Le Roi Mohammed VI offre un dîner en l’honneur des invités et des participants au SIAM

Ont notamment assisté à ce dîner le président de la Chambre des représentants, des membres du gouvernement, des ministres et responsables africains chargés du secteur agricole, des représentants du corps diplomatique accrédité au Maroc, le wali de la région de Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès, le gouverneur de la préfecture de Meknès, ainsi que d’autres personnalités.

À cette occasion, le chef du gouvernement a remis des trophées aux 12 meilleures unités de production par région, aux 12 meilleures unités de production par filière, ainsi qu’aux 16 meilleures contributions aux pôles du SIAM, en reconnaissance de leurs efforts pour le développement du secteur agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire.

(Avec MAP)

Plus de 136 MDH pour la construction de la plateforme de réserves de première nécessité de Fès-Meknès

L’attribution de ce marché a été officialisée le lundi 7 avril par le maître d’ouvrage, en l’occurrence la wilaya de la région Fès-Meknès. Il porte sur les gros œuvres, la charpente métallique, l’étanchéité ainsi que sur des lots secondaires (VRD et aménagement extérieur).

Cette plateforme régionale, qui sera située dans la commune de Aïn Chkef, s’étend sur une superficie de 20 hectares. Elle comprend la construction de quatre hangars de 5.000 m² chacun, renforcés par des équipements annexes tels qu’un mur de clôture, un héliport, des bâtiments administratifs (199 m²), un local pour le personnel (162 m²), un poste de garde (43 m²), ainsi que des installations techniques comme un poste de transformation.

L’architecte de cette plateforme est Meriem Ghandi et Novec en réalise les études techniques.

Abbas El Maghari élu nouveau maire de Meknès

Abbas El Maghari a été élu par 26 voix alors que la candidate du RNI, Samira Qsiouer, en a remporté 19. On recense également 9 abstentions.

Le nouveau maire est également député. Il occupait le poste de premier vice-président du Conseil, soit comme premier bras droit du RNIste Jaouad Bahajji qui a présenté sa démission aux autorités locales.

Mohamed Bakhtaoui du Rassemblement National des Indépendants, Amina Haddach de l’UC et Zakaria Baqdir du Parti Modernité et Authenticité ont été élus respectivement premier, deuxième et troisième vice-présidents du Conseil.

Dans une déclaration à la presse peu après son élection, M. El Maghari a exprimé sa gratitude aux conseillers qui lui ont accordé leur confiance ainsi qu’aux habitants de la ville de Meknès pour leur soutien.

Il a également souligné son intention d’adopter une approche participative dans la gestion des affaires de la ville de Meknès et de redoubler d’efforts au cours des trois prochaines années pour « combler les déficits et corriger les déséquilibres existants ».

Suez signe quatre nouveaux accords dans la gestion de l’eau et des déchets au Maroc

Suez, en partenariat avec Somagec et Jet Contractors, a annoncé, dans un communiqué, la mise en vigueur d’un contrat avec l’Établissement de coopération intercommunale Al Assima pour la construction et l’exploitation du Centre de traitement et de valorisation des déchets d’Oum Azza dans la région de Rabat.

Ce centre, qui reçoit 850.000 tonnes de déchets par an issus des 13 communes de la zone Rabat-Salé (plus de 2 millions d’habitants), deviendra ainsi un green landfill, c’est-à-dire un centre de traitement des déchets qui contribue à l’économie circulaire. Moins de la moitié des déchets reçus seront enfouis (47%). Les résidus liquides (lixiviat) « feront l’objet d’un traitement exemplaire, permettant notamment la production de biogaz ».

En outre, Suez s’est vu attribuer la gestion du centre de traitement et de valorisation des déchets de Kénitra, l’une des plus grandes villes du pays avec près de 500.000 habitants. D’un montant de 1,2 milliard de DH sur 20 ans, ce contrat prévoit la mise en place d’un nouveau site qui deviendra également un green landfill. Les déchets « ne seront plus seulement enfouis, mais aussi valorisés en énergie locale et durable ».

Le centre de Kénitra sera le troisième green landfill opéré par Suez au Maroc, après ceux de Rabat et de Meknès. Le site de traitement et valorisation des déchets de Meknès, premier green landfill créé par Suez dans le pays, « produit aujourd’hui 5.500 MWh/an et a ainsi atteint l’autosuffisance énergétique ».

Améliorer la performance des réseaux d’eau et soutenir la recherche

Suez a également signé un protocole d’accord avec le groupe marocain Safari en vue de créer une entreprise commune qui « fournira aux Sociétés régionales multiservices des solutions innovantes et digitales d’optimisation de la gestion des réseaux d’eau. »

Enfin, Suez réalisera, en partenariat avec la Fondation MAScIR, affiliée à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), un programme de recherche « portant sur le traitement et la valorisation des matières organiques ». Cela s’inscrit dans la continuité de la convention signée par la Fondation MAScIR et Suez en mars 2024 afin d’identifier des solutions innovantes dans le traitement et la valorisation des déchets. Le groupe étendra par ailleurs cette convention au domaine de la gestion de l’eau, et plus particulièrement à celui du dessalement d’eau de mer, conclut-on.

GPC investit 180 MDH dans une nouvelle unité à Meknès

Ce nouvel investissement de 180 millions de DH permettra de renforcer le positionnement de GPC en tant que leader national dans l’industrie du papier et du carton ondulé, indique un communiqué de l’entreprise.

Cette unité qui sera à la pointe de la technologie avec des machines d’impression High graphic 7 couleurs, une nouveauté au Maroc, sera dédiée à la transformation du papier et du carton ondulé, avec une capacité de production annuelle de 20.000 tonnes de carton ondulé et de 10.000 tonnes de papier transformé (Mandrins, Cornières, Bobinots de Kraft, Papier journal et Manilla découpés), précise le communiqué.

Elle sera stratégiquement orientée pour répondre aux besoins croissants des secteurs agricoles, notamment les rosacés, industriels (textile, confection, agroalimentaire) ainsi que le secteur de l’automobile, dans la région de Fès-Meknès et dans la région de l’Oriental (Oujda, Nador).

Mounir El Bari, le directeur général de GPC a précisé dans le communiqué : « Cet investissement marque une étape importante dans notre stratégie de croissance et de développement en marge de notre 32ème anniversaire. »

Le directeur général de GPC a ajouté : « Le lancement de cette 8ème unité réaffirme l’engagement de GPC–Papier et carton et Ynna à promouvoir le Made in Morocco en ligne avec la stratégie de souveraineté industrielle nationale tout en contribuant activement à la transformation économique des régions que nous desservons ».

« Nous sommes fiers de contribuer à l’émergence d’une industrie marocaine forte et durable avec une unité « verte » qui va assurer une autoproduction d’énergie par le solaire, de plus de 40% de sa consommation totale et qui sera au service des secteurs clés de notre économie », s’est félicité le DG de GPC. Le projet générera également plus de 100 emplois, renforçant ainsi le développement économique local.

 

La mosquée Bab Berdaine de Meknès désormais classée patrimoine national

La construction de la mosquée Bab Berdaine remonte au règne du Sultan Moulay Ismail, figure marquante de l’histoire marocaine. Commandée par Khnata bent Bakkar, l’une des épouses du sultan, la mosquée fut inaugurée en 1709. A l’époque de sa construction, elle jouait un rôle de premier plan dans le paysage urbain de Meknès, alors capitale du Royaume. Son minaret, le plus haut de la ville à l’époque, symbolisait la puissance et la grandeur du règne alaouite.

D’une superficie dépassant les 620 m², la mosquée a été construite selon le style architectural mérinide. Au fil des siècles, l’édifice a bénéficié de l’attention de plusieurs souverains, notamment les sultans Moulay Mohammed Ibn Abdallah et Moulay Youssef, qui ont entrepris des travaux de restauration.

En 2010, la mosquée a fait face à un défi majeur lorsque son minaret s’est effondré suite à des pluies diluviennes. Sur hautes instructions du Roi Mohammed VI, il a été reconstruit à l’identique, préservant ainsi l’intégrité historique et esthétique du monument.

Le nom « Bab Berdaine » fait référence à la porte massive édifiée par Moulay Ismail au XVIIe siècle, tirant son appellation des fabricants de bâts qui peuplaient autrefois la place adjacente.

Cette porte, avec ses tours crénelées et sa délicate décoration en céramique, domine majestueusement le nord de la médina, alliant puissance architecturale et finesse décorative.

Préservation du patrimoine religieux marocain

La classification de la mosquée Bab Berdaine s’inscrit dans une initiative plus large de préservation du patrimoine religieux marocain. A Meknès, les mosquées historiques Nejjarine, Lalla Awda et Rwa ont également été inscrites sur la liste du patrimoine national aux côtés de Bab Berdaine.

Cette démarche ne se limite pas à la ville impériale, puisque d’autres cités marocaines ont vu leurs édifices religieux emblématiques classés, notamment à Marrakech et à Fès.

Dans une déclaration à la presse, le directeur régional de la culture de Fès-Meknès, Fouad Mahdaoui, a souligné que le chantier de la protection juridique des monuments historiques et des sites archéologiques est une priorité majeure du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication – département de la culture-, à travers la mise en œuvre de la loi 22-80 telle que modifiée et complétée.

Il a expliqué que cette opération se fait en étroite collaboration avec plusieurs départements gouvernementaux responsables des différents types du patrimoine culturel immobilier.

Dans le but de sauvegarder leur valeur historique, le ministère de la Culture vient d’inscrire onze anciennes mosquées sur la liste du patrimoine national et ces lieux de culte sont tous situés dans les villes impériales du Royaume.

Cette opération est considérée comme une première étape pour inclure un grand nombre de mosquées historiques, qui sont au nombre de 976 selon le dernier inventaire du ministère des Habous et des affaires islamiques, a-t-il expliqué.

Ces mosquées, choisies notamment pour leur valeur historique, culturelle et patrimoniale, sont considérées comme des références d’histoire de l’art islamique, des connaissances et des savoir-faire des artisans du Royaume, a-t-il précisé.

(Avec MAP)

Inauguration à Meknès d’un grand espace d’attractions « Coco Park »

Ce projet, qui générera plus de 480 emplois directs et indirects, vient renforcer significativement l’offre d’animation de la région Fès-Meknès ainsi que la dynamique initiée par la signature du contrat d’application de la feuille de route du tourisme dans la région de Fès-Meknès le 30 janvier 2024, qui met l’accent sur l’expérience touristique.

« Coco Park » offre une expérience immersive sur le thème amazonien. Avec plus de 50 attractions pour tous les âges, il inclut des jeux d’arcade et des attractions et manèges à sensations fortes.

Parmi les attractions phares de ce parc, qui ouvrira officiellement ses portes au public le 20 juillet, on compte un simulateur de rafting, un cinéma 5D et une tyrolienne impressionnante de 300 mètres de long.

Les visiteurs pourront profiter de représentations animalières, de nombreuses animations et de jeux aquatiques encadrés, le tout dans un décor de jungle et une architecture précolombienne.

Le parc, qui peut accueillir jusqu’à 7.000 visiteurs par jour, propose également des restaurants thématiques et boutiques de souvenirs pour compléter l’expérience des visiteurs.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, a indiqué que ce projet est « un véritable catalyseur pour le développement économique régional ». Elle a ajouté que « des projets comme Coco Park sont essentiels pour offrir une animation de qualité capable d’attirer les familles et les amateurs de loisirs, ce qui permet également d’augmenter les durées moyennes de séjour ».

Accompagnée notamment du gouverneur de la préfecture de Meknès, Abdelghani Sabbar, du président du Conseil régional Fès-Meknès, Abdelouahed El Ansari, et du directeur général de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), Imad Barrakad, la ministre a souligné que le gouvernement soutient fortement l’investissement dans l’animation, à travers des programmes dédiés tels que « Go Siyaha« , « Moukawala Siyahia », ou encore la nouvelle charte d’investissement.

De son côté, l’administrateur du parc, Hicham Meskini, a affirmé que « ce projet de longue haleine s’inscrit dans une nouvelle ère pour faire entrer le Maroc dans le domaine du loisir et du divertissement ».

Il s’agit également d’accompagner la région dans sa stratégie de développement touristique à l’horizon 2030 et d’inciter d’autres promoteurs à se lancer dans ce domaine, a-t-il poursuivi.

Pour rappel, le contrat d’application régional de la feuille de route du tourisme dans la région de Fès-Meknès prévoit une quinzaine de projets d’envergure, incluant des initiatives d’animation, des projets d’hébergement ainsi qu’un plan marketing et aérien dédié à la région.

(Avec MAP)

Nouveaux cercles et caïdats dans 4 provinces

Pour le gouvernement, et plus particulièrement pour le ministère de l’Intérieur qui a initié ce projet de décret, ce nouveau découpage administratif a pour objectif de renforcer les capacités d’encadrement et de gestion de l’administration territoriale. Il vise également à accompagner l’évolution démographique et urbanistique de notre pays.

Voici les nouvelles unités administratives créées, telles que mentionnées dans le projet de décret :

  • Préfecture de Fès :
    • Promotion de la commune d’Ouled Tayeb au niveau de pachalik, ce qui entraînera la suppression du caïdat d’Ouled Tayeb.
    • Création du caïdat d’Ain Beyda, dont la juridiction territoriale inclura la commune d’Ain Beyda.
  • Préfecture de Meknès :
    • Création du caïdat d’Aït Ouallal, dont la juridiction territoriale inclura la commune d’Aït Ouallal.
  • Province de Khénifra :
    • Création du caïdat d’Oum Errabiâ, dont la juridiction territoriale inclura la commune d’Oum Errabiâ.
  • Province de Zagora :
    • Le cercle d’Agdz, actuellement composé de deux caïdats, sera divisé en deux cercles comme suit :
      • Cercle d’Agdz (modifié), dont la juridiction territoriale inclura deux caïdats (Tamezmoute et Tensift).
      • Cercle de Tazarine (nouvellement créé), dont la juridiction territoriale inclura deux caïdats (Tazarine et Nkob).

Ainsi, le nombre total de cercles au niveau national passera de 212 à 213 et le nombre de caïdats passera de 727 à 729.

Ces changements impliquent aussi la révision du nombre d’élus dans ces nouvelles unités administratives et dans la composition de leurs conseils communaux.

La Princesse Lalla Hasnaa inaugure le parc historique Lahboul à Meknès après sa rénovation

A cette occasion, la Princesse Lalla Hasnaa a suivi des explications sur le patrimoine du parc principal de Meknès qui a retrouvé toute sa splendeur après une rénovation complète coordonnée par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement dans le cadre d’un partenariat avec la commune urbaine de Meknès, la Direction générale des collectivités territoriales, la préfecture de Meknès, le Conseil régional de Fès-Meknès et l’Agence nationale des eaux et forêts.

La Princesse Lalla Hasnaa a également suivi des explications sur la fontaine et la séguia, la fontainerie, le système d’irrigation ancestrale de la ville de Meknès et du bassin des nénuphars, et les espèces d’oiseaux de la volière, l’espace sportif et l’espace réservé aux jeux d’échecs, ainsi que les modules « Fontaine-Eau », « l’histoire des colonnes », « Enigme des écosystèmes », « Ecosystèmes/Plantes aromatiques », « Biodiversité végétale », et l’application mobile Lahboul.

Une rénovation dans le respect de l’histoire du lieu

Fondé en 1906, le parc Lahboul, dans lequel les habitants de Meknès retrouveront le plaisir de se promener et de se reposer, est un large espace de cinq hectares au cœur de la ville, ombragé par des arbres et des palmiers centenaires, avec de magnifiques terrasses créées sur les pentes de l’oued Boufekrane, qui lui donnent un air de parc suspendu. La dernière terrasse, en son point le plus bas, offre sur 400 mètres de long une vue plongeante sur le vallon au fond duquel s’échappent les eaux de l’oued.

La réhabilitation de ce parc, qui se veut un espace inclusif offrant également une plateforme pour les activités sportives, s’est faite dans le respect de l’un des principes essentiels de la Fondation dans ses rénovations : respecter l’histoire du lieu et les intentions de ses créateurs. L’ordonnancement soigné des terrasses a été respecté et renforcé. Leur alignement cohérent s’étage parallèlement au cours de l’oued et rappelle de manière étonnante l’implantation de la terrasse de Meudon, de longueur similaire, édifiée en 1690 par André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV. Cette disposition permet d’apprécier la pleine longueur du vallon tout en offrant en diagonale vers le Nord une vue sur un grand paysage et la plaine du Saïs.

Pour cet ensemble remarquable de la ville dont le Sultan Moulay Ismaïl fit sa capitale, les travaux de réhabilitation concernent le réaménagement des allées du parc, l’installation des fontaines et des bassins, la réhabilitation des gradins en plein air, l’aménagement des volières, la réhabilitation des plantations, les murs et grilles d’enceintes.

Les parcs et jardins sont toujours, dans l’esprit de la Fondation, des lieux de sensibilisation à la protection de l’environnement. Un chemin pédagogique a été mis en place à cet effet. Il est constitué de points d’information et de sensibilisation dont la conception a fait l’objet d’un concours d’idées, lancé par la Fondation dans le cadre de sa mission de sensibilisation et d’éducation au développement durable, auprès des étudiants de l’École nationale d’architecture (ENA) de Fès.

Cette initiative fédératrice de la Fondation s’inscrit dans un processus d’expérimentation et d’évaluation du potentiel créatif des jeunes étudiants de l’ENA, tout en concrétisant leur engagement en faveur de l’environnement et du développement durable. Plus de trente architectes en herbe ont proposé des projets de modules innovants et interactifs pour enrichir cette démarche éducative.

A titre de rappel, le parc Lahboul est le 6e à être réhabilité par la Fondation dans le cadre de son programme de restauration des parcs et jardins historiques. La Fondation a entamé ce programme par la réhabilitation en 2005 à Marrakech de l’Arsat Moulay Abdeslam, un magnifique jardin princier de huit hectares à proximité de la Koutoubia, puis, l’année suivante, les Jardins exotiques de Bouknadel (2005) et ses quatre hectares de luxuriants jardines, Jnane Sbil à Fès (2010), jardin pluriséculaire, L’Hermitage à Casablanca (2011) et ses douze hectares, Ghabat Chabab à Marrakech en 2022, un espace de 140 hectares au cœur de la ville.

(Avec MAP)

SIAM. Mahdia, un projet international pour renouer le fil entre consommateur et producteur

Malgré des conditions climatiques difficiles, le Maroc jouit de potentialités agricoles riches et diversifiées. Toutefois, certains modèles agricoles sont fragilisés et précarisés, à l’image de l’agriculture familiale qui symbolise le lien rompu entre les consommateurs et les producteurs. Une rupture à laquelle le projet Mahdia tentera de remédier.  

En association avec l’École nationale d’agriculture de Meknès (ENAM), l’Institut national agronomique de Tunisie (INAT), l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et l’Institut Agro Montpellier, le projet Mahdia est financé sur deux ans et demi, à hauteur de 10,7 millions de DH, par le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères.

Une aubaine pour l’agriculture du pays qui, en réalité, n’est pas seulement moderne ou traditionnelle. « L’agriculture nationale possède plusieurs facettes, dont plusieurs sont durables, comme l’agriculture familiale », précise, dans un entretien accordé à Médias24, Mostafa Errahj, enseignant-chercheur à l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès. 

Rencontré lors du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), ce dernier souligne l’importance d’optimiser « nos modèles d’agriculture résiliente, par une pluralité d’activités et un ancrage territorial, notamment en faisant valoir l’équité territoriale ».

Relier les différents acteurs du système alimentaire

À ce titre, il ne serait pas superflu de renouer le fil entre le producteur et le consommateur d’autant que l’agriculture familiale, en termes de compétitivité, ne ‘boxe pas dans la même catégorie’ qu’une agriculture intensive basée sur le profit, « car elle ne dispose pas de ressources suffisantes », souligne notre interlocuteur. 

C’est pourquoi l’accompagnement des territoires et de leurs spécificités, dont l’agriculture familiale dans certaines régions du Maroc, est l’un des objectifs poursuivis par le projet Mahdia. « L’idée est de travailler au sein de territoires en périphéries urbaines pour relier les différents acteurs du système alimentaire », indique Olivier Lepiller, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) à Montpellier

Ces acteurs auront la parole lors d’ateliers multi facteurs pour proposer des solutions afin de mettre en valeur la production locale, notamment dans la région de Meknès. « Il pourrait s’agir de produits issus de la filière oléicole ou de légumineuses. In fine, il s’agira de relier la production à la consommation, sachant que ce lien a été distendu à cause de l’urbanisation et de l’industrialisation », insiste Olivier Lepiller. 

À cet effet, un séminaire s’est récemment tenu à Meknès, auquel ont été conviés des chercheurs et des acteurs territoriaux des pays et régions impliquées dans le projet Mahdia. Cet événement a notamment permis de définir les contours du concept de produit d’intérêt territorial, en vue de la co-construction de plateformes territoriales. 

Le SIAM démarre ce lundi à Meknès sur fond de défis climatiques majeurs

La 16e édition du SIAM se tiendra du 22 au 28 avril à Meknès, sur le thème « Climat et agriculture : vers des systèmes de production durables et résilients ». Une thématique qui résonne avec le contexte actuel, marqué par une crise climatique caractérisée notamment par des températures élevées et une diminution des ressources hydriques.

L’Espagne, pays invité d’honneur cette année, sera particulièrement mise en avant lors de cet événement, qui promet de nombreuses nouveautés.

Le pavillon espagnol, érigé sur 544 m², servira de point de rencontre pour favoriser les échanges commerciaux et les partenariats entre les entreprises marocaines et espagnoles, et explorer de nouvelles opportunités de développement dans le secteur agricole. À ce titre, 37 entreprises espagnoles contribueront activement aux différents travaux du Salon axés sur l’innovation agricole, la durabilité, le changement climatique, la gestion de l’eau et les nouvelles technologies.

L’édition 2024 du SIAM connaîtra la participation de près de 70 pays et de 1.500 exposants. Plus de 950.000 visiteurs sont attendus à cette grand-messe de l’agriculture marocaine et internationale qui propose un programme riche de 40 conférences et tables rondes sur des thèmes d’actualité cruciaux.

Le salon s’étend sur une superficie de 12,4 hectares, dont 11 hectares couverts, soit une hausse de 13% par rapport à l’édition précédente. Il comprend 12 espaces différents, avec une mise en avant du nouveau pôle Agri-Digital, dédié au rôle des technologies digitales au service de l’agriculture, et une expansion du pôle Produits du terroir, valorisant la diversité agricole marocaine.

Des améliorations ont été apportées aux services, incluant l’introduction du e-ticket pour l’achat en ligne des billets, ainsi que des améliorations dans l’accès, la signalétique, la restauration et le parking.

Médias24 suivra le SIAM tous les jours avec des retransmissions en live, des débats et des interviews dans notre studio installé sur place. Notre rubrique spéciale consacrée au SIAM est consultable ici.

Près de 70 MDH pour la construction d’un parking souterrain au cœur de la médina de Meknès

Selon les détails fournis dans l’appel d’offres, le futur parking de Bab Rha sera construit avec deux niveaux de sous-sol. Il est prévu de développer au-dessus du parking une place publique afin d’améliorer la fonctionnalité de l’espace urbain environnant.

La surface totale couverte du projet est d’environ 10.050 m².

Emplacement du futur parking de Bab Rha.

Les travaux d’aménagement et de construction du parking comme prévus par l’ADER de Fès comprennent principalement les gros œuvres, les ascenseurs, les revêtements, la menuiserie et la signalétique.

Le coût des travaux est estimé à 69,3 millions de DH. Quant au délai d’exécution, il a été fixé à 18 mois.