Lancement de la nouvelle version du portail national « Maroc.ma »

Proposant un contenu riche permettant de mieux connaître les symboles nationaux du Maroc, son histoire et son identité ainsi que la richesse de son patrimoine culturel et de son héritage historique, ce portail national met également en avant les secteurs prometteurs et les projets stratégiques, les grandes réformes et les initiatives gouvernementales, outre l’actualité nationale et internationale et l’histoire des partis politiques marocains, indique le ministère dans un communiqué.

Ce portail a été repensé pour offrir une navigation sur une interface plus conviviale, souligne la même source, précisant qu’un ChatBot intelligent basé sur l’IA a été intégré pour fournir une assistance virtuelle, à même de garantir une expérience de navigation transparente sur les différents appareils, y compris les smartphones et les tablettes.

Cette modernisation s’inscrit dans le cadre de la stratégie de communication numérique du ministère qui privilégie la transparence, l’innovation et la proximité avec les citoyens. En plus d’un design moderne, « Maroc.ma » comprend désormais des outils interactifs facilitant l’accès à l’information officielle.

Shabab Labs : un programme pour créer des laboratoires d’innovation dans les Maisons de jeunes

Conçu par les jeunes pour les jeunes, Shabab Labs vise à renforcer leur engagement via la recherche participative, en instaurant des laboratoires d’innovation dans les Maisons de jeunes à travers le Royaume, indique un communiqué conjoint du ministère et du Bureau de l’Unesco pour le Maghreb.

Pionnier à l’échelle mondiale, le Maroc devient le premier où cette initiative, issue du programme « Jeunes en tant que chercheurs » de l’Unesco, est portée par une institution nationale, affirmant ainsi son engagement fort en faveur de la jeunesse et de son avenir, ajoute la même source.

Dans cette première phase, 20 doctorants-chercheurs seront sélectionnés et formés afin d’encadrer des jeunes dans des Maisons de jeunes réparties dans différentes régions du pays. Cette initiative ambitionne de renforcer la proximité avec les jeunes en leur offrant des espaces dédiés où ils pourront expérimenter, collaborer et proposer des solutions aux défis de leur communauté.

Les « Shabab Labs » offriront aux jeunes un espace d’expérimentation et de mise en application concrète des méthodes de recherche. En collaborant avec les acteurs locaux, les participants seront amenés à identifier et explorer des problématiques sociétales pertinentes tout en renforçant leur engagement civique.

Les doctorants-chercheurs sélectionnés bénéficieront d’une formation approfondie assurée par l’Unesco et auront pour mission d’encadrer les jeunes dans l’acquisition de techniques de recherche participative, d’accompagner la mise en œuvre et la publication de leurs travaux de recherche et de sensibiliser aux thématiques locales tout en promouvant l’engagement citoyen.

Les doctorants sélectionnés recevront une attestation et verront leurs travaux publiés dans le cadre du programme.

Selon le même communiqué, les doctorants intéressés peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 8 avril à 23h59 à l’adresse shabablab@jeunesse.mjcc.gov.ma

Nouveaux accords pour renforcer la coopération culturelle entre la France et le Maroc

La ministre française de la Culture a tenu une conférence de presse ce mardi 18 février, marquant la fin de sa visite au Maroc. Accompagnée de Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Rachida Dati a souligné les avancées concrètes dans la coopération culturelle entre la France et le Maroc. Cette visite a permis de mettre en lumière plusieurs initiatives et projets destinés à renforcer les liens entre les deux pays dans des secteurs clés de la culture.

Rachida Dati a rappelé les accords majeurs signés lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron, notamment une feuille de route pour les priorités culturelles et un accord de coopération dans le domaine du gaming. Elle a détaillé les principales initiatives qui découlent de cette feuille de route, en particulier dans les secteurs des industries culturelles, du patrimoine, des bibliothèques, du livre et de l’intelligence artificielle.

 

Industries culturelles et cinéma

Dans le domaine des industries culturelles, plusieurs projets ont été annoncés, à commencer par l’inauguration d’une antenne de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) à Dakhla. Ce projet s’inscrit dans un effort plus large pour former des étudiants marocains et africains aux métiers du cinéma, soutenu par des partenaires comme le Centre national du cinéma (CNC) et la Cinéfabrique.

Un accord important a été signé entre le Centre cinématographique marocain (CCM) et le CNC pour favoriser les échanges professionnels et la coproduction. Une première édition de rencontres de coproduction est d’ores et déjà prévue au Festival de Cannes 2025.

En matière de films restaurés, un partenariat entre la Cinémathèque marocaine et l’Institut français permettra de restaurer et d’organiser des événements autour de films emblématiques, dont La Falaise de Faouzi Bensaïdi, un des 100 films prioritaires à restaurer.

Concernant le jeu vidéo, la ministre a proposé la participation du Maroc au Game CreaLab francophone et a annoncé un projet de collaboration pour la création de la Cité du gaming.

Valorisation du patrimoine et des archives

Rachida Dati a également mis en avant des projets de valorisation du patrimoine historique marocain. Un accord entre le Centre des monuments nationaux et la Direction du patrimoine marocain prévoit la mise en valeur de sites historiques comme les grottes d’Hercule à Tanger, les grottes du Chameau et le site de Lieus. Un jumelage entre le site de Chellah et le château de Chambord est également envisagé.

Trois conventions ont été signées dans le domaine de l’archéologie et des archives, dont une collaboration entre l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) du Maroc et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) français. Cela permettra d’intensifier la coopération scientifique et d’organiser des programmes communs sur des sites comme Dakhla et Es-Semara.

Un accord-cadre entre la Cinémathèque marocaine et les Archives de France facilitera la numérisation et la restauration de films historiques. Une autre convention renforcera les infrastructures archivistiques marocaines grâce à l’expertise des Archives de France en matière de législation archivistique et de normes de construction des bâtiments d’archives.

Soutien au secteur du livre

Dans le domaine du livre, un projet ambitieux a été lancé pour renforcer la coopération entre la Bibliothèque nationale de France (BnF) et la Bibliothèque nationale du Maroc (BNRM). Ce partenariat vise à valoriser les fonds documentaires respectifs, favoriser la numérisation des collections et organiser des formations. De plus, le Centre national du Livre a annoncé qu’il prendra en charge 70% des frais de traduction en français pour promouvoir les auteurs marocains de langue arabe en France.

Rachida Dati a également mis l’accent sur l’importance de l’intelligence artificielle pour les industries culturelles et a exprimé le souhait que la France et le Maroc collaborent dans ce domaine. Elle a souligné l’objectif commun de renforcer la coopération culturelle franco-marocaine en Afrique, notamment dans les secteurs du cinéma et de l’édition.

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Colonies de vacances pour la saison 2025 : près de 160.000 bénéficiaires

Le lancement de cette édition s’inscrit dans la continuité du processus de promotion des activités de colonies de vacances, un espace éducatif qui promeut les valeurs de la citoyenneté et développe les compétences et les aptitudes des enfants et des adolescents.

S’exprimant à cette occasion, Mohamed Mehdi Bensaid a indiqué que ce rendez-vous annuel est organisé dans le cadre du partenariat avec la Fédération nationale des colonies de vacances, notant que le ministère œuvre à l’amélioration de la logistique des colonies de vacances, afin d’accueillir le plus grand nombre d’enfants et de jeunes.

Il a également mis en avant le rôle des colonies de vacances dans la construction, la formation et le développement des aptitudes des enfants, soulignant les efforts soutenus en vue de mettre à jour et d’améliorer les programmes pédagogiques proposés aux enfants au sein de ces espaces.

En outre, il a jugé nécessaire pour toutes les parties prenantes de conjuguer leurs efforts, appelant les partenaires à exploiter les espaces des colonies de vacances tout au long de l’année, afin de former les enfants et les jeunes et de développer leurs compétences et leurs talents dans plusieurs domaines.

Pour sa part, le président de la Fédération nationale des colonies de vacances, Mohamed Kiliouine, a fait remarquer que les colonies de vacances constituent une école d’apprentissage et de valeurs, ainsi qu’un espace d’excellence et de formation des générations. Il a aussi noté que les colonies de vacances ont contribué, au fil des années, à l’épanouissement des enfants et des jeunes.

L’édition de cette année sera marquée par la participation de filles et de garçons issus des zones rurales, d’enfants handicapés, d’enfants en contact avec la loi et d’enfants de la diaspora marocaine, a-t-il fait savoir, ajoutant que cette année verra l’ouverture de nouvelles colonies de vacances.

Le programme national des colonies de vacances pour la saison 2025 bénéficiera à environ 100.000 enfants et adolescents. S’y ajoutent des colonies de vacances de proximité au cours du printemps et de l’été 2025, qui devraient bénéficier à 60.000 enfants âgés de 7 à 15 ans.

Le lancement du Programme national de colonies de vacances a été marqué par le renouvellement de la convention de partenariat entre le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication et la Fédération nationale des colonies de vacances, en vue d’améliorer et de renforcer les services offerts aux enfants et aux jeunes bénéficiaires.

SILEJ 2024 : 29 pays, 340 exposants et plus de 101.000 visiteurs

2e édition du Salon international du livre enfant et jeunesse du 14 au 22 décembre à Anfa Park

Cette édition vise à capitaliser sur le succès de la 1re édition, qui a renforcé l’offre culturelle de Casablanca, indique un communiqué du ministère de la la Jeunesse, de la culture et de la communication. Le salon s’inscrit désormais sur la carte des événements spécialisés dans le livre pour enfants et jeunes.

La Wallonie-Bruxelles (Belgique) sera l’invitée d’honneur de cette édition, qui verra la participation de 29 pays et 340 maisons d’édition, dont 85 présentes directement.

Au programme : 405 ateliers répartis sur 7 espaces d’animation (environ 45 ateliers par jour) et 66 activités culturelles organisées dans 4 autres espaces, destinées aux jeunes auteurs et illustrateurs souhaitant intégrer l’industrie du livre pour enfants et jeunes.

Des conférences, des rencontres formatives et un programme spécifique pour les cadres du ministère de l’Éducation nationale sur la gestion des bibliothèques scolaires sont également au menu.

Le salon ouvrira ses portes au public à partir du 14 décembre, de 10 h à 19 h.

Le Maroc participe à la 2e réunion de l’équipe de négociation arabe avec les GAFAM

Le Maroc a participé, jeudi 18 juillet à Riyad, aux travaux de la 2e réunion de l’équipe de négociation arabe avec les grandes entreprises internationales des médias, en application des recommandations du Conseil des ministres arabes de l’information, de la Ligue des Etats arabes.

Selon un communiqué du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, cette réunion a été consacrée à la présentation de la stratégie de négociation avec les grandes entreprises internationales des médias, à savoir Meta (Facebook, Instagram), Google et Amazon, pour aboutir à des accords en faveur des intérêts des Etats arabes hôtes des services de ces entreprises.

Cette réunion a abouti à l’adoption de plusieurs recommandations qui seront mises en œuvre progressivement, dans le cadre du processus de négociation, tout en intensifiant les réunions de ce groupe pour accélérer la résolution des questions en suspens.

La participation du Maroc à ce processus est motivée par la « stratégie du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, visant à établir un cadre fiscal pour ces entreprises opérant au Maroc« .

Il s’agit ainsi de générer des ressources supplémentaires, particulièrement destinées au secteur des médias, à même de renforcer son développement et sa compétitivité dans un environnement numérique mondial en constante évolution.

La mise en œuvre de ce cadre vise également à réguler le contenu numérique, en luttant contre les Fake news et les contenus inappropriés publiés sur ces plateformes, notamment Google et Facebook.

Lors de cette rencontre, le Maroc a appelé à « accélérer le processus de négociation avec les grandes institutions médiatiques nationales, pour atteindre les objectifs escomptés sur les court et moyen termes ». Le Groupe de la Ligue des États arabes chargé de mener des négociations avec les grandes entreprises internationales des médias et du numérique comprend des experts médiatiques de haut niveau de plusieurs pays arabes, ainsi que du secteur des médias et de la communication et de l’Union des radiodiffusions des États arabes.

(Avec MAP)