Mohamed Boudrika. La peine de 5 ans confirmée en appel

La cour d’appel de Casablanca a tranché ce mercredi 26 novembre dans l’affaire de Mohamed Boudrika.

Jugé en appel, depuis le 11 août, pour “escroquerie”,faux et usage de faux”, et “émission de chèques sans provision”, l’ancien parlementaire (RNI) a vu sa peine de 5 ans de prison ferme confirmée en appel.

Pour rappel, le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ avait condamné l’ex-président du Raja Club Athletic, le 1er juillet 2025, à une peine de cinq ans de prison ferme et au versement d’une amende de 500.000 DH, assortie d’une interdiction d’émission de chèque pendant un an.

Mohamed Boudrika. Démarrage du procès, libération provisoire refusée

Mohamed Boudrika ne sera pas libéré le temps de son procès. C’est ce qu’a décidé le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ, ce mardi 10 juin.

Lors de cette première audience, les avocats de Mohamed Boudrika ont demandé à ce que leur client soit libéré provisoirement. Mais selon une source proche du dossier, cette demande a été refusée. Il sera donc maintenu en détention préventive, à la prison locale de Oukacha.

En tout cas, ce mardi 10 juin marque le démarrage d’un procès très attendu. Les autorités marocaines avaient attendu l’extradition de Mohamed Boudrika depuis l’Allemagne, pendant neuf mois.

Quatre délits retenus contre le prévenu

L’ex-parlementaire (RNI) et ancien président du Raja Club Athletic fait face à une série de chefs d’accusation, tels qu’annoncés précédemment par Médias24. Dans le détail, il s’agit de :

Par ailleurs, il convient de rappeler que, selon les informations recueillies par Médias24 et précédemment publiées dans nos colonnes, deux des trois affaires impliquant Mohamed Boudrika sont en voie de résolution en sa faveur.

En effet, selon une source proche du dossier, le prévenu a, durant sa détention à Hambourg, eu le temps de régulariser certains litiges et a obtenu des désistements de la part de plusieurs plaignants.

Cela dit, son procès se tient tout de même. Cette affaire met en lumière des pratiques frauduleuses impliquant à la fois des documents administratifs et des transactions financières.

Le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ l’examinera en profondeur au fil des audiences. Et la prochaine comparution aura lieu le 17 juin.

∴∴∴

Ce qu’il faut retenir

 

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2025/04/30/extrade-dallemagne-voici-ce-que-lon-sait-du-dossier-mohamed-boudrika/

Extradé d’Allemagne, voici ce que l’on sait du dossier Mohamed Boudrika

Le dossier de Mohamed Boudrika est actuellement « entre les mains du juge d’instruction près le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ ». C’est ce qu’indique à Médias24 une source judiciaire qui rappelle, par ailleurs, que le dossier est couvert par le secret de l’instruction à ce stade.

La même source précise néanmoins que Mohamed Boudrika a été entendu par le juge d’instruction, dans le cadre de l’interrogatoire préliminaire, le lendemain de son arrivée au Maroc, soit le vendredi 25 avril. Les chefs d’accusation précis ne seront officiellement confirmés qu’à l’issue de l’instruction.

Cela dit, selon nos informations recueillies auprès de différentes sources, Mohamed Boudrika est soupçonné d’avoir émis plusieurs chèques sans provision, distincts de ceux qui avaient motivé sa condamnation à un an de prison avec sursis en mars 2024, ainsi que d’avoir falsifié des documents respectivement émis par une notaire et par un architecte.

D’après des informations obtenues de sources bien informées, mais pas encore confirmées par les autorités judiciaires, deux des trois affaires impliquant Mohamed Boudrika sont en voie de résolution en sa faveur.

Neuf mois de détention dans la balance

« Lors de sa détention à Hambourg, Mohamed Boudrika a eu le temps de régulariser certains litiges et a obtenu des désistements de la part de plusieurs plaignants. Cela peut jouer en sa faveur, en facilitant sa libération prochaine ou en réduisant la peine encourue, surtout qu’il a déjà purgé neuf mois de détention », indique une source proche du dossier.

En effet, Mohamed Boudrika a été arrêté en juillet 2024 à l’aéroport de Hambourg, en exécution d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités marocaines. Il est resté détenu en Allemagne jusqu’à son extradition, neuf mois plus tard. Cette période de détention préventive sera considérée en cas de condamnation.

L’affaire de Mohamed Boudrika remonte à fin janvier 2024, lorsqu’ont commencé à circuler des rumeurs de fuite à l’étranger. À cette époque, en plus de son statut d’homme d’affaires, il cumulait les fonctions de :

Face à la rumeur grandissante, Mohamed Boudrika avait alors nié faire l’objet de poursuites et déclaré être parti à Londres pour raisons médicales, évoquant une opération du cœur. Il s’était engagé à revenir dès que sa santé le permettrait.

Parallèlement, il a été condamné à un an de prison avec sursis pour émission de chèques sans provision, tandis que les accusations de faux et d’escroquerie ont continué à circuler, bien qu’il les ait toutes réfutées. Finalement, c’est à son arrivée en Allemagne qu’il a été arrêté.

Conséquence directe de son arrestation, il a été remplacé à la tête du Raja Club Athletic par son premier vice-président, Adil Hala. Par la suite, il a été révoqué par décision judiciaire de son poste de président du conseil d’arrondissement de Mers Sultan sur une requête du gouverneur. Il a également été déchu de son siège de parlementaire, sur décision de la Cour constitutionnelle, et remplacé par Zakaria Benkirane en tant que coordinateur du RNI pour la préfecture d’Al Fida-Mers Sultan.

Entre-temps, son frère, Abdellah Boudrika, placé en détention préventive depuis 2023, a été condamné, dans deux affaires distinctes de faux et usage de faux, à cinq et six ans de prison. Ces affaires ne sont pas liées à celles de Mohamed Boudrika. Leur mère, également entendue dans une autre procédure, a été relâchée faute de preuves.

L’extradition de Mohamed Boudrika validée par la justice allemande

La procédure d’extradition visant Mohamed Boudrika a franchi une étape décisive en Allemagne. Contacté par Médias24, le bureau du procureur de Hambourg indique que « la cour d’appel de la ville a jugé l’extradition de l’intéressé juridiquement admissible ».

Le parquet précise également que « l’Office fédéral de la justice a donné son feu vert à cette extradition », tandis que la Cour constitutionnelle fédérale a « rejeté la demande » de Mohamed Boudrika « visant à suspendre temporairement la procédure ».

Toutefois, la date de la remise effective de Mohamed Boudrika aux autorités marocaines n’a pas été communiquée. Les autorités allemandes indiquent ne pas être en mesure de fournir de détail à ce stade.

 

 

Affaire de la mère de Boudrika : le dossier classé pour absence de preuves

Déférée devant le parquet le 16 avril dernier, la mère de Mohamed Boudrika, initialement suspectée d’avoir volé 6 millions de DH dans le coffre-fort de son défunt demi-frère, n’est plus inquiétée par la justice.

Contactée par Médias24, une source judiciaire nous indique que « le dossier a été classé à l’égard de la mère de Boudrika pour absence de preuves, tandis que deux personnes ont été placées en détention préventive ».

Cette affaire à caractère familial a conduit sept personnes devant le procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca et, selon la même source, ce dossier n’est pas en lien avec les affaires respectives de Mohamed et Abdellah Boudrika, tous deux en détention, l’un au Maroc et l’autre en Allemagne. Notre source judiciaire précise d’ailleurs que cette affaire concerne leur famille maternelle uniquement.

La mère de Mohamed Boudrika devant la justice marocaine, lui, toujours en détention à Hambourg

MISE À JOUR : Selon une source judiciaire, le parquet a décidé de classer l’affaire à l’égard de la mère de Boudrika, faute de preuves. 

La mère de Mohamed Boudrika est suspectée d’avoir volé 6 millions de dirhams dans le coffre-fort de son défunt demi-frère. Dans le cadre de cette affaire, elle a été déférée devant le parquet compétent le mercredi 16 avril. Celui-ci a décidé de la poursuivre en état de liberté provisoire, indique à Médias24 une source judiciaire.

Selon les informations recueillies, sept autres personnes sont également impliquées dans cette affaire à caractère familial.

« Cette affaire n’a aucun lien avec le dossier de son fils, Mohamed Boudrika. Il s’agit d’un différend strictement familial impliquant la famille maternelle et non la famille Boudrika », précise la même source.

Il est toutefois légitime que des interrogations surgissent quant à un éventuel lien avec Mohamed Boudrika, tant les ennuis judiciaires se multiplient autour de son nom. En détention à Hambourg depuis neuf mois, sa situation reste en suspens en attendant la décision des autorités allemandes concernant la demande d’extradition formulée par le Maroc.

Des rumeurs font état d’un transfert imminent vers le Maroc, prévu pour le mardi 22 avril. Contactées à ce sujet par nos soins, les autorités allemandes n’ont pas souhaité faire de commentaire. Le bureau fédéral du parquet de Hambourg a indiqué « ne pas être en mesure de fournir des informations à ce sujet ».

Pour rappel, le tribunal régional supérieur de Hambourg a jugé recevable, le 26 février dernier, la demande d’extradition et ordonné le maintien en détention de Mohamed Boudrika. Toutefois, la décision finale revient à l’Office fédéral de la justice, qui, également contacté par nos soins, a préféré ne pas commenter, invoquant la confidentialité propre aux procédures de coopération judiciaire internationale.

Pour rappel, un autre membre de la famille Boudrika fait face à la justice. Il s’agit de Abdellah Boudrika, frère cadet de Mohamed, qui a été condamné à deux reprises à la prison ferme pour falsification de documents. Une première fois à cinq ans, puis à six ans.

L’un de ses procès en appel est actuellement en cours. Il a débuté le 10 mars devant la cour d’appel de Casablanca.

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2025/03/12/extradition-mohamed-boudrika-justice-allemande-demande-recevable/

Extradition de Mohamed Boudrika : la justice allemande déclare la demande du Maroc “recevable”

La demande d’extradition de Mohamed Boudrika vers le Maroc est déclarée « recevable’’, par le tribunal régional supérieur de Hambourg. La décision date du 26 février dernier. C’est ce qu’indique à Médias24 le bureau du procureur de Hambourg.

Selon la même source, le tribunal régional supérieur a également « ordonné le maintien de la détention en vue de l’extradition« .

Il convient de préciser que, selon les informations recueillies auprès de la même source, ceci ne constitue qu’une étape de la procédure d’extradition qui démarre par une demande dont les documents doivent être examinés, puis soumis au tribunal régional supérieur. Celui-ci ne statue que sur la recevabilité de la demande ; l’approbation, elle, dépend de l’Office fédéral de la justice.

Pas d’indications sur le délai

En attendant cette prochaine étape, Mohamed Boudrika sera donc maintenu en détention, sachant que cela fait près de 8 mois qu’il l’est déjà.

Le bureau du procureur de Hambourg, contacté par Médias24 à plusieurs reprises, n’a jamais donné d’indications concernant la durée de détention restante, même potentielle, de Mohamed Boudrika. Et ce, parce qu’aucun délai n’oblige les autorités allemandes à le libérer même de manière provisoire.

Selon Soufiane Bairouk, juriste basé en Allemagne, contacté par Médias24, « le droit allemand permet la détention provisoire dans le cadre d’une extradition, même en l’absence d’actes illégaux sur le territoire allemand ». Cela dit, « la durée de détention peut être contestée si la procédure d’extradition est anormalement longue ou disproportionnée ».

Le droit allemand prévoit « des garanties pour prévenir des détentions prolongées injustifiées, notamment via un contrôle régulier de la proportionnalité et des alternatives à la détention », sachant qu’il n’existe « pas de délai maximal pour le traitement d’une demande d’extradition », mais qu’une lenteur excessive peut donner lieu à des contestations juridiques.

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2024/12/09/mohamed-boudrika-va-boucler-ses-5-mois-de-detention-preventive-a-hambourg-sans-aucune-visibilite/

Détenu en Allemagne, Mohamed Boudrika perd son siège de député

Dans son verdict rendu le 21 janvier, la Cour constitutionnelle dit se fonder sur une correspondance de Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants.

Dans cette lettre, la cour est informée que Mohamed Boudrika s’est absenté sans raison valable pendant une année, une longue absence sanctionnée en vertu de l’article 12 de la loi organique 27-11 relative à la Chambre des représentants.

De ce fait, son siège de député (au titre de la circonscription d’Al Fida-Mers Sultan à Casablanca) a été déclaré vacant, et le candidat non élu qui le suit sur la liste est appelé à y pourvoir.

Rachid Talbi Alami, dans sa lettre, a expliqué que 41 mises en demeure ont été adressées, via un huissier de justice, au domicile de Mohamed Boudrika, mais qu’il n’avait fourni aucune réponse, étant constamment absent.

Détenu depuis juillet dernier à Hambourg, l’ancien président du Raja fait l’objet d’une procédure d’extradition à la demande des autorités judiciaires marocaines.

Comme pour anticiper la décision de la Cour constitutionnelle, il a annoncé, il y a quelques jours sur un média de la place, qu’il avait présenté sa démission du Parlement et du RNI.

Mohamed Boudrika va boucler ses 5 mois de détention préventive à Hambourg, sans aucune visibilité

Mohamed Boudrika, député (RNI), ancien président du conseil d’arrondissement de Mers Sultan à Casablanca et ex-président du Raja Club Athletic, est toujours en détention préventive à Hambourg dans le cadre d’une procédure d’extradition à la demande des autorités marocaines.

Près de cinq mois de détention plus tard, la question qui se pose est de savoir si le droit allemand impose un délai maximal de détention préventive, surtout que l’homme d’affaires n’a pas commis d’infraction sur le territoire allemand.

Le bureau du procureur de Hambourg, contacté par Médias24 à plusieurs reprises, n’a jamais donné d’indications concernant la durée de détention restante, même potentielle, de Mohamed Boudrika. Et ce, parce qu’aucun délai n’oblige les autorités allemandes à le libérer de manière provisoire, puisque “le droit allemand permet la détention provisoire dans le cadre d’une extradition, même en l’absence d’actes illégaux sur le territoire allemand”. C’est ce qu’explique à Médias24, Soufiane Bairouk, juriste basé en Allemagne.

Selon lui, la durée de la détention de Mohamed Boudrika depuis juillet 2024, liée à une demande d’extradition formulée par les autorités marocaines, “peut être justifiée si les autorités allemandes estiment que les conditions du paragraphe 15 de la loi allemande sur l’entraide judiciaire en matière pénale (Gesetz über die internationale Rechtshilfe in Strafsachen (IRG) sont remplies. Mais elle peut également être contestée si la procédure d’extradition est anormalement longue ou disproportionnée”.

Pas de délai maximal pour le traitement d’une demande d’extradition

Cet expert indique également que le droit allemand prévoit “des garanties pour prévenir des détentions prolongées injustifiées, notamment via un contrôle régulier de la proportionnalité et des alternatives à la détention” ; sachant qu’il n’existe “pas de délai maximal pour le traitement d’une demande d’extradition”, mais qu’une “lenteur excessive peut donner lieu à des contestations juridiques”.

Soufiane Bairouk explique qu’en Allemagne, “une personne peut être placée en détention provisoire dans le cadre d’une procédure d’extradition même si elle n’a pas commis d’infraction sur le territoire allemand. Cette possibilité est prévue par le paragraphe 112 du Code allemand de procédure pénale (StrafprozessordnungStPO), qui régit les motifs de détention provisoire”.

“En matière d’extradition, ces règles s’appliquent en complément des dispositions spécifiques de la loi allemande sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale”, poursuit-il.

Il précise que “selon le paragraphe 15 de l’IRG (loi allemande sur l’entraide judiciaire en matière pénale), une détention en vue d’extradition peut être ordonnée si :

Selon notre interlocuteur, “cette détention doit toutefois respecter le principe de proportionnalité, qui est fondamental en droit allemand (article 1 de la Loi fondamentale (Constitution), Grundgesetz). Cela signifie que la durée de la détention ne doit pas être déraisonnablement longue par rapport aux objectifs de la procédure”.

La demande de la libération provisoire : possible, sous garanties

Concernant le délai maximal de détention provisoire dans le cas où la procédure d’extradition s’avère longue, Soufiane Bairouk indique que “le droit allemand prévoit des mécanismes pour éviter des détentions prolongées sans contrôle judiciaire. Conformément au paragraphe 121 StPO [Code allemand de procédure pénale, ndlr], une détention provisoire, dans une procédure pénale classique, ne peut excéder six mois sans que le tribunal compétent ne justifie explicitement la prolongation”.

Mais dans le cadre d’une extradition, bien qu’il n’y ait ”pas de délai fixe applicable”, des principes similaires s’appliquent via le paragraphe 26 IRG (loi allemande sur l’entraide judiciaire en matière pénale), qui dispose que “les autorités judiciaires doivent examiner régulièrement si la détention reste nécessaire”.

Notre interlocuteur précise que “si la procédure d’extradition s’éternise pour des raisons administratives ou diplomatiques, les avocats de la personne détenue peuvent demander une libération provisoire en vertu du paragraphe 116 StPO (Code allemand de procédure pénale), à condition que des garanties suffisantes (par exemple la remise d’un passeport ou encore le paiement d’une caution) soient apportées pour prévenir une fuite”.

Ce spécialiste du droit allemand indique également que même si en matière de traitement d’une demande d’extradition, il n’y a “pas un délai strict”, la procédure “doit respecter le principe de diligence raisonnable conformément au paragraphe 1er de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme”.

“De ce fait, une lenteur excessive peut être interprétée comme une violation des droits fondamentaux de la personne concernée, notamment son droit à la liberté”, souligne-t-il.

De plus, le paragraphe 83c IRG (loi allemande sur l’entraide judiciaire en matière pénale) dispose que “si l’État requérant ne fournit pas les documents nécessaires à l’extradition dans un délai raisonnable fixé par les autorités allemandes, la personne détenue doit être libérée”. Selon notre interlocuteur, “ce délai est en pratique souvent fixé à environ deux mois, mais il peut être prolongé en cas de circonstances exceptionnelles“.

Dans le cas d’espèce, les autorités allemandes ont déjà reçu les documents officiels de demande d’extradition émanant du Maroc. C’est ce qu’avait indiqué à Médias24, en août dernier, le bureau du procureur de Hambourg.

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2024/11/04/mohamed-boudrika-liberation-proviroire-rumeurs-vrai-ou-faux/

Mohamed Boudrika a-t-il bénéficié de la libération provisoire ?

Contacté par Médias24, le bureau du procureur de Hambourg indique que Mohamed Boudrika “est toujours en détention dans l’attente de son extradition”. Il ne bénéficie donc d’aucune libération provisoire contrairement à certaines rumeurs.

L’ancien président du Conseil d’arrondissement de Mers Sultan à Casablanca a été placé en détention en juillet dernier sur la base d’une décision d’extradition provisoire.

Entre-temps, les documents officiels de la demande d’extradition émanant du Maroc ont bien été reçus par les autorités allemandes. Depuis, la demande d’extradition est toujours en cours de traitement. L’homme d’affaires et politique marocain reste donc en détention.

LIRE AUSSI : Affaire Boudrika : aucune décision n’a été prise sur l’admissibilité de l’extradition (parquet de Hambourg)

 

 

Affaire Boudrika. « Aucune décision n’a été prise sur l’admissibilité de l’extradition au Maroc » (parquet de Hambourg)

En détention à Hambourg, en Allemagne, depuis juillet dernier, Mohamed Boudrika, ancien coordinateur du RNI à la préfecture de Mers Sultan et ex-président du Raja Club Athletic, attend toujours l’achèvement de la procédure d’extradition.

Contacté par nos soins, le parquet de Hambourg indique que “la situation reste inchangée” et que Mohamed Boudrika “reste en détention en attendant son extradition”.

Pour l’heure, “aucune décision n’a été prise sur l’admissibilité de l’extradition. En conséquence, aucune date n’a encore été fixée pour l’achèvement d’une éventuelle extradition”, indique-t-on de même source.

La demande d’extradition doit d’abord être examinée par le bureau du procureur de Hambourg, avant d’être soumise au tribunal régional supérieur compétent de Hambourg. Cette juridiction est en mesure de statuer sur la recevabilité de la demande d’extradition qui ne pourra être approuvée que par l’Office fédéral de la Justice.

Démis de plusieurs fonctions

Il reste donc plusieurs étapes avant l’achèvement de cette procédure d’extradition. En attendant, l’ancien président du conseil d’arrondissement Mers Sultan à Casablanca est en détention depuis plus de deux mois.

Son arrestation à Hambourg n’était pas une surprise, puisque Mohamed Boudrika était considéré en “cavale” depuis février dernier. Chose qu’il a toujours niée, répondant qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il avait confiance en la justice de son pays.

Après avoir invoqué un état de santé fragile, Mohamed Boudrika avait promis à plusieurs reprises de revenir au Maroc, sans toutefois tenir sa promesse. Entre-temps, le RNIste a été condamné, par contumace, à un an de prison avec sursis pour émission de chèque sans provision et révoqué de son poste de président de conseil d’arrondissement Mers Sultan par la justice administrative sur demande du représentant de la tutelle, le gouverneur de la préfecture d’arrondissement Mers Sultan.

Il a été remplacé par Zakaria Benkirane au poste de coordinateur du RNI à la préfecture Mers Sultan, et par Adil Hala à la présidence du Raja Club Athletic.

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2024/02/26/business-sport-politique-et-polemiques-qui-est-mohamed-boudrika/

Mohamed Boudrika. “La demande d’extradition est en cours d’examen” (Parquet de Hambourg)

“Les documents officiels d’extradition ont maintenant été reçus. La demande d’extradition est actuellement en cours d’examen”, indique à Médias24 le bureau du procureur de Hambourg au sujet de Mohamed Boudrika, ancien président du conseil d’arrondissement Mers Sultan à Casablanca et ex-président du Raja Club Athletic.

Contacté par nos soins, le bureau du procureur de Hambourg explique la situation de Mohamed Boudrika, arrêté en Allemagne en juillet dernier et, depuis, placé en détention “sur la base d’une décision d’extradition provisoire”.

Selon le bureau du procureur de Hambourg, les documents reçus seront examinés puis soumis au tribunal régional supérieur compétent de Hambourg pour statuer sur la recevabilité de la demande d’extradition. Celle-ci devra tout de même être approuvée par l’autorité en mesure d’accorder l’autorisation d’extradition. Il s’agit de l’Office fédéral de la justice.

“La procédure est en cours”, nous indique-t-on de même source sans partager davantage d’informations à ce stade.

Une arrestation prévisible

Pour l’heure, Mohamed Boudrika reste donc en détention. En parallèle, la procédure d’extradition suit son cours. La situation dans laquelle se trouve le député RNI était prévisible depuis plusieurs mois. Depuis fin janvier 2024, des rumeurs relatives à une fuite à l’étranger circulent à son sujet. L’homme d’affaires a tenté d’y répondre, surtout pour les réfuter, en prenant la parole à plusieurs reprises via les réseaux sociaux. Il a assuré s’être dirigé à Londres, en Angleterre à cause de soucis cardiaques, notamment pour subir une opération chirurgicale.

En attendant son retour au Maroc, comme il l’a promis sur ses réseaux sociaux et à travers des interviews en visio-conférence, le promoteur immobilier a été condamné en mars dernier à un an de prison avec sursis pour émission de chèque sans provision.

Les rumeurs autour de ses éventuels soucis judiciaires n’ont pas cessé de croître depuis. Des plaintes pour faux d’une part, des accusations d’escroquerie d’autre part… toutes ces allégations ont été réfutées par le concerné qui assurait n’avoir aucun problème judiciaire et affirmait être visé par une campagne dont le but est de lui nuire.

Pourtant, Médias24 avait relevé une affaire commerciale portant sur une action en paiement relative à des lettres de change qui oppose Mohamed Boudrika, représentant de la société « Jnane Madyouna » à la plaignante « Boissons Platina ». Le 29 janvier dernier, le tribunal de commerce de Casablanca s’est déclaré compétent pour statuer sur cette affaire dont le fond n’a pas encore été examiné. Le dossier en est encore au stade de la notification depuis mars 2024. Sachant que Mohamed Boudrika est à l’étranger depuis fin janvier, sa notification devient difficile. Le tribunal correctionnel de Aïn Sbaâ qui l’a reconnu coupable d’émission de chèque sans provision le 6 mars dernier l’a condamné par contumace, faute de notification.

Son absence lui a fait perdre plusieurs de ses fonctions, même s’il affirmait détenir un dossier médical en béton lui assurant trois mois de congé pour raison médicale. Ce dossier n’a visiblement pas convaincu la justice administrative marocaine qui l’a révoqué de ses fonctions de président du conseil d’arrondissement Mers Sultan à Casablanca.

Il a continué à occuper le poste de président du Raja Club Athletic à distance jusqu’à son arrestation à Hambourg en juillet dernier. Un communiqué du comité dirigeant du club, daté du 19 juillet, annonce avoir nommé Adil Hala, nouveau président du club et ce, n’étant “pas en mesure de communiquer avec Mohamed Boudrika”. En constatant la vacance du poste de président, le comité dirigeant a décidé d’appliquer les dispositions de l’article 23 du règlement interne du club en le remplaçant par le premier vice-président.

Pour l’instant, Mohamed Boudrika fait toujours partie des députés. Son arrestation et sa détention ne lui retirent pas son droit à la présomption d’innocence. Seule une décision judiciaire pourra trancher sur sa responsabilité pénale et seule une décision de la Cour constitutionnelle décidera du sort de son siège de parlementaire, à moins qu’il ne présente sa démission comme l’ont fait d’autres élus confrontés à des affaires judiciaires.

LIRE AUSSI : 

https://medias24.com/2024/02/26/business-sport-politique-et-polemiques-qui-est-mohamed-boudrika/