Nettoiement à Casablanca : le marché pour le choix des nouveaux délégataires lancé d’ici début 2026

Le nouveau cahier des prescriptions spéciales (CPS) du futur marché de nettoiement à Casablanca a atteint un stade avancé. Il devrait être examiné au cours du mois de novembre, lors d’une session extraordinaire du conseil de la ville, selon une source communale.

Ce document fait toutefois polémique. Le PJD déplore l’opacité sur ce dossier, alors que le conseil de la ville assure avoir tenu des rencontres avec presque tous les gouverneurs et présidents d’arrondissements concernés par ce sujet, et que d’autres réunions sont encore prévues avec les syndicats et les élus, afin d’atteindre le consensus.

« Le nouvel appel d’offres pour la gestion du nettoiement à Casablanca sera lancé d’ici début 2026 »

Dans un post Facebook en date du 7 novembre, Abdessamad Haikar, élu de l’opposition au conseil de la ville de Casablanca, et ex-président dudit conseil, a déploré le fait que le PJD n’ait pas été inclus dans le processus d’examen du nouveau CPS de nettoiement à Casablanca.

« Malheureusement, nous n’avons connaissance ni de la session extraordinaire [prévue en ce mois de novembre, ndlr] ni du processus d’élaboration de ce contrat », a-t-il écrit, soulignant que « le précédent contrat était le résultat d’études, ainsi que de l’organisation d’un forum auquel ont participé le wali et les gouverneurs des préfectures de Casablanca, aux côtés des élus, présidents et membres, ainsi que des associations de la société civile et des universitaires. Ensuite, des consultations ont été menées au niveau des arrondissements afin d’impliquer leurs conseillers, suivies d’un appel public pour recueillir remarques et propositions ».

Contacté par nos soins, Moulay Ahmed Afilal, vice-président du conseil de la ville chargé du nettoiement, nous assure avoir tenu des réunions, depuis une vingtaine de jours, avec un ensemble de responsables concernés par ce dossier.

« Les contrats qui nous lient actuellement aux sociétés chargées du nettoiement dans la métropole se terminent en mai 2026. Nous sommes donc obligés de commencer à préparer le nouveau CPS, et de lancer un appel d’offres d’ici le début d’année prochaine, pour choisir les nouveaux délégataires », nous explique notre interlocuteur. Autrement, si la commune enregistre un retard dans ce processus, ce service pourrait se retrouver à l’arrêt.

Des réunions tenues avec la majorité des préfectures, d’autres sont prévues

Pour ce faire, le vice-président enchaîne les réunions. « Cela fait environ vingt jours que je fais le tour des préfectures. Je me suis réuni avec les gouverneurs et présidents d’arrondissement de chaque préfecture, en présence des pachas et caïds, puisque chacune a ses spécificités », nous explique Moulay Ahmed Afilal.

« Il ne me reste que trois préfectures, à savoir Hay Hassani, Ben M’sick et Anfa. Pour cette dernière, un nouveau gouverneur vient d’être nommé, et son prédécesseur a souhaité qu’il assiste aux réunions avec nous ». Il s’agit de Abdelkhalek Marzouki, nommé début novembre gouverneur de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa par le Roi Mohammed VI.

De plus, « pour préparer ce CPS, nous avons lancé un appel d’offres en mai dernier pour la réalisation d’une étude de faisabilité pour la gestion déléguée du service public de collecte des déchets ménagers et assimilés et de nettoiement des voies et des places de la métropole, lequel a été remporté par le bureau d’études Nareva« , ajoute notre interlocuteur.

Cette étude a pour objectif d’identifier les dysfonctionnements des contrats actuels, conclus en 2019 avec Averda et Arma (qui avait remplacé Derichebourg après son départ du Maroc), les points noirs et les axes d’amélioration, afin d’élaborer un nouveau CPS plus adapté aux besoins de la ville.

« Ainsi, au démarrage des réunions avec chaque préfecture, le CPS actuel était présenté ainsi que les problématiques qu’il connaît, avant d’entamer le débat, et d’écouter chaque responsable sur le sujet, notamment les gouverneurs, les présidents d’arrondissements, les pachas et caïds ».

« Dans certaines préfectures, nous avons également connu la participation de la société civile, pour n’exclure personne », souligne notre source.

« Une fois que les réunions avec les préfectures restantes seront achevées, nous entamerons des rencontres avec les syndicats pour prendre en considération les remarques des représentants d’ouvriers, avant de passer aux élus de la ville, afin d’atteindre un consensus sur les dispositions que devra contenir le nouveau CPS ».

« La dernière étape serait éventuellement de réunir tous les gouverneurs de la ville en même temps, pour revenir sur ces dispositions point par point », nous explique Moulay Ahmed Afilal. « Lorsque toutes les réunions prendront fin, le nouveau CPS sera élaboré, qui prendra en considération les besoins de la ville, ainsi que les remarques et interventions de chacun des membres consultés. Celle-ci sera examinée en session extraordinaire, prévue par le conseil en ce mois de novembre ».

Des propositions d’amélioration à l’examen

D’après notre source, l’étude de faisabilité réalisée par Novec a donné lieu à différentes propositions d’amélioration du service.

« Parmi les problèmes rencontrés actuellement, en particulier par Arma, les difficultés à disposer de lieux pour déposer le matériel. Les gouverneurs refusent que les parcs de matériel soient maintenus à l’intérieur des zones villas. Novec a donc proposé d’aménager certains points noirs. Ce sont des petits terrains de 20 à 25 m², mal entretenus dans certaines préfectures, qui peuvent être aménagés en espaces verts. Le bureau d’études propose également d’y aménager, en sous-sol, des vestiaires pour les ouvriers ou encore des parcs pour y déposer le matériel quotidien ».

Les élus exigent, quant à eux, une amélioration du service, notamment en termes de balayage, de nettoiement des bacs, avec davantage de passages. Ils réclament également plus de sensibilisation et de contrôle.

Une proposition intéressante a été avancée par la ville dans ce sens : la mise en place d’un système de surveillance par caméras, permettant notamment de sanctionner les situations de non-respect de la propreté. Il s’agit d’un projet ambitieux, encore au stade de proposition, mais dont la mise en œuvre reste complexe, dans la mesure où les caméras actuellement installées dans le Grand Casablanca sont sous le contrôle de la police.

À suivre

Casablanca anticipe la fin de ses contrats de nettoiement : une étude pour analyser les dysfonctionnements actuels

La commune de Casablanca anticipe la fin des contrats de gestion déléguée du nettoiement. Ces derniers, signés en 2019 avec Averda et Arma (qui avait remplacé Derichebourg après son départ du Maroc) pour une durée de 7 années, arrivent à échéance vers fin 2026.

En préparation de leurs renouvellements, la société de développement local (SDL) Casa Baia a récemment lancé un marché portant sur la réalisation d’une étude de faisabilité pour « la gestion déléguée du service public de collecte des déchets ménagers et assimilés et de nettoiement des voies et des places de la métropole, pour le compte de la commune ».

Préparer la fin des contrats de gestion déléguée actuels

Joint par Médias24, Moulay Ahmed Afilal, vice-président du Conseil de la ville de Casablanca, en charge de la propreté, nous confie que cette étude a pour objectif d’identifier les dysfonctionnements des contrats actuels, les points noirs et les axes d’amélioration, afin d’élaborer un nouveau cahier des charges plus adapté aux besoins de la ville.

« Outre ce marché, nous allons également organiser une journée de travail avec les élus, y compris les présidents d’arrondissements, pour faire le point sur ce qui ne va pas dans les contrats actuels. Ceci nous permettra de construire un meilleur projet de contrat pour l’avenir », a-t-il ajouté. Une démarche participative, qui vise à renforcer l’efficacité du service de propreté urbaine.

Rappelons-le, un total de huit contrats a été signé avec les deux sociétés en 2019, à raison d’un contrat par arrondissement. Ce service coûtait un milliard de DH par an à la commune. Ce montant a toutefois été revu à la hausse en 2023, dans un souci d’amélioration des prestations et de renforcement des équipements. Depuis, ce service coûte près de 1,25 MMDH par an à la commune, soit environ 250 millions de DH de plus, répartis entre Arma et Averda.

Le périmètre de l’étude

La réalisation de l’étude, objet du nouvel appel d’offres lancé, est estimée à 1,9 MDH par Casa Baia. Le titulaire de ce marché sera également chargé de préparer le dossier du nouvel appel d’offres, comprenant notamment le cahier des prescriptions spéciales (CPS), le règlement de consultation (RC), le projet de convention, les annexes et l’ensemble des pièces administratives et techniques nécessaires.

Il devra aussi assister Casa Baia dans le processus d’analyse et d’évaluation des offres présentées par les soumissionnaires, ainsi que dans le processus de pré-contractualisation et de négociation, et enfin élaborer les contrats de gestion déléguée dans leur intégralité et constituer les dossiers complets destinés à l’approbation par le ministère de l’Intérieur.

Cette étude va couvrir les huit préfectures de Casablanca, réparties comme suit :

 

Un diagnostic exhaustif pour détecter les dysfonctionnements actuels dans le secteur

Cette étude de faisabilité portera sur plusieurs volets, technique notamment, financier, juridique et organisationnel, pour la gestion déléguée du service public de collecte, d’évacuation des déchets ménagers et assimilés et de nettoiement des voies et places de la ville, ainsi que sur l’établissement des coûts estimatifs de la gestion déléguée.

A ce titre, le titulaire de ce marché devra procéder à un diagnostic exhaustif de l’état actuel des services de collecte et de nettoiement, incluant une analyse approfondie des contrats de délégation existants et de leur cadre d’exécution, et identifier tous les dysfonctionnements et contraintes affectant la qualité, l’efficience et l’efficacité des services de collecte et de nettoiement des voies et des places dans la métropole. Il devra, dans ce sens, déterminer les principales causes des problèmes détectés et appuyer ses analyses sur des relevés de terrain, des audits, des entretiens avec les parties prenantes et toutes autres méthodes possibles.

Ce diagnostic portera sur plusieurs axes, y compris la couverture réelle des arrondissements et des quartiers, l’identification des zones sous-desservies ou oubliées, l’analyse des taux d’annulation ou de report des tournées de collecte, l’analyse de l’adéquation du nombre, du volume et du type des bennes et conteneurs par rapport à la production réelle de déchets, le vieillissement du parc et la capacité des délégataires à remplacer rapidement un équipement défectueux.

L’efficacité des dispositifs de contrôle, les obligations contractuelles, la gestion des déchets encombrants, le traitement des réclamations, la gestion du tri des déchets ménagers ainsi que la gestion des gros producteurs seront aussi passés au crible.

Une étude financière pour évaluer la compatibilité des contrats avec le budget de la commune

En termes de coûts de gestion, l’étude qui sera réalisée inclura l’élaboration de plans d’optimisation des différentes prestations, l’évaluation des ressources humaines et matérielles nécessaires ainsi que l’estimation des coûts associés à chaque prestation. Une étude financière sera aussi réalisée pour évaluer la rentabilité du projet et sa compatibilité avec le budget de la commune.

Le titulaire devra par ailleurs fournir une estimation détaillée des coûts associés, qui devront être ventilés entre les coûts de prestations (coûts de revient de la collecte, de l’élimination des déchets verts, du balayage manuel et mécanique, et du lavage…) et la répartition des coûts (coûts d’investissement, masse salariale, charges d’exploitation…).

Tout ceci devrait aboutir à une estimation précise du budget annuel nécessaire pour atteindre les objectifs définis par la commune dans ce secteur, lequel sera comparé à sa capacité de financement pour la gestion de ce service, en tenant compte des autres charges existantes.

Le titulaire pourrait aussi proposer, si nécessaire, des solutions de financement alternatives, telles que l’optimisation des ressources internes, la mise en place de mécanismes de financement innovants ou l’exploration de partenariats public-privé, afin d’assurer la viabilité économique et la pérennité du service de gestion.

L’étude devra être réalisée en 7 mois

L’attributaire de ce marché devra par ailleurs identifier les objectifs opérationnels assignés aux services de collecte et de nettoiement pour la période de planification retenue et proposer des alternatives dans la gestion de ce secteur sur la base des difficultés relevées, qui seront soumises à validation et intégrées dans le nouveau contrat.

Le délai d’exécution de la totalité de ces prestations est fixé à 7 mois. L’ouverture des plis de ce marché est prévue pour le 28 mai prochain. 

A suivre…

Nettoiement. De nouveaux camions en circulation à Casablanca (images)

Des photos des nouveaux camions de collecte des déchets ont été publiées sur la page Facebook « Save Casablanca ». 

Selon une source à Casa Baia, « il s’agit bien du nouveau matériel. Ce sont les camions de Derichebourg ».

Rappelons que les nouveaux équipements devaient être mis en place le 1er janvier 2020. Après quelques jours de retard, ils commencent à être déployés par les deux sociétés Averda et Derichebourg. Egalement, la collecte des déchets commence à se faire durant la nuit dans certains quartiers. 

Au total, 400 camions seront mobilisés dans la métropole par les deux délégataires. Ils seront lancés de manière progressive. 

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La période transitoire des nouveaux contrats de propreté a pris fin le 31 décembre 2019. Les nouveaux équipements pour le nettoiement de Casablanca devaient être mis en place le 1er janvier 2020. Mais jusqu’à aujourd’hui, les équipements de renfort mobilisés pour gérer les six premiers mois, depuis l’entrée en vigueur des nouveaux contrats d’Averda et de Derichebourg, sont toujours en circulation dans la métropole. Egalement, la collecte des déchets, qui doit à présent se faire durant le soir, est encore effectuée le matin ou en milieu de journée.

Une source proche du dossier a confirmé à Médias24 que les 400 camions à ordures ne sont pas encore prêts. « Leur lancement, progressif, est prévu fin janvier 2020″.  Ces camions seront habillés avec une nouvelle charte.

Les agents de collecte sont pour leur part, depuis le début de la nouvelle année, habillés de nouvelles tenues, en rouge pour Derichebourg et en bleu pour Averda. Certains sont déjà dotés de nouvelles bicyclettes pour la collecte manuelle de déchets.

« La collecte nocturne va également démarrer progressivement« , ajoute notre source.

Le lancement du reste des équipements et des nouveaux dispositifs sera accompagné par une compagne de sensibilisation et d’information. Un appel d’offres a été lancé à cette fin. L’ouverture des plis est prévue ce vendredi 10 janvier. « Il faut tabler sur février ou début mars pour le lancement de cette campagne« , nous explique notre source.

« La société civile, le tissu associatif et les arrondissements seront ainsi mobilisés. La SDL Casa Baida organisera également des ateliers de formation et de sensibilisation ainsi que des caravanes mobiles, puisque le cœur de la problématique reste le citoyen« .

Par ailleurs, « la commune de Casablanca travaille en parallèle sur la fermeture de l’ancienne décharge et l’ouverture de la première partie de la nouvelle décharge contrôlée, qui s’étend sur 11 ha », nous confie notre interlocuteur. La date de l’ouverture ne nous a pas été communiquée. Contacté par Médias24, Mohammed Haddadi, adjoint maire de Casablanca, chargé du nettoiement est resté injoignable.

Rappelons que ce casier d’enfouissement des déchets fait partie du terrain de 35 ha acquis par la Ville qui sera dédié à la construction de la nouvelle décharge. 

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De nouveaux équipements dédiés au nettoiement de la ville de Casablanca ont été mis en place ces derniers jours dans certains quartiers artères de la métropole, tels que Ghandi, Maarif ou Emile Zola, par les deux nouveaux délégataires, Averda et Derichebourg.

Comme constaté par Médias 24, il s’agit de bacs en métal, de nouveaux camions de collecte de déchets et de lavage, ainsi que de bicyclettes pour le balayage manuel.  

Jointe au téléphone, la SDL Casa Baia nous confie que « ces équipements seront utilisés à titre provisoire et vont disparaître à partir du 1er janvier 2020, date à laquelle prendra fin la période transitoire des nouveaux contrats de propreté, entrés en vigueur le 25 juin 2019« . 

En effet, « il s’agit d’équipements de renfort », mobilisés par les deux sociétés dans le but de gérer les activités de nettoiement durant les six premiers mois (période transitoire). Les nouveaux équipements, qui respectent les exigences des contrats signés avec la Commune, ont été commandés et doivent être livrés, au plus tard, fin décembre 2019.  

« 400 camions toutes prestations confondues »

Conformément au nouveau cahier des charges, les camions de collecte seront équipés de puces GPS permettant un suivi en temps réel des opérations de collecte et un archivage des données produites dans une base de données accessible aux délégataires et à la commune (vitesse, consommation de carburant, heure d’arrivée à la décharge…).

Ces engins, au nombre de 400, toutes prestations confondues (collecte de déchets, lavage et balayage), seront également équipés de lecteurs de puces FID permettant de vérifier si les bacs ont été vidés et lavés. 

Les véhicules de nettoiement et de balayage de la voirie, ainsi que les chariots de balayage manuel seront aussi équipés de GPS, afin de détecter le circuit et la cadence des prestations.

Les conteneurs seront pour leur part équipés d’une puce électronique, qui permettra de contrôler les prestations des délégataires, et de retrouver les bacs.

Par ailleurs « l’effectif sera augmenté de 40% » selon notre source. Rappelons que le nombre d’agents de nettoiement s’élevait à près de 4.000 personnes auparavant. 

« La collecte durant la nuit sera adoptée de manière progressive »

Malgré l’entrée en vigueur des nouveaux contrats, qui exigent la collecte des déchets ménagers entre 10h du soir et 6h du matin, les camions de collecte continuent de circuler durant la journée, créant parfois des bouchons et ralentissant la circulation. 

Interrogée sur ce point, la SDL Casa Baia nous explique que « cette mesure n’est pas applicable durant la période transitoire, et qu’elle sera adoptée de manière progressive ». 

« Elle sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation, pour inciter les Casablancais à changer d’habitudes et à déposer leurs déchets durant la nuit ». 

Par ailleurs, Averda et Derichebourg doivent être prêtes, au plus tard, fin décembre 2019. Dans le cas contraire, des pénalités seront appliquées aux deux sociétés. 

« Casablanca est plus propre depuis quelques mois »

Ce constat a été relevé par plusieurs responsables après quelques mois de l’entrée en vigueur des nouveaux contrats de propreté, notamment le vice-président du Conseil de la ville de Casablanca, Abdessamad Haiker. Les habitants de certains quartiers ont également remarqué les changements. 

Selon notre source, « des points noirs de la ville ont déjà été éliminés« . 

Rappelons que Derichebourg va gérer, pendant 7 ans, les préfectures d’arrondissements de Casablanca-Anfa, El Fida Mers Sultan, Moulay Rachid et de Ben M’Sick, tandis que Averda se chargera des préfectures d’arrondissements de Hay Hassani, Ain Chock, Ain Sebaa-Hay Mohammadi et de Sidi Bernoussi. 

Un budget de 932 MDH (hors taxes) sera alloué chaque année par la ville de Casablanca, avec l’aide du ministère de l’Intérieur. Les délégataires doivent pour leur part investir un montant de 982 MDH (TTC), dont 95% au cours des 6 premiers mois.

Lire aussi: Collecte des déchets à Casablanca: ce qui va changer

Aid Al Adha: un dispositif spécial de propreté à Casablanca

Le jour de l’Aid Al Adha, la quantité des déchets augmente de 92% par rapport au tonnage moyen quotidien enregistré durant l’année. Elle peut atteindre jusqu’à 400% du tonnage normal durant le jour qui suit.

Ainsi, Averda et Derichebourg, choisies pour gérer la collecte des déchets et le nettoiement à Casablanca et dont les contrats sont entrés en vigueur fin juin, ont mis en place des mesures spéciales pour veiller au respect de l’hygiène et de l’environnement durant la fête de l’Aid à Casablanca.

Contactée par Médias 24, la Société de développement local « Casablanca Baïa » nous dévoile les détails de ce plan d’action.

Selon notre source, les prestations de collecte des déchets, de balayage manuel et de balayage et lavage mécanique seront renforcées la veille de l’Aid au niveau de toute la ville. Egalement, le nettoiement sera renforcé au niveau des endroits les plus visités durant l’Aid, à savoir les mosquées, M’salla et places publiques.

Les deux délégataires vont aussi ajouter des points de transfert (ou de regroupement des déchets avant leur transport à la décharge).

Le lendemain de l’Aid, en plus du renforcement des prestations de collecte et de balayage, les sociétés se pencheront sur la désinfection des points de transferts. 

Concernant les conteneurs de déchets, un plan de récupération sera mis place pour les bacs détériorés.

En effet, 30% des conteneurs ont été brûlés durant les trois dernières années. Les délégataires ont donc décidé cette année de mettre en place des unités dotées de citernes d’eau dans tous les arrondissements, qui seront prêtes à intervenir en cas de réclamation (brûlage de conteneurs, jet de cendres dans les conteneurs…).

Les délégataires se chargeront aussi de laver et de désinfecter tout endroit ayant accueilli des déchets. Les sites de vente de moutons seront, quant à eux, traités progressivement à partir de la veille de l’Aid.

Renforcement du nombre d’agents et de camions

Selon Casa Baïa, les moyens humains et matériels seront renforcés durant cette période. 3.800 agents et 250 engins seront mobilisés avec un renforcement progressif des moyens humains, variant de 10% à 35%.

Le matériel dédié à la collecte pourra pour sa part représenter deux fois le nombre d’engins mobilisés quotidiennement.

Toutefois, ce renforcement se fera en tenant compte de la densité d’habitats et de l’heure de dépôts des déchets.

Les délégataires mettront également en place des équipes qui se chargeront du lavage des conteneurs une fois vidés, et de leurs alentours. 

140 tonnes de sacs biodégradables distribués

Un renforcement des circuits de nettoiement, de lavage, et des repasses de collecte est aussi prévu. 

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation a été lancée par la ville de Casablanca, en collaboration avec les délégataires, sous le thème:  » بحركة بسيطة منكم تبقى مدينتكم نقية ». 

Les équipes déployées sur le terrain (100 agents) feront du porte-à-porte pour distribuer 140 tonnes de sacs biodégradables pour faciliter le ramassage, et inciter les riverains à adopter une conduite responsable vis-à-vis des équipements de la ville.

Également, plus de 500 associations ont bénéficié de ces sacs.

Des mesures spéciales à la décharge de Médiouna 

Au niveau de la décharge de Médiouna des mesures spéciales seront mises en place par Averda et Derichebourg.

Tout d’abord, des points de transfert (ou de regroupement) seront mis en place dans chaque préfecture pour servir de relais et faciliter le transfert des déchets à la décharge.

Egalement, pour réceptionner le flux exceptionnel des camions durant les jours de l’Aid, les deux sociétés doivent aménager la plateforme principale de vidage des camions d’au moins un ha de superficie, et préparer les pistes d’accès principales et voies internes desservant les quais de vidage. 

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Propreté à Casablanca: entrée en vigueur progressive des nouveaux contrats

Averda et Derichebourg ont donc entamé le travail dans le cadre des huit nouveaux contrats signés avec la Commune de Casablanca.

Toutefois, l’application du nouveau cahier des charges se fera progressivement, nous confie notre source. « Les deux sociétés ont un délai de 6 mois pour importer le nouveau matériel et les nouveaux camions requis par les nouveaux contrats ».

« Le contrôle et les pénalités seront appliqués une fois ce délai passé », soit au début de l’année 2020.

Rappelons que Derichebourg va gérer, pendant 7 ans, les préfectures d’arrondissements de Casablanca-Anfa, El Fida Mers Sultan, Moulay Rachid et de Ben M’Sick.

Averda va pour sa part gérer les préfectures d’arrondissements de Hay Hassani, Ain Chock, Ain Sebaa-Hay Mohammadi et de Sidi Bernoussi, pendant la même période.

Dans le cadre du nouveau cahier des charges, il a été décidé d’effectuer la collecte des déchets pendant la nuit, entre 22h et 6h du matin, afin d’éviter de créer des embouteillages le matin.

« Cette mesure sera également appliquée de manière progressive », ajoute notre interlocuteur. « Des campagnes de sensibilisation doivent être lancées en parallèle pour inciter les gens à changer de comportement et coopérer ».

En effet, les citoyens Casablancais doivent désormais faire sortir leurs déchets le soir et non le matin, pour éviter les odeurs nauséabondes et les débordements des bacs, et faciliter ainsi la tâche aux agents de nettoiement.

Par ailleurs, « un dispositif sécuritaire doit aussi être mis en place dans les quartiers populaires et dangereux (El Massira ou Lissasfa, par exemple) pour assurer la sécurité de ces agents le soir », note notre source. 

Les éboueurs en grève ?

Selon certains médias, le syndicat le plus représentatif des éboueurs (UMT) pourrait observer une grève à compter de cette semaine.

Notre interlocuteur nous assure qu’actuellement il n’y a pas de grève.

« Les éboueurs ont plusieurs revendications, et nous sommes en discussion avec eux pour répondre au mieux à leur dossier revendicatif, dont les principaux points sont la protection de leurs droits et l’augmentation des salaires ».

Notons que les anciens éboueurs ont été repris par Averda et Derichebourg. Des réunions seront bientôt tenues entre le syndicat des éboueurs et les responsables des deux sociétés, ainsi que la commune pour régler ce dossier.

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Au total, huit conventions ont été signées avec les deux délégataires, soit une par préfecture, a annoncé le président de Conseil de la ville de Casablanca, Abdelaziz El Omari, lors de la cérémonie de lancement organisée ce mardi 25 juin. 

Derichebourg va gérer, pendant 7 ans, les préfectures d’arrondissements de Casablanca-Anfa, El Fida Mers Sultan, Moulay Rachid et de Ben M’Sick.

Averda va pour sa part gérer les préfectures d’arrondissements de Hay Hassani, Ain Chock, Ain Sebaa-Hay Mohammadi et de Sidi Bernoussi, pendant la même période.

Un budget de 932 MDH (hors taxes) sera alloué chaque année par la ville de Casablanca –avec l’aide du ministère de l’Intérieur- dans le cadre de ces contrats. Les délégataires vont pour leur part investir un montant de 982 MDH (TTC), dont 95% au cours des 6 premiers mois.

M. El Omari a, par ailleurs, appelé les citoyens de la métropole à être coopératifs et à changer de comportement.

« Les responsables de la ville ont tiré les leçons des contrats précédents »

« Les responsables de la ville de Casablanca ont tiré des leçons des contrats précédents, qui n’ont pas permis d’atteindre l’objectif fixé en 2014: rendre Casablanca propre », a déclaré le Wali de la métropole.

« La propreté est une condition essentielle pour le développement des activités économique et touristique de la ville ». 

« Ce n’est pas la première fois que la ville de Casablanca signe des contrats avec des sociétés privées. Mais cette fois, plusieurs mesures ont été prises pour éviter les fautes commises par le passé ».

Parmi ces mesures figurent:

l’obligation de résultats et non de moyens. Ainsi, les habitants de la ville doivent remarquer un changement dès les premiers jours, voire les premières heures de l’entrée en vigueur des nouveaux contrats; 

la collecte des déchets pendant la nuit, afin de faciliter le travail pour les agents de nettoiement et éviter de créer des embouteillages;

– l‘utilisation des nouvelles technologies pour contrôler le travail des deux nouveaux délégataires. 

Tout sera contrôlé

Selon M. El Omari, des tournées seront effectuées dans tous les arrondissements pour exposer les principaux changements des nouveaux contrats.  

Il a également annoncé le lancement, le 4 juillet prochain, de la police administrative, qui se chargera entre autres du contrôle de la propreté de la ville. 

Après avoir rappelé les principales missions des nouveaux délégataires, le président de Casa Bay’a a pour sa part détaillé le volet informatique des huit nouveaux contrats. 

« Derichebourg et Averda se chargeront de la collecte des déchets ménagers et assimilés, déchets verts, déchets des points noirs, ainsi que du lavage et brossage des conteneurs et de leurs emplacements…. Le tri et la collecte bi-flux des déchets ménagers et assimilés seront lancés progressivement ». 

« Les camions de collecte seront équipés de puces GPS permettant un suivi en temps réel des opérations de collecte et un archivage des données produites dans une base de données accessible aux délégataires et à la commune (vitesse, consommation de carburant, heure d’arrivée à la décharge…).

« Les véhicules de nettoiement et de balayage de la voirie, ainsi que les chariots de balayage manuel seront également équipés de GPS ».

« Les conteneurs seront pour leur part équipés d’une puce électronique, qui permettra de contrôler les prestations des délégataires, et de retrouver les bacs ».

« Des rotations supplémentaires auront lieu pour vider les conteneurs remplis durant la matinée ». 

Par ailleurs, « les deux entreprises doivent obtenir la certification Iso 9001 durant la première année de leur exercice« . 

Différentes applications ont été créées pour contrôler la propreté dans la ville. Elles sont en cours d’essai et seront lancées dans les semaines qui viennent. D’autres applications déjà existantes ont été améliorées. Voici quelques exemples

Application constat de la propreté: Des agents des deux sociétés, qui seront dotés de smartphones, effectueront des tournées pour enregistrer les situations de non-conformité au cahier des charges sur cette application. Les photos de l’endroit concerné et sa localisation seront envoyées en temps réel au délégataire concerné, qui aura une durée déterminée pour régler le problème. 

Une deuxième version de « Casa M’dinti »: l’application a été améliorée. Les citoyens pourront à présent détecter les conteneurs les plus proches pour y déposer leurs déchets. Ils pourront également recevoir des notifications lorsque les camions de collecte se rapprochent de leurs maisons pour faire sortir leurs déchets.

L’application « Allô propreté » sera toujours disponible, et a été améliorée. Elle est dédiée aux personnes qui ne disposent pas de smartphones ou à celles qui ne savent pas les manipuler. Ainsi, des téléconseillers se chargeront d’enregistrer les réclamations reçues par téléphone sur l’application de nettoiement. Les agents de la société concernée se chargeront du reste.

« Géored »: l’application permettra de localiser les chariots de balayage et les conteneurs, mais aussi de connaître à quelle heure les bacs ont été vidés….

Une base de données, accessible aux délégataires et à la commune, sera mise en place pour suivre et contrôler les prestations des deux sociétés et de leurs employés.

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Lancement d’une étude sur la stratégie de développement du transport aérien

Pilotée par la Direction générale de l'aviation civile, ce projet devrait voire le jour en mars prochain, a souligné à cette occasion M. Rebbah, notant qu'il devra avoir un caractère structurant et englober l'ensemble des dimensions du transport aérien.

Il s'agit notamment des effets de la libéralisation et les négociations internationales, les infrastructures aéroportuaires, la régulation du transport aérien, les compagnies nationales, le transport international, le transport intérieur, le fret des marchandises, la protection des passagers, l'industrie aéronautique, la formation et la valorisation des ressources humaines, a ajouté le ministre.

Le Maroc devra disposer d'une vision claire sur l'avenir du transport aérien marocain dans les prochaines années, selon un communiqué du ministère, qui relève qu'en raison du caractère multidimensionnel du secteur, l'étude sera conduite de manière concertée.

Une même ligne directrice sera tracée pour constituer l'axe central autour duquel viendront s'articuler les projets de développement des intervenants dans le secteur. Elle sera également en phase avec les politiques des partenaires institutionnels.

La réalisation de l'étude de la stratégie Ajwaa se déroulera en trois phases.

Il s'agit d'une phase consacrée à l'état des lieux et à l'examen des différentes réflexions développées dans le domaine du transport aérien. Elle dégagera les problématiques et les performances du secteur au regard des évolutions mondiales et nationales en matière de transport aérien, l'identification et à l'évaluation des scénarios de développement possibles et à faire le choix de l'option stratégique la plus opportune pour le Maroc et la mise en œuvre et l'identification et la description des moyens qui seront mobilisés pour atteindre les objectifs arrêtés.

(Avec MAP)

La Bourse de Casablanca ferme en baisse

Soumya Benkhaldoun choisit le CNRST pour sa première sortie officielle

Voici une ministre qui ne perd pas de temps. Quelques jours à peine après sa nomination, mardi 15 octobre, Soumya Benkhaldoun a rencontré le directeur du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), Driss Aboutajdine. Ce dernier lui a présenté son plan pour la restructuration du CNRST, rappelé ses prérogatives et exposé le plan d’action de la direction.

Par ailleurs, M. Aboutajdine a fait étalage des contraintes que rencontre le centre dans sa mission, ainsi que les différents obstacles qui perturbent la réalisation de certains projets.

Les points chauds auxquels la ministre devra s’évertuer à traiter concernent principalement l’aspect des ressources humaines. En effet, le directeur du centre note un manque, voire une rareté, en ressources humaines qualifiées.

De plus, M. Aboutajdine relève la lenteur des démarches administratives ainsi que la complexité des contraintes financières relatives au domaine de la recherche.

Malgré tous ces obstacles, le directeur du CNRST se félicite des avancées réalisées par le centre.

Evidemment, la mission Mme Benkhaldoun ne sera pas de tout repos. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi vise un objectif pour le moins ambitieux : atteindre le cap de 60 à 70% du total des nouveaux étudiants, inscrits dans les filières scientifiques et techniques contre 28% inscrits dans les branches scientifiques et techniques en 2012. Et cela avant la fin de son mandat. Ce qui explique sans doute le choix du CNRST comme première sortie symbolique de la nouvelle ministre déléguée.

 

Fresh Fruit Maroc exportera 35.000 tonnes de clémentines vers l’Amérique

C’est un contrat « sans précédent » que vient de signer Fresh Fruit Maroc, comme le signale le communiqué officiel de l’Etat du Delaware.

En effet, le groupe marocain qui associe 5 groupes exportateurs s’est engagé à expédier 35.000 tonnes d’agrumes par an vers le port de Wilmington. «15.000 à 18.000 tonnes sont destinées au marché américain, le reste ira au marché canadien», explique Abdelkrim Ouguellit, DG de Fresh Fruit Maroc.

Si le premier est considéré par ce professionnel comme un marché limité compte tenu de sa faible démographie, ce sont les Etats-Unis qui constituent le plus intéressant marché à conquérir.

Présent depuis 2000 sur le port de Wilmington, le plus grand port américain en termes d’importation de produits périssables, Fresh Fruit Maroc a su s’imposer sur un marché très concurrentiel en dépassant le palier décisif des 8.000 tonnes par an.

«Pour irriguer le marché de manière continue, il faut répondre aux exigences américaines en matière de traitement par le froid (cold treatment). Actuellement, nous sommes les seuls à le faire, et nos bateaux réussissent à desservir le Canada et les Etats-Unis en 14 jours seulement», ajoute M. Ouguellit. Fresh Fruit Maroc assurera 10 à 13 traversées par an d’octobre à mars.

Pourtant le marché américain, qui représente un potentiel de 300 millions de consommateurs, est dominé par les produits locaux, notamment les agrumes californiens. «Nos clémentines seront distribuées sur la côte Est des Etats-Unis: nos vrais concurrents sont les exportateurs espagnols», précise M. Ouguellit.

Et d’ajouter que les clémentines marocaines sont suffisamment concurrentes pour s’implanter sur ce marché. «Il y a de la place pour tout le monde».

Pourtant, Fresh Fruit Maroc a été précurseur sur ce marché : si aujourd’hui, le Maroc exporte seulement 1,9 % de ses agrumes vers l’Amérique du Nord, ce marché constitue 10% des exportations du groupe, qui compte sur sa stabilité pour accroître sa présence sur le marché.

Fresh Fruit Maroc recevra d’ailleurs une délégation américaine début novembre, notamment pour une coopération entre les ports de Wilmington et celui d’Agadir.

 Abdelkrim Ouguellit explique à Médias 24 que  le stade supérieur auquel Fresh Fruit Maroc souhaite accéder est de créer des répercussions sur les infrastructures locales pour que développement sur ce marché juteux profite à tous.