En pleine pandémie, une œuvre de Mohamed Melehi cartonne aux enchères de Londres

C’est dans un contexte difficile marqué par la crise mondiale due à la pandémie de coronavirus que la traditionnelle vente aux enchères de Sotheby’s a été organisée du 27 au 31 mars à Londres, en ligne par mesure de prévention, précise Sotheby’s London dans un communiqué.

Sur un total de 71 œuvres de 48 artistes mises aux enchères, une œuvre de Mohamed Melehi s’est démarquée en remportant les plus grosses enchères de cette vente.

Intitulée « The Blacks », cette oeuvre à été réalisée en 1963 à New York pendant la période où l’artiste marocain résidait aux Etats-Unis.

Estimée entre 55.000 et 65.000 £ (entre 692.625 et 818.557 dirhams), l’œuvre a été acquise en ligne pour la somme de 399.000 £ (5.024.683 dirhams) soit 7 fois plus que sa valeur initiale, selon Sotheby’s London, ce qui en fait la plus grosse enchère de cette vente, mais aussi un record, compte tenu de l’estimation initiale qui lui était attribuée.

L’oeuvre de Melehi a été inspirée du paysage urbain emblématique de New York mais imprégnée de la richesse culturelle du Maroc, souligne le communiqué.

Largement dominée par Mohamed Melehi, cette vente aux enchères consacre également l’artiste irakien Mahmoud Sabri, avec « A family of farmers », la 2e plus grosse enchère avec une vente de 300.000 £, et en 3e position, l’artiste marocain Farid Belkahia.

Outre les Marocains Mohamed Melehi et Farid Belkahia, parmi les artistes décrits par Sotheby’s comme étant « les plus rares et les plus recherchés de l’ère moderne à la période contemporaine », figurent également Antoine Malliarakis Mayo, Kamrooz Aram, Hamed Nada, Farhad Moshiri, Youssef Nabil, Fahrelnissa Zeid, Gazbia Sirry, Marwan et Mahmoud Sabri.

Sotheby’s est une multinationale américaine fondée en Grande-Bretagne, mais dont le siège est à basé à New York. Il s’agit de l’un des plus grands courtiers au monde en beaux-arts, objets décoratifs, bijoux et objets de collection. Les services de l’entreprise vont de l’art aux ventes privées. Elle doit son nom à l’un de ses cofondateurs, John Sotheby.

Magistrature: dans l’attente de la reprise du dialogue

Elle prône la reprise du dialogue avec le ministère de la Justice.

Les magistrats du pays se désolidarisent-ils entre eux? Comment une profession aussi hermétique, verrouillée par le devoir de réserve arrive-t-elle à faire l’actualité des semaines de suite? D’un bras de fer entre le ministère de tutelle, sur des textes juridiques toujours sous forme de projets,  le mot est prononcé: «possibilité d’un recours à l’arbitrage royal».

Les deux projets de lois organiques, objets de la discorde sont relatifs à la réglementation de la magistrature et au conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). «Des textes amenés à connaître des changements, ouverts à toutes propositions», c’est ce que ne cesse d’asséner Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés.

C’est également, la position de l’Association marocaine des magistrats: «ces textes ne sont pas définitifs. Nous avons demandé la poursuite du dialogue», nous affirme la juge Rachida Ahfoud, présidente de l’association. Elle lance d’ailleurs un appel à l’ensemble des associations professionnelles représentants les magistrats «afin de promulguer les lois organiques et constitutionnelles répondant aux aspirations des magistrats du royaume».

Quant à un commentaire sur la position du club des magistrats, c’est sans équivoque qu’elle déclare à Médias 24: «nous sommes tenus par une charte éthique, je ne peux pas me prononcer sur les décisions prises par les autres associations».

Du côté du collectif civil pour la défense de l’indépendance de la justice, crée le 17 janvier dernier, «l’attitude du club des magistrats s’explique par la conception de l’indépendance de la justice, une approche puisée du système judiciaire anglo-saxon», explique une source auprès du collectif. Et d’ajouter: «leurs revendications se fondent sur les conventions internationales ratifiées par le Maroc».


 

La Bourse de Casablanca clôture en baisse