Travailleur social: la liste de diplômes pour encadrer la profession publiée au BO

Dans la continuité de la réforme des métiers du travail social, engagée depuis la promulgation de la loi n° 65-15 encadrant les établissements de protection sociale, une décision ministérielle a été récemment publiée au Bulletin officiel.

Elle vise à réglementer l’accès à cette profession en établissant une liste officielle des diplômes nationaux habilitants, correspondant aux différents parcours de formation.

Cette liste recense plus de 100 diplômes répartis en plusieurs catégories : master, master spécialisé, licence, licence professionnelle, technicien, technicien spécialisé et certificat de qualification professionnelle.

Ces formations couvrent principalement les domaines de l’aide sociale, de l’animation et de l’éducation sociale, du soutien et de l’accompagnement familial et social, ainsi que de la gestion du développement social.

Parmi les professions concernées, on peut citer, à titre d’exemples, le médiateur familial, le conseiller en réinsertion, l’accompagnant périnatal, l’animateur socioculturel, etc.

Selon les chiffres du ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, récemment relayés par le Conseil économique, social et environnemental, environ 35.000 personnes exercent la profession de travailleur social, dans les secteurs public et privé. Ce nombre devrait atteindre 45.000 à l’horizon 2025.

Entamée il y a quelques années, la réforme des métiers du travail social avait pour objectif d’harmoniser les formations, d’uniformiser les pratiques et de structurer les interventions.

Marrakech : les nationaux sauvent la basse saison grâce à la location

Alors que le début d’année marque habituellement un répit en termes de fréquentation hôtelière, le mois de janvier, qui précède le rush des visiteurs étrangers de février, a été marqué par un afflux assez inédit de touristes marocains, qui ont choisi de séjourner dans de petits hôtels, des riads ou des locations plus abordables. Ce qui n’est pas pour plaire aux hôteliers…

Les clubs de la ville ont surfé sur le tourisme domestique

Surpris par cette « affluence inhabituelle », un hôtelier nous indique que des hôtels de luxe à Marrakech ont accueilli plusieurs grands mariages d’étrangers (300 à 800 participants par célébration), auxquels il faut ajouter de nombreux congrès, ce qui a contribué à un taux d’occupation très honorable pour un mois de faible activité.

Mais ce sont surtout les petits établissements qui ont tiré leur épingle du jeu durant ce mois de janvier, en particulier lors des vacances scolaires. Un succès qui s’explique avant tout par les tarifs plus accessibles pour les familles dont les budgets ont été impactés ces derniers temps par l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat.

Dans ce sens, notre hôtelier précise que « ce sont plutôt les clubs aux formules ‘All inclusive’, les petits établissements de moins de 3 étoiles et les appart-hôtels, qui ont connu une grande fréquentation des touristes marocains, avec des taux de remplissage compris entre 50% et 80%« .

« Si les vacances scolaires marocaines (20-29 janvier) ont contribué à l’engouement du tourisme domestique, c’est bien la première fois que des nationaux viennent aussi nombreux et contribuent à remplir bon nombre de petits hôtels dans une période de basse saison », confirme cet autre hôtelier, qui espère que cette dynamique se renforcera à l’avenir pour gommer les effets de la saisonnalité de l’activité touristique.

La majorité des nationaux optent pour des hébergements abordables

Pour de nombreux établissements classés, comme l’hôtel Sirayane Boutique (5 étoiles), le mois de janvier, qui correspond à une période de basse fréquentation des visiteurs étrangers, est en général consacré aux travaux d’entretien en attendant la période des vacances scolaires européennes.

Ces visiteurs, qui sont attendus pour les vacances scolaires (15 février – 5 mars), optent généralement pour des hôtels classés de plus de 4 étoiles, fait remarquer son directeur, Mehdi Bennani Smires.

Ce dernier fait également le même constat, à savoir le choix des familles de nationaux de séjourner dans des clubs et des hôtels aux prix plus abordables, ou dans des locations s’apparentant au concept AirBnB qui tendent à se multiplier.

Les formules AirBnB non déclarées, une menace pour les hôteliers ?

Confirmant « un rush inédit de touristes nationaux durant ce mois de basse saison », un autre gérant d’hôtel requérant l’anonymat regrette cependant que la plupart d’entre eux aient préféré la location d’appartements au séjour en hôtel.

Cette désaffection touche toutes les catégories d’établissements hôteliers, qui souffrent de plus en plus de ce phénomène.

« Au regard des très nombreux vacanciers marocains croisés dans les rues de Marrakech, cela donne l’impression que tous les hôtels sont complets. Or ce n’est pas le cas ; la plupart ont choisi des logements meublés sur internet« , se désole le gérant d’un petit hôtel, qui estime avoir perdu au moins 50% de son chiffre d’affaires habituel à cause de ces formules.

Cette tendance risque de s’installer durablement, ce qui ne plaît pas aux hôteliers qui y voient là une concurrence déloyale, ces locations n’étant pas toujours déclarées.

Marrakech détient un important parc immobilier invendu, et les propriétaires sont de plus en plus nombreux, selon lui, à se tourner vers la location touristique de logements neufs à des prix imbattables. Ils ne sont pas déclarés au fisc, rappelle notre hôtelier, regrettant au passage que l’élaboration d’une loi sur la formule AirBnB tarde à voir le jour.

Faute de véritable contrôle des autorités, rares sont les propriétaires qui s’acquittent d’une taxe libératoire comprise entre 10% et 15% des loyers, encaissés le plus souvent en espèces, sans traçabilité.

Quoi qu’il en soit, l’affluence inédite des nationaux aura au moins permis aux nombreux petits opérateurs de la ville (restaurateurs, artisans, transporteurs…) de générer des revenus avant la haute saison de février, qui promet d’être bien plus lucrative en termes de recettes en devises.