Complexe muséal de Rabat : le début des travaux suspendu à plusieurs autorisations imminentes

« Nous sommes toujours suspendus à l’accord de l’Unesco, qui doit être communiqué à la Direction du patrimoine avant de pouvoir démarrer le chantier du complexe muséal », nous déclare Mehdi Qotbi.

Avant d’être en mesure de se prononcer, l’Unesco doit en effet étudier la nature des changements architecturaux souhaités, par la fondation des musées, qui lui ont été soumis dans le cadre d’un dossier déposé depuis plusieurs mois.

Lesquels travaux concerneront l’ancien bâtiment du siège de la Marine royale à Rabat, qui devra être connecté par un tunnel au Musée d’art contemporain Mohammed VI afin de créer un ensemble muséal, nous explique-t-il.

Le président de la fondation nationale des musées attend également l’autorisation « imminente » de la mairie de la capitale pour que les bétonnières puissent emprunter les rues adjacentes qui sont normalement interdites à la circulation pour ce genre de camions.

Malgré le manque de visibilité, notre interlocuteur estime cependant que le début des travaux, qui doivent durer deux ans, ne serait « plus qu’une question de semaines au plus tard ».

 

Hassan Bargach : « La région de Rabat offre un mix touristique exceptionnel entre tradition, authenticité et modernisme »

Médias24 : Quelles sont les potentialités touristiques sur lesquelles vous vous appuyez aujourd’hui pour la promotion de la région Rabat-Salé ?

Hassan Bargach : Il y en a trois en particulier. D’abord, l’accessibilité. La ville de Rabat, et plus globalement la région, est connue pour son accessibilité. C’est d’ailleurs la seule ville du pays dont on peut dire qu’elle dispose de deux aéroports : un aéroport au niveau de Rabat et un autre à Casablanca qui est à une heure et quart seulement de la capitale. Cette accessibilité est valable aussi bien pour les marchés traditionnels, français et espagnols, que pour les marchés nord-américains, du Moyen-Orient, etc.

L’accessibilité est représentée aussi par la durée de vol : on est à deux heures et demie des principales capitales européennes (Paris, Rome, Londres, Madrid…). Et l’avantage pour un visiteur qui arrive à l’aéroport de Rabat réside dans le fait qu’il soit à un quart d’heure seulement du centre-ville. Ce qui est extraordinaire. Ceci, en plus de l’autoroute qui relie Rabat aux quatre coins du pays.

Deuxième potentialité : la diversité des lieux de loisirs. Rabat dispose de plusieurs parcs et d’une offre balnéaire de plus en plus valorisée. Il faut dire qu’on a un littoral allant de Kénitra et Moulay Bousselham jusqu’à Skhirat, et qui présente des plages magnifiques. À noter, à ce propos, qu’il y a une véritable réhabilitation des doubles voies pour améliorer l’accessibilité à ce littoral.

À cela s’ajoutent toutes les autres activités sportives qu’on peut pratiquer à Rabat, dont par exemple le golf, l’équitation, les sports nautiques ou encore la chasse. Et bien sûr, la présence de lieux culturels incontournables. Tout cela fait de Rabat une ville présentant une diversité de loisirs très particulière.

Et n’oublions pas la nature : Rabat, comme chacun sait, est une ville verte. Elle fait d’ailleurs partie des villes vertes mondiales, avec plus de 20 m2 par habitant.

>> Lire aussi : Le Rabat de… Najib Refaïf

Rabat fait partie des villes vertes mondiales, avec plus de 20 m2 d’espace vert par habitant

Hassan Bargach, président du CRT Rabat-Salé.

 

– La capitale abrite plusieurs grands musées – le dernier en date étant celui de la Parure – qui la hissent au rang de capitale culturelle. Quels sont les principaux projets culturels entrepris ces dernières années, qui confortent la région dans ce positionnement ?

– Effectivement, notre capitale a connu l’ouverture de plusieurs grands musées, dont le musée Mohammed VI, le musée de la Parure qui a ouvert ses portes en 2023, le musée de la photo. À cela s’ajoute le nouveau théâtre qui fait partie des projets culturels déjà achevés et qui sera inauguré prochainement. C’est un grand projet qui confirme la dimension culturelle de notre région.

À côté de cela, un certain nombre d’activités organisées à Rabat confère à notre région un statut particulier sur le plan culturel, comme par exemple le Salon international de l’édition et du livre (Siel). Je cite également l’Unesco qui s’est réunie en 2022 à Rabat, signe de l’importance culturelle de la ville.

Il y a aussi la réhabilitation des médinas de Rabat et de Salé, dont les budgets ont été débloqués, et qui est en train d’aboutir. Ce projet fait de nos médinas des espaces de visite très intéressants. Tout cela participe au fait que la ville s’élève au rang de capitale culturelle. Et cela ne s’est pas fait de manière arbitraire. Au contraire, il y a eu beaucoup d’investissements pour que notre ville se positionne bien dans le domaine culturel.

 

Plusieurs projets menés ces dernières années ont contribué à hisser Rabat au rang de capitale culturelle  

Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat.

 

>> Lire aussi : Visite guidée. Mehdi Qotbi : « Les sept œuvres immanquables à admirer au MMVI »

– Qu’en est-il de l’impact des monuments historiques (Chellah, Oudayas…) sur l’attractivité touristique de la région Rabat-Salé ?

– Concernant le Chellah, il y a des travaux d’envergure qui sont en cours de réalisation pour donner justement une dimension particulière à ce monument. Les Oudayas ont aussi connu une réhabilitation il y a deux ans. Le café maure, connu pour son cachet particulier et sa vue unique, a rouvert ses portes. Tout cela donne à la capitale une réelle signature de capitale culturelle. D’autres projets viendront confirmer ce statut à l’avenir.

 

>> Lire aussi : Chellah : chronique d’une métamorphose antique

Le Royal Golf Dar Es Salam est à lui seul une destination dans la destination

 

– Rabat-Salé est par ailleurs une destination golfique de haut vol. Quels sont les parcours qui participent aujourd’hui à l’expérience golfique riche et diversifiée que viennent chercher les visiteurs nationaux et internationaux ? 

– Le golf est effectivement un véritable atout pour notre destination. Il faut signaler que le Royal Golf Dar Es Salam est à lui seul une destination dans la destination. Il dispose de trois parcours, dont deux 18 trous et un 9 trous. Ce dernier sera étendu à 18 trous, avec un facteur difficulté très important, connu mondialement. Il faut savoir que le Royal Golf Dar Es Salam fait partie des mille plus beaux parcours de golf dans le monde.

 

Rabat a réalisé en 2023 une croissance, en termes de nuitées, exceptionnelle de plus de 25% par rapport à 2022

– Comment le nombre de nuitées enregistrées par la région a-t-il évolué en 2023 ? Et quels sont vos objectifs pour les prochaines années ?

– La ville de Rabat a réalisé une croissance exceptionnelle des nuitées en 2023, de plus de 25% par rapport à 2022 (à fin novembre). Notre ambition est d’être sur une croissance à deux chiffres. Et nous espérons réaliser cet objectif en 2024 également, en continuant d’œuvrer pour une promotion ciblant différents marchés.

À ce propos, la diversification des marchés est importante tout en stabilisant nos marchés traditionnels. Si nous maintenons ce rythme de croissance à deux chiffres, cela devrait inciter les investisseurs à venir s’installer dans notre région. Cela leur donnera de la confiance. Et pas seulement au niveau de l’hôtellerie, mais également au niveau des autres investissements touristiques. C’est tout un écosystème qui sera mis en place.

– Justement, Rabat dispose d’un nombre important d’établissements hôteliers de grand standing. Comment participent-ils à la position qu’occupe la ville sur l’échiquier touristique national ?

– Il y a de plus en plus d’établissements hôteliers qui ouvrent dans la région de Rabat. Nous disposons surtout d’enseignes de renom international fortes. Et nous avons justement, en plus de Sofitel Rabat Jardin des Roses, Rabat Marriott Hotel et Fairmont La Marina Rabat-Salé Hôtel & Résidences [tous déjà installés, ndlr], Four Seasons Hotel Rabat at Kasr Al Bahr [dont l’ouverture est prévue pour ce début 2024, ndlr]. Et prochainement, d’autres chaînes d’hôtels, telles que St Régis, Ritz et Barceló, s’implanteront également à Rabat.

Toutes ces enseignes de renom international donnent une belle visibilité à notre région, parce que toutes les marques font de la promotion en interne auprès de leur clientèle. Comme vous le savez, chaque chaîne hôtelière a un système de carte de fidélité. Certaines d’entre elles disposent de plus de 100 millions de personnes ayant cette carte. Et donc, dès lors qu’un hôtel ouvre quelque part, à Rabat en l’occurrence, avec un clic seulement, il y aura plus de 100 millions de personnes qui vont en prendre connaissance instantanément. C’est important, parce que cela permet aussi d’améliorer la visibilité afin de promouvoir notre région. Cela met également en confiance d’autres marques hôtelières pour envisager une implantation à Rabat.

Rabat offre à ses visiteurs un nombre important d’établissements hôteliers faisant partie de grandes chaînes internationales 

– Au cours des dernières années, plusieurs malls sont venus s’ajouter aux souks traditionnels et aux quartiers connus pour leurs grands magasins. Que pouvez-vous nous dire sur la région en tant que nouvelle « destination shopping » ?

– C’est vrai que Rabat se fait connaître aujourd’hui dans ce domaine aussi. Plusieurs malls ouvrent, d’autres vont ouvrir à l’avenir, ce qui offre une diversité d’activités pour notre région, en plus de celles que j’ai déjà citées. Est-ce que Rabat est une destination shopping ? La réponse est bien évidemment oui. Cela nous permet d’ailleurs d’aller chercher de nouveaux touristes, au niveau continental, pour venir faire leurs emplettes chez nous.

Il faut par ailleurs travailler sur d’autres périodes de promotions et de soldes, en dehors du mois de janvier. Cela nous permettra d’attaquer d’autres marchés et, in fine, de drainer davantage de touristes. Plusieurs grandes marques vont d’ailleurs s’installer à l’avenir dans notre région. Ce qui est bénéfique, évidemment.

– La capitale a développé des liaisons aériennes la reliant aussi bien aux autres villes du pays qu’à l’international… 

– Aujourd’hui, Rabat est connectée à plusieurs grandes villes européennes : Rome, Paris, Madrid, Genève, Nice, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, mais aussi Séville, Malaga, etc. Et il faut faire connaître notre destination sur ces marchés-là.

La promotion se fait à plusieurs niveaux, à travers la photo, la vidéo, les expériences vécues et, bien évidemment, la communication. Aujourd’hui, nous avons plusieurs façons de communiquer : comptes Facebook, Instagram, TikTok, qui sont autant d’outils qui permettent de faire connaître une destination et d’améliorer sa visibilité en un temps record, tout en maîtrisant les coûts.

– En tant que premier « VRP » de la région de Rabat, quels sont les lieux incontournables à voir pour un nouveau visiteur ?

– Parmi les lieux incontournables, il y a bien sûr la tour Hassan, et tout l’environnement qui l’entoure. Je pense en particulier à la tour Mohammed VI en face, un monument qui est en train de distinguer fortement la ville. Après, tout dépend de ce que l’on cherche. La ville propose un mix touristique exceptionnel entre tradition, authenticité et modernisme. C’est une ville où tout est à 15 min : jouer au golf, aller à la plage, se balader dans la médina, faire du shopping… C’est un avantage dont disposent peu de villes dans le monde. À ce propos, pendant la période du confinement, nous avons lancé une campagne très importante, dont le slogan était « Matemchich b3id, bach t3ich dima ljadid ». En fait, cette campagne destinée au marché local nous a permis de faire face à la crise vécue durant le Covid. L’idée, c’était vraiment de dire à toutes et à tous : « N’allez pas loin pour vivre une expérience hors du commun ».

>> Lire aussi : Notre dossier consacré à la région Rabat-Salé-Kénitra

Rabat : l’A3PM organise une conférence de sensibilisation au patrimoine culturel

Cette conférence s’est déroulée en présence de Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, de Youssef Khiara, directeur du Patrimoine culturel au département de la Culture, et de plusieurs acteurs du patrimoine culturel marocain.

Les travaux de cette conférence ont été retransmis en direct dans 11 Maisons de jeunes, réparties dans les 11 autres régions du Royaume. Par la suite, l’Institut national des sciences, de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) a assuré la formation des participants dans ces Maisons de jeunes.

Cette conférence avait pour objectif de contribuer à la sensibilisation de l’opinion publique sur le patrimoine culturel marocain et à la formation des jeunes sur cette question et sur les enjeux de sa protection.

Lors de son allocution, Youssef Khiara a souligné les menaces qui pèsent sur le patrimoine, comme le trafic illicite et les tentatives de spoliation. La protection et la défense du patrimoine ne doivent pas être uniquement du ressort de l’État, mais également impliquer les citoyens, a-t-il défendu.

De son côté, Mourad El Ajouti, membre du bureau exécutif de l’Association de protection et de promotion du patrimoine marocain (A3PM), a présenté le cadre juridique en vigueur pour la protection du patrimoine au Maroc. Il a notamment exposé l’utilisation de la propriété intellectuelle comme un moyen de lutte contre l’appropriation culturelle. Il a aussi évoqué le Label Maroc, une reconnaissance officielle accordée aux produits locaux de haute qualité.

Reda Benkhadra, également membre du bureau exécutif de l’A3PM, a quant à lui abordé la documentation et la promotion du patrimoine à travers les encyclopédies numériques participatives. Il a présenté les différentes initiatives et activités mises en place telles que les concours photographiques et les ateliers de rédaction. Enfin, il a souligné l’importance de la contribution citoyenne, aussi bien en ligne qu’hors ligne, à ces projets.

 

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/01/17/lancement-de-lassociation-de-protection-et-de-promotion-du-patrimoine-marocain/

 

Fermeture de tous les musées placés sous la tutelle de la Fondation

Les expositions « Illusions enchantées, grandes figures de la modernité africaine », « Delacroix, souvenirs d’un voyage au Maroc » et « Entrée en matière » rétrospective de Fouad Bellamine, prévues au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, sont reportées à une date ultérieure, indique la FNM dans un communiqué parvenu dimanche 15 mars.

Rabat accueillera une exposition sur Eugène Delacroix au printemps 2020

Le président du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, et le président de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, ont signé, mercredi 19 juin, à Paris une convention-cadre relative à l’organisation, au printemps 2020, au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) de Rabat, d’une exposition exceptionnelle sur le grand peintre français Eugène Delacroix.

Cette exposition, la première du genre dans le monde arabe et en Afrique, sera conçue spécialement pour le Maroc, pays où ce peintre de génie a séjourné pendant plusieurs mois en 1832 et qui est resté pour lui une source d’inspiration durant toute sa vie.

L’idée de cette exposition est de présenter à la fois des peintures de Delacroix mais aussi des objets marocains ramenés par le peintre en France et « montrer ce Maroc tant rêvé » par cette icône de l’art plastique, a confié à la MAP le président du prestigieux musée parisien.

« Les images du Maroc ont habité Delacroix », a souligné M. Martinez à l’issue de la cérémonie de signature, qui s’est tenue en présence de la directrice du musée national Eugène Delacroix, Claire Bessède.

« Inspiré par le Maroc, Delacroix a, à son tour, inspiré lui-même des artistes marocains », a-t-il observé en annonçant l’organisation, en septembre prochain au Maroc, en prévision de cette exposition, d’un colloque en collaboration avec l’Académie du Royaume, pour tenter de comprendre l’influence de la peinture de Delacroix sur les artistes marocains.

La convention-cadre signée ce mardi porte également sur le renforcement de la coopération entre le musée du Louvre et la FNM, notamment sur des questions scientifiques et techniques, ainsi que sur la formation du personnel.

(Avec MAP)

Rabat abritera en septembre sa première biennale d’art contemporain

L’annonce a été faite, ce lundi 17 juin à Paris, par le président de l’Institut du Monde Arabe (IMA), Jack Lang, et le président de la Fédération nationale des musées, Mehdi Qotbi.

Intitulée « Un instant avant le monde », cette biennale d’envergure internationale, vu que les artistes participantes représenteront plus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe, du monde arabe, d’Amérique du nord, d’Amérique latine et d’Asie, aura pour commissaire général l’expert Abdelkader Madani.

Initiée par la FNM avec d’autres partenaires, la Biennale de Rabat aura pour cadre plusieurs hauts lieux de culture de la capitale dont le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain.

Elle retracera l’histoire de la création des artistes femmes ainsi que leur riche contribution à l’essor des arts plastiques.

Une partie des œuvres de cette Biennale sera exposée, dans un deuxième temps, à l’IMA dans le cadre de la fructueuse coopération existante entre les deux institutions.

A cette occasion, Mehdi Qotbi et Jack Lang ont présenté, les derniers préparatifs de la fabuleuse exposition « Trésors de l’Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar », qui sera transférée en octobre prochain dans la capitale du Royaume, après le succès retentissant qu’elle rencontrée lors de sa tenue au siège de l’IMA au printemps 2017.

Cette exposition, qui se tiendra en partenariat avec l’Académie du Royaume du Maroc, est consacrée aux liens étroits, passés comme présents, tissés entre le Monde arabo-musulman et l’Afrique subsaharienne.

Les différentes œuvres de cette exposition seront accrochées à la fois à l’Académie du Royaume du Maroc, au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, à la Galerie Bab Rouah et à Bab El kébir aux Oudayas.

Ce même jour, Mehdi Qotbi a effectué une visite à travers l’exposition permanente accrochée au musée de l’IMA et qui est le fruit d’une donation à l’Institut par le galeriste et collectionneur Claude Lemand et son épouse France.

Cette exposition comprend à ce jour plus 1.400 œuvres d’art moderne et contemporain matérialisant la vision du monde arabe par des artistes, hommes et femmes, qui en sont issus.

Il s’agit d’œuvres réalisées entre 1969 et 2014 par 23 artistes (peintres, un sculpteur et deux photographes) appartenant à différentes générations. Le titre que chacun a donné à sa création renvoie à un lieu, des gens, une atmosphère… dans des styles contrastés, aux frontières de l’abstraction ou de l’hyperréalisme, avait indiqué l’IMA dans une présentation de cette exposition.

Ces multiples regards disent toute la diversité du monde arabe: celle de ses territoires, celle de ses populations, celle de son imaginaire, avait ajouté l’Institut.

Mehdi Qotbi a fait part, à cette occasion, de la disposition du Maroc d’accueillir une partie de cette exposition à une date qui reste à déterminer.

(Avec MAP)

Des collections du musée d’Orsay au musée Mohammed VI de Rabat

La Princesse Lalla Hasnaa a présidé, mardi 9 avril au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, l’inauguration de l’exposition « Les couleurs de l’impressionnisme: chefs d’oeuvre des collections du musée d’Orsay ».

Placée sous le haut patronage du Roi Mohammed VI et du Président français, Emmanuel Macron, cette manifestation d’envergure se veut la première exposition impressionniste à traverser les rives de la Méditerranée.

A travers une suite de salles traitant chacune d’une couleur en particulier, cette exposition tente de montrer comment l’éclaircissement de la palette, le travail sur la vibration lumineuse, a non seulement été un enjeu de la première heure pour les impressionnistes, mais aussi comment ces recherches ont évolué dans le temps, au fil des carrières et des interrogations propres à chaque artiste.

A cette occasion, la Princesse Lalla Hasnaa a suivi une présentation des œuvres par Sabine Cazenave, co-commissaire de l’exposition et conservatrice peinture au musée d’Orsay et Paul Perrin, co-commissaire de l’exposition et conservateur peinture au musée d’Orsay, avant d’effectuer une tournée à travers les différentes parties de cette exposition.

(Avec MAP)

Abdelouafi Laftit wali de Rabat-Salé, Zineb El Adaoui wali de Kénitra

Le Roi Mohammed VI a reçu, mardi au Palais royal à Marrakech, les nouveaux walis et gouverneurs, dont trois femmes (Zineb El Adaoui devient la première femme wali)  et de jeunes cadres, que le Souverain a nommés dans différentes régions, provinces et préfectures, ainsi qu'à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.

Cette audience royale intervient suite au Conseil des ministres présidé par le Roi, lundi 20 janvier.

Ce que l’on remarquera de prime abord, c’est que Tanger et l’expérience de l’administration territoriale au Nord deviennent des pépinières pour certains des postes les plus importants et les plus convoités de la haute administration marocaine.

La confirmation de ce constat est de nouveau intervenue  avec la nomination de Abdelouafi Laftit au poste important, sensible et convoité de wali de Rabat, la capitale politique du pays, capitale diplomatique et centre des affaires en développement. Avec près d’un million d’habitants, Rabat est également une importante ville universitaire et elle abrite les principales institutions constitutionnelles du pays et les sièges des partis politiques.

Abdelouafi Laftit que le Roi vient de nommer au poste de wali de Rabat, Salé et Zaërs est né en 1967 et  est diplômé de l’Ecole Polytechnique et des Ponts et Chaussées.

Jusqu’à ce début de semaine,  Abdelouafi Laftit présidait la Société d’aménagement et reconversion du port de Tanger (SAPT) créée en  février 2010 avec pour objectif le réaménagement et l’amplification du port de Tanger-Ville en un port international de plaisance et de croisières, un projet qu’il menait tambour battant entouré d’une équipe jeune, réduite et motivée.

Laftit rompu à l’administration et à l’ingénierie

Dans son bureau situé à Marshan, Laftit recevait ses visiteurs, journalistes ou professionnels du bâtiments, sans formalisme inutile et toujours avec professionnalisme et courtoisie.

Homme du sérail du ministère de l’Equipement depuis plus de 20 ans, les rouages de l’administration et le montage de projets complexes ne semblent plus avoir de secret pour lui, même si par modestie, il peut refuser de l’admettre. Comme beaucoup d’anciens de X, des Ponts et de l’administration de l’équipement, l’un de ses modèles aura été feu Abdelaziz Méziane Belfkih.

La SAPT, un projet qui lui tenait à cœur et qu’il était fier de diriger ne devrait pas trop pâtir de son départ, les différents chantiers d’infrastructure étant largement entamés. C’est en juin prochain que doit ouvrir le premier bassin du port de plaisance, la livraison de l’ensemble du projet étant attendue pour fin 2016.

Abdelouafi. Laftit a démarré sa carrière au ministère de l’Equipement avant de rejoindre l’ODEP et les ports de Safi, Agadir et Tanger au début des années 2000 lorsque Mohamed Halab était wali de Tanger. Il a également dirigé le Centre régional des investissements de Tanger à son ouverture en 2002. L’année suivante, en 2003, il sera à la tête de la préfecture de Fahs-Anjra, celle qui abrite le port de Tanger-Med, et à l’époque des premiers murmures sur les projets de Renault et de la ville nouvelle de Chrafate.

En 2006, Abdelouafi Laftit sera nommé gouverneur à Nador, le temps de la mise en place de la stratégie de développement et de valorisation de Marchica, la lagune de la ville.

Familier des problématiques portuaires et maritimes, il s’occupera donc à 47 ans de la wilaya de la capitale politique du pays qui a brutalement perdu son ancien wali Hassan Amrani au début de ce mois de janvier.  

Yaâcoubi, le travailleur acharné

Ancien directeur du CRI de Tanger et gouverneur de Tétouan durant de longues années, Mohamed Yaâcoubi dont la nomination au poste de wali de la région de Tanger-Tétouan a été officialisée ce mardi est également un diplômé des Ponts, un «bûcheur» à la réputation déjà bien faite sur la région, un travailleur acharné, parfois cassant avec ses collaborateurs, toujours pressé.

Depuis la nomination de l’ancien wali de Tanger Mohamed Hassad au poste de président du conseil de surveillance de TMSA d’abord,  ensuite au poste de ministre de l’intérieur en octobre dernier, Mohamed Yaâcoubi a élargi ses responsabilités de la province de Tétouan à la région de Tanger qui coiffe également les préfectures de Larache et de Chaouen.

Yaâcoubi est le gouverneur entièrement dévoué à son administration et à son Roi, qui a relooké la côte de Tétouan, accueilli et facilité une multitude d’investissements dans la région. A propos de son ardeur au travail, deux anecdotes circulent sur lui en ville.

 La première est davantage une légende selon laquelle, un jour parti inscrire son jeune fils à l’école, (sa première inscription) il réalise en arrivant devant la porte de l’établissement qu’il avait … oublié d’inscrire son fils à l’état-civil à sa naissance, pris qu’il était par les chantiers et l’aménagement de Tétouan, Mdiq et Fnideq.  Il faut dire que la durée du mandat de Yaâcoubi à Tétouan a coïncidé avec une forte présence royale et officielle sur la région au cours des années 2000 et le début des années 2010.

L’autre anecdote concerne son rythme de travail pendant les mois durant lesquels il a assuré le travail de la préfecture de Tétouan et de la wilaya de Tanger. Selon  des hauts-fonctionnaires de son administration,  faire l’aller et retour entre Tanger et Tétouan plusieurs fois par jour est routinier. Plus encore, pendant le dernier mois de ramadan alors qu’il préparait dans la discrétion son plan Tanger-Métropole qu’il présentera au Roi en septembre 2013, il lui arrivait de venir travailler à Tanger, de repartir à Tétouan prendre sa soupe en famille en fin de journée et de revenir travailler avec ses collaborateurs à la wilaya de Tanger entre 22H et 1H ou 2H du matin. Certains fonctionnaires en sont encore … traumatisés.

La liste

Le Souverain a ainsi nommé 15 walis, dont 10 walis à l'Administration territoriale, dans différentes régions du Royaume, et 5 walis à l'Administration centrale du ministère de l'Intérieur. Il a également nommé 29 gouverneurs, dont 20 dans un certain nombre de provinces, de préfectures, de préfectures d'arrondissement et 9 gouverneurs à l'Administration centrale du ministère de l'Intérieur.

Il s'agit de :

Walis à l'Administration territoriale :

Abdelouafi Laftit, Wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, gouverneur de la préfecture de Rabat.

Mohamed El Yaakoubi, Wali de la région Tanger-Téouan, gouverneur de la préfecture Tanger-Asilah.

Mohamed Ali El Admi, Wali de la région Guelmim-Smara, gouverneur de la province de Guelmim.

Yahdih Bouchab, Wali de la région Laayoune-Boujdour-Sakia Al Hamra, gouverneur de la province de Laayoune.

Lamine Benomar, Wali de la région Oued Eddahab-Lagouira, gouverneur de la province Oued Eddahab.

Abdelfettah Labjioui, Wali de la région Doukkala-Abda, gouverneur de la province de Safi

Abdeslam Bikrat, Wali de la région Marrakech-Tensift-El Haouz, gouverneur de la préfecture de Marrakech.

Jelloul Samsam, Wali de la région Taza-Al Hoceima-Taounate, gouverneur de la province d'Al Hoceima.

Mohamed Moufakir, Wali de la région Chaouia-Ouardigha, gouverneur de la province de Settat.

Zineb El Adaoui, Wali de la région Gharb-Chrarda-Beni Hssen, gouverneure de la province de Kenitra.

Walis à l'Administration centrale :

Driss Jouhari, Wali Directeur général des Affaires intérieures.

Mohamed Faouzi, Wali inspecteur général de l'administration territoriale.

Abdellatif Benchrifa, Wali Directeur général des collectivités locales.

Hamid Chabar, Wali Directeur de la coopération internationale.

Allal Sekrouhi, Wali Directeur général du Fonds d'Equipement Communal.

Gouverneurs des provinces, des préfectures et des préfectures d'arrondissement:.

        – Mohamed Sabri, Gouverneur de la province de Kalat des Sraghna.

        – Mustapha Khedri, Gouverneur de la préfecture de Salé.

        – Jamal Makhtatar, Gouverneur de la province d'Essaouira.

        – Lahcen Ouboulaouan, Gouverneur de la province d'Azilal.

        – Mohamed Benribag, Gouverneur de la province d'Ifrane.

        – Brahim Abouzeid, Gouverneur de la province de Sidi Kacem.

        – Najat Zerrouq, Gouverneur de la préfecture des arrondissements de Ben M'Sik.

        – Hamid Charai, Gouverneur de la province Fahs Anjra.

        – Ali Salem Chaggaf, Gouverneur de la préfecture de Mohammedia.

        – Hassan Khalil, Gouverneur de la province de Tata.

        – Maati Bekkali, Gouverneur de la province de Taourirt.

        – Ismaïl Abou El Houkouk, Gouverneur de la province de Chefchaouen.

        – Hassan Sedki, Gouverneur de la province d'Assa-Zag.

        – Abdelali Samti, Gouverneur de la province de Taza.

        – Abdelkrim Hamdi, Gouverneur de la Préfecture M'diq – Fnideq.

        – Mabrouk Tabet, Gouverneur de la province de Jerada.

        – Hanane Tajani, Gouverneur de la préfecture de l'arrondissement Hay Hassani.

        – Hicham M'Daghri Alaoui, Gouverneur de la province de Mediouna.

        – Abderrahmane El Jaouhari, Gouverneur de la province d'Aousserd.

        – Saleh Dahai, Gouverneur de la province de Sidi Ifni.

Gouverneurs à l'Administration centrale:

Abdelmajid El Henkari, Gouverneur, Directeur des affaires rurales.

Mustapha El Ghanouchi, Gouverneur, Chef du Cabinet du ministre de l'Intérieur.

Hamid Baris, Gouverneur, chargé de la Coordination avec la MINURSO.

Youssef Nahi, Gouverneur, chargé des études et analyses.

Abderrahim Hajjaji, Gouverneur, Directeur des affaires administratives.

Hamza Belkbir, Gouverneur, Directeur des finances locales.

Rachid Aafirat, Gouverneur, Directeur des domaines.

Lahcen Boukouta, Gouverneur, directeur des agences et des services concédés.

Mustapha El Habti, Gouverneur, Directeur de l'Eau, de l'assainissement à la Direction Générale des Collectivités Locales.

Ces nominations, selon le communiqué officiel, s'inscrivent dans le cadre des orientations royales pertinentes et du concept de l'autorité, dont les fondements ont été posés par le Roi, et qui appellent au renforcement de la gouvernance territoriale fondée sur la politique de proximité, le travail de terrain, l'écoute des citoyens et la nécessité de s'employer à répondre à leurs préoccupations et de s'impliquer dans les chantiers de développement humain, économique et social.

Au cours de cette Audience, les nouveaux Walis et Gouverneurs ont prêté serment devant le Roi.

(Avec MAP)

Tourisme : les 57 établissements labellisés «Clef verte» au Maroc

Implémenté au Maroc en 2008, le label Clef verte est attribué pour un an par un jury indépendant constitué d'experts et de professionnels du tourisme et de l'environnement, sur la base de 92 critères environnementaux.

L'édition 2013 a coïncidé avec la mise en place d'une nouvelle grille de critères par la Fondation pour l'éducation à l'environnement (FEE) pour la période de 2013 à 2015.

Deux types de grilles ont été définis, l'une pour les grandes structures (hôtels et établissements similaires) et l'autre pour les petites structures (maisons d'hôtes, auberges, gîtes, etc.).

La procédure d'octroi du label s'est également renforcée en 2013. La nouvelle grille a défini un ensemble de pièces à fournir par les établissements candidats pour justifier la mise en œuvre de certains critères. L'octroi du label est systématiquement précédé d'un audit des établissements candidats pour la première fois au label.

Les établissements sont en effet jugés sur :

– La politique environnementale (gestion environnementale, plan d'actions, formation et l'implication des employés).

– La sensibilisation et l'information des clients incités à participer : consommation raisonnée en eau et électricité, respect de la nature…

– L’économie d'eau, à travers la gestion des ressources, l'assainissement, la robinetterie et l'arrosage.

– L’économie d'énergie, à travers la gestion des ressources énergétiques, de la chaleur, des équipements domestiques et de l'éclairage.

– La gestion des déchets, avec une collecte sélective, la réduction des volumes à la source…

– Les achats responsables : utilisation de produits d'entretien écologiques, préférence pour l'alimentation locale et autre.

– Un cadre de vie respectueux de son environnement et propice au partage des ressources naturelles : environnement intérieur, environnement extérieur, activités vertes …

Les 57 établissements labellisés au titre de l’année 2013 sont les suivants :



 

Le Roi inaugure le centre de formation professionnelle de la maison carcérale de Tiflet

Quarante-huitième du genre au niveau du royaume, ce nouveau centre fait partie d'un programme intégré mis en œuvre par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus au sein des prisons et visant à transformer l'espace carcéral en milieu de rééducation, d'apprentissage, de savoir-faire et de savoir être, à travers notamment le développement d'activités culturelles et sportives, la prise en charge médicale des détenus et la promotion des actions d'enseignement et de formation.

Ce programme intégré, dont les composantes plurielles préparent le détenu en interne sur la base d'un projet individuel, favorise la réintégration économique et sociale des personnes cibles qui pourront également bénéficier, une fois libérées, de l'accompagnement des centres post-carcéraux édifiés par la Fondation à cet effet.

Bénéficiant à plus de 200 détenus, le nouveau centre dispense des formations dans les métiers du bâtiment (dessein de bâtiment, peinture vitrerie, électricité bâtiment et plâtre), de la coiffure, de la réparation des appareils électroménagers, de la maintenance du matériel informatique et l'informatique bureautique, outre une formation en agriculture (arboriculture, maraichage, aménagement des espaces verts).

Le choix de ces filières s'est fait en parfaite adéquation avec le milieu socio-économique de la région afin de faciliter l'accès des personnes détenues au marché du travail.

L'espace carcéral, une école de deuxième chance

L’inauguration du centre de formation professionnelle de la maison carcérale de Tiflet intervient dans le cadre des programmes destinés aux pensionnaires des établissements pénitentiaires, qui ont été adoptés ces dernières années, lesquels englobent notamment les domaines de l'animation socioculturelle et sportive, la lutte contre l'analphabétisme, la généralisation de l'enseignement fondamental, ainsi que la construction et l'aménagement d'une série de centres de formation professionnelle au niveau de plusieurs établissements pénitentiaires.

Le but étant de faire de l'espace carcéral une école pour la correction du comportement et une véritable pépinière pour faire éclore les compétences et les talents dans des conditions humaines faisant du respect de la dignité du détenu le souci principal.

Ce centre vise à préparer les pensionnaires à une réinsertion effective dans le tissu social et le monde du travail, a indiqué le coordonnateur de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, Azzedine Belmahi.

Ce nouveau centre constitue le 48ème du genre au niveau national. Il dispense plusieurs filières de formation en parfaite adéquation avec le milieu socioéconomique environnant et vient s'inscrire dans la progression du programme portant sur la réalisation de ce type de structures de formation dans les différents établissements pénitentiaires du Maroc, a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse à cette occasion.

M. Belmahi a relevé que ce projet aidera les pensionnaires à mieux contribuer au développement de leur pays une fois en liberté, ainsi qu'à mener une vie digne dans le respect de la loi et des règles et être des citoyens à part entière.

(Avec MAP)

Avec Pullman, Accor veut continuer son repositionnement sur le haut de gamme

«L'enseigne +affaires+ Pullman, une hôtellerie internationale, de grosse capacité, devrait compter dans le monde 150 hôtels d'ici trois ou quatre ans, le rythme s'accélère, nous sommes dans un cercle vertueux», a assuré à l'AFP Yann Caillère, directeur général du groupe.

Le groupe Accor était traditionnellement axé sur l'économique avec sa marque phare Ibis. Mais en 2007, le groupe a engagé un repositionnement vers le haut de gamme de ses enseignes Sofitel et Pullman, auxquelles sont venues s'ajouter MGallery, une «collection» d'hôtels de caractère, ainsi qu'une adaptation régionale de Grand Mercure en Chine, MeiJue. La marque Pullman compte aujourd'hui 80 établissements dans le monde. Accor souhaite à long terme en ouvrir 500. Il présentait mardi 28 mai 2013 à la presse celui de Saint-Pancras, à Londres, premier Pullman du marché britannique, après de gros travaux. «Au départ, l'ADN du groupe repose sur l'hôtellerie économique et milieu de gamme mais la segmentation de l'hôtellerie est de plus en plus précise et avec la crédibilité acquise avec Sofitel, nous avons prouvé notre savoir-faire, nous donnant plus de potentiel de développement sur le haut de gamme», indique M. Caillère. Si le haut de gamme constitue 32% de l'hôtellerie au niveau mondial, il ne représente en effet que 14% du parc hôtelier chez Accor. Le groupe souhaite repositionner sa marque haut de gamme cinq étoiles avec un plan d'investissements important, pour répondre notamment aux nouvelles attentes d'une clientèle aimant combiner des séjours loisirs et affaires.

«Nos clients consommateurs de voyage ne font plus autant de distinction entre business et loisirs: nos hôtels ne doivent pas être principalement des hôtels d'affaires», affirme Christophe Vanswieten, directeur général Pullman Europe. Selon lui, «il faut réinventer cette hôtellerie haut de gamme» car les hôtels de ce secteur «se ressemblent un peu tous».

Chics mais pas guindés

Le groupe hôtelier mise avec la marque Pullman sur un «imaginaire fort de voyage et de confort», en référence à George Pullman, l'inventeur des mythiques wagon-lits du même nom. Le design et l'art contemporain sont ici mis en avant. «Chaque réception a été repensée en collaboration avec le designer Christophe Pillet, des galeries d'art vont être intégrées aux établissements et le hall d'entrée, les restaurants et le bar forment un seul espace interconnecté», explique M. Vanswieten.

Les uniformes du personnel, que l'on a voulu chics mais pas guindés, sont dessinés par la créatrice Martine Sitbon. Le logo de la marque ne change pratiquement pas mais se veut «plus moderne», «plus international», avec l'addition d'une boule noire et blanche représentant le yin et le yang, alors que la Chine se place comme le premier marché de la gamme Pullman. A Paris, il compte cinq établissements en rénovation. En Belgique, un nouvel hôtel, premier du pays, devrait ouvrir le mois prochain. «Entre temps on en a ouvert à Sao Paulo au Brésil, à Dubaï. De plus en plus d'investisseurs nous font confiance sur ce produit car il amène la rigueur opérationnelle et la force de distribution du groupe», ajoute M. Caillère.