Lancement d’Afrique Diplomatique, le nouveau média du groupe Maroc Diplomatique

Le groupe Maroc Diplomatique vient d’annoncer le lancement officiel de son nouveau média, Afrique Diplomatique. Pensée depuis Dakhla en marge du Forum du groupe, MD Sahara, et portée depuis Casablanca, cette nouvelle publication se donne pour mission de traiter les sujets africains avec une perspective continentale, portée par les acteurs du terrain.

À travers une ligne éditoriale axée sur la parole libre et la valorisation des dynamiques africaines, Afrique Diplomatique ambitionne de devenir une tribune pour une Afrique qui construit, influence et rayonne.

Le média est accessible en ligne via son site et présent sur les réseaux sociaux.

Une nouvelle « carte des stades » délivrée aux journalistes pour couvrir les matchs de la Botola

À partir de la prochaine journée de la Botola, les journalistes et correspondants des institutions médiatiques, détenteurs de la carte professionnelle délivrée par le Conseil national de la presse, pourront couvrir les rencontres du championnat national, munis de leur « carte des stades ».

Cette carte, personnelle et à usage unique, est dotée d’une puce RFID et est impossible à falsifier. Elle vise essentiellement à mieux organiser la couverture médiatique des matchs de la Botola et à améliorer les conditions de travail des journalistes sportifs.

« Nous vivons aujourd’hui un moment historique et décisif pour unifier les rangs dans le secteur du journalisme sportif et organiser le secteur », a déclaré Driss Chahtane, président de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), lors de la cérémonie marquant le lancement officiel de la carte des stades.

Selon ce dernier, le secteur de la presse en général est en proie à un « chaos généralisé », et le domaine du journalisme sportif est infiltré par des personnes n’ayant aucun lien avec la profession. « Nous devons mettre fin à toute forme de désordre, de laisser-aller, et aux intrus qui profitent de ce secteur ».

Le président de l’ANME a rappelé que « la carte des stades » est délivrée uniquement aux journalistes détenteurs de la carte professionnelle de la presse, afin d’assurer une couverture médiatique professionnelle des matchs de la Botola et lutter contre des pratiques qui nuisent à la profession.

De son côté, Youness Bassour, chef de la cellule organisant l’entrée des journalistes dans les stades, a indiqué que l’association a reçu plus de 1.308 demandes provenant de différentes villes marocaines, et que la carte des stades a été accordée à 249 journalistes professionnels, dont 27 femmes et 222 hommes. De plus, 134 cartes ont été attribuées aux photographes professionnels.

Le président de la Commission provisoire de gestion des affaires de la presse et de l’édition, Younes Mjahed, a quant à lui affirmé que cette initiative mérite d’être encouragée pour organiser le secteur du journalisme sportif, ajoutant que la question de l’organisation a été soulevée à de nombreuses reprises.

Au terme de cette rencontre, les « cartes des stades » ont été remises à leurs détenteurs qui pourront s’en servir dès la prochaine journée de la Botola.

Grand stade Hassan II : L’Espagne face à l’ambition marocaine pour la finale de la Coupe du Monde 2030

La récente publication par le cabinet Populous de nouvelles images du futur Stade Hassan II de Benslimane-Casablanca semble avoir piqué la presse espagnole. Ce stade, le plus grand du monde, est au cœur des ambitions du Maroc pour accueillir la finale de la Coupe du Monde 2030 de football, une position qui n’est pas sans provoquer des réactions chez les voisins espagnols.

Les phrases « fatidiques » du texte de Populous accompagné de nouvelles images, étaient les suivantes : « le stade le plus grand du monde », « capable d’accueillir la finale de la coupe du monde selon les normes de la FIFA ».

L’impressionnant stade que le Maroc est en train de construire pour arracher au Bernabéu la finale de la coupe du monde 2030, titre le quotidien ABC.

Plusieurs journaux, dont la Razon, accusent le Maroc de vouloir “voler“ la finale à l’Espagne. 

A ce propos, rappelons quelques éléments de base face à cet emballement médiatique:

-Les deux matches les plus prestigieux de la coupe du monde sont dans l’ordre, la finale et le match d’ouverture.

-L’Espagne était jusqu’à une date assez récente, convaincue qu’elle allait organiser la finale.

-Le Maroc a toute la légitimité de prétendre à accueillir la finale, puisqu’il représente un continent.

-Le choix du lieu de la finale et celui du match d’ouverture ne se feront pas obligatoirement cette année 2024.

-Le processus prévoit la visite de la commission d’inspection du 20 au 27 septembre 2024. Puis la confirmation de la candidature tripartite le 11 décembre 2024.

-Le Maroc n’a toujours pas annoncé sa préférence, finale ou match d’ouverture.

Voici par ailleurs quelques extraits de nos confrères espagnols:

ABC : « Le Maroc ne bluffe pas »

Le quotidien espagnol ABC souligne l’ampleur du projet marocain, titrant : « L’impressionnant stade que le Maroc est en train de construire pour arracher au Bernabéu la finale de la Coupe du Monde 2030« . Selon lui, le Maroc est déterminé à rivaliser avec l’Espagne pour obtenir l’honneur d’organiser ce match tant attendu, ce qui montre bien que « le Maroc ne bluffe pas ».

La Razon : Une menace pour l’Espagne

La Razon ne mâche pas ses mots, accusant le Maroc de vouloir  « voler » la finale à l’Espagne. Le journal rappelle que « la Fédération royale espagnole de football (RFEF) considère le stade Santiago Bernabéu comme le grand favori pour accueillir cet événement. La FIFA, en juin dernier, avait d’ailleurs laissé entendre qu’elle soutiendrait l’Espagne dans cette démarche. Néanmoins, le Maroc, loin de rester passif, mène une campagne mondiale pour promouvoir son méga projet, le Stade Hassan II de Casablanca, une arène qui pourrait bien bouleverser les plans espagnols ».

El Español : « »Le Maroc dépense sa dernière balle »

Dans un article intitulé « Le Maroc dépense sa dernière balle pour la Coupe du Monde 2030« , El Español évoque la course effrénée entre l’Espagne et le Maroc pour s’assurer la finale de la compétition. « Bien que de nombreux observateurs penchent pour une désignation du Santiago Bernabéu, le Maroc n’a pas encore dit son dernier mot ». La publication met en lumière les efforts marocains pour finaliser ce stade ultra moderne, avec l’espoir de convaincre la FIFA de délocaliser la finale à Casablanca.

Mundo Deportivo : « Le Maroc déterminé à détrôner l’Espagne »

Le Mundo Deportivo relate également les ambitions marocaines, affirmant que  » le Maroc est déterminé à remporter la finale de la Coupe du Monde 2030 face à l’Espagne avec ce méga stade ». Le quotidien sportif insiste sur le fait que le Maroc ne souhaite pas simplement être l’un des nombreux sites de la compétition, mais bien le lieu de la grande finale.

Le journal « Pouvoirs d’Afrique » fait peau neuve et lance sa version anglophone

« Pouvoirs d’Afrique » est un site d’information édité par la société Médi Editions, qui est également derrière L’Observateur du Maroc et dont le directeur de publication est Ahmed Chraï. Ce site est dédié à l’actualité africaine en continu et apporte un éclairage sur l’économie, la politique, la culture et la société africaines.

Le site francophone a connu une refonte globale et la version anglophone « Powers of Africa » a été lancée. Une édition papier est également disponible, sous la forme d’un magazine trimestriel.

Le nouveau « Sawt Al-Maghrib » s’ajoute au paysage médiatique marocain (entretien)

Médias24 s’est entretenu avec Youness Meskine, co-fondateur du média « TheVoice.ma » et ex-directeur de publication du quotidien Akhbar Al Youm, au sujet de son nouveau projet, un média arabophone qui combine l’écrit, le visuel et le podcast, ainsi qu’un magazine hebdomadaire en ligne qui sera éventuellement disponible en version papier.

Médias24 : Quelle est la genèse de ce projet médiatique ?

Youness Meskine : L’idée du projet La Voix du Maroc est née après notre départ, moi et ma collègue Hanane Bakour, des journaux Akhbar Al Youm et Al Youm24 ; une expérience professionnelle qui s’est douloureusement achevée comme certains l’ont suivi.

En réalité, l’idée de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle, dont nous serions à l’origine, ne nous est pas venue immédiatement, mais après une période de réflexion et de considération sur notre avenir professionnel et notre tentative de lire le paysage médiatique national. Nous avons alors été convaincus de l’existence d’une opportunité malgré la difficulté du contexte général de la profession journalistique.

– Quand avez-vous entamé vos démarches pour créer ce nouveau média ?

– La préparation de ce projet médiatique a nécessité deux années complètes, depuis décembre 2021, date à laquelle nous avons fait le premier pas en créant légalement la société, pour entamer ensuite les étapes suivantes jusqu’au lancement du journal le 10 décembre 2023.

Cela a pris tout ce temps car nous avons dû nous préparer à deux choses différentes : la première est le projet en tant qu’entreprise nécessitant financement, planification et choix économiques, et la seconde, la préparation de la plateforme médiatique et du contenu que nous avions imaginé dès le début comme devant être distinctif.

– Quelles sont vos ambitions et que voulez-vous apporter au paysage médiatique à travers La Voix du Maroc ?

– Notre ambition est simple mais grande en même temps : ajouter un média qui apporte une valeur ajoutée distincte au paysage médiatique marocain et répondre à toutes les attentes que nous avons identifiées lors de notre étude de marché.

Ce que le Maroc a connu ces dernières années en termes de déclin douloureux de son paysage médiatique, pour des raisons objectives et d’autres liées à des choix politiques et de gestion, a fait sentir à beaucoup que le paysage médiatique marocain était en train de se transformer en un désert aride où les plateformes et expériences médiatiques exceptionnelles ne représentaient que de rares oasis dans de vastes déserts.

Je ne prétends pas que nous aspirons à changer complètement cette réalité, mais nous croyons en la possibilité d’initiatives et d’ouverture de voies, ce qui s’est réalisé au-delà de toutes nos attentes avec le lancement de la plateforme, lors duquel nous avons ressenti un important accueil et une chaleureuse réception, en particulier de la part de nos collègues journalistes. Le message a donc bien été reçu. Nous espérons que cela marquera le début d’une nouvelle ère positive dans notre paysage médiatique national.

Nous aspirons à grandir et à devenir l’une des voix médiatiques influentes et de référence, et plus important encore, à être une source d’information fiable et au service de l’intérêt collectif, loin de tout alignement idéologique ou au service d’un quelconque agenda, quel qu’en soit le porteur.

– Quelles catégories de lecteurs ciblez-vous ?

– Comme le sous-entend le nom de la plateforme, notre journal vise le citoyen marocain dans sa globalité. Bien que nous soyons un média de langue arabe − langue parlée par plus de 400 millions de personnes −, nous avons choisi dès le début d’être « La Voix du Maroc », c’est-à-dire l’expression des aspirations, des rêves, des attentes et des revendications des Marocains, en ciblant particulièrement ceux qui partagent notre idée de travailler à la réforme et au développement du Maroc dans une direction qui le rende plus démocratique, plus juste et plus respectueux de l’État de droit et des institutions.

Autrement dit, nous cherchons à porter l’idée du rêve partagé par tous les Marocains : le progrès collectif, mais pas au détriment des individus.

– Dans quels formats le média est-il disponible ?

– Nous avons opté pour un choix composite, reflétant également la nature composite du modèle économique que nous avons essayé de concevoir pour atteindre notre objectif de durabilité et d’équilibre.

Comme vous le savez, il existe deux grands modèles économiques dans le domaine de la presse digitale − car le choix numérique est devenu inévitable ; ce n’est plus simplement une option parmi d’autres −, à savoir le modèle gratuit et le modèle d’abonnement.

Après avoir étudié la nature du marché marocain de la presse arabophone, il nous est apparu que le fait de s’appuyer sur l’un de ces modèles exclusivement ne serait pas fructueux. Nous avons donc tenté d’innover en faveur d’un modèle hybride qui combine les deux choix.

Le résultat final est un site d’information en ligne qui offre un accès gratuit mais propose un contenu varié et équilibré, avec à la fois l’écrit, le visuel et le podcast, et un magazine hebdomadaire doté d’un contenu approfondi offrant l’analyse et l’éclaircissement recherchés par une partie du public. Ce magazine, initialement disponible en version numérique avec paiement, vise à terme à être distribué en kiosque en version papier.

Plaidoyer pour une juste représentation des femmes dans l’espace public médiatique

« La problématique de la représentation des femmes africaines dans les médias pose la question de l’édification d’un modèle de société égalitaire, riche par sa diversité et fort par son respect des droits humains », a souligné ce jeudi 8 décembre Latifa Akharbach, lors de l’ouverture de la 6e conférence internationale des femmes africaines dans les médias (AWIM-2022).

Des professionnels des médias, des chercheurs universitaires et des acteurs politiques et associatifs, issus de plusieurs pays étrangers et en particulier africains, prennent part à cette conférence internationale de deux jours, organisée par l’organisation African Women in the Media en collaboration avec l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (USMBA) à Fès.

L’organisation African Women in the Media est un réseau de femmes africaines travaillant dans le domaine des médias à l’échelle mondiale. Elle œuvre à la promotion d’une représentation égale dans les industries des médias des femmes africaines et des femmes travaillant dans les médias en Afrique.

Pour la présidente du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC), « la visibilisation de l’expertise féminine et la mise en exergue des multiples contributions des femmes à la vie de la cité et de la nation, est la meilleure manière de déconstruire le discours d’exclusion, d’infériorisation et d’assignation des femmes ».

Abordant la question des désordres de l’information induits par la communication numérique, Latifa Akharbach a fait savoir que le RIARC a déjà entamé une réflexion collective sur l’adaptation de la régulation des médias à la nouvelle réalité numérique des médias.

« Nous sommes déterminés, dans le strict respect de la liberté d’expression, à renforcer son action en matière de lutte contre les contenus attentatoires aux droits des femmes et à leur dignité », a-t-elle ajouté.

Du point de vue de la présidente du RIAC, les régulateurs des médias ont un rôle spécifique à jouer, car leur mandat consiste à concilier « le principe fondamental de la liberté d’expression et l’obligation de conformité des contenus médiatiques aux valeurs humaines et démocratiques de l’égalité des droits et du respect de la dignité humaine », conclut-elle.

Lancement officiel de ENASS.ma

Après une phase de pré-lancement entamée le 20 septembre 2021, le média et ses partenaires annoncent, ce mardi 22 février, le lancement officiel de ENASS.ma (« les gens »).

A travers son projet, ENASS.ma souhaite proposer une offre éditoriale « innovante », ainsi qu’un modèle économique où l’information est « d’abord considérée comme un bien public commun », indique-t-il dans un communiqué. Ce modèle s’appuiera sur la participation des lecteurs au financement et à l’élaboration de ce média « indépendant et collaboratif ».

ENASS.ma « ambitionne de recréer ce lien de confiance avec le public, à travers un journalisme de qualité, professionnel et respectueux de la déontologie de la profession », ajoute la même source.

ENASS.ma se présente également comme un « média engagé ». Il dit revendiquer « un engagement animé par le « slow journalism » (revendication du droit à la lenteur), le travail de terrain, et alimenté de rencontres avec les premiers acteurs concernés ».

Carma, PRCA et ICCO: un partenariat de surveillance et d’analyse des médias

Carma est un fournisseur d’intelligence médiatique, la PRCA, de son côté, est une organisation professionnelle de relations publiques, représentant des professionnels des RP dans 70 pays à travers le monde. La PRCA gère également l’ICCO, l’organisme faîtière de 41 organisations de relations publiques et de 3.0000 agences à travers le monde, précise un communiqué.

« Notre priorité reste d’apporter les meilleures solutions à nos clients au Maroc et sur la région Afrique du nord, pour leur permettre d’analyser de manière conséquente le résultat de leurs campagnes de communication », déclare dans un communiqué, Sofia Tazi, directrice générale de Carma Maroc.

Image de la femme dans les médias: Le chemin vers l’égalité est encore long

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Conseil national de la presse a organisé un webinaire intitulé « image de la femme dans les médias: idée partiale et partielle ? »

Pour en discuter, diverses personnalités médiatiques et politiques ont été conviées. Parmi elles, Bahia Amrani, DG du groupe « Le reporter », Amina Benkhadra, DG de l’ONHYM, Fathia Elaouni, présidente du comité permanent des panafricaines, Bassima Hakkaoui, ancienne ministre de la Solidarité, ainsi que Othman El Ferdaous, ministre en charge de la communication. 

Ce dernier a, lors de son intervention, cité un rapport du FMI dans lequel l’approche genre au Maroc a été évaluée et selon lequel, “l’atteinte de l’égalité et la complémentarité entre femmes et hommes apportera un bonus du PIB de plus de 35%”. 

Or, comme le précise Mme Hakkaoui, « de nombreux pays très avancés n’ont pas atteint la parité. Le monde entier parle des inégalités qui existent toujours et contre lesquelles ils faut lutter par tous les moyens ». Au Maroc, malgré les efforts et les avancées progressives, le constat reste amer et les chiffres le confirment. 

“80% des journalistes au Maroc sont des hommes” 

“Selon les chiffres du CNP arrêtés en 2020, il y a eu, l’année précédente, 2.928 cartes de presse octroyées à des journalistes professionnels. Parmi eux, on ne compte que 831 femmes seulement. C’est peu”, déplore Bahia Amrani. 

Pour cette dernière, les femmes journalistes ne sont ni proches de la parité ni convenablement représentées. Même si, à la fin des années 80, il n’y avait que 53 journalistes femmes et qu’en comparant ce chiffre là à celui de 2020 “certains peuvent être satisfaits”, il faut tout de même “se demander pourquoi cette évolution est si lente ?”, poursuit-elle. 

Si la SNRT compte 228 femmes et que la presse électronique en compte 259, comme l’indique Bahia Amrani, il convient de souligner que “près de 80% des journalistes au Maroc sont des hommes”, déclare Amina Benkhadra. 

De plus, “5% de femmes sont représentées sur l’ensemble des médias au Maroc”, martèle Fathia Elaouni, en citant une étude menée par le “global media monitoring project”. 

En effet, lorsqu’on parle de l’image de la femme dans les médias, il ne s’agit pas uniquement des professionnels puisque la représentativité des femmes au niveau des reportages, des émissions de débats, des spots publicitaires etc. est également prise en compte dans les études. 

20% des femmes représentées dans les reportages 

Selon Mme Benkhadra, “l’image de la femme dans les médias est un problème universel. On constate, à travers les études menées ces dernières années, que dans les programmes télévisuels il existe d’importants écarts entre la représentativité et la visibilité des hommes et des femmes ainsi que d’importants stéréotypes sexistes dans les spots publicitaires”. 

Quant à la présence des femmes, Mme Benkhadra indique que 20% seulement sont représentées dans les reportages. De plus, elles ne sont malheureusement présentes que dans le registre socio-juridique, à 55 voire 60%. 

Ce qui n’est pas le cas du secteur économique (24%) et encore moins du politique (5%). Ce qui confirme les propos du ministre de la Jeunesse qui évoque « un recul, de façon séculaire, de l’activité féminine depuis plus de 20 ans ». 

“Nous sommes passés de 29% en 2011 à 21% aujourd’hui”, précise Mme Benkhadra en rejoignant l’avis du ministre. 

Pour remédier à ces disparités, Amina Benkhadra affirme qu’il y a “beaucoup de travail à faire” et que “les médias jouent un rôle important pour contribuer à influencer et à façonner la perception des gens”. 

Elle propose, à titre d’exemple, de dédier une émission hebdomadaire dans toutes les radios, à des sujets liés à l’éducation, à la place de la femme dans la société, aux problèmes des femmes, en leur donnant la parole en évitant que cela ne soit fait que lors des grandes occasions. 

Une suggestion à laquelle répond Fathia Elaouni en déclarant que ce n’est pas faute de vouloir faire intervenir les femmes pour parler de tous les sujets importants de la société, mais le problème majeur est de trouver ces femmes, car “tant qu’elles n’occupent pas de postes importants, en particulier en politique, où allons-nous les chercher ?”, interroge-t-elle.  

“Tant que les femmes n’auront pas une véritable représentation au sein des partis politiques nous ne les entendrons pas. Elles ne sont pas assez nombreuses, pas assez mises en avant par les politiques pour que nous puissions exploiter tout ce qu’elles ont à nous dire”, poursuit-elle.

Multiplier les débats dans les médias et mettre en avant les femmes politiques ne sont pas les seules propositions qui ont été faites durant ce webinaire pour réduire les inégalités de genres. 

Mme Benkhadra propose également « d’aller plus loin que les textes » et de faire en sorte que « les médias agissent sur la connaissance des conditions réelles des femmes marocaines et l’évolution de leurs droits ». 

De plus, elle suggère de « mettre en place des outils pour évaluer la présence des femmes et des indicateurs pour obliger les radios et télévisions à atteindre un seuil minimal et acceptable » de présence féminine dans leurs programmes. 

Malgré l’important travail qu’il reste à faire pour réduire les inégalités de genres, les intervenants ont également listé des éléments positifs, des accomplissements et réussites grâce aux nombreux efforts féministes notamment sur le plan juridique. 

Beaucoup reste à faire… Mais n’oublions pas les avancées progressives

Il s’agit, selon Mme Benkhadra, de la promulgation de nombreux textes en faveur de la femme, tel que le code pénal en 2003, le code de la famille en 2004, le code électoral ou encore la Constitution de 2011 ainsi que la loi sur la parité et la loi contre la violence faites aux femmes etc. 

Pour Mme Hakkaoui, cette dernière porte sur de nouvelles formes de violences (psychologique, financière). Il n’est plus question de lutter contre la violence en générale mais contre la violence fondée sur le genre.

Aussi, Mme Benkhadra évoque les lois électorales de 2015 et celles d’aujourd’hui. Sans oublier les « multitudes de projets et d’actions en faveur de la femme qui ont porté sur l’égalité comme le plan « ikram », le plan « idmaj » et le plan « min ajliki « .

« Sur le plan des médias également plusieurs initiatives ont été lancées. Il s’agit de la charte nationale pour l’amélioration de l’image de la femme, les chartes déontologiques, les nouvelles dispositions de la loi 77.03 relative à la communication audiovisuelle qui inscrit la promotion de la culture de l’égalité comme étant quelque chose d’important etc. », ajoute-t-elle avant de souligner que « ce survol rapide permet de constater les avancées qui peuvent nous réjouir ». 

Cela dit, « le combat n’a pas seulement comme objectif que les hommes et les femmes aient les mêmes droits. C’est aussi un projet de société où les mentalités doivent évoluer. On se retrouve avec un très bel arsenal juridique mais avec une mise en oeuvre qui ne suit pas à la même cadence et qui nous maintient très mal placés dans les classements internationaux. Nous sommes 140ème au niveau global genre; 146 ème pour la participation économique; 115ème en terme d’éducation, 138ème en terme de santé et 123ème en politique », précise-t-elle.

« Tout cela montre que le chemin vers l’égalité est encore long. Mais il faudra se mobilier davantage pour lutter contre un certain nombre d’handicaps et de difficultés et surtout de stéréotypes, de coutumes et d’habitudes », ajoute-t-elle.

Noureddine Miftah revient à la présidence de la FMEJ

Dans un communiqué sanctionnant les travaux de son Assemblée générale extraordinaire, tenue vendredi à Casablanca, la FMEJ estime que la presse marocaine « fait face à l’une de ses pires crises », tant au niveau conjoncturel, avec les répercussions de la Covid-19, à l’échelle structurelle en raison des défaillances d’un modèle économique dépassé, qu’au niveau professionnel et éthique, ou encore sur le plan organisationnel et représentatif.

La réflexion aujourd’hui à la révision de la vision générale du secteur ne sera pas réalisée par les slogans, mais par la capacité à penser à des solutions sérieuses, réelles et globales avec efficacité et célérité, précise la même source.

L’Assemblée générale de la FMEJ, poursuit le communiqué, estime que le véritable capital de tout journalisme n’est point uniquement le soutien financier, mais plutôt la confiance de la société, et la crédibilité et l’indépendance de la presse. L’Assemblée affirme poursuivre son adhésion avec un esprit constructif dans l’ensemble des chantiers ouverts, relève-t-on de même source, ajoutant que la Fédération a constitué, depuis 20 ans, une force représentative et de proposition tendant la main à tous les acteurs du secteur pour s’organiser et explorer un avenir, qui est marqué actuellement par l’incertitude.

Et d’ajouter que l’Assemblée générale de la FMEJ attend de l’élite des éditeurs d’être à la hauteur des défis afin de s’acquitter de son rôle d’information et de contrôle, et à assumer ses responsabilités sociales, afin qu’elle « fasse partie de la solution et non du problème ».

Par ailleurs, l’Assemblée générale considère que la priorité de l’action de ses appareils décisionnels et exécutifs, aujourd’hui, est l’engagement avec ses partenaires pour trouver les mécanismes exécutifs de la nouvelle perception du soutien public à la presse, conjoncturel et permanent, et ce dans le strict respect de la loi et de l’équité, la transparence et l’équilibre entre les grandes entreprises, les nécessités d’habilitation pour les petites entreprises et le soutien au pluralisme, en insistant sur la nécessité que le soutien à la distribution et aux imprimeries se reflète sur les journaux de manière contractuelle, tout en considérant que la presse électronique est aussi un secteur « sinistré ».

Le communiqué souligne également qu’étant donné que la Fédération a toujours cru que le soutien public n’est pas une raison d’être, l’Assemblée générale se considère engagée dans le plan national pour le développement de la lecture de la presse qui a été lancé par le Conseil national de la presse, et en particulier l’activation du fonds du développement de la lecture de la presse papier et électronique, la raison d’être du secteur n’étant pas seulement la survie des entreprises, mais le maintien en vie de son influence et son rôle sociétal.

Salim Cheikh révèle les impacts positifs et négatifs de la pandémie sur 2M

Lors d’une web conférence, organisée lundi 8 juin par le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), sous le thème: « Post-confinement, comment les entreprises marocaines envisagent-elles leur stratégie de marques et communication? », Salim Cheikh, directeur général du groupe Soread 2M, a révélé les chiffres d’audience réalisés par la chaîne durant le confinement.

Près de 20 millions de téléspectateurs par jour

« Part rapport à l’avant-covid, nous avons remarqué que le nombre de spectateurs de télévision a augmenté de 10%, passant à 24 millions de téléspectateurs quotidiennement. A elle seule, 2M a réuni près de 20 millions de téléspectateurs par jour. Cette hausse a été immédiate, dès le début du confinement ». 

« La durée d’écoute quotidienne par individu est, quant à elle, passée de 3h59 en mars, à 6h20 durant le confinement, soit une augmentation de 60% de la consommation de télé par individu, et c’est spectaculaire ».

Les JT sont les plus regardés

« Sur 2M, nous avons 3 éditions du JT: la première à 12h45, la seconde à 20h15 en langue française, et la 3e en langue arabe, à 21h15″.

« Les éditions de 12h45 et de 21h15, ont vu leur audience multipliée par 2 durant le confinement. Nous sommes passés à 4 millions de téléspectateurs à la mi-journée, et à près de 6 millions le soir. Pareil pour l’édition en langue française, dont l’audience a augmenté de 60% ».

« L’émission ‘Questions sur Corona’, animée par Salah Eddine El Ghomari, dont le but est de répondre aux questions envoyées par les citoyens, a pu réunir près de 9 millions de téléspectateurs en un soir. C’est un record pour un programme d’informations, depuis que la mesure d’audience existe ».

Salim Cheikh explique ces chiffres par deux principaux facteurs :

– « Premièrement, le mode de vie a changé. Le confinement a fait que plus de gens sont disponibles physiquement chez eux pour regarder la télé.

– Deuxièmement, il y a une appétence plus importante pour l’information ».

« Durant cette période de crise, les fake news ont été une véritable sous-pandémie. Le citoyen revenait donc aux médias classiques pour s’informer ».

Dans ce sens, le DG de 2M a rappelé deux études réalisées par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications et le Haut-commissariat au plan, qui confirment que la TV est la principale source d’information du citoyen.

« D’après une étude réalisée en 2019 par l’ANRT, 73% de la population s’informent d’abord par la télévision, en ce qui concerne l’actualité. Les réseaux sociaux sont en 2e place (20%) ».

« Une autre étude réalisée par le HCP durant la période du covi-19, a également montré, qu’en ce qui concerne les informations liées au virus, 87% des Marocains se sont d’abord informés sur les télévisions et les radios ».

 Hausse de 10% du nombre de followers et d’interactions

M. Cheikh a également présenté les chiffres réalisés sur les réseaux sociaux. « Entre février (avant covid) et mai (pendant le covid), le nombre de followers de la chaîne a augmenté de 10% sur Facebook, Twitter et Youtube:

-Sur Facebook: on est passé de 5,6 millions à 6,2 millions d’abonnés ;

-Sur Twitter: nous sommes passé à 600.000 abonnés;

-Sur Youtube: nous avons atteint 5,1 millions d’abonnés ;

-Sur Instagram: le nombre d’abonnés est passé à 1,8 million, soit une augmentation de 28%. »

« Ces chiffres sont plus parlants lorsqu’on connaît également le niveau d’interactions:

-Sur Facebook: le reach a été multiplié par 2. On est passé de 7 millions à 13 millions d’interactions;

-Sur Twitter: il a été multiplié par 2,5. Nous sommes passés de 11.000 à 29.000 interactions;

-Sur Youtube: nous sommes passés à 80 millions de vidéos vues en mai, contre 40 millions en février;

-Sur Instagram: nous sommes passés à 700.000 interactions, contre 340.000 auparavant », poursuit M. Cheikh.

« Il y a donc une évolution du comportement sur nos réseaux sociaux, qui a suivi quasiment la même tendance que sur la TV. Cela s’est également ressenti sur le site 2M.ma, 3e site marocain en termes d’audience, avec 36 millions de sessions par mois ».

2M, un opérateur multimédia

« Tous ces chiffres nous amènent à tirer deux principales conclusions. La première c’est qu’au-delà des différents canaux de diffusion (TV, Radio, réseaux sociaux, application, site web), ce qui devient important aujourd’hui c’est la notion de ‘marque média’, et dans cette notion, le plus grand bénéfice à tirer durant cette période est la confiance. Le covid est l’occasion pour nous d’entériner et de renforcer le contrat de confiance qu’il y a entre le citoyen et le média », explique-t-il.

En second lieu, « la chaîne 2M est habituellement considérée comme un opérateur audiovisuel. C’est le moment de casser ce paradigme et de dire que nous sommes un opérateur multimédia« .

« Selon nos calculs, nous effectuons 25 millions de contacts par jour avec les citoyens, à travers nos différents canaux, dont le tiers n’est pas un contact télé. La marque 2M touche le citoyen à plus de 39% à travers des supports non-télé ».

Quels enseignements ?

« Notre métier a été très affecté durant cette période de crise », a déclaré M. Cheikh. « Les effets du covid-19 peuvent être résumés en trois notions principales: l’agilité, la proximité et l’isochronie ».

Durant les trois derniers mois, « en tant que chaîne publique, nous devions continuer à informer, divertir, cultiver et sensibiliser le téléspectateur. La discontinuité n’était pas une option pour nous. Nous avons donc dû réadapter notre outil de production, notre organisation, nos ressources humaines, et nos mesures de sécurité pour livrer un produit 24h/24, ce qui a demandé beaucoup d’agilité. Cela s’est manifesté par plusieurs émissions en mode virtuelle, notamment les émissions de débats qui ont été toutes menées avec un animateur en studio et des intervenants sur Skype. Nous avons également réalisé énormément d’émissions de divertissement en mode ‘à la maison’. L’animateur et les invités étaient chez eux, et se filmaient avec des smartphones ou des petites caméras ».

« Il a également fallu effectuer une rupture de ton. Nous avons adopté la Darija comme langue de communication lors de l’émission présentée par Salaeddine El Ghomani. Le programme est très suivi, et nous recevons quelque 30.000 vidéos par jour ».

« Enfin, le contenu de la télévision doit renvoyer ce que le téléspectateur vit au quotidien, non seulement en termes d’habitudes, mais aussi en terme de mood. Il a donc fallu épouser le mental du citoyen à chaque phase de la pandémie. Il y a eu une première phase où il fallait sensibiliser. Durant cette période, 40 spots de sensibilisation étaient diffusés chaque jour, dont une grande partie produite par 2M pour accompagner les efforts du gouvernement. Il a ensuite fallu opérer le switch, lorsque le téléspectateur, enfermé chez lui depuis plusieurs semaines, a eu un besoin d’évasion et de divertissement, et c’est tombé avec le mois de Ramadan. Nous avons donc réalisé des investissements très importants en termes de programmation, et nous avons pu réunir jusqu’à 14 millions de téléspectateurs pour certains programmes. Ca n’a jamais été le cas auparavant ».

 Ramadan : Une baisse d’environ 35 à 40% du CA

« Durant la période du covid, nous avons été touchés par la réduction des budgets des annonceurs. Mais nous avons également pu observer que plusieurs secteurs ont continué à investir », a ajouté Salim Cheikh.

« Durant le mois de Ramadan, nous avons eu une importante baisse du chiffre d’affaires, mais elle était moins grave que ce à quoi on s’attendait. Cette baisse se situe entre 35 et 40%. 

 Perspectives pour l’avenir?

« On est dans une période un peu particulière, où la capacité d’adaptation va être importante pour survire et gagner des parts de marché. Il y aura donc une prime à l’audace, à la flexibilité et à l’agilité. C’est également une période de grandes opportunités ».

« Pour les marques, elles doivent avoir un point de vue sur la société, et pouvoir exprimer une posture, quitte à fâcher une partie de la société. Nous devons avoir des marques plus empathiques, plus solidaires et plus patriotes », conclut le DG de 2M.

Les pratiques médiatiques préférées des jeunes au Maroc (Unicef)

Intitulée « Analyse de la situation: les enfants, les jeunes et les médias au Maroc », l’étude de l’Unicef, présentée ce jeudi 28 février à Casablanca, a permis de brosser un tableau général sur la situation de l’enfance dans les médias au Royaume.

Selon un sondage présenté dans le cadre de cette étude, la télévision (83%) et la presse digitale (82%) arrivent loin en tête comme les pratiques préférées des jeunes au Maroc.

Le sondage révèle également que la presse écrite continue de résister à la transition vers le numérique. « De manière surprenante », la radio n’a pas beaucoup les faveurs des jeunes interrogés, seuls 46% affirment écouter ce média.

L’analyse montre, en outre, que le millenium type au Maroc (homme ou femme) consacre 30 minutes par jour pour regarder la télévision, surtout en soirée, après 19h dans son domicile. Le millenium préfère de loin les productions médiatiques étrangères, occidentales ou arabes, (51%) par rapport aux productions audiovisuelles nationales (24%). Ce choix est justifié, selon les auteurs de l’enquête, notamment par la qualité de ces contenus (artistique et technique).

Le millenium au Maroc n’a pas un contact régulier avec la radio. Comme plus de la moitié des jeunes (54%), ce média n’a pas sa préférence. Lorsqu’il l’écoute, il le fait en majorité dans la matinée, via son mobile.

Il a aussi un contact moyen avec la presse écrite papier. Ses pairs sont 58% à déclarer la lire et 36% à lui consacrer moins d’une heure par jour.

Le millenium marocain se connecte en majorité à internet depuis son mobile. Le temps consacré à internet dans la journée est important: 66% des jeunes se connectent pour une durée de plus d’une heure par jour. Le moment d’accès est majoritairement dans la soirée, après 19h.

Le premier usage d’internet chez les jeunes est la connexion sur les réseaux sociaux (29%). Globalement « les activités d’échange », chat et messagerie, totalisent 47% des pratiques. Les « activités d’informations » (recherche d’infos, aller sur des sites et publier sur un blog) arrivent en 2e position avec 34% des réponses. 

Le millenium marocain lit la presse digitale. 72% des jeunes déclarent lire régulièrement ce média. 54% de cette population consacre moins d’une heure par jour à cette pratique médiatique.

Une enfance « vulnérable »

Selon cette étude, à l’insuffisance des contenus médiatiques, s’ajoute l »’insatisfaction généralisée » exprimée vis-à-vis des contenus proposés par les médias aux enfants ou sur les enfants.

Elle note également la faible implication des enfants spécialement dans la presse écrite. Les grilles des programmes de la télévision indiquent un faible volume de productions destinées aux enfants et un déséquilibre entre les missions de divertissement et d’éducation, avec la domination des programmes de bandes dessinées étrangères par rapport aux émissions éducatives.

Il ressort aussi des conclusions de cette étude que la presse écrite se fait l’écho d’une enfance marocaine en situation de vulnérabilité et contribue à l’information sur des sujets sensibles.

Du côté de la presse papier, ces thèmes totalisent 45% des contenus, alors que dans la presse numérique, ce taux progresse de 10% pour atteindre 55% de l’ensemble des contenus réalisés.

Sur les médias web prédomine l’information instantanée (99% des contenus sont de type informatif) au détriment de l’analyse ou le journalisme de terrain.

Sur la presse écrite numérique, la figure de l’enfant dans les contenus analysés est dominée par l’enfant « victime » ou « bénéficiaire » et de facto invisible dans 97% des contenus.

Reformuler les usages des médias

D’après les auteurs de l’étude, l’absence d’une implication des enfants dans les contenus s’explique par la nature des formats qui sont majoritairement informatifs. L’enfant « source » est majoritairement présent dans les contenus autoproduits (User-content). Ce type de contenus est souvent filmé par les parents sous forme amatrice et repris par les médias, précise-t-on.

L’étude estime, en outre, que le système médiatique tel qu’il opère aujourd’hui  »donne difficilement une place au jeune public ». Pour pallier à ces difficultés, les expériences des meilleurs pratiques internationales en matière d’éducation aux médias et d’engagement des médias pour les droits de l’enfant sont à encourager au Maroc comme moyen de sensibilisation de la population et des professionnels des médias.

Les usages et les rôles des médias sont  »à reformuler » en prenant cette nouvelle donne, où le numérique joue un rôle déstabilisateur pour le moment, poursuit l’étude.

(Avec MAP)