Nouvelles nominations au ministère de l’Agriculture

Au ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts – département de l’Agriculture :

– Majid Lahlou : inspecteur général.

– Zakaria El Yaakoubi : directeur de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole, un poste précédemment occupé par Ahmed El Bouari, actuel ministre de l’Agriculture.

– Hicham Rahali : directeur général de l’Office national du conseil agricole.

– Jaouad Bahaji : président du Conseil général du développement agricole.

Au département de la Pêche maritime :

– Brahim Boudinar : secrétaire général, succédant à Zakia Driouich, la secrétaire d’Etat chargée de la Pêche Maritime auprès du même ministère.

– Abdellah El Moustatir : directeur de la Pêche maritime.

– Hassan El Filali : directeur des affaires générales et juridiques.

– Ilham Mennouni : directeur de la stratégie et de la coopération.

– Mohamed Najih : directeur de l’Institut national de recherche halieutique.

D’autres nominations ont été approuvées au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Slimane Mahdad : directeur du budget et des affaires générales.

Au ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports :

– Houcine Kodad : inspecteur général au département de l’Éducation nationale et du préscolaire.

Augmentation du nombre de places dans les établissements universitaires à accès limité

Selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, le nombre total de places disponibles pour la rentrée 2024-2025 a atteint 56.075 réparties sur 83 établissements. Le nombre de candidatures a atteint 670.545, parmi lesquelles 138.995 ont été présélectionnées, et 98.494 candidats ont passé les concours.

Pour les 13 facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, 4.882 places ont été ouvertes aux concours. Le nombre de candidatures pour ces facultés est de 109.698, avec 49.843 candidats présélectionnés et 37.685 présents aux concours.

En ce qui concerne les 13 écoles nationales des sciences appliquées, 4.060 places ont été ouvertes, avec 87.741 candidatures, 30.382 présélections et 22.133 candidats présents aux concours.

Les écoles nationales de commerce et de gestion, au nombre de 12, ont ouvert 4.460 places, avec 106.639 candidatures, 41.548 présélections et 28.810 candidats présents aux concours.

Pour les écoles nationales supérieures des arts et métiers (3 établissements), 1.030 places ont été ouvertes, avec 83.047 candidatures, 17.222 présélections et 9.866 candidats présents aux concours.

Les facultés des sciences et techniques (8 établissements) ont ouvert 10.750 places pour 129.808 candidatures, tandis que les écoles supérieures de technologie (20 établissements) ont ouvert 12.800 places pour 153.612 candidatures. Enfin, le cycle de licence en éducation (14 établissements) a ouvert 18.093 places.

D’autre part, le ministère a précisé que 4.353 places ont été ouvertes pour les classes préparatoires d’accès aux grandes écoles d’ingénieurs (44 établissements) pour 5.209 candidatures, et 1.240 places pour celles d’accès aux grandes écoles de gestion (14 établissements) pour 1.581 candidatures.

Dans ce contexte, le ministère a adopté la plateforme nationale d’orientation et d’inscription post-baccalauréat comme unique plateforme pour la soumission et la gestion des candidatures. Les résultats des concours ont été annoncés entre le 29 juillet et le 5 août.

Les institutions concernées procèdent actuellement à l’inscription des étudiants admis sur les listes principales et organiseront l’inscription des candidats sur les listes d’attente soit en août, soit début septembre.

Les candidats sont invités à consulter régulièrement leur espace privé sur la plateforme numérique pour confirmer leur acceptation et suivre les propositions d’inscription, précise le ministère.

Pour les facultés des sciences et techniques et les écoles supérieures de technologie, dont les résultats de la sélection ont été annoncés le 4 août, les inscriptions se feront les 3 et 4 septembre 2024.

La plateforme numérique www.cursussup.gov.ma reste ouverte pour les candidats souhaitant accéder au cycle de licence en éducation, avec un test oral prévu entre le 9 et le 14 septembre 2024, conclut le communiqué du ministère.

Un nouveau programme de formation en alternance entre le ministère de l’Enseignement supérieur et « Capgemini »

Signé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui et la présidente du Country Board de Capgemini au Maroc, Badra Hamdaoua, cet accord ambitionne de renforcer les compétences des étudiants en ingénierie et en technologies de l’information.

Inscrit dans le cadre du déploiement opérationnel du nouveau modèle pédagogique, porté par le PACTE ESRI-2030 et qui consacre une place de choix à la formation par alternance entre l’université et l’entreprise, cet accord devra permettre, selon ses promoteurs, de répondre aux besoins sans cesse croissants de l’écosystème numérique et technologique au Maroc en termes de capital humain hautement qualifié. Les étudiants bénéficieront ainsi d’une expérience professionnelle enrichissante tout en poursuivant leurs études supérieures.

Ce programme vise à maximiser l’impact sur la formation et l’insertion professionnelle des étudiants. En collaboration avec les établissements de formation, Capgemini s’engage à adapter les programmes d’alternance aux besoins actuels et futurs de l’écosystème IT et des services d’ingénierie, alignant ainsi les compétences des étudiants avec les exigences du marché du travail et contribuant à l’émergence de nouveaux métiers.

Les alternants bénéficieront d’un encadrement personnalisé et de formations adaptées, ainsi que d’un soutien continu pour leur insertion professionnelle, incluant des ateliers de coaching. Capgemini s’engage également à mener des campagnes de sensibilisation aux métiers de l’ingénierie et des technologies et à organiser des visites de sites et des journées portes ouvertes pour les étudiants et les formateurs, renforçant ainsi leur préparation et leur intégration dans le monde professionnel.

Pour M. Miraoui, « Ce partenariat avec Capgemini représente un jalon supplémentaire sur la voie du rapprochement entre l’écosystème universitaire et le secteur industriel », ajoutant dans son allocution qu’il s’inscrit dans le droit fil de la priorité accordée à l’amélioration de la qualité du capital humain, véritable richesse du Royaume.

Soulignant que l’alternance constitue un puissant levier pour renforcer les compétences pratiques des étudiants et pour préparer une nouvelle génération de talents en mesure de relever les défis technologiques actuels et futurs, il a fait état de l’ambition, à travers ce partenariat, d’offrir l’opportunité aux étudiants de relayer les connaissances théoriques acquises par une expérience pratique et valorisante dans un environnement professionnel innovant.

Pour sa part, Mme Hamdaoua a mis en avant l’importance du capital humain en tant que levier essentiel de renforcement de la compétitivité du tissu productif et vecteur clé pour son attractivité, indiquant que ce partenariat reflète l’expertise accumulée par Capgemini dans le domaine des technologies.

Et de conclure en assurant que ce programme offrira aux futurs stagiaires une opportunité unique de se former aux technologies en milieu professionnel, d’acquérir des compétences pratiques et de contribuer ainsi activement à la construction d’un avenir meilleur.

Capgemini est une entreprise de services du numérique qui rassemble 340.000 collaborateurs dans plus de 50 pays. Elle propose des services et solutions de bout en bout, allant de la stratégie et du design jusqu’à l’ingénierie, en tirant parti de ses compétences de pointe en intelligence artificielle, en cloud, et en data, ainsi que de son expertise sectorielle et de son écosystème de partenaires.

(Avec MAP)

Etudes de médecine : de nouveaux avantages concédés aux futures blouses blanches

« Concernant la situation actuelle que connaissent les facultés de médecine et de pharmacie, et dans le cadre du dialogue continu avec les représentants des étudiants de ces facultés, une réunion a eu lieu le 15 février 2024 avec la participation de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et du ministère de la Santé, des doyens des facultés de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie et des représentants des étudiants », lit-on dans un communiqué conjoint des deux ministères.

De nouveaux acquis concédés aux futures blouses blanches

Le communiqué conjoint cite les nouveaux avantages accordés et concédés, aux termes de la réunion du 15 février, aux futures blouses blanches.

« Dans ce contexte, les deux ministères informent les étudiants et l’opinion publique des points suivants :

– La durée des études pour le doctorat en médecine est de 6 ans, conformément à la décision n°2175.22 du ministre de l’Enseignement supérieur en date 4 août 2022, modifiant et complétant la décision n° 2174.18 du ministre de l’Éducation nationale en date du 9 janvier 2019, approuvant le cahier des charges pédagogiques nationales du diplôme de docteur en médecine ;

Augmentation du montant des indemnités pour la sixième année de formation en vue du diplôme de docteur en médecine, équivalent au montant des indemnités de la dernière année de formation dans le système précédent ;

Possibilité de travailler dans les groupes de santé territoriaux selon l’indice 509 pour les titulaires du diplôme de docteur en médecine, sans la signature d’un engagement dans le temps, permettant la poursuite du travail ou la démission sans aucune condition ou restriction ;

– Activation de la réforme pédagogique pour la spécialité (troisième cycle) en médecine, médecine dentaire et pharmacie d’ici janvier 2025 ;

Maintien de l’internat et du résidanat ;

Unification des statuts juridiques des résidents tout en travaillant pour préserver les acquis et la réduction de la durée de l’engagement de 8 à 3 ans pour la promotion 2025 et au-delà. Chaque résident, après la fin de la période d’engagement de 3 ans, peut continuer à travailler sur sa demande.

– Les résidents bénéficieront d’un salaire mensuel équivalent à l’indice 509, ainsi que des autres indemnités spécifiées dans la loi relative aux métiers de la santé ;

Programmation des terrains de stages hospitaliers qui seront approuvés par les commissions régionales mixtes de coordination de la formation dans les métiers de la santé ;

Augmentation du nombre de postes financiers alloués au concours de résidanat pendant l’année de transition (janvier 2026). »

« Conscients de l’importance de la qualité de la formation en médecine, médecine dentaire et pharmacie, les deux ministères continuent de travailler sur les étapes finales de la réforme pédagogique du cycle de formation de la spécialité en médecine, en coordination avec les doyens des facultés de médecine et de pharmacie, ainsi qu’avec les enseignants dans ces facultés à travers le Syndicat national de l’enseignement supérieur et les conseils des établissements et leurs structures », conclut le communiqué.

Une prise de décision unilatérale selon les étudiants en médecine 

Les étudiants en médecine déplorent néanmoins l’absence d’une implication réelle du corps étudiant dans les discussions, soulignant que les avantages cités ci-haut n’ont pas été réellement abordés lors de la réunion du 15 février. Ils contestent par ailleurs le refus des ministères de tutelle de procéder à la révision de la réduction de la durée de la formation en médecine, l’une de leurs principales revendications.

« On ne peut pas parler, proprement dit, d’un accord entre ministères et étudiants. La réunion du 15 février n’a pas abouti à un PV en raison du refus des deux ministères de tutelle de discuter notre position concernant la décision de réduire la durée de la formation en médecine de sept à six ans, qu’ils considèrent comme irréversible, n’ouvrant la voie qu’à la discussion des détails de sa mise en œuvre », explique à Médias24 une source de la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et en pharmacie du Maroc.

« Nous rappelons que tout accord entre la Commission nationale et les deux ministères est officialisé par un procès-verbal d’accord, approuvé lors d’une assemblée générale par les étudiants et signé par les représentants des ministères d’une part, et par les représentants des étudiants au sein de la Commission nationale d’autre part », précise notre source.

« Les autres points du dossier revendicatif n’ont pas été réellement abordés. Ils ont pourtant figuré dans le communiqué conjoint qui, en outre, manque de clarté, notamment en ce qui concerne le maintien ou non des postes bénévoles pour les résidents et la forme retenue pour l’internat, qui entraîneront beaucoup de problèmes par la suite. Nous avons été surpris par la publication de ce communiqué dont nous découvrons aujourd’hui les détails au même titre que l’opinion publique », déplore cette dernière.

Maintien du boycott ouvert jusqu’à nouvel ordre 

« Le boycott ne sera pas levé sans l’approbation de tous les étudiants. Si les étudiants jugent que c’est suffisant pour la levée du boycott, la Commission procédera dans ce cas-là à un vote à l’issue d’une assemblée générale », poursuit notre source.

Notre source nous révèle que la nouvelle session des examens partiels, programmée courant février, a été boycottée avec succès dans l’ensemble des facultés de médecine et de pharmacie du pays. « Seuls les étudiants étrangers ont passé les examens. Pour le cas de la ville de Rabat, ces derniers n’ont toujours pas eu lieu. Ils sont prévus pour la semaine prochaine », conclut-elle.

Les étudiants en médecine maintiennent un boycott ouvert jusqu’à nouvel ordre

Après le boycott des examens, voici le boycott des études. C’est la décision annoncée par la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie du Maroc (CNEMEP), qui a tenu ce lundi 29 janvier une conférence de presse.

Objectifs : présenter la situation des étudiants dans les différentes facultés publiques de médecine et de pharmacie du Maroc et sensibiliser aux fake news qu’ils jugent répandues concernant le boycott des études de médecine.

97% des étudiants en médecine ont voté en faveur du boycott ouvert

« Le boycott ouvert a été décidé en concertation avec tous les étudiants. En effet, 97% des étudiants en médecine ont voté pour le boycott ouvert des cours théoriques, des examens et des stages hospitaliers. Toute mesure initiée, y compris celles à venir, est décidée par l’ensemble des étudiants », explique la Commission.

« Les étudiants en médecine ont décrété un boycott ouvert, d’abord compte tenu de l’absence de visibilité concernant le troisième cycle alors que l’accord signé entre les étudiants et les deux ministères de tutelle en 2019 stipulait qu’il serait procédé à la conception des modalités du troisième cycle en concertation avec les étudiants, sans oublier de mentionner les problèmes liés aux stages hospitaliers », poursuit-on.

« À peine nous sommes-nous attaqués à ces problématiques que les ministères de tutelle ont décidé, unilatéralement et sans concertation avec les étudiants, de l’effectivité de la réduction de la durée de la formation en médecine, qui est passée de 7 à 6 ans, et de l’augmentation des sièges pédagogiques en médecine, laquelle a aggravé la surpopulation au sein des amphithéâtres, la saturation des terrains et l’insuffisance des terrains de stage », déplorent les représentants des futures blouses blanches.

« Des réunions ont été tenues avec les ministères, qui nous avaient assuré qu’ils apporteraient des solutions à nos revendications, mais les délais promis n’ont pas été respectés. Ces réunions ont abouti à une proposition ministérielle que 99,8% des étudiants ont refusée. Les étudiants, qui ont dès lors décidé de la poursuite du boycott ouvert, s’attendaient en effet à des solutions plus réalistes« , ajoute-t-on de même source.

Le boycott ouvert maintenu

Jointe par Médias24, Narjiss El-Hillali, membre de la CNEMEP, souligne qu' »aucune réunion ministérielle n’a été tenue depuis le 20 décembre 2023. Une marche nationale a été prévue le 19 janvier à partir du ministère de la Santé. Les autorités n’ont malheureusement pas permis aux étudiants d’y participer. La marche s’est muée en un in sit-in devant le Parlement, qui a finalement connu une grande réussite », avance notre interlocutrice.

« Un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur a été publié la veille de la marche du 19 janvier. Il prétendait avoir répondu concrètement à plus de 95% de nos revendications. Les étudiants estiment que les points les plus importants du dossier revendicatif n’ont pas été traités et n’ont même pas été discutés lors des réunions ministérielles », ajoute-t-elle.

« Une conférence de presse s’est tenue ce lundi 29 janvier pour clarifier la situation actuelle, présenter le dossier revendicatif et corriger les propos erronés diffusés à travers les canaux officiels et lors de sorties médiatiques. Des sit-in locaux ont également été organisés ce lundi pour manifester la colère [des étudiants, ndlr] concernant la décision de programmer des réunions de conseil d’établissement, dictée par les ministères au réseau des doyens des facultés afin de convaincre les étudiants de rejoindre les facultés et de passer les examens », conclut Narjiss El-Hillali.

https://medias24.com/2024/01/05/les-etudiants-en-medecine-en-boycott-ouvert-les-examens-reportes-jusqua-nouvel-ordre/

https://medias24.com/2023/12/05/le-flou-persiste-autour-des-etudes-en-medecine-un-an-apres-la-reduction-de-la-duree-de-formation/

L’accès aux musées relevant de la FNM désormais gratuit pour les étudiants

Signée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, et le directeur de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, cette convention s’inscrit dans le sillage des choix transformateurs opérés dans le cadre du PACTE ESRI-2030, qui place la capacitation et l’apprentissage tout au long de la vie au cœur de ses objectifs prioritaires.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, Abdellatif Miraoui a indiqué que cette initiative, qui vise à établir des ponts entre l’écosystème universitaire et les musées, constitue un acte de démocratisation, favorisant une accessibilité élargie à l’art et à la culture, en ouvrant les portes des musées nationaux sans frais aux étudiants, au corps professoral et au personnel administratif du ministère de l’Enseignement supérieur.

Pour sa part, le président de la FNM, Mehdi Qotbi, a affirmé que la Fondation accorde une attention particulière à l’épanouissement culturel des jeunes, en les encourageant à s’approprier leur patrimoine et à s’ouvrir sur l’histoire des autres cultures.

À travers ce partenariat, les étudiants auront l’occasion de découvrir et de comprendre leur héritage de manière immersive et éducative, sachant que les musées constituent un instrument d’ouverture, de connaissance et de savoir, a-t-il indiqué.

Cette initiative entre en vigueur à partir de ce jeudi 14 décembre, nous précise le ministère. L’accès aux musées est accordé sur simple présentation des titres de circulation, tels que la carte d’étudiant, la carte professionnelle et le permis ou l’attestation de travail du ministère pour le corps enseignant et administratif.

Cette nouvelle convention s’ajoute à celle signée en mars 2022, qui offrait aux élèves et au corps enseignant l’accès gratuit, les mercredis et vendredis, à tous les musées du Royaume.