Un film documentaire de la FIFA immortalise les moments forts de la Coupe du Monde du Qatar 2022

« FIFA World Cup Qatar 2022™ : une Coupe du Monde historique » offre un aperçu unique du tournoi avec les meilleurs buts, ainsi que des moments forts des finales des tournois passés, précise la FIFA.

« Aujourd’hui, il y a un an, nous faisions tous la même chose. Nous regardions la meilleure finale de tous les temps de la Coupe du Monde de la FIFA. Je vous invite maintenant à revivre les émotions de cette Coupe du Monde et de cette finale sur FIFA+, » a déclaré le président de la FIFA, Gianni Infantino.

« La Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022 a été tout simplement la meilleure Coupe du Monde de tous les temps. Bonheur, joie, fierté, accomplissement; tout ce dont vous pouvez rêver lorsque vous pensez à tout ce que le football peut offrir au monde s’est produit au Qatar en 2022 ».

Le documentaire en long métrage entraîne les spectateurs dans les coulisses des matchs, montre toute l’action sous des angles de caméra inédits et illustre l’énorme engouement populaire qui a accompagné le tournoi, à travers la perspective des fans du monde entier, conclut-on.

Affaire des tickets du Mondial : “Si les témoins avaient été entendus en 1re instance, nous n’en serions pas là” (Me Benmalek)

Aux environs de 16h00, ce lundi 30 octobre, la salle 9 de la Cour d’appel de Casablanca a accueilli la suite du procès de Mohamed El Hidaoui et Adil El Omari. Lors de cette nouvelle audience, quatre personnes sont venues témoigner. La prochaine, fixée au 13 novembre, sera dédiée aux plaidoiries.

Retour sur cette audience de près de deux heures qui a tourné autour de Mohamed El Hidaoui, condamné en premier ressort à dix-huit mois de prison ferme. Adil El Omari, qui n’aura pas prononcé un mot durant cette audience du 30 octobre, est en état de liberté provisoire, après sa condamnation en première instance à dix mois de prison ferme.

“J’ai demandé à El Hidaoui de me trouver des tickets, peu importe leur prix, j’étais prête à payer”

16h23. Début de l’audience. Le président s’installe avec ses conseillers et appelle aussitôt les deux accusés. Mohamed El Hidaoui s’avance du côté des accusés en détention et Adil El Omari du côté des hommes en liberté. Tous deux restent debout face aux juges. Adil El Omari n’hésite pas à saluer El Hidaoui et lui tape amicalement sur le dos. Le président de l’Olympique Club de Safi (OCS) reste de marbre.

Le président appelle les témoins à se présenter à la barre. Ils remettent tous au greffier leur carte d’identité. Seule Faïza est invitée à rester. Les autres doivent quitter la salle 9.

Après lui avoir indiqué la sanction prévue dans le code pénal pour faux témoignage, le président s’adresse à Faïza : “Connais-tu El Hidaoui ?”. Elle répond par l’affirmative.

– “Sais-tu pourquoi tu es ici ?”, lui demande-t-il.
– “Pour l’affaire des tickets.”
– “Du Mondial !”, précise le président.

À la demande de celui-ci, Faïza, médecin de profession, explique n’avoir connu Mohamed El Hidaoui que dans les circonstances du Mondial 2022. “J’avais un ticket mais mes trois amis qui arrivaient dans le vol suivant n’en avaient pas. J’ai appelé El Hidaoui pour leur en trouver”.

En fait, pour assister au match de la demi-finale, Faïza comptait initialement se rendre au Qatar avec sa sœur Ghita et son beau-frère Younes. C’est ce dernier qui a contacté Mohamed El Hidaoui, qu’il connaissait et qui était déjà sur place, pour savoir s’il avait des tickets. Les deux hommes ont convenu d’en trouver à leur arrivée.

Or, le vol de Younes et de son épouse Ghita a été annulé. Seule Faïza a pu se rendre à Doha en attendant l’arrivée de trois de ses amis. Mais ceux-ci n’avaient pas de tickets. Elle indique alors avoir fait “tout son possible” pour leur en trouver. “J’étais prête à payer n’importe quel prix”, déclare-t-elle à la Cour.

Faïza explique avoir fait de son mieux pour trouver des tickets de son côté, sur Facebook notamment, mais aussi en appelant plusieurs connaissances. Elle a également demandé l’aide de son beau-frère. C’est donc lui qui lui a fourni le contact de Mohamed El Hidaoui.

Elle rencontre le président de l’OCS dans un café à Doha. “J’y suis allée et j’ai beaucoup attendu. Il (Mohamed El Hidaoui, ndlr) m’a dit que ça allait être très difficile d’en trouver, mais qu’il allait faire de son mieux. À un moment, j’ai perdu espoir”, déclare-t-elle.

Interrogé par le président sur le prix que Mohamed El Hidaoui indique pour chaque ticket, Faïza déclare ne plus se rappeler s’il s’agissait de 700 ou 800 euros. En tous cas, elle affirme avoir tenté de lui remettre “une enveloppe contenant 2.000 euros. C’est tout ce que j’avais !”, précise-t-elle.

– “Comment allais-tu faire pour rentrer alors ?”, demande le président.
-“J’avais mes amis avec moi”, explique Faïza.

Elle poursuit en indiquant qu’en remettant l’enveloppe des 2.000 euros à El Hidaoui, celui-ci a refusé de prendre l’argent. “Il m’a dit de garder mon argent… jusqu’au Maroc”.

Le président enchaîne sur d’autres éléments que Faïza a déclarés à la police judiciaire lors de son interrogatoire. “Tu as déclaré que lors de ta rencontre avec El Hidaoui, celui-ci a passé un appel téléphonique et a mis le haut-parleur, tu t’en rappelles ?.” – “Je ne me souviens plus”, déclare Faïza.

Le président lui demande alors s’il est vrai que Mohamed El Hidaoui lui a montré un virement qu’il a réalisé (sur son téléphone, ndlr). “Oui”, affirme la témoin.

– “Pour quelle raison a-t-il montré ce virement ?”, interroge le président.
– “Pour m’expliquer son retard”.
– “Un virement peut prendre deux minutes. Quel est le rapport entre le retard et le virement ?”, demande le président, interrompu par Me Mohamed Benmalek, avocat de Mohamed El Hidaoui. L’avocat demande à prendre la parole car il estime que “la témoin a répondu mais que la Cour lui pose à nouveau la même question”.

Un échange s’ensuit entre le président et l’avocat de la défense. Ensuite, celui-ci commence à poser ses questions : a-t-elle chargé El Hidaoui de lui trouver les tickets et de les acheter pour elle, ou bien a-t-elle demandé qu’il les trouve pour les lui vendre ?

“Je lui ai dit de me trouver des tickets, peu importe le prix, j’étais prête à le payer. Je le remercie toujours d’ailleurs, à ce jour. Sans lui, mes amis n’auraient pas pu avoir des tickets. Nous lui sommes reconnaissants à ce jour”, insiste-t-elle.

C’est au tour d’un autre avocat de la défense d’intervenir. Il s’adresse à Mohamed El Hidaoui pour savoir “s’il avait de l’argent sur lui ou pas ?”. Le président de l’OCS explique : “Je n’avais plus d’espèces. J’ai trouvé des tickets gratuits que j’ai reçus dans une enveloppe et je les ai remis dans cette même enveloppe (à Faïza, ndlr)”.

Le président revient à nouveau sur le fameux virement qu’El Hidaoui a montré à Faïza. Celle-ci indique qu’El Hidaoui “n’a pas clairement dit que le virement était en lien avec mes tickets”.

Faïza précise également s’être rendue, par bus, à un endroit où les tickets gratuits étaient distribués “par des Marocains”. Elle indique avoir attendu “5 ou 6 heures” dans des conditions “horribles”. Interrogée sur les conditions d’obtention de ces tickets gratuits, elle explique qu’il “fallait prouver que l’on venait d’arriver (à Doha, ndlr) avec le cachet d’entrée sur le passeport qui devait dater du jour même”.

Me Khaled Fakerni, avocat de Adil El Omari, lui demande alors si “n’importe qui aurait pu se procurer des tickets”. “Impossible”, répond-t-elle avec certitude.

17h13. Les questions du procureur général du Roi n’auront duré que quelques minutes. Me Benmalek coupe court à la situation en soulignant que la témoin “a déjà parlé du virement”.

“El Hidaoui n’est pas le genre à revendre des tickets”

17h17. Le président appelle alors Ghita à la barre. Elle prend place non loin des accusés et se retourne pour saluer Mohamed El Hidaoui. Les relations semblent cordiales.

Informée par le président sur la sanction du faux témoignage, Ghita lève sa main droite et jure de ne dire “que la vérité”. Avant de commencer à l’interroger, le président invite sa sœur à s’asseoir. Idem pour les deux accusés.

Elle explique sa version des faits en assurant que lorsqu’elle prévoyait de voyager à Doha avec sa soeur et son époux, c’est ce dernier qui échangeait avec El Hidaoui. “Notre vol a été annulé, mais avant, il nous avait dit de prendre les billets d’avion et qu’on se débrouillera ensemble pour trouver les tickets pour le match”.

– “Avait-il dit que les tickets étaient disponibles ?”
– “Je ne saurais vous dire”, répond-t-elle, hésitante, avant de préciser que Mohamed El Hidaoui avait informé son mari que “les tickets gratuits n’étaient plus disponibles”.

“Le contenu du rapport (de la police judiciaire, ndlr) a été tiré de ma conversation (sur WhatsApp, ndlr). Je ne m’en rappelle plus”, poursuit-elle avant d’expliquer, à son tour, que l’aide de Mohamed El Hidaoui a été précieuse pour sa sœur. “Elle le remercie encore aujourd’hui. Elle a vu des gens qui sont restés à l’extérieur du stade et qui n’ont pas pu assister (au match, ndlr)”.

Pour elle, Mohamed El Hidaoui “n’est pas le genre à revendre des tickets. Je l’ai vu pendant la campagne électorale et au vu de l’argent qu’il donnait aux nécessiteux, je ne vois pas ce qu’il aurait fait avec 7.500 DH”.

17h29. Younes, troisième témoin et lien entre El Hidaoui et Faïza, est appelé à la barre.

Le président lui demande de prêter serment et d’expliquer son rôle dans cette affaire. Une explication inaudible en raison du ton que prend le témoin. Trop faible, malgré le micro en marche.

On peut néanmoins l’entendre expliquer qu’“au début, les tickets gratuits étaient disponibles, selon Mohamed El Hidaoui. Ensuite, il a dit qu’ils ne l’étaient plus et que nous allions les acheter”. Lorsque le président lui demande pourquoi ils n’étaient plus disponibles, le témoin indique ne pas savoir.

17h42. Ilyas, le quatrième et dernier témoin, entre dans la salle. Il avance difficilement avec une attelle sur sa cheville droite et une béquille. On lui fournit donc une chaise face aux magistrats.

Ilyas est un ami de Mohamed El Hidaoui. Il indique également être adhérent de l’OCS dont l’accusé est président. Selon ses dires, sous serment, il était présent avec El Hidaoui “depuis le début”, affirme-t-il en référence au premier match de l’équipe nationale à Doha. C’est également ce qu’il avait indiqué à la police judiciaire.

“J’étais avec lui dans l’appartement. Je suis témoin devant Dieu qu’il n’a jamais vendu (de tickets, ndlr). Il aidait les gens mais ne leur a jamais rien vendu”, explique le quatrième témoin.

N’ayant pas pu repartir à Doha pour la demi-finale, Ilyas a été contacté par El Hidaoui. “Je recevais quatre tickets gratuits pour chaque match. Il m’a appelé et m’a demandé si j’avais pris ceux de ce match-là. Je lui ai dit que non et qu’il pouvait les prendre. Après, il m’a informé qu’il les avait donnés à Faïza car il cherchait à en acheter pour elle mais qu’il n’en avait pas trouvé”.

“Si les témoins avaient été entendus en première instance, nous n’en serions pas là”

17h49. Le président consulte discrètement ses deux conseillers. La famille d’El Hidaoui en profite pour demander l’autorisation de lui fournir de l’eau ainsi qu’à Adil El Omari, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis le début de l’audience.

Le président annonce le report au 13 novembre pour “le début des plaidoiries”. Mais Me Benmalek demande à s’entretenir avec les sages. Après quelques échanges inaudibles pour l’assistance, Me Benmalek est invité à prendre la parole. Il plaide pour la libération provisoire de son client, que ses enfants, présents dans la salle, “ont hâte d’enlacer”.

Il argumente en expliquant que ces témoins − “s’ils avaient été entendus en première instance, nous n’en serions pas là”, souligne-t-il au passage − montrent que Mohamed El Hidaoui “ne vendait pas de tickets et qu’il est connu pour ses valeurs”.

“La personne considérée par les magistrats de première instance comme victime d’une tentative d’escroquerie est aujourd’hui un témoin qui déclare qu’El Hidaoui n’est pas le genre à escroquer (…). Ces déclarations suffisent pour comprendre que cet homme a été jugé injustement et que la Cour peut mettre fin à cette injustice”, poursuit l’avocat, qui assure que les garanties de présence sont assurées et que son client s’engage à assister à chaque audience. Il demande donc sa libération, “même sous caution”.

18h06. Le président a fixé le 1er novembre pour trancher sur cette demande de libération provisoire. La famille d’El Hidaoui court vers lui. Ils cherchent tous à l’enlacer, y compris ses enfants. Adil El Omari quitte la salle, en souriant, accompagné de son confrère et ami Mohamed Beloudi.

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Affaire tickets du Mondial : l’audience du 13 novembre sera dédiée aux plaidoiries

Le procès en appel de Mohamed El Hidaoui et Adil El Omari se poursuit. L’audience de ce lundi 30 octobre a été marquée par quatre témoignages autour de Mohamed El Hidaoui. Des témoignages considérés, par sa défense, comme étant en sa faveur.

Me Mohamed Benmalek, avocat de Mohamed El Hidaoui, s’est non seulement félicité des déclarations versant dans le sens de son client, mais a également demandé sa libération provisoire. Une question sur laquelle la Cour ne tranchera que ce mercredi 1er novembre, tandis que la prochaine audience a été fixée au 13 novembre. Celle-ci sera dédiée aux plaidoiries.

Il convient de noter que cette audience, durant laquelle Mohamed El Hidaoui et Adil El Omari étaient présents, a principalement porté sur les témoignages de « l’affaire Faïza », précédemment expliquée sur Médias24. Celle-ci a, par le biais de son beau-frère et de sa sœur, pris contact avec Mohamed El Hidaoui pour obtenir des tickets lors du Mondial.

Si elle affirme que le président de l’OCS a refusé de prendre une enveloppe contenant 2.000 euros en contrepartie des quatre billets qu’il lui a remis, elle insiste néanmoins sur le fait que Mohamed El Hidaoui a reporté le paiement à leur retour au Maroc. Chose qui n’a jamais eu lieu.

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Foot. Yassine Bounou nominé pour les trophées Ballon d’Or et Yachine Sport

Yassine Bounou figure dans les listes des nominés pour les trophées Ballon d’Or et Yachine, publiées le mercredi 6 septembre sur le site web du magazine France Football, après une superbe saison marquée par une historique quatrième place au Mondial 2022 au Qatar avec la sélection marocaine, et un titre de la Ligue Europa avec son ancien club espagnol du FC Séville. Il affiche un bilan de 47 matchs, 66 buts encaissés et 14 clean sheets.

Commentant la saison de Bounou, France Football souligne que « ses intuitions et son savoir-faire lors des séances de tirs au but face à l’Espagne avec le Maroc en huitièmes de finale de la Coupe du monde (0-0, 3-0 aux t.a.b.), et contre l’AS Rome avec le Séville FC en finale de la Ligue Europa (1-1, 4-1 aux t.a.b.), ont impressionné ».

Ces deux trophées sont attribués par un jury international de journalistes spécialisés, à raison d’un représentant par pays (les 100 premiers au dernier classement FIFA) et en fonction de trois principaux critères observés : performances individuelles et caractère décisif et impressionnant ; performances collectives et palmarès ; classe et fair-play.

Qatar 2022. Du PSG au Barça, voici les montants que les mondialistes marocains ont rapporté à leurs clubs respectifs

La FIFA a publié la liste des clubs ayant bénéficié de reversements d’une partie des recettes du Mondial 2022 pour avoir mis des joueurs à la disposition des équipes nationales. On a ainsi appris que le Wydad et le Raja ont été les seuls bénéficiaires au Maroc. Mais l’institution du football mondial n’a pas fourni tous les détails sur ce qu’a rapporté chaque joueur ni à quel club. Médias24 a donc reconstitué:

-quels sont les joueurs à l’origine des versements au Raja et au Wydad.

-combien a rapporté chaque joueur de l’équipe du Maroc et à quel club.

On apprend ainsi qu’en plus du WAC et du Raja, plusieurs clubs prestigieux ont bénéficié des reversements au titre des joueurs marocains: PSG, Fiorentina, Chelsea, Ajax amsterdam, Bayern de Munich, Inter de Milan, Al Ahly, Barça et d’autres encore…

Reconstitution, calcul, répartition et infographies.

-oOo-

Au total, les internationaux marocains ont permis à leurs clubs respectifs d’empocher la coquette somme de 92,74 millions de DH (9,63 millions de dollars). Sur les 37 clubs concernés, le Wydad de Casablanca a remporté la plus grosse part du gâteau, en récoltant environ 13 MDH (1,4 million de dollars).  

Le WAC est talonné de près par le FC Séville. Le pensionnaire du championnat espagnol, dont les finances sont exsangues actuellement, a bénéficié d’un peu plus de 7 millions de DH (741.200 $) grâce aux excellentes prestations de Yassine Bounou (3,5 MDH, 370.600 $) et Youssef En-Nesyri (3,5 MDH, 370.600 $) qui ont hissé l’équipe nationale dans le dernier carré du mondial. 

Comment est calculée la répartition ? 

Avant de détailler le programme de répartition des bénéfices, il s’agit d’abord d’expliquer la formule du calcul. D’après la circulaire de la FIFA n° 1844, datée du 4 mai 2023, le montant brut à distribuer (2,01 milliards de DH, 209 millions de dollars) a été divisé par le nombre total de jours cumulés, ce qui aboutit à un montant arrondi par joueur et par jour de 10.950 $ (105.400 DH), dont il convient de retrancher les taxes et autres déductions éventuelles. 

« Ce montant arrondi est multiplié par le nombre de jours de présence de chaque joueur dans la compétition, à partir de la date de mise à disposition des joueurs pour la Coupe du Monde Qatar 2022, jusqu’au jour suivant le dernier match de leur sélection respective », ajoute la même source. 

Sachant que la date de la mise à disposition des joueurs pour le Mondial a été fixée au 14 novembre 2022, et que le dernier match du Maroc date du samedi 17 décembre 2022 (défaite 2-1 contre la Croatie lors de la petite finale), les Marocains auront été engagés lors de la Coupe du monde pendant 34 jours. Une durée qu’il faut multiplier par 10.900 dollars (104.919 DH), soit 370.600 dollars (3,56 millions de dirhams) pour chaque joueur ayant été présent pendant les 34 jours.

Le total par joueur est divisé par trois, puis distribué au(x) club(s) dans le(s)quel(s) il a été enregistré lors des deux années précédant la phase finale de la compétition, comme suit : 

– un tiers est distribué au club dans lequel le joueur était enregistré durant la compétition (saison 2022-2023) ;

– un tiers est distribué au club dans lequel le joueur a été enregistré au cours de l’année précédant la compétition (saison 2021-2022) ;

– un tiers est distribué au club dans lequel le joueur a été enregistré entre une et deux années avant la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022 (saison 2020-2021). 

Trois clubs remportent la mise

En s’appuyant sur cette formule, plusieurs joueurs de l’équipe nationale ont permis à un seul club d’empocher la totalité (les trois tiers) de la dotation, dont : 

– Le Wydad de Casablanca a encaissé environ 13 MDH (1,4 millions de dollars), grâce à Reda Tagnaouti (3,56 MDH), Yahya Attiat Allah (3,56 MDH), Yahya Jabrane (3,56 MDH), mais aussi Achraf Dari (2.37 MDH), dont une partie de la dotation a toutefois été attribuée à son club actuel, le stade brestois.

– Le FC Séville a encaissé plus de 7 MDH, grâce à Yassine Bounou (3,5 MDH) et Youssef En-Nesyri (3,5 MDH).

– Le Real Valladolid a empoché 3,5 MDH, grâce à la participation de Jawad El Yamiq.

Dans le cas de certains joueurs, la répartition des bénéfices a concerné au moins deux clubs. Par exemple : 

– Achraf Dari : Stade brestois 29 (1,18 MDH) / WAC (2,37 MDH) ;

– Badr Benoun : Qatar SC (1,37 MDH) / Al Ahly (1,88 MDH) / Raja de Casablanca (307,422 DH) ; 

– Nayef Aguerd : West Ham United (1,18 MDH) / Stade Rennais (2.37 MDH) ; 

– Romain Saïss : Beşiktaş JK (1,18 MDH) / Wolverhampton (2,37 MDH) ; 

– Achraf Hakimi : Paris Saint-Germain (2,37 MDH) / Inter de Milan (1,18 MDH) ; 

– Noussair Mazraoui : Bayern Munich (1,18 MDH) / Ajax Amsterdam (2,37 MDH) ;

– Azzedine Ounahi : Angers SCO (2,37 MDH) / US Avranches (1,18 MDH).

Par ailleurs, le football marocain a empoché 1,49 million de dollars américain (13,4 MDH) sur les 4,5 millions de dollars (43,3 MDH) alloués aux clubs du continent africain. Soit le deuxième meilleur total, derrière la Tunisie (1,43 million de dollars, l’équivalent de 13,7 millions de DH). 

https://medias24.com/2023/07/13/la-fifa-verse-au-wydad-et-au-raja-une-part-des-fonds-du-mondial-qatari/

« Épopée des Lions de l’Atlas », un livre qui retrace les exploits du Maroc au Mondial 2022

Première Ligne Édition annonce l’édition de l’ouvrage Épopée des Lions de l’Atlas, un beau livre qui retrace les grands moments de décembre 2022, à travers les exploits des Lions de l’Atlas durant la Coupe du monde 2022.

Quatre grandes thématiques sont abordées dans l’ouvrage :

Épopée d’une équipe vaillante : des matchs amicaux à la petite finale, les Lions de l’Atlas ont effectué une trajectoire exceptionnelle ponctuée de grands moments, explique un communiqué de la maison d’édition.

Des valeurs extraordinaires : « Au-delà du sport, les Lions de l’Atlas ont véhiculé de magnifiques messages et des valeurs qui ont ému le monde entier », poursuit la même source.

La ferveur d’un peuple : les supporters marocains se sont déplacés en nombre au Mondial 2022 pour soutenir l’équipe nationale. Dans le même temps, dans toutes les villes du Maroc, des marées humaines sont sorties spontanément dans les rues pour célébrer les victoires successives des Lions.

Le Maroc célébré dans le monde : les exploits des Lions de l’Atlas ont surpris le monde entier. De grandes personnalités, dont Elon Musk, ainsi que nombre de chefs d’Etat ont félicité l’équipe nationale, mettant ainsi un coup de projecteur exceptionnel sur le Maroc. La presse internationale a relayé cet engouement. Jamais le hashtag #Maroc n’a été autant utilisé.

L’ouvrage est par ailleurs agrémenté de photos provenant principalement de l’agence Maghreb Arabe Press (MAP) qui a suivi les exploits des Lions de l’Atlas et des Marocains dans le monde entier.

Scandale des tickets au Mondial : des manquements plus graves que prévu (Fouzi Lekjaa)

Reportées dans un premier temps, les conclusions de l’enquête sur le scandale de la vente au marché noir des tickets des matchs de l’équipe nationale, lors du Mondial 2022, « ont récemment été livrées par la commission de la FRMF dans un rapport qui confirme les manquements et faits reprochés, qui sont plus graves que prévu », a indiqué le président de la Fédération royale marocaine de football, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, ce mercredi 8 mars.    

« En parallèle, une enquête judiciaire est en cours », a ajouté Fouzi Lekjaa, qui avait diligenté une commission au sein de la FRMF afin d’enquêter sur le scandale de la vente au noir des tickets des matchs de l’équipe nationale lors du Mondial au Qatar.

Au moment des faits, le président de la FRMF avait dénoncé les mauvaises pratiques de certains individus issus de la famille du football national. « Toute personne qui s’avère impliquée de quelque manière que ce soit dans la manipulation des tickets n’aura plus sa place dans le secteur du foot », avait-il prévenu.

Scandale des tickets au Mondial : report de l’annonce des conclusions de l’enquête menée par la FRMF

« Les résultats de l’enquête seront publiés dès qu’ils seront prêts, y compris les sanctions« , indique une source sûre à Médias24.

Pour rappel, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), a diligenté une commission au sein de la FRMF afin d’enquêter sur le scandale de la vente au noir des tickets des matchs de l’équipe nationale lors du Mondial au Qatar.

Les conclusions de cette enquête étaient attendues pour ce lundi 16 janvier.

Au moment des faits, Fouzi Lekjaa avait dénoncé les mauvaises pratiques de certains individus issus de la famille du football national.

« Je ne ménagerai aucun effort, personnellement et avec vous (le comité directeur de la FRMF, ndlr), pour prendre toutes les mesures strictes, dans les plus brefs délais, contre ces misérables qui ont profité de cet événement, quels que soient leurs postes ou leurs responsabilités », avait affirmé le président de la FRMF.

Et d’ajouter : « Toute personne qui s’avère impliquée de quelque manière que ce soit dans la manipulation des tickets n’aura plus sa place dans le secteur du foot. »

LIRE ÉGALEMENT :

https://medias24.com/2022/12/27/une-commission-de-la-frmf-enquete-sur-le-scandale-des-tickets-au-mondial/

Walid Regragui : « Il faut gagner une Coupe d’Afrique pour rentrer dans l’histoire « 

À l’image de sa première conférence de presse à la veille de l’entrée en lice du Maroc dans cette Coupe du monde 2022, Walid Regragui a encore une fois fait passer un message d’espoir lors de son dernier point presse. A l’issue de la défaite (1-2) de l’équipe nationale face à la Croatie, à l’occasion de la petite finale, ce samedi 17 décembre, le sélectionneur national n’a pas caché que la déception était encore de la partie.

Mais pas assez pour minimiser une épopée digne des plus grandes nations du football. « Quand on se réveillera, on se rendra compte de ce qu’on a fait. La marche était un peu haute. Sur ces tournois, il faut tout le monde à 100%. Mais bravo aux garçons, ils ont tout donné », a-t-il souligné.

« Félicitations à la Croatie, c’est une très belle équipe, qui mérite sa troisième place. Ils ont beaucoup d’expérience, ils ont su gérer le match pour gagner cette troisième place ». Et d’ajouter : « On n’a pas été au niveau qu’on voulait, surtout en première mi-temps. En deuxième mi-temps, c’était mieux, mais ils ont su garder le résultat ». 

« On a réussi à réunir tout le monde »

Ce fabuleux parcours restera à jamais gravé dans les mémoires d’un groupe qui a non seulement émerveillé la planète foot par sa fraîcheur, mais aussi rendu fou de joie un peuple qui ne s’attendait pas à un tel parcours au début de la compétition.

« De ce mondial, je retiens le peuple marocain qui sort dans la rue sur chacune de nos victoires. Le fait que le Roi Mohammed VI soit sorti fêter les succès dans la rue avec le peuple. Cela montre qu’on a eu un impact extraordinaire. »

Des sentiments positifs nourris par le caractère unique d’une aventure où l’équipe nationale « a joué contre de grandes équipes. On n’a eu que des gros matchs ». Une page écrite en lettres d’or dans le livre d’histoire du football marocain et qui servira à redorer le blason d’un football africain qui donne parfois l’impression de tourner au ralenti.

« Nous avons prouvé que le continent africain travaille et apprends de ses erreurs. L’objectif des africains et du Maroc c’est de gagner la Coupe du monde un jour. On a montré qu’on était capable. Les matchs se sont joués sur des détails. »

« Gagner la prochaine Coupe d’Afrique des Nations »

Des détails et quelques erreurs qui ont été préjudiciables à l’équipe nationale. Cependant, Walid Regragui a refusé de les voir comme tel. « Il faut respecter le football. La France est plus forte que nous, la Croatie est plus forte que nous. Pas de beaucoup mais elle est plus forte, donc il faut travailler. Si j’avais quelque chose à changer ? Rien. »

Dans son esprit, le sélectionneur ne retient que les axes d’amélioration en vue des prochaines échéances, dont l’édition suivante de la Coupe du monde. « En 2026, j’aurai plus d’expérience et je changerai peut-être des choses ».

En attendant, le sélectionneur envisage pour ses protégés des attentes élevées en leur fixant pour objectif ni plus ni moins que de « gagner la prochaine Coupe d’Afrique des Nations », repoussée à janvier 2024, en Côte d’Ivoire. Condition sinéquanone pour que cette génération puisse prétendre à être la meilleure génération du football marocain et africain. 

Un continent qui a vibré au rythme des exploits des hommes de Walid Regragui. Communion inestimable aux yeux du sélectionneur. « On a réussi à faire rêver quelques gamins qui peuvent ambitionner de devenir footballeurs pros. Cela n’a pas de prix ».

« La barre est élevée désormais » reprend-il. « Il va y avoir beaucoup de pression. Mon travail consiste à ramener les pieds sur terre et dire que ce qu’on a fait, c’est extraordinaire. Avec ce genre de performances, un jour on pourra gagner la Coupe du monde ».

En ce sens, le sélectionneur s’est dit convaincu qu’une équipe africaine finira par gagner le Mondial. « D’ici une vingtaine d’années, l’Afrique sera sacré en Coupe du monde. A condition de travailler et de gagner en expérience », a-t-il assuré. 

Et de conclure sa dernière conférence de presse dans ce mondial avec un « Vive l’Afrique et Dima Maroc ».

 

MERCI LES LIONS

La fatigue, les crampes, les blessures… l’équipe nationale était trop handicapée pour créer une énième surprise face aux Croates, lors de la petite finale de la Coupe du monde 2022, ce samedi 17 décembre. Les hommes de Walid Regragui ont tenté le tout pour le tout jusqu’au bout, mais Youssef En-Neysiri n’a pas réussi à cadrer sur un dernier coup de tête.

Sur la pelouse du stade Khalifa, les Croates avaient pris l’avantage en première mi-temps grâce à Gvardiol et Orsic. Achraf Dari avait égalisé entre-temps. Mais cela n’a pas été suffisant pour faire tomber Modric et ses coéquipiers, sûrs de leur force. « Certes, c’est notre seconde défaite consécutive, mais je n’ai rien à reprocher à mes joueurs » a déclaré Walid Regragui au micro de la chaîne Arryadia.

« On va apprendre de cette défaite. Il faudra revenir encore plus fort car on sera désormais attendus. Nous avons cassé le plafond de verre des quarts de finale. Cependant, il y a encore du travail pour faire partie des meilleurs » a ajouté le sélectionneur, forcément déçu du résultat.

Contraint par les blessures et la nécessité de donner du temps de jeu à des éléments qui n’en ont pas eu jusqu’à présent, Walid Regragui a aligné un onze de départ remanié face à la Croatie. Disposé en 4-3-3 (4-1-4-1 en défense), le sélectionneur a opéré quatre changements par rapport à la demi-finale face aux Bleus. 

Azzedine Ounahi, Romain Saïss, Noussair Mazraoui et Selim Amallah ont laissé leurs places à Bilal El Khannouss, Achraf Dari, Abdelhamid Sabiri et Yahya Attiat Allah. Ils n’ont pas tous réussi leurs matchs, mais ils auront dans l’ensemble tenu leur rang. 

L’une des quatre meilleures équipes au monde  

A l’image de l’ensemble des Lions de l’Atlas, les supporters n’ont pas boudé leur plaisir pour exprimer gorge déployée, leur fierté d’avoir une équipe nationale à ces altitudes, considérée comme l’une des quatre meilleures au monde. 

Dans cette première mi-temps vivante mais peu intense, l’équipe nationale a rapidement égalisé après avoir concédé l’ouverture du score sur une combinaison parfaitement exécutée sur coup franc par les Croates et conclut d’une superbe tête plongeante de Gvardiol sur laquelle Yassine Bounou n’a rien pu faire (7’). 

Le coup de tête piqué d’Achraf Dari dans la foulée a offert l’égalisation au Maroc et a permis à ses coéquipiers de ne pas laisser le doute s’immiscer dans leurs rangs, à l’inverse des nombreuses approximations qui ont entaché les combinaisons offensives de l’équipe nationale. L’absence d’automatismes entre les joueurs y est certainement pour beaucoup. 

Outre Yassine Bounou qui a fait peur à tout le monde en dévissant sa relance (3′), le Maroc n’a pas réussi à limiter l’influence de Luka Modric. Le Madrilène a d’ailleurs inquiété le gardien marocain sur un tir à ras de terre, arrêté en deux temps (24′). 

Cette action a été possible à cause des pertes de balles dangereuses dont se sont rendus coupables les Nationaux et qui ont donné l’occasion aux Croates d’inquiéter Y. Bounou (12′, 18′). Le portier n’a rien pu faire sur le tir enroulé de Orsic synonyme de médaille de bronze pour les Vatreni.

Des attaques énergiques mais brouillonnes

Offensivement, les Marocains ont été dangereux sur des combinaisons rondement menées sur le flanc gauche de la défense adverse. Comme cette une-deux entre Ziyech et Hakimi que le madrilène a conclu par une centre tendu vers Youssef En-Neysiri. Un peu trop avancé, l’avant-centre n’a pas réussi à reprendre le ballon (37’). 

Malgré les sorties sur blessure d’Achraf Dari (64) et Jawad El-Yamiq (67), qui ont eu pour effet de casser un peu le rythme et montré qu’il était temps que le tournoi se termine pour les deux équipes, la seconde mi-temps fut beaucoup plus débridée que la première.

Avec un peu plus de lucidité dans le dernier geste, les Lions de l’Atlas auraient pu inscrire le but égalisateur. Les montées et courses énergiques d’Achraf Hakimi n’ont pas été efficaces, à l’image des tentatives de l’attaquant de pointe, Youssef En-Neysiri.     

Le sévillan a raté les deux occasions les plus nettes de la seconde mi-temps. Il a d’abord perdu son face à face contre Livakovic, le gardien adverse (74’), avant d’échouer au moment de cadrer sa tête à la fin du temps réglementaire (94′). 

Avant de rentrer têtes basses aux vestiaires, les Lions de l’Atlas ont rendu hommage aux supporters. Dans leurs yeux, on pouvait apercevoir la douleur de ne pas décrocher le podium, la fierté d’avoir réalisé un parcours d’exception, mais surtout la promesse de jours meilleurs et de moments de joie encore plus intenses. 

Walid Regragui: « Nous sommes allés au bout du bout »

Dans une première déclaration d’après-match, diffusée par beIN sports, le coach Walid Regragui a été franc comme à son habitude. « Nous avons été au bout du bout. Aujourd’hui, le moteur a cassé. Nous avons essayé d’amener de la fraîcheur avec les jeunes. Nous avons souffert d’énormément de blessures », rappelant que la défense a été décimée et en particulier son axe central.

Regragui est resté malgré tout positif: « Nous faisons quand même partie des 4 meilleures équipes au monde. La défaite est amère mais la Croatie a mérité cette victoire ».

Interrogé sur le meilleur souvenir ou le moment le plus fort de cette coupe du monde, il a cité le match contre l’Espagne et la séance des penaltys. Il a conclu: « nous avons uni les Marocains pendant un mois et il n’y a que le football pour faire ça ».

Mondial 2022. Face à la Croatie, le Maroc espère quitter le tournoi par la grande porte

Le dimanche 18 décembre aurait pu être une belle journée de football pour le peuple marocain. Celle qui l’attend ce samedi 17 décembre (16h) n’est pas mal non plus. Habituellement, le match pour la troisième place ne donne envie à personne. Encore moins à ceux qui le disputent. 

“Ce match m’embête un peu. J’aurais aimé jouer la grande finale. Nous sommes à la place du con” a déploré Walid Regragui en conférence de presse. Mais la rencontre de ce samedi sur la pelouse du stade Khalifa entre les déçus qui prétendaient à mieux, est différente cette année. Car rares sont les personnes qui s’attendaient à voir le Maroc et la Croatie à ce stade de la compétition. 

La petite finale du mondial 2022 revêt un enjeu inhabituel par sa dimension historique pour les deux pays qui l’animeront. Parce que ce sera une première pour une nation africaine et un moment fondateur pour le football marocain. Et aussi car c’est une deuxième pour les Croates, après celle de 1998 (2-1 contre les Pays-Bas). 

L’occasion aussi pour les deux sélectionneurs de récompenser les éléments qui ont été moins en vue tout le long de la compétition, sans se départir du sérieux et de l’envie de gagner qui a accompagné cette épopée au long cours, qui s’achèvera comme elle avait commencé, face au même adversaire.   

“Il nous reste encore un match contre la Croatie qu’il faudra aborder avec le même sérieux que nous avons montré lors des précédentes rencontres. Le groupe a vraiment montré qu’il était capable de concurrencer les grandes sélections” assure Walid Regragui. 

Un banc en action

Pourtant, il sera difficile de trouver des similitudes entre ces deux rendez-vous espacés d’environ un mois. “Lors du premier match, les deux équipes ont énormément calculé pour prendre au moins un point afin d’avancer dans la compétition” a décrypté le sélectionneur. “Je m’attends à une rencontre plus débridée, où il y aura beaucoup plus d’espace.”

L’état de fatigue avancé de part et d’autre, conjugué à la titularisation des joueurs qui étaient sur le banc et dont la cohésion est moins évidente, vont certainement contribuer à offrir aux supporters un match plus ouvert que le précédent. 

Romain Saïss officiellement out, Noussair Mazraoui et Nayef Aguerd étant très incertains, le sélectionneur national sera obligé de remanier sa défense et plus largement un onze de départ qu’il avait quasiment gravé dans le marbre. D’autant que ceux qui ont cirés le banc ont des choses à prouver et des souvenirs à créer. 

La gestion de la fatigue sera donc une donnée centrale de la confrontation pour les deux sélectionneurs. Les Croates devront certainement faire sans Marcelo Brozovic et Josip Juranovic, blessés.

“C’est un pays de quatre millions d’habitants qui a réussi à former des joueurs de talent et un esprit d’équipe très fort. C’est un exemple pour nous” assure le sélectionneur marocain. “Ils prouvent qu’en travaillant bien, en structurant les clubs, on peut avoir de bons résultats”. 

Entre gentlemen, les amabilités fusent.  “Nous avons beaucoup de respect pour le Maroc, qui a été une grande surprise. Ils sont dans le même état d’esprit que le nôtre, à savoir remporter la médaille de bronze” a annoncé le sélectionneur Croate, Zlatko Dalic lors de son point presse. 

Modric, principal danger

Au Qatar, la Croatie a manqué d’un avant-centre de talent pour accéder à la grande finale. Heureusement pour eux, Modric a comme d’habitude émerveillé son monde. Le milieu croate de 37 ans a donné l’impression d’être éternel, enchaînant les prestations magiques pour écarter d’un revers de la main toutes les allusions à sa retraite internationale. 

Ses coéquipiers lui donnent le ballon quand c’est compliqué. Il sait aussi récupérer et ne rechigne pas à la tâche. Bref, il fait l’unanimité. Adversaire scompris. “Luka Modric est l’un des génies du football moderne” a lancé Walid Regragui en conférence de presse avec des étoiles dans les yeux. “Je ne sais pas si ce sera son dernier match en Coupe du monde, mais connaissant le joueur, un compétiteur, il va avoir à cœur de bien terminer la compétition, il faudra s’en méfier” a-t-il averti. 

Jusqu’ici, le Maroc a eu beaucoup de cœur, même s’il a parfois trop souffert et manqué de maîtrise pour atteindre le niveau supérieur. La désillusion fut immense face à la France. Mais ne mégotons pas sur notre plaisir. Quel que soit le résultat de la petite finale, l’équipe nationale mérite un très bel accueil qui lui donnera l’envie de s’imaginer la ferveur d’un sacre en Coupe du monde. 

Mondial 2022. Légitime, la réclamation de la FRMF a peu de chances d’aboutir

Avant d’affronter la Croatie, ce samedi 17 décembre à 16 h, au stade international de Khalifa, le Maroc a adressé une réclamation à la FIFA, fustigeant l’arbitrage du sifflet mexicain César Arturo Ramos, qui officiait lors de la demi-finale face à la France. 

Selon une source sûre, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a adressé cette correspondance au président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de déplorer les erreurs de M. Ramos sur deux actions en première période, notamment pour des fautes sur Soufiane Boufal et Selim Amallah. 

Sur la première action litigieuse (27e’), l’attaquant marocain a été fauché dans la surface de réparation par le Français Théo Hernandez, emporté par sa glissade après avoir dégagé le ballon. L’arbitre mexicain n’a pas bronché. Pis, il a accordé une faute inexistante aux Bleus et averti Soufiane Boufal.  

“Boufal ne doit pas prendre jaune et il y a pénalty”, a affirmé le sélectionneur national, Walid Regragui, lors de la conférence de presse qui précède la petite finale contre la Croatie. Même constat du côté du quotidien espagnol Marca

 

Le journaliste franco-algérien (Francefootball), Nabil Djellit, est lui aussi convaincu du penalty. Iker Casillas, l’ancien gardien du Real Madrid, a également relevé l’action, en lançant un sondage sur le même réseau social.  

A l’instar de Jamal Al-Ghandour, l’expert en arbitrage de beIN Sports, plusieurs arbitres internationaux n’étaient pas convaincus de la décision prise par l’arbitre mexicain sur cette action. Ce n’est pas sans rappeler la faute subie par le Tunisien Wahbi Khazri lors de la CAN 2022, qui n’avait pas non plus été sifflée par l’arbitre, ce dernier ayant estimé que le défenseur avait d’abord pris le ballon.  

En revanche, la seconde faute qui aurait dû être accordée aux Lions de l’Atlas, d’après la Fédération royale marocaine de football, est beaucoup moins évidente que la première. Certes, Selim Amallah a été ceinturé et retenu par le maillot dans la surface de réparation, mais le ballon n’est pas arrivé dans sa zone. Des contacts similaires sont courants et rarement sanctionnés. 

Quoi qu’il en soit, la réclamation de la FRMF n’a aucune chance d’aboutir. D’abord, à cause du temps de traitement de la FIFA qui dépasse généralement une semaine, alors que la finale se jouera le dimanche 18 décembre. Ensuite, parce qu’aucune réclamation de cette nature n’a été favorablement jugée par l’instance internationale.

La plus récente réclamation est celle déposée par la Fédération française de football (FFF), à la suite du but refusé à Antoine Griezmann face à la Tunisie, en phase de groupes, alors qu’il était pourtant valable. La FIFA n’a donné sa réponse qu’une semaine plus tard: négative. 

« Cette erreur n’enlève en rien la qualification de la France. On ne saura jamais ce qui se serait passé si le penalty avait été sifflé, mais il y avait pénalty. C’est le football, il faut l’accepter”, a déclaré le sélectionneur national pour clore le débat.