Centre de valorisation des déchets de Casablanca : les travaux devraient démarrer au plus tard en juin

Le dossier relatif au centre de valorisation des déchets de Casablanca semble voir le bout du tunnel. Après plusieurs complications, il devrait s’accélérer à partir de ce mois de mai, pour un démarrage prévu des travaux, au plus tard, en juin prochain, apprend-on de source communale.

Le centre d’enfouissement sera réalisé par le groupement Nareva-Hitashi

Ce centre devrait mettre fin au calvaire des Casablancais, qui souffrent depuis de très longues années d’odeurs nauséabondes, dues en partie au lixiviat qui s’écoulait des déchets au niveau des décharges.

Si la problématique relative au lixiviat a été traitée par le bureau actuel du conseil de la ville au niveau de la décharge contrôlée, celle de l’enfouissement persiste. D’ailleurs, à la suite du retard que prend le futur centre de valorisation des déchets, la ville a récemment lancé un nouveau marché visant à doter la décharge exploitée actuellement d’un quatrième casier d’enfouissement, ladite décharge étant saturée.

Selon nos sources, ce centre devrait être réalisé par le groupement Nareva (société marocaine)-Hitashi (groupe japonais). « C’est d’ailleurs le groupement qui a réalisé le centre de tri, de valorisation et d’incinération de Dubaï », nous confie notre interlocuteur, assurant qu’il s’agit de spécialistes dans le domaine. « Ces sociétés seront accompagnées et leurs réalisations supervisées par un fonds d’investissement japonais ».

« Le retard enregistré est notamment dû à des modifications qui ont été apportées au contrat qui devrait lier la commune de Casablanca, via le ministère de tutelle (Intérieur), à ce groupement », précise notre source. Une fois ces modifications actées, « nous annoncerons officiellement l’attributaire de ce marché ».

La valorisation des déchets implique une augmentation du coût de traitement de la tonne

Notre interlocuteur nous assure par ailleurs qu’avec le nouveau centre de valorisation, l’enfouissement sera abandonné. « On démarrera d’abord avec la valorisation, avant d’intégrer par la suite l’incinération« .

Ceci impliquera automatiquement un coût de traitement plus important. Ce dernier, « qui s’élève actuellement à 35 DH pour l’enfouissement de chaque tonne, passera à 262 DH/t pour la valorisation ».

« Pour ce faire, un point est prévu à l’ordre du jour de la session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca le 5 mai prochain, visant à augmenter le budget annuel dédié au traitement des déchets de 50 millions de DH à 100 MDH ».

Un investissement total de 11 MMDH

« Les travaux devraient démarrer, au plus tard, en juin prochain », souligne notre source. « Ce projet mobilisera un budget total de 11 milliards de DH (MMDH).

« Nous allons donc passer du budget initial prévu, estimé à 3,5 MMDH, à 11 MMDH. C’est d’ailleurs également pour cette raison que le fonds d’investissement japonais a été associé à ce projet. Il participera au montage financier ».

La commune de Casablanca, via le ministère de l’Intérieur, participera pour sa part à hauteur de 1,5 MMDH.

Et notre interlocuteur de conclure : « Le projet sera réalisé en trois phases. La première phase devrait être finalisée à temps », soit avant le Mondial 2030.

Journée mondiale de l’eau : la commune de Casablanca réitère son engagement dans la lutte contre le stress hydrique

Dans un contexte où certains indicateurs restent préoccupants – avec un taux de remplissage de 9,90% pour le bassin d’Oum Rabie et moins de 58% pour le bassin Bouregreg, contre un besoin annuel des Casablancais estimé à plus de 200 millions m³ – la situation reste difficile malgré les précipitations soutenues des deux dernières semaines, souligne le Conseil communal.

Face à ce défi, la commune de Casablanca met en œuvre plusieurs projets et démarches pour optimiser la gestion de l’eau et renforcer la résilience de la ville, fait observer le communiqué, citant notamment la station d’épuration de Médiouna qui récupère actuellement environ 4 200 m³ par jour, permettant l’arrosage de près de 200 hectares d’espaces verts.

Il s’agit aussi de la nouvelle station d’épuration d’El Hank, en cours de réalisation, et qui produira 2.000 m³ par jour pour arroser environ 50 hectares supplémentaires, ainsi que de la source de Sidi Abderrahman, équipée d’une bâche, qui assure une capacité de 300 m³ par jour, garantissant le nettoyage des espaces publics et des grands boulevards.

Malgré ces efforts, relève la commune de Casablanca, il reste primordial que chacun adopte des gestes responsables pour préserver cette ressource vitale qu’est l’eau et consolider l’effort national de lutte contre le stress hydrique.

Inauguration du « Complexe des métiers du numérique » à Médiouna

L’inauguration de ce complexe (Centre de réhabilitation sociale) intervient après une opération de réhabilitation soutenue par l’INDH dans le cadre de son troisième programme.

Le complexe des métiers du numérique de Lahraouyine, auquel l’institution « Ibdaâ » contribue également, propose une série de programmes de formation spécialisés, qui incluent, entre autres, le développement des logiciels, l’apprentissage des langages de programmation, le développement d’applications et de sites électroniques, l’analyse des données, le marketing numérique, la cybersécurité, l’analyse des performances et l’intelligence artificielle.

Le complexe propose également des formations liées à la gestion de projets numériques, notamment les méthodes de planification et de mise en œuvre efficaces de projets dans l’environnement numérique et l’entrepreneuriat social.

Le complexe propose également des formations liées à la gestion de projets numériques, notamment les méthodes de planification et de mise en œuvre efficaces de projets dans l’environnement numérique et l’entrepreneuriat social.

Il comprend aussi des espaces de formation en entrepreneuriat numérique et des programmes avec les organismes de financement, qui contribuent à doter les bénéficiaires des connaissances nécessaires pour créer des projets durables et faire face aux défis du marché numérique moderne.

(Avec MAP)

Nombre de baraques, type d’habitation et ménages concernés : le point sur l’avancement du programme Villes sans bidonvilles

Dans une circulaire publiée le 3 juillet dernier, le chef du gouvernement a annoncé que les logements en bidonvilles dans le Royaume sont estimés à 120.000 unités. Les familles délogées de ces bidonvilles, qui seront démolis et dont les gravats seront évacués dans les décharges des villes concernées, seront relogées dans des logements de type F3 au minimum, composés de deux chambres, d’un salon, d’une cuisine et d’une salle de bain.

Dans cet article, Médias24 réalise un round-up des marchés lancés depuis la publication de cette circulaire, et de ceux ayant été attribués, sur la base d’informations publiques, notamment sur le portail des marchés publics.

Trois types de marchés concernent deux principales régions

Selon nos recherches, depuis le mois de juillet, un peu moins d’une dizaine de marchés ont été lancés pour éradiquer les bidonvilles. Deux principales régions sont à ce jour concernées : Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat.

Dans la région de Rabat, les préfectures concernées sont celles de Skhirat et de Témara. À Casablanca, il s’agit des préfectures de Médiouna, Nouaceur, Casablanca, Mohammédia et Benslimane.

Nous avons également constaté que, dans ce dossier, trois types de marchés sont lancés pour chacune des préfectures concernées. Ces derniers sont complémentaires. Il s’agit des :

– marchés d’accompagnement social et de relogement des ménages résidant dans les bidonvilles. Ces derniers devront être menés en vue de permettre la réussite du transfert et du recasement fluide et paisible des ménages concernés vers les lots de logements réceptionnés.

Cette opération d’accompagnement est précédée par des campagnes d’information et de sensibilisation massives et personnalisées des ménages, afin d’assurer une adhésion collective et une participation accrue de la population cible.

Les opérateurs qui gèreront ces marchés feront sûrement face à des ménages récalcitrants. Ainsi, parmi les missions des entreprises titulaires de ces appels d’offres figure l’identification des blocages et des contraintes éventuels liés à la nature complexe des programmes sociaux, mais aussi à l’organisation de négociations avec ces ménages.

– marchés de démolition des constructions existantes et des bidonvilles ;

– marchés relatifs à la mise à disposition de logements sociaux pour l’achèvement du programme de relogement des ménages issus de ces bidonvilles.

Région de Casablanca, 62.000 ménages seront relogés

Dans la région de Casablanca, plusieurs programmes et actions ont été initiés par les pouvoirs publics pour la lutte contre l’habitat insalubre, et particulièrement la résorption des bidonvilles et l’amélioration des conditions de vie des ménages concernés.

Dans la continuité de ces opérations, les pouvoirs publics ont décidé de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour procéder au relogement d’environ 62.000 ménages résidant dans les préfectures et provinces de Casablanca, de Mohammédia, de Médiouna et de Nouaceur.

Pour ce faire, cinq marchés ont déjà été lancés depuis le mois de juillet pour la démolition de :

– 2.700 baraques à Mohammédia pour 1,62 million de DH (MDH) en 3 ans ;

– 7.100 baraques à Nouaceur pour 4,260 MDH en 3 ans ;

– 4.100 baraques à Médiouna pour 2,46 MDH en 3 ans ;

– 30.000 baraques dans la préfecture de Casablanca pour 18 MDH en 3 ans.

Il s’agit ainsi d’un total de 43.900 baraques à ce stade, dont les ménages doivent être transférés vers d’autres logements.

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a, à cet effet, été lancé récemment par la société Casablanca Iskane et Equipements, ayant pour objectif le relogement des ménages résidant actuellement dans des bidonvilles relevant du territoire de la préfecture de Casablanca.

Le cahier des charges de cet AMI définit les termes de références et les modalités de sélection des promoteurs en vue de la mise à disposition d’environ 11.200 appartements dans un premier temps.

Cet appel à manifestation d’intérêt est décliné en 8 lots distincts correspondant aux préfectures d’arrondissement de Hay Hassani, Aïn Chock, Casablanca-Anfa, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, El Fida, Mers Sultan, Sidi Bernoussi, Moulay Rachid et Ben M’Sick.

Une convention de partenariat sera ainsi établie entre le(s) promoteur(s) immobilier(s) retenu(s) à la suite de cet AMI et la société Casablanca Iskane et Equipements, laquelle fixera le cadre juridique créateur d’obligations et de droits pour les parties, précisant également les modalités de mise à la disposition au profit de la société des appartements pour le relogement, ainsi que les missions imparties aux membres signataires.

Les appartements qui devront être fournis à la société Casablanca Iskane sont de type F3 minimum, disposant des prescriptions techniques minimales en vigueur. Le délai d’exécution de ce marché a été fixé à 24 mois.

À Mohammédia et Benslimane, 1.330 logements sociaux seront mis à la disposition des bénéficiaires…

Toujours dans la région de Casablanca, un autre marché est en cours et est relatif à la mise à disposition d’appartements sociaux pour l’achèvement du programme de relogement des ménages issus des bidonvilles. Il s’agit d’un total de 1.330 appartements, répartis comme suit :

– 572 dans la commune rurale d’Echellalate (Cascades), au niveau de la province de Mohammédia ;

– 168 dans la commune de Benslimane ;

– 164 dans la commune de Cherrat, au niveau de la province de Benslimane ;

– 426 dans la commune de Fdalate, au niveau de la province de Benslimane.

D’autres marchés étaient par ailleurs déjà lancés depuis le mois de janvier pour l’accompagnement social et le relogement des ménages concernées dans la région, notamment au niveau de :

– La préfecture de Mohammédia. Ce marché concerne 3.000 ménages. Le coût des prestations a été fixé à 2,16 MDH, et le délai d’exécution à quatre ans.

– La préfecture de Médiouna. Ce marché concerne 4.200 ménages, pour un coût arrêté à un peu plus de 3 MDH. Sa réalisation est fixée à un délai de 4 ans également.

– La préfecture de Nouaceur. 7.500 ménages sont concernés par ce marché, dont le coût des prestations s’élève à 5,4 MDH, avec un délai de réalisation de 4 ans.

– La préfecture de Casablanca. 45.000 ménages sont concernés par ce marché. Le coût des prestations de ce dernier s’élève à 32,4 MDH.

… contre 5.000 dans les préfectures de Skhirat et Témara

Dans la région de Rabat, à ce stade, seules les préfectures de Skhirat et de Témara sont concernées par ces opérations de démolition, d’accompagnement et de recasement.

Pour poursuivre le programme de lutte contre les bidonvilles qui a démarré il y a plusieurs années, la SDL Rabat Région Aménagements (SRRA) a ainsi récemment lancé un AMI pour la mise à disposition de 5.000 appartements sociaux.

Comme pour la région de Casablanca, cet AMI consiste en la mise à disposition de la SRRA d’appartements de relogement de type F3 minimum pour une durée minimale de 6 mois, et ce, à partir de la date de leur achèvement (permis d’habiter et titre foncier individuel).

Pendant cette période, la Société Rabat Région Aménagements, dans le cadre de la commission d’attribution, procèdera à l’affectation de ces appartements aux ménages concernés.

La SRRA précise sur son AMI que le prix de cession de ces appartements sera proposé par le promoteur dans son offre. Il ne doit toutefois, en aucun cas, être supérieur à :

250.000 DH HT pour les promoteurs ayant signé une convention de logement social avant fin 2020.

300.000 DH TTC pour les promoteurs n’ayant pas signé de convention de logement social.

Le délai et le planning de livraison de ces appartements ne devront en aucun cas dépasser fin 2025.

Les différentes modalités de financement possibles

Ces appartements seront cédés directement aux ménages bénéficiaires concernés au prix proposé par le promoteur retenu. Le prix de cession sera financé comme suit pour chaque appartement :

100.000 DH seront versés par le bénéficiaire au promoteur, soit au comptant ou par crédit bancaire à la signature du contrat de vente de l’appartement par le bénéficiaire.

– Le reliquat, correspondant à la contribution de l’Etat, sera versé selon deux scenarii.

Premier cas : appartements dont le prix est inférieur ou égal à 250.000 DH HT, et couvert par une convention de logement social :

Les frais d’hypothèque (inscriptions, mainlevées, notaires …) ou les frais de toute autre garantie sont, pour leur part, à la charge du promoteur.

Deuxième cas : appartements dont le prix est inférieur ou égal à 300.000 DH TTC :

Dans ce cas aussi, les frais d’hypothèque (inscriptions, mainlevées, notaires …) ou les frais de toute autre garantie sont à la charge du promoteur.

La participation de l’État plafonnée à 200.000 DH

La participation de l’Etat dans ce programme est plafonnée à 150.000 DH par appartement pour les promoteurs ayant signé une convention de logement social avant fin 2020, et à 200.000 DH par appartement pour les promoteurs n’ayant pas de convention de logement social, précise par ailleurs ledit AMI.

Dans le cas où le projet proposé par le promoteur est en cours de construction ou à construire, ce dernier peut demander une avance sur la contribution de l’État comme expliqué ci-dessous :

– Le promoteur recevra une première avance de 30.000 DH par appartement, au démarrage des travaux de construction constatés par un comité désigné à cet effet. Cette avance sera versée contre caution bancaire à la première demande ou une hypothèque de son rang sur un bien titré d’une valeur supérieure ou égale au montant de l’avance. Ce bien doit être accepté par un comité qui sera désigné à cet effet.

– Le promoteur reçoit le reliquat selon les deux cas suivants :

Les mainlevées sur les cautions bancaires et les hypothèques seront données au promoteur, au fur et à mesure de la signature des contrats de vente entre les bénéficiaires et le promoteur.

Un Géoportail pour mener à bien l’opération à Skhirat et Témara

Par ailleurs, pour mener à bien cette opération dans la région de Rabat, un autre marché relatif au suivi, à l’accompagnement et à la mise en place d’une base de données du ratissage et de développement d’un Géoportail pour le programme Villes sans bidonvilles de Skhirat et Témara, avec l’identification du nombre de ménages par zone, a été lancé. Il a été attribué à la société Sigmatop pour 7,98 MDH.

Le titulaire de ce marché aura pour objet notamment de relever les limites de chaque douar selon les directives des autorités locales, l’établissement d’une base de données des douars relevés, et la superposition spatiale des listes de recensement des autorités locales. Il devra également mettre en place un Géoportail synthétisant les données afférentes au recensement spatialisé des baraques.

La construction des équipements du futur cimetière Al Ihssane à Médiouna bientôt lancés

Le groupement Lead Engineering et Duktil Engineering a été désigné après avoir présenté « l’offre la moins-disante », peut-on lire sur le procès verbal de l’appel d’offres.

Les missions du groupement consisteront dans :

  • la réalisation des études techniques tous corps d’état ;
  • l’établissement des plans, détails, CPS, avant-métrés, estimation ;
  • le suivi de la réalisation des travaux se rapportant à leurs études techniques ;
  • les réceptions provisoires et définitives des travaux.

Le délai d’exécution des ces prestations est de 6 mois.

Situé dans la commune de Sidi Hajjaj Oued Hassar, province de Médiouna, le projet s’étalant sur une surface de 827 m2 prévoit notamment la construction d' »un centre commercial (…) d’une administration, et sera doté d’un système de vidéosurveillance des bâtiments et du futur cimetière ».

Gestion des déchets à Casablanca : le dossier débloqué par le wali, l’appel à préqualification lancé

La commune de Casablanca a récemment lancé un appel international pour la préqualification des sociétés éligibles à la procédure d’appel d’offres pour la gestion déléguée du centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés de Casablanca.

Selon les documents de cet appel d’offres, consultés par Médias24, ce CEV sera construit dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb, dans la province de Médiouna. D’une superficie de 260 hectares, ce centre est destiné à recevoir les déchets ménagers et assimilés de la commune de Casablanca, et des communes relevant de Médiouna et Nouaceur.

Ce projet a fait polémique durant plusieurs semaines car on ne savait pas s’il allait être maintenu ou pas sur le même site.  Contacté par nos soins, Mohamed Afilal, vice-président du conseil de la ville de Casablanca, chargé du nettoiement, indique que ce dossier a été débloqué sur ordre du ministre de l’Intérieur. « A son arrivée, le nouveau wali de la région a accéléré plusieurs projets phares de la ville, en priorité celui du CEV et celui relatif à l’exploitation des sources d’eau de Casablanca ».

« Le CEV est un projet très important pour la métropole. Nous devons donner l’exemple à Casablanca, d’autant que le pays accueillera dans quelques années des évènements internationaux tels que la CAN 2025 et le Mondial 2030. De plus, avec le nouveau casier dont sera dotée la décharge contrôlée actuelle, celle-ci n’est encore exploitable que pour un an et demi tout au plus. Ce projet doit voir le jour au plus tôt », justifie-t-il.

Près de 6.000 tonnes de déchets par jour à Casablanca, Nouaceur et Médiouna

En effet, rien qu’en 2023, une moyenne journalière de plus de 6.000 tonnes de déchets est produite dans ces trois provinces/préfectures, soit une moyenne annuelle de 2,2 millions de tonnes dont 1,6 rien qu’à Casablanca.

Cette quantité est appelée à évoluer. Selon la commune, la quantité des déchets qui devrait être produite dans les trois provinces s’élève à 2,791 MT dans 20 ans, en 2043.

Ces derniers sont caractérisés par une forte humidité (65 à 70%) et composés à hauteur de 55% de déchets alimentaires, 10% de papier carton, 8% de plastique, 5% de déchets verts, 3% de bois et paille, 2% de verre, 2% de textile, 2% de métal et 1% d’aluminium, d’où l’importance du projet de CEV et du centre de tri dont il sera composé.

Élimination du stock de lixiviat en moins de 2 ans

Les prestations de l’appel à préqualification lancé par la commune couvrent la conception, le financement, la réalisation, la gestion, l’exploitation et l’entretien du CEV des déchets ménagers et assimilés du déléguant à l’intérieur du périmètre de la gestion déléguée, y compris le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins situés dans les anciennes décharges (décharge publique de Médiouna et décharge contrôlée de Casablanca), et ce pendant une durée de vingt ans.

Dans le détail, les prestations couvertes concernent :

– le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins situés dans la décharge publique et la décharge contrôlée dans un délai ne dépassant pas 2 ans, à compter de la date de signature du contrat de gestion déléguée ;

– la mise en place d’un centre de tri semi-mécanique et la mise en place des lignes de tri semi-automatique pour trier les déchets reçus ;

– les ouvrages et installations de mise en décharge comprenant notamment :

Au moins 25% de valorisation de déchets

Elles concernent également :

– les ouvrages et installations des déchets permettant un taux de valorisation des déchets de 25% au minimum, avec la production de CSR (combustible solide de récupération) et d’autres produits valorisables ;

– les ouvrages et installations de production du compost, si c’est intégré comme variante dans l’offre du soumissionnaire ;

– la réalisation d’études topographiques, investigations géotechniques, plans d’exécution et toutes autres études complémentaires, notamment l’étude relative à la caractérisation des déchets reçus au CEV ;

– la clôture et l’aménagement extérieur du terrain affecté au CEV ;

– la réalisation des locaux d’exploitation nécessaires ;

– la plantation d’un écran végétal en haie périphérique sur l’ensemble du périmètre du CEV ;

– la mise en place de moyens humains et matériels nécessaires.

Élimination des odeurs

Le délégataire ou le groupement retenu sera également tenu de :

– la gestion, l’entretien, le renouvellement et l’exploitation de l’ensemble des ouvrages matériels et installations du CEV dans le respect des normes et réglementations en vigueur ;

– le contrôle et le suivi des impacts environnementaux liés à la réalisation des ouvrages et l’exploitation du CEV de sorte à éliminer toute nuisance éventuelle notamment les odeurs ;

– la remise au déléguant de l’ensemble des données d’exploitation, comptables et financières relatives à l’ensemble des prestations de la gestion déléguée, conformément aux exigences du déléguant, ainsi que la mise en œuvre d’un système de suivi et contrôle partagé avec le déléguant à sa satisfaction et accessible par lui dans ses locaux.

Enfouissement, valorisation et gestion du lixiviat : le candidat doit décrire la solution proposée

Cet appel représente la première étape du processus de préqualification des candidats suite à l’analyse des candidatures, à l’issue de laquelle les candidats retenus devront soumettre leur offre dans un délai de 60 jours, à compter de la date de notification.

Les candidats doivent alors fournir avec leurs dossiers de candidature une description sommaire de l’ensemble des installations et des prestations, ainsi que leurs consistances qu’ils envisagent de mettre en œuvre, permettant de répondre aux objectifs fixés, qui sont un taux de valorisation minimum de 25% et un taux d’enfouissement maximum de 50%.

En plus de la solution de base, les candidats peuvent présenter des solutions variantes. Le candidat devra alors présenter sommairement les solutions et précédés techniques, en prédisant le bilan massique, la consistance des objectifs attendus et la description des ouvrages.

« Le taux de valorisation désigne le rapport des quantités recyclées et/ou valorisées sur les quantités de déchets arrivées à l’entrée du CEV », précise la commune dans ses documents. « Les pertes en masse / poids et en eau des déchets lors du traitement, ne sont pas considérées comme valorisation. »

Pour le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins des décharges (environ 800.000 m3), les candidats doivent présenter la solution envisagée et la planification dans le temps des interventions. Le candidat doit aussi décrire le circuit emprunté par les déchets depuis l’admission au CEV jusqu’aux différents produits de valorisation ou enfouissement.

Les informations d’ordre général sur le périmètre de la gestion déléguée et les caractéristiques des déchets du futur CEV feront pour leur part l’objet du contrat de gestion déléguée. Une visite des lieux sera organisée au site de la décharge de Médiouna (l’ancienne décharge sauvage), de la décharge contrôlée de Casablanca et au site du centre d’enfouissement et de valorisation le 7 décembre prochain.

En ce qui concerne le financement prévu du programme d’investissement contractuel, une subvention d’investissement sera accordée au futur délégataire.

Critères d’éligibilité au marché

Pour être préqualifié, le candidat devra satisfaire plusieurs critères relatifs à sa situation administrative, la taille de son entreprise, sa situation financière et ses expériences professionnelles.

En ce qui concerne la capacité financière du candidat, ce dernier doit justifier des capitaux propres supérieurs ou égaux à 300 millions de DH. En cas de groupement, les membres doivent justifier leur capacité en cumul du montant susvisé.

Pour ce qui est de la taille du candidat, il doit justifier d’un chiffre d’affaires annuel hors taxes d’un montant supérieur à 200 MDH lors des trois derniers exercices. En cas de groupement, le chef de file mandataire (opérateur de référence) doit à lui seul réaliser un chiffre d’affaires annuel moyen égal ou supérieur à 200 MDH hors taxe et ce lors des trois derniers exercices.

S’agissant de la santé financière de l’entreprise, le candidat doit soumettre les bilans et états financiers audités des trois derniers exercices, qui devront démontrer sa solidité financière à court terme et sa rentabilité à long terme.

Quant à l’expérience technique, le candidat doit justifier au minimum d’une expérience dans le domaine de l’exploitation des décharges contrôlées et d’une expérience relative aux travaux de génie civil comprenant les terrassements, les casiers d’enfouissement, les bassins de stockage et les digues de protection, ou encore les dispositifs d’étanchéité et de complexe de drainage d’un montant supérieur ou égal à 800 MDH. En cas de groupement, le chef de file mandataire doit à lui seul satisfaire au critère susmentionné.

Par ailleurs, un candidat peut être préqualifié sous réserve de corriger certaines insuffisances mineures aux conditions de préqualification, d’une manière satisfaisante par le délégant avant de présenter une offre.

6,65 MDH pour la construction d’une fourrière animale à Médiouna

Le prestataire devra réaliser divers travaux, dont la réalisation des plans d’aménagement, des plans de béton armé et des plans de recollement, la fourniture et la pose des cloisons en structures légères, des vitres, des faux plafonds, ainsi que la construction de cloisons en briques, les revêtements, la peinture…

Le délai d’exécution des travaux est fixé à quatre mois, précise l’appel d’offres lancé par Casa Baïa. L’ouverture des plis est prévue le 15 août prochain.

https://medias24.com/2023/05/31/focus-sur-la-strategie-de-gestion-des-espaces-verts-et-des-ressources-hydriques-par-casa-baia/