Les grandes lignes du nouveau Code des bonnes pratiques de gouvernance des EEP

Ce nouveau Code, qui remplace celui diffusé le 19 mars 2012 par circulaire du chef du gouvernement n°3/2012, s’inscrit dans la continuité du processus de réforme des EEP enclenché depuis 2020 par le Maroc, en application des hautes orientations du Roi Mohammed VI, indique un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.

La révision du Code de 2012 répond à la nécessité d’aligner la gouvernance des EEP sur les principes constitutionnels, les recommandations du Nouveau modèle de développement (NMD), les dispositions de la loi-cadre n°50-21 susvisée, la politique actionnariale de l’Etat publiée en décembre 2024 et les meilleurs standards internationaux (OCDE, G20).

Le nouveau Code révise profondément les principes adoptés en 2012, en tenant compte des mutations institutionnelles, économiques et sociales survenues au cours de la dernière décennie.

Il a été élaboré dans le cadre d’une large concertation conduite par le ministère de l’Économie et des finances – Direction des entreprises publiques et de la privatisation dans le cadre de la Commission nationale de gouvernance d’entreprise, avec la contribution de plusieurs EEP et de nombreuses institutions nationales de référence (Cour des comptes, Conseil de la concurrence, Autorité marocaine des marchés des capitaux, Agence ONU Femmes, Club des femmes administrateurs, etc.).

Le Code consacre une vision renouvelée de la gouvernance des EEP autour de principes fondamentaux notamment:

– le partage du leadership de l’EEP entre l’organe délibérant et l’équipe de direction,

– la clarification des obligations de service public,

– la transparence des subventions directes et indirectes aux EEP,

– le renforcement de la professionnalisation des organes de gouvernance (indépendance, diversité des profils, représentativité des femmes, administrateurs indépendants, évaluation de la gouvernance, etc.),

– le développement du système de gestion des risques,

– la consolidation de la transparence extra-financière en matière de climat,

– le renforcement de la durabilité et de la conduite responsable des EEP.

Le Code réaffirme également l’importance de la bonne gouvernance comme levier essentiel pour attirer l’investissement, renforcer la résilience des EEP, optimiser les coûts de financement, promouvoir les règles d’éthique et consolider la confiance des parties prenantes.

La publication de ce Code marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur des EEP, en cohérence avec les exigences de transparence, de reddition des comptes et de pilotage des performances, ainsi qu’avec les attentes accrues en matière de respect des critères ESG.

La version arabe du Code est accessible sur le site du ministère de l’Économie et des Finances.

Organisation des Assises nationales du contentieux de l’État à Rabat, les 15 et 16 avril 2025

Cet événement réunira environ 500 participants, dont de hautes personnalités issues des milieux judiciaires en France, en Espagne, en Égypte et au Sénégal.

Afin d’assurer le bon déroulement de cette manifestation, plusieurs prestations essentielles seront mises en place. L’organisation prendra en charge la conception et la mise en œuvre de l’identité visuelle, l’aménagement des espaces, ainsi que la coordination logistique et technique.

L’événement bénéficiera d’une planification rigoureuse pour assurer un accueil optimal des participants, la gestion des interventions et le bon déroulement des activités prévues, ainsi que l’aspect technique, incluant la régie son, lumière et supports audiovisuels.

Avec un budget estimé à 1,1 MDH, cette organisation vise à offrir un cadre optimal pour les échanges et réflexions sur le contentieux de l’État.

Plus d’un milliard de DH de la Banque allemande de développement pour financer les politiques climatiques au Maroc

Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et Jan Schilling, responsable régional du secteur de l’eau pour l’Afrique du Nord à la Banque allemande de développement (KfW-Kreditanstalt für Wiederaufbau), ont signé, ce jeudi 19 décembre à Rabat, une convention de financement de 100 millions d’euros (1,04 milliard de DH) en faveur du programme d’appui aux politiques climatiques au Maroc.

S’exprimant à cette occasion, M. Lekjaa a mis en avant la qualité de la coopération maroco-allemande, en particulier à travers la KfW, pour répondre aux enjeux du changement climatique et accompagner la transition écologique. Il a également insisté sur l’importance croissante de la résilience climatique dans les logiques budgétaire et économique, rappelant la priorité accordée par le Royaume à la recherche d’une économie verte et à l’intensification des actions à l’avenir.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a salué la collaboration fructueuse entre le Maroc et l’Allemagne, notamment dans le domaine de l’agriculture, estimant que cette signature est le reflet d’une coopération exemplaire.

De son côté, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a souligné la nécessité de la lutte contre le changement climatique, notamment en ce qui concerne la gestion de l’eau, avec un accent particulier sur le dessalement et l’économie de l’eau. Le Maroc, a-t-il soutenu, s’inscrit dans le développement des énergies de demain qui jouent un rôle de plus en plus prépondérant.

L’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne à Rabat, Robert Dölger, a, quant à lui, relevé que la signature de cette convention se veut un symbole fort d’une coopération exemplaire, marquée par une confiance mutuelle et une collaboration fructueuse sur un agenda commun visant à relever les défis majeurs. Dans ce sillage, il a noté l’urgence d’agir immédiatement face aux enjeux de changement climatique, vu que la question du climat constitue une priorité stratégique pour l’avenir.

S’agissant de la directrice du bureau de la KfW au Maroc, Janne Rajpar, elle a fait savoir que la lutte contre le changement climatique constitue un pilier central et emblématique de la coopération avec le Maroc. A l’issue de cette cérémonie, à laquelle a également pris part le secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, Zakaria Hachlaf, Lekjaa et Dölger se sont félicités du niveau des liens de partenariat entre le Maroc et l’Allemagne, tout en affirmant leur volonté d’œuvrer à leur renforcement.

PBT 2024-2026 : voici les projections budgétaires des principaux ministères

Le ministère de l’Économie et des finances, à travers la Direction du Budget (DB), présente la programmation budgétaire triennale (PBT) de 37 départements ministériels pour les exercices 2024, 2025 et 2026.

Le rapport « Performance de l’action publique : Principales données » expose en détail les projections budgétaires de l’ensemble des ministères. Ainsi, il met en lumière les principales orientations stratégiques qui sous-tendent ces projections pour la période 2024-2026.

Voici les programmations budgétaires des principaux ministères :

ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur se voit allouer l’un des plus grands budgets de 2024 : 31,4 MMDH pour les dépenses du personnel, 4,4 MMDH pour les dépenses de matériel et dépenses diverses (MDD), 4,3 MMDH pour les dépenses d’investissements, 80 MDH pour les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) et 57,9 MMDH pour les Comptes d’affectation spéciale (CAS).

Toutefois, dans le cadre de la Programmation budgétaire triennale (PBT) 2024-2026, certaines dépenses seraient revues à la hausse. Les dépenses du personnel atteindraient 32,1 MMDH en 2025 et 32,8 MMDH en 2026. De même, les dépenses de matériel et dépenses diverses suivraient cette tendance, atteignant 4,3 MMDH en 2025, mais sans augmentation en 2026. En revanche, les dépenses d’investissement seraient réduites à 4,2 MMDH pour les années 2025 et 2026.

Les crédits alloués aux SEGMA resteraient stables, à hauteur de 80 MDH sur ces deux exercices. Quant aux crédits destinés aux CAS, ils enregistreraient les hausses les plus importantes, passant à 61 MMDH en 2025 et à 64,5 MMDH en 2026.

Cette programmation est justifiée par les orientations stratégiques suivantes :

ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports

Le ministère de l’Éducation se voit attribuer le plus grand budget en matière de dépenses du personnel en 2024, soit 41,7 MMDH. Selon la PBT, ce budget pourrait atteindre 44,4 MMDH en 2025 et 47,2 MMDH en 2026, soit une augmentation notable de 5,5 MMDH entre 2024 et 2026.

Une dynamique similaire s’observe pour les dépenses de matériel et dépenses diverses, qui passeraient de 24,7 MMDH en 2024 à 27,8 MMDH en 2025 et à 31 MMDH en 2026. En revanche, les dépenses d’investissement seraient revues légèrement à la baisse : elles s’élèveraient à 7,48 MMDH en 2024, puis à 7,47 MMDH en 2025 et 2026. Le volume des crédits alloués aux SEGMA se maintiendrait à 5 MDH sur cette période.

Les principales orientations stratégiques du ministère incluent :

ministère de la Santé et de la protection sociale

Pour l’exercice 2024, les dépenses du personnel s’établissent à 14,5 MMDH. Selon la PBT, ce budget augmenterait progressivement à 14,7 MMDH en 2025 et à 15 MMDH en 2026. Les dépenses de matériel et dépenses diverses, quant à elles, enregistreraient une légère baisse, passant de 7,24 MMDH en 2024 à 7,21 MMDH en 2025 et 2026.

Les dépenses d’investissement, actuellement à 9 MMDH en 2024, seraient légèrement réduites à 8,8 MMDH en 2025 et 2026. Les crédits pour les SEGMA et les CAS se maintiendraient respectivement à 869,3 MDH et 220 MDH chaque année.

Les priorités stratégiques du ministère sont les suivantes :

ministère de l’Equipement et de l’eau

Le budget des dépenses du personnel pour 2024 s’établit à 1,01 MMDH et progresserait à 1,03 MMDH en 2025, puis à 1,1 MMDH en 2026. Les dépenses de matériel et dépenses diverses, fixées à 637,9 MDH en 2024, enregistreraient une baisse, à 631,3 MDH en 2025, avant de remonter à 636,7 MDH en 2026.

Les dépenses d’investissement, qui constituent la plus grande part du budget, atteindraient 16,1 MMDH en 2024, puis augmenteraient à 17,4 MMDH en 2025, avant de redescendre à 17 MMDH en 2026. Les crédits pour les SEGMA et les CAS resteraient constants, à respectivement 169,8 MDH et 2,9 MMDH sur toute la période.

Ces projections, qui reflètent de grands projets d’infrastructures, s’inscrivent dans un contexte marqué par le stress hydrique et les préparatifs pour la Coupe d’Afrique 2025 ainsi que la Coupe du Monde 2030. Elles se justifient par les objectifs suivants :

ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts

En 2024, les dépenses du personnel s’élèvent à 687 MDH. Elles augmenteraient à 699,8 MDH en 2025 et à 715 MDH en 2026. les dépenses de matériel et dépenses diverses resteraient stables à 3,2 MMDH pour les exercices 2025 et 2026.

Les dépenses d’investissement, qui représentent une part importante du budget, continueraient de croître, passant de 14,7 MMDH en 2024 à 15,6 MMDH en 2025, puis à 16,6 MMDH en 2026. Les crédits pour les SEGMA se maintiendraient à 46,8 MDH pour toute la période, tandis que ceux des CAS diminueraient de 7 MMDH en 2024 à 6,1 MMDH en 2025, pour atteindre 5,7 MMDH en 2026.

Les principales orientations stratégiques incluent :

Le besoin de financement du Trésor à fin juin atteint 30,5 MMDH, en baisse de 21 % sur 12 mois

Le ministère des Finances a publié la situation des charges et ressources du Trésor à fin juin 2024.

Les recettes ordinaires progressent de 9,4% à 166 MMDH, alors que les dépenses globales augmentent de 7,8% par rapport à fin juin 2023, à 193 MMDH.

La hausse des recettes ordinaires est poussée par la progression des recettes fiscales de 10,9% à 151,7 MMDH. Les impôts directs et indirects affichent une hausse respective de 11,7% et 10,6%.

Les recettes non fiscales ont baissé de 7,5% à fin juin, à 11,8 MMDH.

La charge de compensation [il s’agit ici des charges dues et non des paiements, ndlr] atteint 14,6 MMDH, en retrait de 1,3 MMDH en valeur par rapport à la même période l’année dernière.

Parallèlement, l’intérêt de la dette intérieure a reculé de 13,2% à 12,86 MMDH. L’intérêt de la dette extérieure progresse de 51,9% à 5,5 MMDH.

À fin juin, le Trésor affiche un déficit global de 27,46 MMDH, stable par rapport à la même période en 2023.

Le besoin de financement du Trésor s’élève à 30,5 MMDH en baisse de 20,6% par rapport à fin juin 2023.

Voici les prévisions officielles pour l’économie marocaine sur la période 2025-2027

Les prévisions s’inscrivent dans le cadre du programme budgétaire triennal (2025-2027), qui se façonne largement en fonction de ces projections.

Voici les principaux points à retenir :

La campagne céréalière s’annonce moyenne mais meilleure que les dernières années, avec une production estimée à 70 millions de quintaux pour les années 2025, 2026 et 2027. Durant cette période, le prix du pétrole devrait se stabiliser autour de 80$ le baril, tandis que le prix du gaz butane maintiendrait  un niveau constant de 450 $ la tonne. Quant au taux de change dollar-dirham, le ministère anticipe un taux de l’ordre de 9,8 DH/$ sur l’ensemble des trois années.

Après avoir été révisée à la baisse en 2024, la croissance économique est projetée pour retrouver des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie, avec 4,6% en 2025, puis 4,1% en 2026 et 4,2% en 2027. La valeur ajoutée agricole devrait atteindre 11% en 2025, avant de s’ajuster à 4,4% en 2026 et à 4,7% en 2027. Parallèlement, la valeur ajoutée non agricole devrait connaître une tendance ascendante, affichant des taux de croissance de 3,7% en 2025, 4% en 2026, et 4,2% en 2027.

Le déficit budgétaire devrait poursuivre sa trajectoire descendante, se réduisant à 3,5% du PIB en 2025, avant de s’établir autour de 3% en 2026 et 2027.

Le taux d’endettement global par rapport au PIB devrait également poursuivre sa baisse, se chiffrant à 68,4% en 2025 et convergeant vers 66,3% du PIB en 2027.

Il convient de souligner que les orientations de la loi de finances 2025 sont étroitement fondées sur ces prévisions. Il est également à noter que ces prévisions devront être révisées en cas de nouvelle année de sécheresse.

Exclusif. Politique actionnariale de l’État, les révélations de Nadia Fettah

Au cours du Conseil des ministres présidé ce samedi 1er juin par le Roi Mohammed VI, la ministre de l’Economie et des finances a présenté un exposé devant le Roi sur les Orientations stratégiques de la Politique actionnariale de l’État (PAE).

Souveraineté nationale, intégration continentale et internationale, dynamisation de l’investissement privé, équité territoriale, modèles économiques viables et agiles, valorisation optimale du patrimoine matériel et immatériel… Au nombre de sept, ces orientations ont été adoptées et serviront de base à la définition de la PAE, qui permettra par la suite de reconfigurer le portefeuille public et d’améliorer sa gestion, tout en menant à terme les réformes de certains secteurs stratégiques.

Les orientations adoptées, quelle est la prochaine étape ? Que va changer la Politique actionnariale de l’État dans la gestion du portefeuille public ? Quelle est la situation actuelle des établissements et entreprises publics (EEP) ? Des questions et d’autres sur lesquelles la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, nous apporte un éclairage précieux au lendemain du Conseil des ministres. Entretien.

Se doter d’une PAE permettra de définir de façon claire et durable le rôle, le positionnement et le mode d’intervention de l’État en tant qu’actionnaire

Médias24 : Pourriez-vous nous expliquer ce que signifie la Politique actionnariale de l’État ? Peut-on en connaître les grandes lignes ?

– Les Hautes Orientations contenues dans le discours de Sa Majesté Le Roi, que Dieu L’assiste, à l’occasion de la glorieuse fête du Trône du 29 juillet 2020, ainsi que l’ouverture de la session du Parlement du 9 octobre 2020, ont jeté les bases d’une réforme profonde du secteur des établissements et entreprises publics.

Le projet de Politique actionnariale de l’État est un chantier structurant de cette réforme. Deux textes législatifs fondateurs, la loi-cadre n° 50-21 portant réforme globale des EEP et la loi n° 82-20 portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (ANGSPE), la définissent comme étant la politique qui traduit les Orientations stratégiques et les objectifs globaux de l’actionnariat de l’État, son rôle dans la gouvernance des EEP et la manière dont il met en œuvre cette politique. Le projet de PAE s’inscrit également dans le cadre des recommandations du Nouveau Modèle de développement.

Se doter d’une PAE permettra de définir de façon claire et durable le rôle, le positionnement et le mode d’intervention de l’État en tant qu’actionnaire, dans différents secteurs stratégiques pour le développement du pays. L’objectif premier est de mettre en cohérence les politiques sectorielles, rationaliser les décisions de l’État actionnaire et assurer une gestion efficace des participations publiques.

Il s’agit là d’un défi colossal dont le cadre vient d’être défini par les Orientations stratégiques approuvées par le Conseil des ministres. Pour le relever, nous travaillons main dans la main avec l’ANGSPE, qui est en charge de l’élaboration et de la mise en œuvre de cette PAE.

Ces orientations déterminent les priorités, les objectifs et les principes directeurs de l’action étatique

– En quoi l’adoption des Orientations stratégiques par le Conseil des ministres est-elle un pas important pour la poursuite de la réforme du portefeuille de l’État ?

– L’approbation des Orientations stratégiques par le Conseil des ministres, présidé par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, représente un jalon crucial pour la poursuite de la réforme du secteur public. Et cela à plus d’un titre.

Tout d’abord d’un point de vue législatif, c’est une étape nécessaire, prévue par la loi n° 82-20, pour définir le cadre stratégique à travers lequel l’élaboration de la PAE pourra se faire. Ces orientations déterminent clairement les priorités, les objectifs et les principes directeurs qui guideront la gestion et l’évolution du secteur des établissements et entreprises publics de notre pays.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme, plusieurs textes législatifs et réglementaires ont par ailleurs déjà été élaborés, à l’instar de ceux approuvés et publiés au Bulletin officiel, relatifs notamment à la modernisation de la gouvernance des EEP ou encore à la mise en place de l’Instance de concertation sur la politique actionnariale instituée sous la présidence du chef du gouvernement. D’autres textes relatifs à la contractualisation ou encore au code de bonnes pratiques de gouvernance des EEP sont en cours d’approbation. Enfin, des projets de loi portant sur la réforme de la gouvernance et du contrôle financier des EEP, la réforme du régime des privatisations ou encore la mise en place de l’instance centrale de liquidation des EEP sont en cours d’élaboration.

De plus, l’adoption des Orientations stratégiques fournit un cadre de référence stable et prévisible pour l’ensemble du secteur. En clarifiant les attentes et les exigences de l’État en tant qu’actionnaire, ces orientations visent à doter le secteur des EEP à forts enjeux socio-économiques d’une politique actionnariale dynamique et agile en mesure de s’adapter aux évolutions rapides du contexte national et international, marqué par des mutations profondes, ce qui nécessite la mise en place d’un pilotage stratégique de la performance de ces EEP.

– Quels sont les objectifs derrière chaque Orientation stratégique ? Et surtout, comment chacune d’entre elles s’exprimera-t-elle sur le terrain ? Peut-être pourriez-vous nous donner des exemples concrets, notamment en matière d’équité territoriale et de dynamisation de l’investissement privé…

– Les Orientations stratégiques sont justement les objectifs définis pour la Politique actionnariale de l’État. Les 7 orientations déterminent les 7 objectifs auxquels devra répondre la PAE tout au long de son élaboration puis de sa mise en œuvre. Les deux thématiques que vous citez en particulier correspondent respectivement aux Orientations stratégiques 3 et 5.

Pour ce qui est de la dynamisation de l’investissement privé et de la logique de complémentarité entre le portefeuille public et le secteur privé, on peut noter que les EEP du périmètre de l’ANGSPE, à forts enjeux socio-économiques, sont engagés aujourd’hui dans d’importants investissements, les incitant à explorer et mobiliser de nouveaux modes et sources de financement, dont les partenariats publics-privés (PPP), à travers des montages innovants impliquant le secteur privé.

A ce titre, le Maroc a connu des succès considérables dans le développement de son programme d’infrastructures qui ont été le fruit de ce type de partenariats avec le secteur privé sous différentes formes ayant permis de structurer d’importants projets : centrales solaires, port de Tanger-Med, projets de dessalement d’eau de mer, tramways de Casablanca et de Rabat, TGV, autoroutes, etc.

S’agissant du rôle du secteur des EEP en tant qu’acteur actif de l’équité territoriale, on peut citer la CDG qui joue un rôle significatif dans le développement territorial. L’investissement touristique de la CDG constitue par exemple un outil structurant pour stimuler l’activité économique locale et réduire les disparités territoriales en créant des emplois et en dynamisant les infrastructures. A travers sa filiale Madaëf, son véhicule d’investissement et de gestion d’actifs touristiques, la CDG œuvre pour le développement de l’infrastructure touristique, le soutien aux petites entreprises locales ou encore la promotion du tourisme durable.

Un autre exemple auquel je pense est le projet Nador West Med (NWM) qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale des ports à l’horizon 2030 et de la stratégie globale nationale de développement du secteur des transports. Les objectifs de ce projet visent à :

En termes d’impacts attendus et à l’image du rôle d’accélérateur de croissance joué par le port de Tanger-Med en faveur de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le projet de NWM impactera de façon durable le contexte économique et social et les infrastructures de l’Oriental. Et cela aussi bien en termes d’investissements générés que d’emplois créés.

Notre cap à tous est de faire aboutir le projet de Politique actionnariale de l’État d’ici mi-septembre

– L’État va-t-il se désengager de certains établissements et entreprises publics ?

– La PAE devra plutôt permettre à l’État de mener une politique de gestion stratégique et dynamique de ses participations publiques et d’opérer un réel arbitrage entre la politique d’investissement de l’État et les opportunités de son désengagement éventuel de certaines entités du secteur public. C’est donc d’une vision globale de gestion active du portefeuille public et d’une analyse contextuelle approfondie de chaque établissement et entreprise public, qu’il s’agit.

Rappelons que la toute première Orientation stratégique telle qu’approuvée par le Conseil des ministres indique que « la Politique actionnariale de l’État doit soutenir, durablement et de manière dynamique, les efforts de l’État pour la consolidation de la souveraineté nationale, en particulier dans les secteurs énergétique, hydrique, sanitaire, alimentaire, numérique, environnemental, de connectivité et de mobilité ».

D’un autre côté, la réforme du secteur des EEP prévoit des mesures législatives pour la refonte du régime des privatisations qui permettront de moderniser et de mettre à niveau le dispositif existant à même d’optimiser les opérations sur le capital et de favoriser le désengagement de l’État, quand les conditions sont réunies, de certaines activités concurrentielles. Ce chantier de réforme est piloté conjointement par le ministère de l’Economie et des finances et l’ANGSPE.

L’ANGSPE veillera à la rentabilité globale du portefeuille en définissant la position de l’État actionnaire dans le capital des entreprises publiques

La première étape, donc, est l’identification du potentiel des opérations de transfert au secteur privé et ce, dans le cadre, comme je l’ai dit, d’une vision globale de gestion des participations de l’État. A cet effet, l’ANGSPE proposera, conformément à la loi n° 82-20, de sa propre initiative ou à la demande de l’autorité gouvernementale chargée des transferts d’entreprises publiques au secteur privé, les opérations de privatisation à mettre en œuvre conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Mais cela ne se fera qu’à l’issue d’une analyse approfondie menée par l’Agence sur la pertinence pour l’État actionnaire, et conformément à la Politique actionnariale de l’État, d’envisager ou pas un désengagement progressif des secteurs concernés, tout en veillant à préserver le rôle social de l’État, le cas échéant, par le biais d’une contractualisation avec le secteur privé. Pour garantir cette gestion dynamique du portefeuille public, l’ANGSPE veillera à la rentabilité globale du portefeuille en définissant la position de l’État actionnaire dans le capital des entreprises publiques, avec la distinction suivante :

– Maintenant que les orientations sont approuvées, quelle est l’étape suivante ? Le ministère des Finances a-t-il déjà commencé à travailler pour établir la Politique actionnariale de l’État ?

– À l’issue du Conseil des ministres, le travail d’élaboration de la Politique actionnariale de l’État et de la feuille de route qui en découle commence immédiatement. C’est l’ANGSPE qui est en charge de ce travail, avec l’objectif de le soumettre pour validation lors de son prochain Conseil d’administration.

L’étape suivante est la tenue de l’instance de concertation, conformément à l’article 22 de la loi 82-20, qui donnera son avis. Une fois les remarques et recommandations de l’instance intégrées au projet de PAE et à sa feuille de route, ces dernières seront soumises par l’autorité gouvernementale en charge des finances à l’approbation du Conseil de gouvernement. L’Agence assurera ensuite le déploiement de la PAE selon la feuille de route validée.

Notre cap à tous est de faire aboutir le projet de Politique actionnariale de l’État d’ici mi-septembre.

Pour rappel, dès son opérationnalisation, l’ANGSPE, avec l’appui du ministère de l’Economie et des finances, a procédé à un large diagnostic de l’exercice de la fonction actionnariale de l’État à travers une démarche de concertation qui a inclus l’ensemble des parties prenantes concernées.

L’entrée en bourse de l’ANGSPE n’est pas envisagée

– Quel est votre commentaire sur la situation globale des EEP, notamment les résultats et indicateurs de performance des EEP relevant de l’ANGSPE ?

– Les EEP jouent un rôle stratégique dans le développement économique et social du Royaume. Ils ont contribué de façon importante aux grandes réalisations récentes de l’économie nationale telles que le développement d’une infrastructure portuaire de premier rang international, l’essor de l’industrie automobile marocaine, la construction de la première ligne ferroviaire à grande vitesse africaine et le soutien à la sécurité alimentaire mondiale par des engrais phosphatés.

A fin 2023, le portefeuille public, composé de 273 établissements publics, 45 sociétés anonymes à participation directe du Trésor et 518 filiales ou participations publiques, a affiché des performances significatives malgré un contexte encore fragilisé par les effets des crises successives et augure d’une forte résilience et d’une bonne reprise des activités. Le périmètre de l’ANGSPE compte 21% des entités composant le portefeuille public et intègre près de 97% du total des filiales et participations publiques.

Les investissements réalisés par les EEP totalisent, en 2023, 89,9 milliards de DH, soit un taux de réalisation de 71% par rapport aux prévisions de l’exercice et marquant une hausse de 17% par rapport à 2022. La grande part de ce volume (74%) est réalisée par les EEP relevant du périmètre de l’Agence. En termes de prévisions de clôture 2024, le volume global d’investissement s’élèverait à 95,76 MMDH.

Le chiffre d’affaires global du secteur des EEP s’est établi en 2023 à 305,4 MMDH, en baisse de 8% par rapport à 2022, mais avec des prévisions de clôture, au titre de l’exercice 2024, d’un chiffre d’affaires de 358,3 MMDH, en hausse de 17% par rapport à 2023.

Les résultats nets se sont établis, en 2023, à 12,5 MMDH contre 1,1 MMDH en 2022, et avec des prévisions de clôture, au titre de l’exercice 2024, de l’ordre de 38,9 MMDH.

Enfin, en matière de contribution au budget général de l’État, les versements réalisés à fin 2023, en termes de contributions et dividendes, ont atteint 15.594 MDH, soit un taux de réalisation de 64% par rapport aux prévisions initiales. Les principaux contributeurs sont l’OCP (7.441 MDH), l’ANCFCC (4.000 MDH) et Bank Al-Maghrib (937 MDH).

– Envisage-t-on une entrée en bourse de la holding ANGSPE ?

– L’entrée en bourse de l’ANGSPE n’est pas envisagée. L’ANGSPE, aux termes de la loi n° 82-20, a pour principales missions de veiller aux intérêts patrimoniaux de l’État actionnaire, gérer les participations de l’État et assurer le suivi et l’appréciation des performances des 57 EEP relevant de son périmètre.

Créée dans un premier temps sous forme d’établissement public, l’ANGSPE est amenée à se transformer, à l’horizon 2026, en société anonyme à l’instar des 15 établissements publics de son périmètre.

Par ailleurs, la loi 50-21 relative à la réforme des EEP stipule que « l’État actionnaire prendra les mesures nécessaires pour lui transférer, progressivement, en pleine propriété, les participations qu’il détient dans les entreprises publiques et les sociétés concernées », permettant ainsi à l’ANGSPE d’exercer son rôle d’actionnaire au sein de son périmètre et de s’ériger en tant que holding dont les filiales sont les actuels établissements et entreprises publics relevant de son périmètre.

L’examen de l’opportunité de créer un pôle bancaire et financier public est d’actualité

– La restructuration de certains EEP est un sujet à la fois essentiel et sensible. Quels sont les changements prioritaires à ce niveau ? Où en est notamment le projet de restructuration de l’ONDA, de l’ONCF et de l’ONHYM ?

– En effet, l’un des axes majeurs de la réforme des EEP est l’engagement de la restructuration de certains EEP. La loi-cadre n° 50-21 relative à cette réforme prévoit différentes formes d’opérations de restructuration et a introduit des dispositions innovantes dans ce sens. Cela comprend notamment :

Ces opérations de restructuration sont à mettre en œuvre sur une période de 5 ans (2021-2026). Un ambitieux programme a été à ce titre identifié et largement entamé, dont en particulier :

– La transformation des établissements publics marchands en société anonyme. A cet égard, des travaux intensifs ont été menés de concert avec les EEP prioritaires concernés (OMPIC, MAP, FEC, ONDA, ONHYM) et leur ministère de tutelle. De même, des études de positionnement ont été lancées pour arrêter le modèle économique des futures sociétés (ANP, ONEE, LOARC…).

– La mise en place du pôle public audiovisuel dont le schéma est arrêté et le déploiement assez avancé.

– Le rapprochement entre les EEP du secteur de l’énergie pour renforcer les synergies et optimiser l’action publique en matière de production et de transport.

– En ce qui concerne l’ONCF, un projet de contrat-programme est en cours de préparation et permettra de définir les voies de transformation de cet établissement public et de viabilisation de son modèle en perspective des projets structurants dans le secteur ferroviaire.

–   Pour l’ONHYM et l’ONDA, des projets de loi portant leur transformation en SA se trouvent en phase de finalisation de concert avec les parties prenantes concernées. L’objectif majeur de ces transformations est de les inscrire dans le cadre de la réforme en cours, permettant à l’État en tant qu’actionnaire de jouer pleinement son rôle de gestion et de pilotage stratégique.

– Qu’en est-il de la création d’un pôle bancaire et financier public ? Est-ce d’actualité ?

– L’examen de l’opportunité de créer un pôle bancaire et financier public est d’actualité. Cela s’inscrit parfaitement dans le cadre de la réforme en cours visant à assurer une meilleure valorisation des EEP de ce secteur et à les inscrire dans une logique de performance, de transversalité et de synergies, tout en soutenant les efforts consentis par l’État pour la mobilisation de nouvelles ressources de financement visant à consolider et à pérenniser leurs modèles de développement, en cohérence avec les objectifs de l’État actionnaire.

La création d’un pôle bancaire et financier public pourrait ainsi favoriser l’émergence d’acteurs actifs dans le développement des territoires, au service de l’inclusion financière, et d’assurer un meilleur portage des obligations de service public et des missions d’intérêt général portées par les EEP de ce secteur.

 

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Attijariwafa bank, banque la plus active sur le marché des bons du Trésor en 2023

​Ce classement, qui est établi sur la base de l’évaluation de l’activité de ces banques, prend en considération la qualité d’animation des marchés primaire et secondaire des bons du Trésor et de participation aux opérations de gestion active de la dette intérieure, le respect des engagements de cotation électronique des bons du Trésor et la qualité du conseil fourni et des informations communiquées par lesdites banques à la Direction du Trésor relevant du ministère.

Sur cette base, le classement du ministère des banques IVT les plus performantes au titre de l’année 2023 ressort comme suit :

– 1re : Attijariwafa bank ;
– 2e : Banque Centrale Populaire ;
– 3e : Société Générale Maroc.

La FM6SS prépare des investissements massifs dans la santé à l’horizon 2026

La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé entre en action moins d’un an après la complétion de son cadre légal.  Après la publication du Dahir de promulgation de sa loi (23-23), place aujourd’hui aux projets.

Ce ne sont pas moins de 6 Complexes Hospitaliers Universitaires ou Provinciaux qui sont dans le pipe.

Ainsi sur la période 2024-2026, la fondation compter investir dans la mise en place d’un CHU à Rabat, d’un autre à Dakhla et d’un troisième à Saïdia. Un CHU à Er Rachidia n’est pas exclu.

Sont également prévus des CHP à Smara, Bouarfa et Taza. Montant estimé de l’investissement : plus de 13 milliards de dirhams à financer intégralement ou partiellement par le recours à la dette bancaire.

La fondation est une institution d’utilité publique, à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a bénéficié, selon nos sources, d’une convention avec le ministère de l’économie et des finances qui prend en charge l’intégralité du service de la dette engagée par cette opération.

Discrète jusqu’à présent, la Fondation FM6SS, selon le texte de loi qui lui a donné naissance, « a pour vocation de contribuer, en collaboration avec les administrations et les organismes concernés, à la promotion des soins, au développement de l’enseignement et de la formation ainsi que de la recherche et de l’innovation ».

Parmi ses missions, on peut lire dans la loi qu’elle peut créer des établissements de soins, dont des complexes hospitalo-universitaires et gérer les établissements de soins qu’elle crée ainsi que tout autre établissement de même nature.

Pour ce faire, «la Fondation est habilitée à créer des sociétés ou prendre des participations dans leur capital et à tisser des liens de coopération avec tout organisme, association, établissement ou administration poursuivant au Maroc ou à l’étranger des buts similaires, notamment la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltan et la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd».

Elle peut aussi se faire financer par les revenus des biens Habous constitués à son profit ; des revenus des biens meubles et immeubles qui forment son patrimoine ; des produits de ses prestations ; des revenus issus de ses prises de participations dans le capital des sociétés ; ainsi que des subventions de tout organisme national ou international, privé ou public, des dons et legs ; etc.

Elle a, par ailleurs, un cadre de gestion souple. Ainsi selon son article 13, elle « n’est pas soumise aux dispositions de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes ».

Avec tous ces atouts, la Fondation se positionne clairement comme l’un des acteurs clés d’une nouvelle architecture du système de soins national. Un acteur privé à but non lucratif, avec les moyens publics tout en adoptant la gestion et les prestations du privé.

Ciment : les livraisons en hausse de 6,5% à fin janvier 2024

Par segment, les livraisons destinées à la distribution se sont situées à 648.341 tonnes, suivies de celles adressées au BPE (béton prêt à l’emploi) avec 248.132 tonnes, au PREFA (béton préfabriqué) avec 109.906 tonnes, au bâtiment (53.181 tonnes), à l’infrastructure (744.83.816 tonnes) et aux mortiers (4.812 tonnes), précise le ministère dans sa note mensuelle sur l’évolution des livraisons de ciment.

Ces statistiques découlent des données internes des membres de l’Association professionnelle des cimentiers (APC), à savoir Asment Temara, Ciments de l’Atlas, LafargeHolcim Maroc et Novacim (membre depuis janvier 2024), fait savoir la même source.

Lancement des travaux d’élaboration de la Stratégie nationale de développement de l’économie bleue

Cette première session, qui a réuni des représentants clés de divers ministères, agences et offices publics, tous engagés dans la mise en place d’une économie bleue robuste, inclusive et durable, a été consacrée à l’examen et à la validation du plan de travail de la Commission interministérielle pour l’économie bleue (CIDEB) et de la note d’orientation stratégique pour la SNEB, indique un communiqué du ministère de l’Economie et des finances.

Lors de cette réunion, les discussions ont porté sur divers aspects cruciaux tels que la définition du champ d’intervention de l’EB, l’importance de la planification régionale, et la nécessité de développer un cadre conceptuel unifié pour l’EB au Maroc.

Elle a également été l’occasion de souligner l’importance de la synergie entre les différents secteurs et régions, et la mise en place de mécanismes efficaces pour surmonter les défis existants. C’est ainsi que la SNEB, qui est un projet ambitieux visant à libérer le potentiel économique, social et environnemental des zones côtières et marines du Royaume, s’appuiera sur le développement de clusters côtiers à même d’assurer cette collaboration intersectorielle aux niveaux central et régional.

À cette occasion, Youssef Farhat, coordonnateur principal du programme pour le développement de l’EB et adjoint au directeur du Budget chargé de la coordination des structures de financement au ministère de l’Economie et des finances, a souligné l’importance de cette initiative, qui s’aligne sur les orientations stratégiques nationales et la Vision royale, visant à faire du Maroc un hub maritime de premier plan, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

Il a mis en avant la nécessité d’adopter une démarche collaborative et consultative, intégrant toutes les parties prenantes pour garantir le succès de cette stratégie.

(Avec MAP)

Un projet de cadre réglementaire unifié au profit des fonctionnaires du MEF

L’élaboration de ce projet de décret intervient « au regard de la multiplicité des prérogatives du ministère et de la diversité de ses interventions dans divers domaines économiques et sociaux, notamment la définition des politiques financières et fiscales et l’accompagnement de la pérennité et du développement des ressources du Trésor, visant à assurer la sécurité financière de notre pays », indique un communiqué du ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement…

Ainsi, ce décret vise à permettre aux fonctionnaires du ministère de l’Economie et des finances de disposer d’un cadre réglementaire unifié qui répond à la spécificité des missions qui leur sont confiées, selon les prescriptions législatives et réglementaires en vigueur.

Il a également pour objectif de soumettre une partie de la rémunération prévue, conformément aux dispositions de la loi de finances n° 100.14 de 2015, au prélèvement pour retraite.