L’ONCF, l’ONDA et la SNTL s’associent à la FRDISI pour promouvoir l’innovation dans le transport

Trois conventions spécifiques de partenariat entre le ministère du Transport et de la logistique et la Fondation de recherche, de développement et d’innovation en sciences et ingénierie (FRDISI) ont été signées, le 14 mai à Rabat, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, et le Conseiller du Roi et président de la FRDISI, André Azoulay.

Ces accords, qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la convention-cadre conclue en juin 2024 entre les deux parties, visent à promouvoir la recherche scientifique et technologique dans le secteur du transport et de la logistique.

La première convention, signée entre l’Office national des chemins de fer (ONCF) et la FRDISI, porte sur le développement et la mise en œuvre de systèmes de gestion des transports intermodaux basés sur l’intelligence artificielle (IA), ainsi que sur l’automatisation des procédés de détection et de localisation des défauts de surface sur les trains à grande vitesse.

La deuxième convention, scellée entre l’Office national des aéroports (ONDA) et la FRDISI, concerne l’optimisation des performances cognitives pour une vigilance accrue et une sécurité renforcée dans le contrôle aérien et le pilotage assuré par l’ONDA, ainsi qu’une application mobile destinée à fournir des informations en temps réel et à assurer une gestion efficace des flux au sein des aéroports marocains.

Quant à la troisième convention, signée par la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) et la FRDISI, elle prévoit l’intégration de méthodes de « Machine Learning » dans l’optimisation et la maintenance prédictive des flottes de véhicules relevant de la SNTL.

(Avec MAP)

Code de la route : de nouveaux changements vont être introduits dans la loi 52-05

Après la promulgation du Code de la route en 2010, Abdessamad Kayouh s’apprête à lui donner un nouveau souffle. Cet avant-projet de loi, actuellement en consultation publique sur le site du SGG, s’inscrit dans une démarche globale visant à améliorer la réglementation en vigueur afin de combler certaines lacunes relevées au fil des années, et d’introduire de nouvelles mesures plus adaptées aux réalités du terrain.

Parmi les changements majeurs, le texte prévoit une refonte du système des permis de conduire, une révision des infractions et des sanctions, ainsi que des ajustements concernant la mise en fourrière des véhicules et le contrôle des équipements obligatoires.

Permis de conduire et formation des conducteurs

L’un des axes majeurs de cette réforme concerne l’obtention et l’usage du permis de conduire. Désormais, les titulaires d’un permis de catégorie « B » auront la possibilité de conduire certains véhicules nécessitant un permis de catégorie « C1« , après avoir suivi une formation spécifique en auto-école. Cette mesure vise à offrir plus de flexibilité aux professionnels et à adapter la réglementation aux évolutions du marché du transport.

Par ailleurs, une période probatoire de deux ans sera instaurée pour les nouveaux détenteurs du permis de catégorie « AM« , destiné aux cyclomoteurs. L’objectif est de renforcer l’apprentissage et la sensibilisation à la sécurité routière dès les premières années de conduite.

Un cadre plus strict pour les infractions et les sanctions

L’avant-projet de loi introduit des sanctions renforcées et une révision du système des amendes. Certaines infractions, comme le dépassement du poids total autorisé de plus de 10%, seront désormais considérées comme des délits. De plus, la liste des infractions entraînant le retrait de points sur le permis sera élargie, notamment pour les conducteurs ne respectant pas l’obligation de port du casque.

Autre nouveauté majeure : la suppression de la mise en fourrière systématique sur simple ordre administratif après constatation d’une infraction. Désormais, seules certaines situations spécifiques, comme le refus d’obtempérer aux forces de l’ordre ou la surcharge excessive de véhicules de transport en commun, justifieront cette mesure.

Nouvelles technologies et contrôle routier

Avec l’évolution technologique, le projet de réforme entend moderniser les méthodes de constatation des infractions. L’utilisation accrue des dispositifs de surveillance électronique et des outils numériques permettra une meilleure application de la loi et un suivi plus précis des comportements des conducteurs.

Le texte prévoit également de faciliter le paiement des amendes en prolongeant à 45 jours le délai accordé aux propriétaires de véhicules immatriculés au nom de personnes morales pour identifier le conducteur responsable d’une infraction.

En adaptant le Code de la route aux évolutions sociétales et technologiques, cette réforme vise à garantir une meilleure fluidité du trafic tout en renforçant la sécurité des usagers.

Abdessamad Kayouh réunit les professionnels du transport routier national de marchandises

Cette rencontre a constitué « une nouvelle étape » dans le renforcement de la concertation avec les professionnels du secteur, réaffirmant ainsi l’approche participative adoptée par le ministère en vue de « moderniser le secteur et d’accroître sa compétitivité », relève le ministère du Transport et de la logistique dans un communiqué.

Au cours de cette réunion, il a été procédé à la présentation de l’état d’avancement de la mise en œuvre des priorités précédemment définies, notamment en ce qui concerne le renforcement des mécanismes du contrôle de la surcharge, ainsi que l’intensification de la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’assurer l’application des dispositions du Code de la route.

Les échanges ont également porté sur les principaux défis et dossiers prioritaires pour l’année 2025, rappelle la même source, précisant que la mise en œuvre du Manifeste de fret en tant que dispositif réglementaire essentiel pour encadrer les opérations du secteur, le renforcement du contrôle de la surcharge, compte tenu de son risque sur la sécurité des usagers de la route et l’infrastructure routière et la compétitivité entre les professionnels, la régularisation de la situation des véhicules dont le poids total en charge est compris entre 3,5 et 19 tonnes, en plus de l’accélération de la mise en œuvre du programme de renouvellement du parc pour la période 2024-2026, ainsi que le suivi des nouveautés relatives à la modification du Code de la route et ce, dans l’objectif d’améliorer l’organisation du secteur.

Les discussions ont également porté sur « la fiscalité appliquée au secteur du transport routier de marchandises », notamment la proposition de la taxe forfaitaire sur les véhicules, en plus de la nécessité de mettre en place des mesures réglementaires pour encadrer le secteur du transport routier de marchandises pour compte propre, dans le but de limiter les pratiques illégales et de promouvoir une concurrence loyale entre les acteurs du secteur.

A l’issue de cette réunion, M.Kayouh a réaffirmé l’engagement du ministère à poursuivre le travail conjoint avec les professionnels et l’ensemble des parties prenantes, en vue d’instaurer « un écosystème moderne et durable du transport routier de marchandises », contribuant ainsi à la compétitivité de l’économie nationale et au positionnement du Maroc en tant que hub logistique régional et international, conclut le communiqué.

Construction « prochaine » d’une usine de rames de train au Maroc pour l’ONCF et le marché africain (ministre)

Ce projet, porté par l’Office national des chemins de fer (ONCF), inclut un appel à manifestation d’intérêt destiné aux constructeurs de matériel roulant ferroviaire, dans le but de créer une unité de production de rames automotrices autour de laquelle un écosystème ferroviaire sera développé.

Intervenant lundi à la Chambre des représentants, Abdessamad Kayouh a indiqué que cette usine permettra d’approvisionner l’ONCF en rames et de les exporter vers plusieurs pays africains.

Dans ce sens, le ministre a souligné que le nouveau contrat-programme État-ONCF, d’une enveloppe de 87 milliards de DH, vise à développer la ligne de train à grande vitesse (LGV) et à améliorer la qualité des lignes actuelles.

Ces projets sont de nature à contribuer à l’amélioration de la qualité des services de transport ferroviaire, a-t-il noté, ajoutant que « près de 53 millions de passagers ont été transportés en 2023 et que ce chiffre devrait atteindre 55 millions d’ici la fin de cette année « .

Évoquant les projets des lignes à grande vitesse, Abdessamad Kayouh a précisé que le TGV qui reliera Kénitra et Marrakech permettra de réduire la durée du voyage à seulement 3 heures.

Répondant à une autre question sur « le renforcement du réseau de transport ferroviaire », le ministre a mis en lumière les mesures prises par l’ONCF, notamment dans le cadre de son plan 2040 ayant permis l’élaboration d’un plan ambitieux de création de 1.300 km nouvelles lignes à grande vitesse et de 3.800 km de nouvelles lignes classiques pour relier 43 villes marocaines, contre 23 actuellement.

Ce plan permettra également d’assurer le transport ferroviaire à 87% de la population nationale, contre 51% actuellement, tout en créant 10 centres régionaux, a-t-il conclu.

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Le ministère du Transport lance une étude pour une charte nationale pour la mobilité

Cette étude vise d’abord à cerner tous les facteurs influençant la capacité et la qualité des déplacements des personnes à l’intérieur du Maroc dans les différents espaces urbains et extra-urbains, et couvrant tous les modes de transport routier, ferroviaire et aérien, peut-on lire dans les documents relatifs à ce marché.

Il s’agira ensuite de développer un cadre national pour une gouvernance intégrée et structurée des systèmes de mobilité et de transport, afin de répondre aux besoins futurs des citoyens marocains, poursuit la même source.

L’étude comporte les missions suivantes :

– Mission 1 : analyse diagnostique (3 mois)
– Mission 2 : définition de la vision, des principes et des objectifs de mobilité (2 mois)
– Mission 3 : élaboration de la charte nationale pour la mobilité inclusive et durable au Maroc (5 mois)

L’estimation des coûts pour la réalisation de cette étude est d’environ 7,5 millions de DH.

En février dernier, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait affirmé que les services du ministère planchaient sur l’actualisation de la Stratégie nationale de mobilité urbaine via l’élaboration d’une feuille de route nationale pour une mobilité durable à l’horizon 2040. L’objectif, avait expliqué le ministre, est d’établir une vision « claire et cohérente pour une mobilité urbaine durable » et un plan d’action réaliste lié à divers aspects tels que la gouvernance, le financement et les mécanismes de mise en œuvre.

M. Laftit avait également annoncé le lancement d’une étude pour un modèle économique de transport urbain et interurbain via les bus et les tramways.

Le Maroc et l’Allemagne renforcent leur coopération en matière de mobilité durable

Cette rencontre a été l’occasion de présenter les résultats du projet « TraCS : Advancing Transport Climat Strategies » qui vise le renforcement des politiques environnementales dans le secteur des transports et de lancer le projet « Improve: Introducing Measures, Pathways and Roadmaps for optimizing Vehicle Efficiency and Electrification » qui a pour objectif l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules au Maroc.

Cet événement a été marqué par la signature de deux conventions visant la pérennisation des échanges de données du système de mesure, de reporting et de vérification des émissions des gaz à effet de serre du secteur de transport terrestre (système MRV). Ces conventions ont été signées par le ministère du Transport et de la logistique, l’Office national des chemins de fer, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), la Société nationale des transports et de la logistique, ainsi que par l’Association des importateurs des véhicules au Maroc.

Le projet « TraCS » a permis, selon les intervenants, de renforcer la contribution du secteur des transports à la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et d’améliorer l’accès et l’utilisation des données afférentes au transport terrestre. Ce projet a aussi contribué à pérenniser l’exercice de collecte, d’analyse et de traitement des données d’activités des véhicules, à réaliser un inventaire périodique du GES et à produire des indicateurs et formuler des recommandations permettant d’aider à mieux cibler et à planifier les objectifs et les mesures dans ce domaine à travers des conventions.

Compte tenu des résultats positifs du projet « TraCs », un nouveau projet de coopération dénommé « Improve » a été lancé. Son objectif : l’amélioration de l’efficacité énergétique du parc des véhicules au Maroc. Il s’assigne ainsi comme objectifs d’introduire des voies et des feuilles de route pour optimiser l’efficacité de l’électrification des véhicules et d’accompagner les pouvoirs publics à introduire des mesures réglementaires et fiscales ambitieuses afin d’accroître l’efficacité énergétique des flottes et de favoriser la transition vers les véhicules zéro émission.

(Avec MAP)

« Challah », le nouveau pétrolier marocain réceptionné à Casablanca

« Ce navire, propriété de la société Petrocab, aura un rôle important dans l’acheminement des hydrocarbures dans plusieurs régions du pays, avec une capacité totale d’environ 30.700 T« , assure dans un communiqué Mohammed Abdeljalil, ministre du Transport et de la logistique.   

Baptisé « Challah » en hommage à l’un des plus anciens sites archéologiques du Royaume, ce pétrolier « représente un investissement important également sur le plan du commerce international », assure M. Abdeljalil. 

Le nouveau pétrolier a été livré par la société sud-coréenne de construction navale et d’ingénierie Daesun, lors d’une cérémonie qui a eu lieu le vendredi 30 septembre dernier, en Corée du Sud, en présence de l’ambassadeur du Royaume en Corée du Sud, Chafik Rachadi.