La Nasa détecte un signe potentiel de vie sur Mars

La Nasa a annoncé, mercredi 10 septembre, une découverte sans précédent sur Mars. En juillet 2024, son rover Perseverance a identifié des biosignatures potentielles sur un rocher rougeâtre surnommé « Cheyava Falls », situé dans le cratère Jezero, une zone clé pour l’étude de l’habitabilité passée de la planète. Ces formations, appelées « taches léopard », pourraient témoigner de réactions chimiques ayant favorisé la vie microbienne il y a plusieurs milliards d’années.

Le rover Perseverance a identifié le rocher « Cheyava Falls » alors qu’il explorait la formation « Bright Angel », un ensemble d’affleurements rocheux situés aux extrémités nord et sud de Neretva Vallis, une ancienne vallée fluviale de 400 mètres de large ayant alimenté le cratère Jezero il y a des milliards d’années.

Selon les scientifiques, cette découverte suggère que Mars aurait pu offrir des conditions propices à la vie de manière plus étendue qu’on ne le pensait. Un échantillon prélevé en 2023 sur « Cheyava Falls », situé dans un ancien lit de rivière asséché, contient en effet des biosignatures potentielles, rapporte la revue Nature. La Nasa définit une telle biosignature comme une substance ou une structure pouvant avoir une origine biologique, mais nécessitant des analyses complémentaires avant de conclure à l’existence de vie.

« Cette découverte de Perseverance, lancé sous la présidence Trump lors de son premier mandat, est la plus proche indication de vie jamais observée sur Mars. L’identification d’une biosignature potentielle sur la planète rouge constitue une avancée révolutionnaire qui fera progresser notre compréhension de Mars », a déclaré Sean Duffy, administrateur par intérim de la Nasa. « L’engagement de l’agence à conduire des recherches scientifiques de référence se poursuivra, alors que nous maintenons notre objectif d’envoyer des astronautes américains sur le sol rocheux de Mars », a-t-il poursuivi.

La NASA dévoile une image des dunes étoilées de Merzouga, vieilles de 13.000 ans

Pour la première fois, des chercheurs ont déterminé l’âge des dunes étoilées, également connues sous le nom de dunes pyramidales. Selon une étude récente de la NASA, certaines des plus hautes dunes, atteignant plus de 100 mètres de hauteur, se trouvent dans la mer de sable d’Erg Chebbi, plus connues sous le nom de dunes de Merzouga, au sud-est du Maroc.

Cette avancée, rendue possible grâce à l’instrument Aster, offre un regard inédit sur l’évolution des paysages terrestres, indique la NASA.

Grâce à des techniques de datation par luminescence, il a été révélé que ces dunes se sont formées il y a plus de 13.000 ans, poursuit la même source.

L’image, acquise le 2 octobre 2020, couvre une zone de 13,5 sur 20,4 km et est située à 31,2 degrés de latitude nord et 4 degrés de longitude ouest. La vue en perspective est amplifiée verticalement par un facteur de 5.

Avec ses 14 bandes spectrales allant du visible à l’infrarouge thermique, et sa haute résolution spatiale d’environ 15 à 90 mètres, Aster, un radiomètre avancé pour l’émission thermique spatiale et la réflexion, est l’un des cinq instruments d’observation de la Terre lancés en 1999 sur le satellite Terra. Grace à sa large couverture et à sa haute résolution spectrale, il fournit aux scientifiques, dans de nombreuses disciplines, des informations essentielles pour la cartographie des surfaces et la surveillance des conditions dynamiques et des changements temporels.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/03/04/percee-scientifique-sur-la-dune-etoilee-lala-lallia-a-5-km-de-zagora/

La NASA dévoile les premières images du monde il y a 13 milliards d’années

« Chaque image est une nouvelle découverte et chacune donnera une vision de l’humanité que nous n’avons jamais vue auparavant », a déclaré l’administrateur de la NASA, Bill Nelson, lors d’une conférence de presse.

Le président américain Joe Biden a dévoilé, lundi 11 juillet, la première image en couleur de James Webb, qui démontre la puissance de ce nouvel observatoire spatial avec l’une des captures les plus profondes de l’univers jamais prises.

Le télescope spatial a été construit avec des instruments scientifiques parmi les plus avancés jamais envoyés au-delà de l’orbite terrestre. Les astronomes pensent qu’il leur permettra de mieux comprendre les trous noirs, la façon dont les étoiles naissent et meurent et ce qui se trouve dans les atmosphères des planètes en orbite autour d’autres étoiles.

Les dernières images montrent des parties de l’univers captées par d’autres télescopes. Mais la puissance pure de Webb, son emplacement éloigné de la Terre et l’utilisation du spectre de la lumière infrarouge, les ont montrées sous un jour nouveau.

En utilisant la lumière infrarouge, le télescope pourra traverser la poussière cosmique et voir plus loin dans le passé, révélant les premières galaxies et étoiles à s’être formées dans un univers naissant.

Selon la NASA, le premier lot d’images révèle les moindres détails de la formation des étoiles, l’atmosphère d’une exoplanète, un amas de galaxies et une nébuleuse planétaire.

Le télescope spatial James Webb de la NASA est un partenariat avec l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne.

(Avec MAP)

Un astéroïde a frôlé la Terre vendredi 13 novembre

Atlas (Asteroid terrestrial-impact last alert system) est un projet de la Nasa et de l’université d’Hawaï qui a pour objectif de patrouiller dans le ciel chaque nuit à la recherche d’astéroïdes entrants.

C’est la première fois qu’un astéroïde s’approche autant de la surface du globe. L’astéroïde est passé au-dessus de l’océan Pacifique sud et étant donné sa petite taille, même s’il s’était dirigé droit vers la Terre, il n’aurait pas causé de dégâts notables.

Une fusée SpaceX en route vers la station spatiale avec 4 astronautes

La fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé à l’heure prévue du centre spatial Kennedy avec Michael Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker et Soichi Noguchi sanglés dans la capsule fixée au sommet. Le décollage, en soirée, a illuminé toute la côte de Floride.

Le premier étage s’est détaché rapidement avant de revenir amerrir sur un navire-drone, la marque de fabrique de SpaceX. Douze minutes après le décollage, à 200 km d’altitude et une vitesse de 27.000 km/h, la capsule elle-même s’est détachée du second étage. SpaceX a confirmé qu’elle était sur la bonne orbite pour rejoindre l’ISS un peu plus de 27 heures plus tard, vers 04h00 GMT mardi.

Ils y retrouveront deux Russes et une Américaine, et y resteront six mois, filant autour de la Terre à 400 km au-dessus des océans. SpaceX a brièvement retransmis des images en direct de l’intérieur de l’appareil montrant les astronautes dans leurs sièges, ce que ni les Russes ni les Américains ne faisaient auparavant.

Ce premier vol « opérationnel » fait suite à la mission de démonstration réussie de mai à août, lors de laquelle deux astronautes américains ont été emmenés dans l’ISS puis ramenés sur Terre sans encombre par SpaceX.

Comme l’a tweeté l’astronaute européen Thomas Pesquet, le premier étage de la fusée sera réutilisé pour la mission qui l’emmènera lui et trois coéquipiers au printemps 2021 vers la station.

« La Nasa était un désastre fini quand nous avons pris les choses en main. Aujourd’hui c’est le centre spatial le plus couru et le plus avancé du monde, de loin! » a tweeté le président Donald Trump.

L’homme qui le remplacera en janvier, Joe Biden, a également félicité d’un tweet la Nasa et SpaceX. « C’est la preuve du pouvoir de la science et de ce que nous pouvons accomplir en combinant innovation, inventivité et détermination », a tweeté le président-élu démocrate.

Un problème du système de contrôle de la température dans l’habitacle s’est produit mais a été rapidement résolu, selon SpaceX.

Dragon est le seul appareil actuellement capable de rejoindre l’ISS avec le très fiable Soyouz russe, qui a acheminé depuis 2011 tous les visiteurs de la station, après l’arrêt des navettes américaines.

 Incertitude sur Artémis 

Il a fallu neuf ans aux Américains pour certifier le successeur des navettes, avec des partenariats public-privé. Un second appareil, Starliner, fabriqué par Boeing, pourrait être opérationnel dans un an.

La Nasa espère poursuivre la coopération avec la Russie. Elle a proposé des échanges de sièges, mais les négociations entre la Nasa et Roskosmos traînent.

La réalité est que les liens entre Washington et Moscou dans le domaine spatial, l’un des rares où ils restaient bons, se distendent. Rompant avec plus de 20 ans de coopération sur l’ISS, la Russie ne participera pas à la prochaine mini-station voulue par la Nasa autour de la Lune, la Gateway.

Le patron de Roskosmos, Dmitri Rogozine, a fait de SpaceX sa bête noire. Outre qu’elle est devenue le transporteur de choix de la Nasa, la société est leader du marché des lancements de satellites privés, et elle a forcé la Russie à revoir son programme spatial vieillissant.

Cet été, Roskosmos a annoncé un projet de nouvelle fusée réutilisable, « pas semi-réutilisable comme chez SpaceX », a lâché Dmitri Rogozine. « Nos ingénieurs.. ne veulent pas répéter ce que leurs collègues de SpaceX font, mais les surpasser ».

Mais le simple fait que Roskosmos se compare à une entreprise privée illustre la nouvelle ère dans laquelle le monde est entré depuis les années 2010: l’espace n’est plus le monopole des Etats.

Quant au programme américain Artémis de retour sur la Lune en 2024, la Nasa n’a pas encore reçu du Congrès les dizaines de milliards de dollars nécessaires pour le finaliser. Et le prochain président n’a pas repris à son compte l’objectif de 2024.

(AFP)

La Nasa attribue la Médaille du service exceptionnel au Marocain Kamal Oudrhiri

Kamal Oudrhiri, qui compte une vingtaine d’années de service au sein de l’agence leader de l’exploration aérienne et spatiale, s’est vu également attribuer cette année 5 prix d’excellence par les équipes de la Nasa qui accorde de l’importance au travail collectif pour la réussite des misions spatiales.

Il a en effet contribué à différents projets de pointe comme le laboratoire des atomes refroidis, la mission InSight sur Mars, MarCO, la première mission interplanétaire de Cubesat, l’expérience scientifique de radio-occultation Maven (Rose), ainsi que la mission surnommée « New Horizons Ultima Thule », premier survol de la Ceinture de Kuiper (KBO), une terre lointaine et jusque-là inexplorée située à plus d’un milliard de kilomètres de Pluton.

Actuellement, Kamal Oudrhiri occupe le poste de responsable du groupe Planetary Radar & Radio Sciences du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. Ses recherches portent sur la caractérisation atmosphérique planétaire, la science de la gravité et le radar bistatique. Il coiffe également le projet « Laboratoire des atomes refroidis » (Cold Atom Lab, CAL), une installation de physique quantique de la Station spatiale internationale mise en orbite depuis mai 2018 et qui crée la matière la plus froide de l’univers jamais connue.

Au cours des deux dernières décennies, le scientifique marocain a assumé des fonctions de direction dans plusieurs missions importantes de la Nasa: The Mars Exploration Rovers (MER), la mission internationale Cassini vers Saturne, la mission GRAIL, le Mars Science Laboratory (MSL), la mission Juno Jupiter, la mission New Horizons à Pluton et récemment la mission InSight sur Mars et MarCO, la toute première mission interplanétaire de Cubesat.

(Avec MAP)

La Nasa ouvrira la Station spatiale internationale aux touristes dès 2020

« La Nasa ouvre la Station spatiale internationale aux opportunités commerciales », a annoncé Jeff DeWit, le directeur financier de l’agence spatiale américaine, à New York.

« La Nasa autorisera jusqu’à deux missions courtes d’astronautes privés par an« , a précisé Robyn Gatens, une responsable de la Nasa gérant l’ISS.

Soit des séjours jusqu’à 30 jours, a précisé la Nasa. Potentiellement, jusqu’à une douzaine d’astronautes privés pourraient ainsi séjourner à bord de l’ISS par an.

Ces « astronautes privés » seront transportés exclusivement par les deux sociétés qui développent en ce moment des véhicules pour la Nasa: SpaceX, avec la capsule Crew Dragon, et Boeing, qui construit la capsule Starliner.

Ces sociétés choisiront les clients et leur factureront le voyage, qui sera la partie la plus coûteuse de l’aventure: de l’ordre de 58 millions de dollars par aller-retour, qui est le tarif moyen qui sera facturé à la Nasa pour transporter ses astronautes.

Mais les touristes paieront la Nasa pour le séjour en orbite, pour la nourriture, l’eau et tout le système de support de la vie à bord.

« Cela coûtera environ 35.000 dollars par nuit, par astronaute », a dit Jeff DeWit.

L’ISS n’appartient pas à la Nasa: la station a été construite avec la Russie depuis 1998, et d’autres nations participent et envoient des astronautes.

Mais les Etats-Unis détiennent et contrôlent la majorité des modules.

Ces touristes de l’espace ne seront pas les premiers: l’homme d’affaires américain Dennis Tito fut le premier, en 2001. Il avait payé la Russie environ 20 millions de dollars à l’époque.

(Avec AFP)

Conférence. “Le Maroc peut-il se développer sans s’industrialiser?“

C’est le thème pertinent et d’actualité choisi par le réseau des anciens de l’EM Lyon au Maroc pour leur traditionnelle soirée annuelle.

Cette conférence ouverte à tous et réunira plusieurs personnalités économiques et politiques. Elle aura lieu le jeudi au Sofitel Tour Blanche à Casablanca avec le plateau suivant :

 

Ahmed Reda Chami : Ex. ministre de l’Industrie et des NTIC (2007-2011)

 – Ismail Douiri : DG d’Attijariwafa Bank

Jacques Prost : DG de Renault Maroc et Membre du Comité de Direction de Renault

Mourad Taoufiki : Directeur Associé chez McKinsey.

Hakim Marrakchi : Président de la Commission «Coordination des Affaires Générales» à la CGEM et Président de Maghreb Industries

Youssef Saadani : Directeur des Etudes Economiques à la CDG

 

La conférence aura lieu à partir de 19 h 15 et sera suivie d’un cocktail dînatoire.

Confirmation obligatoire pour les diplômés EM Lyon sur le site EM Lyon Forever, et en envoyant un email à adem.maroc@gmail.com.

Pour les non-membres, confirmation obligatoire en envoyant un email à adem.maroc@gmail.com. Pour toutes questions supplémentaires, contacter le Président du bureau des anciens de l’EM Lyon au Maroc, Zakaria Garti (zgarti@gmail.com)


 

Indépendance ou autonomie, l’Ecosse a rendez-vous avec l’Histoire

Les bulletins portent une question de huit mots avec deux cases à tiquer, pour le oui ou le non: "L'Ecosse doit-elle être un pays indépendant?". Les bureaux de vote ouverts à 7 heures (06H00 GMT) ferment à 22 heures (21H00 GMT). En l'absence d'estimations de sortie des urnes, les résultats sont attendus vendredi à l'aube.

Les instituts de sondage ont prédit une courte victoire du non, rattrapé en fin de campagne par le oui, mais avec une avance se situant dans la marge d'erreur de 3%. Ils misaient aussi sur une participation record de l'ordre de 80% des 4,2 millions d'Ecossais de 16 ans et plus, à l'aune du débat identitaire qui a embrasé le territoire ancré depuis 307 ans à ses voisins du sud, en vertu d'un Acte d'Union.

Les rares sondages conduits auprès des Anglais, Gallois et nord-Irlandais réduits à l'état de spectateurs dégageaient une forte majorité en faveur du non. Jusqu'à une heure avancée mercredi soir, les dirigeants des deux camps ont jeté leurs forces dans la bataille pour tenter de séduire le dernier carré d'indécis. "C'est la chance de toute une vie (…) à saisir des deux mains", a dit jeudi à l'AFP Alex Salmond, le Premier ministre de l'Ecosse semi-autonome qui votait dans sa circonscription de Strichen. "Faisons-le!", avait-il clamé la veille au soir à Perth. "Yes we can", avait répondu la foule de ses partisans survoltés.

L'ex-locataire travailliste du 10, Downing Street Gordon Brown – de loin le moins mal-aimé des politiciens britanniques dans sa terre natale d'Ecosse – a montré une ferveur égale à Glasgow, mais en faveur du non. Il a dénoncé un nationalisme "étriqué", égoïste et qui divise.

Festival démocratique

Il s'agit du "plus grand festival démocratique" jamais organisé en Ecosse, qui a changé une dizaine de fois de statut en 1.400 ans d'histoire mouvementée, a fait valoir M. Salmond. Le scrutin constitue aussi une formidable opération logistique. Quelque 2.600 bureaux de votes sont éparpillés sur un territoire représentant le tiers de la superficie du Royaume-Uni. Certaines urnes seront rapatriées par bateau-ferry ou par hélicoptère, pour accélérer les opérations de dépouillement.

A Edimbourg, la capitale, les affiches en faveur du oui surpassaient de très loin en nombre les posters pour le non. Un peu partout flottait le Saltire, drapeau écossais à croix blanche en diagonale sur fond bleu. Charlotte Farish, 34 ans, est arrivée dix minutes avant l'ouverture de son bureau de vote, avant d'emmener ses deux enfants à l'école et de gagner son lieu de travail. "C'est un jour important. La décision que nous allons prendre nous engagera pour la vie", a-t-elle déclaré à l'AFP.

La plupart des quotidiens britanniques arboraient jeudi en Une des deux drapeaux de l'Ecosse et du Royaume-Uni flottant côte à côte. Cependant, le quotidien des affaires Financial Times, hostile comme la majorité de la City à l'indépendance génératrice d'incertitudes économiques, publiait la photo d'un Saltire sur un fond de ciel noir orageux.

"La mort du statu quo"

Le Premier ministre David Cameron, chef de file du non, a annoncé par avance "la mort du statu quo." Avec ses alliés libéraux-démocrates, membres du gouvernement, et avec le dirigeant de l'opposition travailliste Ed Miliband, il a solennellement promis une autonomie accrue aux Ecossais s'ils renoncent à l'indépendance. En cas de victoire du non, les travaux commenceront dès vendredi, en vue de la dévolution de nouveaux pouvoirs fiscaux au parlement régional de Holyrood.

Le cadeau fait déjà des jaloux en Angleterre, au Pays de Galles, en Irlande du nord et dans certaines grandes métropoles comme Manchester, qui sollicitent des prérogatives élargies de la part du gouvernement d'un pays qui figure parmi les plus centralisés en Europe. En cas de victoire du oui, trois choix s'offriront à David Cameron, selon les analystes: anticiper les élections générales prévues en mai 2015, remettre sa démission, ou poser la question de confiance au Parlement.

Le triomphe des indépendantistes ouvrirait 18 mois d'acrimonieuses négociations entre Londres et Edimbourg, en vue de préparer les contours du nouvel état, d'ici la proclamation de l'indépendance, le 24 mars 2016. Les séparatistes souhaitent garder la livre pour monnaie et la reine pour souveraine, intégrer l'Union européenne et l'OTAN. Mais tous ces sujets, ainsi que le partage des recettes de l'or noir de la Mer du Nord et de la dette, sont ouverts à discussion.

Quel que soit le verdict, Alex Salmond, 59 ans, sortira vainqueur du scrutin, synonyme au mieux d'indépendance et au pire d'autonomie. David Cameron pour sa part a prévu de tirer les leçons du scrutin dans une adresse télévisée, vendredi matin.

L'intérêt est vif à travers le monde. Le président des Etats-Unis Barack Obama a formulé mercredi soir sur Twitter des v?ux pour le maintien d'un Royaume-Uni "fort, robuste, et uni". A Bruxelles, les dirigeants européens cachent mal leur inquiétude à la perspective d'une contagion nationaliste, de la Catalogne à l'Ukraine.

(Avec AFP)

Fausse alerte Ebola sur un vol Casablanca-Lagos-Johannesburg?

Selon l’agence de presse britannique Reuters, une jeune femme de nationalité sud-africaine a entrepris jeudi un déplacement au départ de Casablanca et à destination de son pays d’origine, après une escale à Lagos, au Nigeria.

Suite à l’atterrissage du vol de la RAM reliant la capitale économique marocaine à Lagos, la passagère a selon toute vraisemblance montrée des symptômes similaires à ceux du virus Ebola, hautement contagieux, mettant l’aéroport de Lagos en alerte. Les autorités sanitaires aéroportuaires nigérianes, dotées entre autres de caméra thermiques, ont alors intercepté la voyageuse, considérée comme un cas suspect afin d’effectuer des tests approfondis.

Et pour cause, la passagère, dont l’identité n’a pas été divulguée, a reconnu, selon Reuters, souffrir de vomissements et diarrhées. Des indices révélateurs de la fièvre hémorragique, mais également présents dans de nombreuses autres maladies telles que le paludisme ou le choléra, d’où la nécessité d’effectuer des tests spécifiques pour le virus Ebola.

Néanmoins, la passagère «a été en Guinée et en Sierra Leone depuis avril… elle a des symptômes», précise le Dr Alex Morenike-Okoh, directeur des services de santé portuaires à l'aéroport de Lagos, selon Reuters.

Résultats négatifs

Contactée par Médias 24, la RAM assure de son côté que les tests réalisés au Nigeria sur la passagère suspectée sont négatifs pour le virus de la fièvre hémorragique, s’appuyant sur le rapport transmis par le Dr Morenike-Okoh (et auquel Médias 24 a eu accès grâce à la RAM).

Questionné sur le contrôle appliqué à Casablanca, la compagnie aérienne nationale nous certifie que les passagers du vol Casablanca-Lagos étaient tous sains au départ du Maroc. En revanche, les conditions de confidentialités imposées à la RAM ne nous permettront pas d’obtenir le rapport des services de santé aéroportuaires marocains, souligne la compagnie, qui insiste fermement sur l’absence de cas d’Ebola au Royaume…

Le Nigéria enregistre de son côté 19 cas confirmés et sept décès causés par la pathologie. Le pays «ne peut pas se permettre une autre "importation" » de cas d'Ebola, a déclaré à Reuters le Dr Aileen Marty, professeur de maladies infectieuses à la Florida International University College of Medicine et opérant pour l’organisme mondial de la santé (OMS) au Nigeria.

Pour rappel, le virus Ebola extrêmement contagieux, se transmet par contact des fluides corporels. Le dernier bilan présenté le 12 septembre par l’OMS fait état de 4.784 cas confirmés en Afrique de l’Ouest et plus de 2.400 décès.

 

EXCLUSIF. Tanger-Métropole: Les détails des financements

Selon des documents officiels consultés par Médias 24, le projet de Tanger-Métropole d’un coût global supérieur à 7,6 milliards de DH sera à hauteur de plus de 40% (3,3 milliards de DH) financé par la commune urbaine de Tanger et la gestion déléguée d’eau, d’électricité et d’assainissement qui dépend de la mairie de la ville et qui est présidée par son maire, Fouad Omari (PAM).

Très exactement, la commune de Tanger versera 1,3 milliard de DH pour le compte des divers projets retenus dont le déménagement de la gare routière, du marché de gros et de la fourrière municipale, et la gestion déléguée 2 milliards de DH.

Le projet Tanger-Métropole, officiellement présenté au début du mois d’octobre par le wali de Tanger Mohamed Yaacoubi devant le Souverain et les élus, prévoit un très grand nombre de chantiers durant la période 2013-2017.

Pas moins de 20 partenaires financiers sont sollicités dont des ministères, des collectivités locales et des institutions publiques.

La somme globale de 3,3 milliards de DH, sur les 7,6 milliards de DH que doit débourser la mairie de manière directe et indirecte, servira notamment à d’importants travaux d’assainissement des eaux usées, au réaménagement de la corniche de Tanger et au déménagement de 4 services communaux importants.

Ainsi la gare routière qui se trouve aujourd’hui au rond-point de Tétouan (en face de la mosquée syrienne et des concessionnaires Mitsubishi et Hyundai) sera déplacée à 3 km de là entre la zone industrielle Al Majd et la route de Aouama. C’est d’ailleurs dans ce périmètre que la CTM construit actuellement sa nouvelle gare.

Le marché de gros (fruits et légumes) actuellement limitrophe aux quartiers Drissia et Béni Makada sera également déplacé plus au nord. La fourrière municipale subira le même sort.

Les 2ème, 3ème et 4ème contributeurs au programme Tanger-Métropole sont respectivement les ministères de l’Intérieur, de l’Habitat et de l’Economie et des Finances avec 1,2 milliards de DH, 860 millions de DH et 600 millions de DH respectivement.

Les 5ème, 6ème et 7ème contributeurs sont les ministères de l’Equipement et des transports (325 millions de DH) avec le financement partiel de la nouvelle gare routière et le doublement de certaines voies.

La Jeunesse et les Sports (300 millions de DH) doit contribuer à la construction de crèches et surtout de la nouvelle cité des sports. Sur 60 ha, cette cité comprendra une piscine olympique, des terrains de football, des courts de tennis et des terrains de basket, de volley et de handball.

L’Education nationale (250 millions de DH) est sollicitée pour la construction de nouvelles écoles et la rénovation d’anciens établissements.

Les 8ème, 9ème et 10ème contributeurs sont les départements de l’Energie et de l’Eau (156 millions de DH), la Santé (132 millions de DH) qui doit financer la construction de dispensaires et la rénovation du grand hôpital Mohammed V et les Habous (130 millions de DH) appelé également à construire et à rénover 11 mosquées et à en construire 7 nouvelles.

Les 11ème, 12ème et 13ème contributeurs sont la SAPT (70 millions de DH), l’ONCF (60 millions de DH) et les Autoroutes du Maroc (60 millions de DH). La SAPT, l’organisme chargé de construire les nouveaux ports de croisières et de pêche ainsi que la nouvelle marina, doit notamment réaliser de nombreux aménagements en amont et en aval de la zone portuaire. L’ONCF doit préparer la gare TGV et les aménagements extérieurs, agrandir la deuxième gare tangéroise, celle de Moghogha.

ADM pour sa part doit préparer la construction d’une rocade entre la côte atlantique tangéroise et la côte méditerranéenne de la ville et réaliser au moins une nouvelle sortie d’autoroute directement vers les quartiers de Béni Makada et Al Boughaz.

Les ministères de la Culture, du Commerce et de  l’Industrie, des es Eaux et Forêts, et ceux qui sont qualifiés par le document de la wilaya de « bénéficiaires », contribueront au total pour plus de 250 millions de DH.

Plusieurs bénéficiaires directs et indirects de ces projets ne sont pas mentionnés parmi les partenaires du projet Tanger-Métropole, tels que le ministère du Tourisme ou TMSA.

Médias 24 a pu apprendre au cours de ces derniers jours que, d’ores et déjà, plusieurs études ont été lancées, notamment celles concernant l’identification des terrains devant accueillir les services communaux à déménager (fourrière, marché de gros, gare routière) et les projets d’aménagement locaux, notamment la corniche maritime.

Du côté d’ADM, les études pour la nouvelle rocade et les nouvelles bretelles d’autoroute sont en cours.

Comme Médias 24 l’a annoncé précédemment, le projet Tanger-Métropole fait l’impasse sur plusieurs points noirs importants de la vie urbaine tangéroise : la problématique du transport public, la décharge publique actuelle qui empeste les quartiers de Moghogha, d’Al Majd et la zone industrielle. La décharge se trouve aujourd’hui entourée de nombreux lotissements en cours d’achèvement.

Enfin, le projet de Centre hospitalier universitaire (CHU) semble être tombé dans l’oubli, tandis que l’historique théâtre Cervantès sort du radar municipal et préfectoral. Or, dans le même temps, on projette de construire un nouveau théâtre et une nouvelle cité des arts et de la culture.

Ce genre de choix démontre qu’il existe une importante marge pour améliorer les allocations de ressources, le but de Tanger-Métropole restant sûrement celui de faire le bonheur des Tangérois, citoyens et opérateurs économiques, et pas seulement celui des « marchands de béton. »


 

FRANCE Renault: ventes mondiales en baisse de 1,9% au 1er semestre

Le deuxième constructeur automobile français a pâti au premier semestre de la déprime du marché européen, sur lequel la chute des ventes du groupe atteint 7,3%. La moitié des 1,3 millions de véhicules commercialisés sur la période à l'échelle mondiale l'ont été hors du Vieux continent (49,6%). «Le Groupe Renault démontre une nouvelle fois la pertinence de sa stratégie d'internationalisation, qui permet d'amortir pour une bonne part la baisse du marché européen», a estimé le directeur commercial Jérôme Stoll, cité dans un communiqué.

Renault se veut optimiste et maintient ses prévisions pour l'ensemble l'année : le constructeur prévoit toujours de «dépasser en 2013 (le) volume de ventes mondiales 2012 et de regagner des parts de marché en Europe, sous réserve que les marchés européens et français ne se dégradent pas plus». «Le renouvellement des gammes produit du Groupe est maintenant largement engagé et commence à porter ses fruits sur l'ensemble des marchés», a mis en avant Jérôme Stoll.

Pour l'ensemble de 2013, le groupe table désormais sur une croissance du marché automobile mondial de 2%, contre 3% prévus en début d'année, une évolution marquant «le ralentissement de la croissance dans certains pays émergents».

En Europe, Renault s'attend toujours à une baisse de 5%, avec un marché français en repli plus accentué à -8% (contre -5% anticipés jusque là). Sur le premier semestre, le groupe est pénalisé par la morosité qui frappe la France, l'Allemagne et l'Italie, ses trois premiers marchés en Europe, qui enregistrent un repli supérieur à la moyenne du Vieux continent. Dans un marché déprimé, la nouvelle Clio IV reste en tête du marché français. En revanche, Renault s'en tire bien à l'international, porté par le succès de ses nouvelles gammes comme le Duster, le 4×4 de sa marque à bas coûts Dacia, ou encore de sa nouvelle version du modèle Sandero. Le groupe réalise notamment une percée en Russie, qui devient le deuxième marché du groupe, derrière la France, et en Inde, où les ventes de Renault progressent de 7,8%.

Le groupe soutient son expansion sur les marchés émergents grâce à sa marque Dacia, dont les ventes progressent de 16,5%. Cette bonne santé de la marque à bas coûts du groupe compense la baisse des ventes de la marque Renault et de la filiale sud-coréenne Renault Samsung Motors.

La résistance de Renault contraste avec les mauvais résultats enregistrés par le premier constructeur français PSA. Moins internationalisé et englué dans la tourmente du marché européen, le groupe a vu ses ventes chuter de 9,76% au 1er semestre.