Face aux réalités du terrain, la Banque alimentaire veut ajuster son intervention dans les Dars Taliba

La Banque alimentaire a organisé une journée d’échange avec les responsables des Dars Taliba, ces maisons qui accueillent des jeunes filles scolarisées issues du milieu rural. Une rencontre que Mouna Medkouri, vice-présidente de l’institution, qualifie de « jour important » pour évaluer les besoins du terrain et ajuster les actions menées.

« Aujourd’hui est un jour important car nous avons réuni la majorité des responsables des Dars Taliba. L’objectif était d’écouter leurs doléances, de leur présenter nos activités », a-t-elle déclaré au micro de Médias24 à l’issue de la rencontre. « Nous souhaitions qu’elles nous fassent part de leurs difficultés et de leurs besoins réels, afin de renforcer notre synergie ».

L’enjeu, selon Mme Medkouri, est de mieux aligner les actions de la Banque alimentaire avec les attentes concrètes des établissements : « Qu’il s’agisse de denrées alimentaires, d’accompagnement scolaire ou de soutien psychologique individuel, nous devons nous adapter aux réalités de terrain ».

Parmi les préoccupations soulevées, la vice-présidente évoque une problématique majeure : l’absence de couverture sociale pour le personnel des Dars Taliba. « J’étais à une table où ont été soulevées des questions importantes, notamment concernant l’administration et la problématique de la couverture sociale », a-t-elle rapporté. « Beaucoup de travailleuses n’ont pas les moyens de cotiser à la CNSS, car leur salaire est insuffisant ».

Face à cette situation, une piste de travail est envisagée : « Nous envisageons d’ouvrir un dialogue avec la CNSS pour explorer des solutions, comme une couverture pour les accidents du travail ou une meilleure prise en charge médicale et sociale ».

Cette journée a permis, selon Mouna Medkouri, de poser les bases d’un dialogue durable. « Elle nous a permis d’aborder ces sujets essentiels et de favoriser les échanges nécessaires pour identifier les solutions les plus adaptées à leurs besoins quotidiens ».

« Aujourd’hui, nous organisons une journée nationale pour laquelle nous avons invité les représentantes des 66 Dars Taliba conventionnées avec la Banque Alimentaire », a déclaré Amane Fethallah, présidente de l’institution. « Ces structures bénéficient, dans le cadre de notre convention, de denrées alimentaires couvrant les besoins des élèves scolarisées en milieu rural qui y résident ».

L’enjeu de cette rencontre dépasse le cadre de l’aide matérielle. « Le but de cette rencontre n’est pas seulement de présenter l’aide que nous fournissons ou de dresser un bilan chiffré des volumes distribués. Il s’agit avant tout de créer un espace d’échange« , précise Mme Fethallah au micro de Médias24.

Cet espace d’échange permet aux gestionnaires des Dars Taliba de partager leurs expériences, mais aussi de revoir le cadre réglementaire dans lequel elles opèrent. « C’est aussi l’occasion d’aborder les articles et les lois régissant la gestion des Dars Taliba et de rappeler l’importance de la transparence, de la bonne gouvernance, de la salubrité des lieux ainsi que du soin à apporter à ces jeunes filles qui leur sont confiées par leurs familles. »

Un projet à impact social profond

Au-delà de l’aspect logistique, l’initiative portée par la Banque alimentaire repose sur une vision sociale forte. « Comme vous le savez, la Banque alimentaire souhaite que l’aide alimentaire devienne un levier pour lutter contre l’exclusion sociale, l’abandon scolaire et le mariage précoce« , affirme sa présidente.

Cette vision est résolument tournée vers l’émancipation et l’autonomie des jeunes bénéficiaires. « C’est aussi un moyen de renforcer les compétences et les capacités de ces jeunes filles, afin qu’elles puissent réussir leur parcours scolaire, poursuivre leurs études après la Dar Taliba et accéder à l’enseignement supérieur« , insiste-t-elle.

Pour Amane Fethallah, l’objectif ultime est de permettre à ces jeunes filles « de devenir des citoyennes à part entière, capables d’occuper divers postes au sein des institutions et établissements marocains ».

Emploi : le gouvernement promet de soutenir les entreprises agricoles des jeunes en milieu rural (El Bouari)

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion consacrée au sujet de la promotion de l’emploi, M. El Bouari a indiqué que cette rencontre, présidée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en présence des départements ministériels concernés, a constitué une occasion d’examiner la problématique de la perte des postes d’emploi dans le secteur agricole et de discuter des moyens à même de remédier à cette situation.

À cet égard, le ministre a souligné que les récentes précipitations enregistrées dans le Royaume ont contribué à relancer l’activité agricole et à redynamiser le monde rural, ajoutant que cette réunion s’est penchée sur les mécanismes à mettre en place pour restaurer la confiance et renforcer l’emploi, en particulier au profit des jeunes.

 

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre efficace de la feuille de route de l’emploi et de la mise en place des mécanismes de gouvernance et d’outils de coordination entre les différents intervenants.

Les mauvais chiffres de l’emploi en 2023 : près de 200.000 emplois perdus dans le rural, pic du taux de chômage

Entre l’année 2022 et 2023, l’économie nationale a perdu 157.000 postes d’emploi nets, résultat d’une diminution de 198.000 postes en milieu rural et d’une augmentation de 41.000 en milieu urbain, après avoir perdu 24.000 postes une année auparavant.

Sur le total des postes perdus dans l’agriculture, 190.000 sont des emplois non rémunérés.

Le secteur des BTP a contribué à la création de 19.000 postes d’emploi, celui des services 15.000 postes, celui de l’ »industrie, y compris l’artisanat » 7.000 postes, alors que l’ »agriculture, forêt et pêche » a perdu 202.000 postes.

Avec une hausse de 138.000, dont 98.000 en milieu urbain et 40.000 en milieu rural, le volume du chômage a atteint 1.580.000 personnes au niveau national. C’est l’un des niveaux les plus élevés de l’histoire.

→Taux de chômage en 2023 : 13% au niveau national

Le taux de chômage est ainsi passé de 11,8% à 13% au niveau national, de 15,8% à 16,8% en milieu urbain et de 5,2% à 6,3% en milieu rural. Il reste plus élevé parmi les jeunes de 15 à 24 ans (35,8%), les diplômés (19,7%) et les femmes (18,3%). Pour les jeunes de 15 – 24 ans, en milieu urbain, le taux de chômage approche les 50%.

Le volume du sous-emploi s’est également aggravé : il est passé, durant la même période, de 972.000 à 1.043.000 personnes au niveau national, de 520.000 à 560.000 en milieu urbain et de 452.000 à 483.000 en milieu rural. Le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 9% à 9,8% au niveau national, de 8,1% à 8,7% en milieu urbain et de 10,4% à 11,6% en milieu rural.

→ Baisse des taux d’activité et d’emploi

Le taux d’activité a baissé, entre 2022 et 2023, de 0,7 point pour s’établir à 43,6%. Cette baisse résulte de l’accroissement de la population en âge d’activité (15 ans et plus) de 1,4%et du décroissement de la population active de 0,2%.

La baisse du taux d’activité est plus prononcée en milieu rural (-1,8 point), passant de 49,1% à 47,3%, qu’en milieu urbain (-0,1 point), passant de 41,9%à 41,8%. Ce taux a diminué de 0,8 point pour les femmes, s’établissant à 19%, et de 0,6 point pour les hommes (69%).

De son côté, le taux d’emploi a reculé de 39,1% à 38% au niveau national (-1,1 point), enregistrant une baisse de 2,2 points en milieu rural, passant de 46,5% à 44,3%, et une baisse de 0,5 point en milieu urbain, passant de 35,3% à 34,8%. Ce taux a baissé 1,4 point pour les hommes et de 0,9 point pour les femmes.

→Perte de l’emploi, exclusivement en milieu rural

Après une perte de 24.000 postes d’emploi une année auparavant, l’économie nationale a perdu, en 2023, 157.000 postes, résultat d’une création de 41.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 198.000 en milieu rural.

Par type d’emploi, 50.000 postes d’emplois rémunérés ont été créés, résultat d’une création de 59.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 9.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré a, de son côté, connu une baisse de 209.000 postes, due essentiellement au recul de ce type d’emploi en milieu rural de 190.000 postes et de 19.000 postes en milieu urbain.

→Les secteurs des services et de l’ »agriculture, forêt et pêche » demeurent les premiers secteurs employeurs

En 2023, le secteur des « services » emploie 48,3% des actifs occupés, suivi de l’ »agriculture, forêt et pêche » avec 27,8%. L’ »industrie y compris l’artisanat », contribue, de son côté, pour 12,2%. Le secteur des BTP emploie, quant à lui, 11,6% des actifs occupés.

Près de deux tiers des actifs occupés ruraux (64%) exercent dans le secteur de l’ « agriculture, forêt et pêche », et les deux tiers des actifs occupés citadins (66,5%) travaillent dans le secteur des « services ».

→Création de l’emploi selon les secteurs d’activité

En 2023, le secteur des BTP  a créé 19.000 postes d’emploi au niveau national (24.000 en milieu rural et une perte de 5.000 en milieu urbain).

Le secteur des « services » a créé 15.000 postes, résultat d’une création de 33.000 en milieu urbain et d’une perte de 18.000 en milieu rural. Les nouveaux emplois créés au niveau de ce secteur proviennent principalement de la création de 31.000 postes par des « services sociaux fournies aux collectivités » (enseignement, santé, action sociale…) et de 21.000 postes des activités d’hébergement et restauration. En revanche, la perte des emplois a été principalement enregistrée au niveau de la branche du « commerce » (74.000 postes).

Le secteur de l’ « industrie y compris l’artisanat » a, de son coté, créé 7.000 postes d’emploi au niveau national (4.000 en milieu urbain et 3.000 en milieu rural).

Enfin, le secteur l’ »agriculture, forêt et pêche » a perdu 202.000 postes d’emploi au niveau national, résultat d’une perte de 207.000 en milieu rural et une création de 5.000 en milieu urbain.

Par type d’emploi, le secteur des « services » a créé 30.000 emplois rémunérés et a perdu 15.000 emplois non rémunérés ; celui des BTP a  créé 20.000 emplois rémunérés et a perdu 1.000 emplois non rémunérés. Et celui de l’ »industrie y compris l’artisanat, a créé  10.000 emplois rémunérés et a perdu 3.000 emplois non rémunérés.

De son côté, le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a perdu 190.000 emplois non rémunérés et 12.000 rémunérés.

→Chômage et sous-emploi

Entre 2022 et 2023, le nombre de chômeurs a augmenté de 138.000 personnes, passant de 1.442.000 à 1.580.000 chômeurs, ce qui correspond à une hausse de 10%. Cette hausse est la conséquence d’un accroissement de 98.000 chômeurs en milieu urbain et de 40.000 en milieu rural

Le taux de chômage est ainsi passé de 11,8% à 13% (+1,2 point). Il est passé de 5,2% à 6,3% (+1,1 point) en milieu rural et de 15,8% à 16,8% en milieu urbain (+1 point).

Le taux de chômage a augmenté de 1,2 point parmi les hommes, passant de 10,3% à 11,5% et de 1,1 point parmi les femmes, de  17,2% à 18,3%. Selon le diplôme, le taux de chômage a enregistré une hausse de 1,1 point parmi les diplômés, passant de 18,6% à 19,7%, et de 0,7 point parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, passant de 4,2% à 4,9%.

En outre, cette hausse a concerné l’ensemble des catégories d’âge. Ainsi, le taux de chômage est passé de 32,7% à 35,8% (+3,1 points) parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, de 19,2% à 20,6% (+1,4 point) pour les personnes âgées de 25 à 34 ans, de 6,4% à 7,4% (1 point) pour celles de 35 à 44 ans, et de 3,3% à 3,7% pour celles de 45 ans et plus (+0,4 point).

Par ailleurs, au cours de cette période, le chômage a été marqué par la hausse de la proportion des personnes récemment en chômage. La part des personnes en situation de chômage depuis moins d’un an s’est élevée de 31,3% à 33,3%. Ainsi, la durée moyenne de chômage est passée de 33 mois à 32 mois.

D’un autre côté, 27,8% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite à l’achèvement ou l’arrêt des études et 27% suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement.

→Hausse du sous-emploi

Le volume du sous-emploi est passé entre 2022 et 2023 de 972.000 à 1.043.000 personnes, de 520.000 à 560.000 en milieu urbain et de 452.000 à 483.000 en milieu rural. Le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 9,0% à 9,8% au niveau national, de 8,1% à 8,7% en milieu urbain et de 10,4% à 11,6% en milieu rural.

→ Situation régionale du marché du travail en 2023

En 2023, cinq régions abritent 72,6% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 22,4%, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,8%), de Marrakech-Safi (13%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,8%) et de Fès-Meknès (11,6%).

Cinq régions enregistrent des taux d’activité supérieurs à la moyenne nationale (43,6%). Il s’agit des régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (48,7%),de Casablanca-Settat (46,1%), des régions du sud (45,3%) et de Marrakech-Safi et de Rabat-Salé-Kenitra (44,0%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de l’Oriental (40,1%), de Béni Mellal-Khénifra (40%) et de Souss Massa (39%).

Par ailleurs, cinq régions concentrent 69,8% des chômeurs, au niveau national. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 25,8%, suivie de Fès-Meknès (12,7%), de Rabat-Salé-Kénitra (12,3%), de l’Oriental (9,7%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9,2%).

Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (20,3%) et dans la région de l’Oriental (19,6%). Avec une acuité moindre, deux autres régions dépassent la moyenne nationale de 13%, à savoir Casablanca-Settat (15%) et Fès-Meknès (14,2%). En revanche, les régions de Marrakech-Safi et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma enregistrent les taux les plus bas, respectivement 7,7%, 10,1%.

[1] L’écart entre la variation de l’emploi au niveau global et par secteur concerne les activités mal ou non désignées.

Indicateurs annuels d’activité, d’emploi et de chômage par milieu de résidence

(Effectifs en milliers ; Taux en %)

  2022 2023
Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble
Activité (des 15 ans et plus)
Population active 7 591 4 599 12 191 7 731 4 441 12 171
Taux de féminisation de la population active 22,5 22,9 22,6 22,9 20,7 22,1
Taux d’activité 41,9 49,1 44,3 41,8 47,3 43,6
• Selon le sexe
Hommes 67,0 74,4 69,6 66,5 73,6 69,0
Femmes 18,3 22,8 19,8 18,5 19,9 19,0
• Selon l’âge
15-24 ans 20,3 26,5 22,8 20,7 25,5 22,6
25-34 ans 59,6 60,7 59,9 60,1 59,7 60,0
35-44 ans 57,1 64,3 59,4 56,3 62,1 58,1
45 ans et plus 35,3 51,0 40,5 35,1 48,6 39,5
• Selon le diplôme
Non diplômés 34,6 51,5 42,3 34,0 49,3 40,9
Diplômés 46,8 44,2 46,2 47,0 43,3 46,2
Emploi (des 15 ans et plus)
Population active occupée 6 390 4 359 10 749 6 431 4 160 10 591
Taux d’emploi 35,3 46,5 39,1 34,8 44,3 38,0
• Selon le sexe
Hommes 58,2 70,3 62,4 56,9 68,8 61,1
Femmes 13,7 21,9 16,4 13,9 18,8 15,5
Structure de l’emploi selon les secteurs d’activité économique
Agriculture, forêt et pêche 4,4 65,8 29,3 4,4 64,0 27,8
Industrie y compris l’artisanat 16,9 4,9 12,0 16,8 5,2 12,2
BTP 12,3 9,7 11,2 12,2 10,7 11,6
Services 66,4 19,6 47,4 66,5 20,2 48,3
Part de l’emploi rémunéré dans l’emploi total, dont : 97,5 72,2 87,2 97,8 75,4 89,0
Salariés 67,2 46,8 60,3 72,7 53,0 66,2
Auto-employés 32,8 53,2 39,7 27,3 47,0 33,8
Population active occupée en sous-emploi 520 452 972 560 483 1 043
Taux de sous-emploi 8,1 10,4 9,0 8,7 11,6 9,8
• Selon la forme de sous-emploi
Sous-emploi visible (lié à la durée de travail) 3,3 5,1 4,1 4,0 6,2 4,8
Sous-emploi invisible (lié aux revenus d’activité et à l’adéquation formation-emploi) 4,8 5,2 5,0 4,8 5,4 5,0
2022 2023
Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble
Chômage
Population active en chômage 1 201 241 1 442 1 300 280 1 580
Taux de féminisation de la population active en chômage 35,9 17,9 32,9 34,0 18,1 31,1
Taux de chômage 15,8 5,2 11,8 16,8 6,3 13,0
• Selon le sexe
Hommes 13,1 5,6 10,3 14,4 6,5 11,5
Femmes 25,2 4,1 17,2 25,0 5,5 18,3
• Selon l’âge
15-24 ans 46,7 16,5 32,7 48,3 20,6 35,8
25-34 ans 24,8 7,5 19,2 26,1 8,4 20,6
35-44 ans 8,4 2,5 6,4 9,5 3,1 7,4
45 ans et plus 4,6 1,5 3,3 5,0 1,9 3,7
• Selon le diplôme
Non diplômés 6,8 2,2 4,2 7,6 2,7 4,9
Diplômés 20,4 12,2 18,6 21,2 14,2 19,7

Taux d’activité, d’emploi et de chômage par région et milieu de résidence (en%)

2022 2023
Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble
Taux d’activité (des 15 ans et plus)
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 45,6 58,2 50,1 44,8 55,7 48,7
Oriental 40,8 45,4 42,0 38,9 43,5 40,1
Fès-Meknès 39,1 48,3 42,2 39,4 46,5 41,8
Rabat-Salé-Kénitra 42,2 50,6 44,3 42,1 49,9 44,0
Béni Mellal-Khénifra 36,8 48,6 42,2 35,5 45,4 40,0
Casablanca-Settat 44,2 56,2 46,7 44,3 52,9 46,1
Marrakech-Safi 41,4 48,2 45,0 41,7 46,0 44,0
Drâa-Tafilalet 37,6 43,1 41,0 38,7 43,5 41,7
Souss-Massa 39,7 35,9 38,3 40,7 35,8 39,0
Régions du Sud 42,8 51,6 44,5 43,4 53,8 45,3
Ensemble 41,9 49,1 44,3 41,8 47,3 43,6
Taux d’emploi (des 15 ans et plus)
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 39,1 56,2 45,2 38,5 53,3 43,7
Oriental 32,9 39,8 34,7 30,6 36,9 32,2
Fès-Meknès 31,8 45,7 36,5 31,8 43,9 35,8
Rabat-Salé-Kénitra 36,4 48,5 39,5 36,0 47,8 38,9
Béni Mellal-Khénifra 31,2 45,5 37,8 29,2 41,7 34,9
Casablanca-Settat 36,8 53,4 40,3 36,5 49,7 39,2
Marrakech-Safi 36,5 46,7 41,9 36,6 44,1 40,6
Drâa-Tafilalet 32,4 39,8 37,0 31,7 39,8 36,7
Souss-Massa 34,2 33,5 34,0 34,4 32,5 33,7
Régions du Sud 33,0 46,3 35,5 33,5 47,9 36,1
Ensemble 35,3 46,5 39,1 34,8 44,3 38,0
Taux de chômage

Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 14,1 3,4 9,7 14,1 4,2 10,1
Oriental 19,4 12,4 17,4 21,3 15,2 19,6
Fès-Meknès 18,7 5,3 13,5 19,3 5,5 14,2
Rabat-Salé-Kénitra 13,8 4,2 11,0 14,5 4,3 11,6
Béni Mellal-Khénifra 15,3 6,3 10,5 17,7 8,2 12,8
Casablanca-Settat 16,7 5,0 13,8 17,8 6,1 15,0
Marrakech-Safi 11,8 3,2 6,9 12,2 4,1 7,7
Drâa-Tafilalet 13,8 7,6 9,7 18,0 8,6 11,9
Souss-Massa 13,9 6,6 11,4 15,5 9,5 13,5
Régions du Sud 22,9 10,3 20,1 22,8 11,0 20,3
Ensemble 15,8 5,2 11,8 16,8 6,3 13,0

Source : Enquête nationale sur l’emploi, haut-commissariat au Plan.

Ci-dessous, consultez notre dashboard du marché du travail [réservé aux abonnés].

Medias24
Medias24

 

https://medias24.com/2023/11/14/chiffres-records-du-chomage-la-lecture-de-younes-sekkouri/