À la tête de la DIDH, Mohamed El Habib Belkouch, militant des droits humains et figure de la vieille garde gauchiste

Mohamed El Habib Belkouch s’est retrouvé sous les projecteurs en 2017 lorsqu’il assurait l’intérim à la tête du Parti Authenticité et Modernité (PAM) après le départ d’Ilyas El Omari. Il a dirigé le parti pendant quelques mois avant l’élection de Hakim Benchamach en 2018.

Membre fondateur du Mouvement pour tous les démocrates (MTD), qui a précédé la création du PAM, Habib Belkouch a présidé le Centre d’études en droits humains et démocratie. Durant ce temps, il a également été membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) sous la présidence de Driss El Yazami.

Ancien détenu politique durant les années de plomb en raison de ses sympathies d’extrême gauche (Ilal El Amam et 23 mars), il est un militant des droits humains reconnu, se réclamant de la vieille garde gauchiste.

Après sa libération, il a été vice-président de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH) avant de rejoindre le cabinet de Mohamed Aujjar, ancien ministre des droits de l’homme.

Il a également occupé le poste de directeur du Centre de documentation en droits de l’Homme, qui relevait du Conseil consultatif des droits de l’Homme, géré par le Haut-commissariat aux droits de l’Homme.

Ce vendredi 28 mars, Mohamed El Habib Belkouch a été nommé par le Roi Mohammed VI à la tête de la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH), organe destiné à renforcer l’action gouvernementale en matière de droits de l’Homme et à coordonner les efforts des acteurs concernés.

La Délégation Interministérielle aux droits de l’Homme  a pour rôle de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de droits de l’Homme, de coordonner l’action gouvernementale pour promouvoir la culture des droits de l’Homme, et de proposer les mesures nécessaires pour leur intégration dans les politiques publiques. Elle est également chargée d’élaborer et de présenter les rapports nationaux aux mécanismes des Nations Unies et de renforcer la participation du Maroc à la dynamique internationale dans ce domaine.