allocation de ressources permettant d’intégrer le Jeu Responsable dans les activités et les opérations quotidiennes;

-La mise en place d’un comité d’experts internationaux pour l’évaluation des risques, l’amélioration du dispositif Jeu Responsable et la recherche de l’excellence opérationnelle;

-Le rôle de leadership de la MDJS pour dynamiser la démarche Jeu Responsable à l’échelle de l’Afrique, à travers notamment la présidence du comité Jeu Responsable de l’Association des Loteries d’Afrique (ALA) depuis 2014;

-La présence de plusieurs experts de la MDJS au sein de diverses instances internationales de gouvernance du monde des loteries.

L’audit de la MDJS a souligné sa politique de formation et de sensibilisation à destination des joueurs et des détaillants concernant le Jeu Responsable, en particulier au niveau du jeu en ligne, et a salué l’utilisation à cet effet d’une plateforme innovante de e-learning interactive basée sur des supports vidéo didactiques.

La démarche Jeu Responsable s’inscrit dans une politique globale et intégrée de « Responsabilité Sociale de l’Entreprise » (RSE) qui a valu à la MDJS l’obtention du label RSE de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), qui consacre le respect, par les entreprises, des principes de responsabilité sociale et de développement durable.

Covid-19: la MDJS alloue 100 MDH au Fonds pour la gestion de la pandémie

La Marocaine des jeux et des sports verse 100 millions de DH au Fonds pour la gestion de la pandémie, annonce un communiqué.