Installation de Nezha Hayat, nouvelle DG du Fonds Mohammed VI pour l’investissement

À cette occasion, Mme Fettah a félicité la nouvelle directrice générale pour la haute confiance royale placée en elle, soulignant que cette nomination vient couronner son parcours remarquable dans le secteur financier, notamment à la tête de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

La ministre a exprimé sa confiance quant à la capacité de Mme Hayat à poursuivre la dynamique enclenchée et à renforcer le rôle du Fonds dans l’écosystème du capital-investissement national et à accompagner les chantiers structurants de transformation économique du Royaume, dans une logique d’impact, de partenariat et de performance.

Elle a également salué le travail accompli par Mohamed Benchâaboun, directeur général sortant, dont l’engagement a permis de poser les fondements institutionnels et opérationnels du fonds et d’en amorcer efficacement les premières initiatives destinées à soutenir les entreprises marocaines.

Créé sur hautes instructions royales en réponse aux défis de la relance post-Covid, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement constitue un levier stratégique pour la mobilisation de financements privés au service du développement économique. Il a pour vocation de catalyser l’investissement productif, notamment à travers la mise en place de fonds sectoriels et thématiques et le déploiement d’outils dédiés comme les dispositifs CapAcces et CapHospitality.

Plusieurs ministres et responsables ont pris part à cette cérémonie.

Nezha Hayat prend les rênes du Fonds Mohammed VI pour l’investissement

Nommée ce lundi 12 mai par le Roi Mohammed VI au poste de directrice générale du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, Nezha Hayat est diplômée de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) à Paris.

Jusque-là présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Nezha Hayat a démarré sa carrière professionnelle en Espagne, en tant que directrice du département de Corporate finance à la société de bourse Bravo y Garayalde et succursale de Banco Inversion Marbella.

En 1993, elle rejoint la Banque nationale de Paris en qualité de responsable de la clientèle privée internationale et de l’exploitation de la succursale off-shore de Tanger.

En 2007, elle est nommée membre du directoire de la Société générale Maroc, en charge du pôle gestion privée et institutionnelle.

Elle a également présidé la Commission bancaire de la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM) et siégé au Conseil d’administration de la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC).

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La Bourse de Casablanca courtise les acteurs de l’industrie agroalimentaire

Ce vendredi 31 janvier, le ministère de l’Industrie, la Bourse de Casablanca, l’AMMC, la CGEM ainsi que les fédérations sectorielles de l’agro-industrie se sont réunis pour consacrer une journée à expliquer, détailler et dissiper toutes les inquiétudes concernant le financement par le biais de la bourse. Leur objectif est de convaincre les opérateurs de l’importance de la bourse pour soutenir le développement de l’industrie marocaine.

Ryad Mezzour : “La bourse peut faire peur, mais les bénéfices qu’elle génère sont largement supérieurs.”

Lors de cette rencontre, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a délivré un message puissant aux acteurs du secteur industriel et agroalimentaire. « Vous êtes les acteurs, les promoteurs et les impulseurs, au quotidien, de la souveraineté industrielle et alimentaire du Maroc », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « De plus, comme vous le savez, nous faisons face à une urgence pressante en matière de création d’emplois (…) et vous représentez l’un des secteurs phares sur lesquels nous comptons pour agir rapidement. Vous connaissez mon slogan : c’est x2 en emploi le plus vite possible. Cela doit figurer dans vos plans d’affaires, en augmentant le chiffre d’affaires. C’est une contribution essentielle pour nous tous. Chaque année, de nombreux jeunes entrent sur le marché du travail, et nous avons deux fois plus de jeunes à la recherche d’emplois que ce que notre secteur économique est en mesure de créer actuellement. »

Quel est le lien avec la bourse ? La réponse du ministre est rapide : « La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des perspectives et des moyens de croitre. Cet outil, la bourse, représente un moyen de financement encore peu exploité par la plupart d’entre vous, mais qui a permis des réussites exceptionnelles ».

« La bourse peut susciter des craintes pour plusieurs raisons. Un amont n’est pas toujours très transparent, notamment sur le plan fiscal. Les transactions ne se déroulent pas toujours dans un cadre formel, en particulier sur le marché intérieur. Des efforts de transparence sont exigés. Je comprends ces préoccupations, mais les bénéfices sont nettement supérieurs à l’effort requis. »

Le ministre soutient que « l’accès est bien plus facile qu’on ne l’imagine. Cela demande beaucoup d’efforts, mais ce sont des efforts d’investissement initiaux qui permettront d’obtenir davantage de tranquillité et un potentiel de croissance accru par la suite ».

Nezha Hayat, présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), a déclaré : « Les exigences en matière de transparence et de gouvernance des sociétés cotées ont été renforcées afin de protéger l’épargne. Cependant, ces exigences sont adaptées à différents profils d’entreprise. »

Elle évoque ainsi le marché alternatif, qui est soumis à des règles allégées pour répondre aux besoins des PME, pour lesquelles une définition assez large a été adoptée.

Nezha Hayat a souligné que « au-delà des aspects techniques des instruments financiers, le marché des capitaux permet principalement de diminuer les coûts de financement en favorisant la rencontre entre l’offre et la demande de capitaux ».

Chakib Alj : « Je suis convaincu du fait que je dois introduire en bourse des sociétés de mon groupe. Je pense que cela se réalisera prochainement. »

La journée a également été marquée par la présence de Chakib Alj, président de la CGEM et acteur majeur du secteur agroindustriel.

« Aujourd’hui, la Bourse de Casablanca ne reflète pas pleinement les ambitions des opérateurs économiques. Il est évident que de nombreux changements ont eu lieu si l’on examine la trajectoire que notre pays a suivie au cours des 20 dernières années. Il est regrettable de constater que les PME sont encore rares en bourse. Pourtant, le potentiel est considérable. Prenons l’exemple d’une entreprise qui, il y a 30 ans, a fait son entrée en bourse avec une valorisation de 22 millions de dirhams et qui vaut aujourd’hui un milliard. Cela démontre clairement que les entreprises qui s’introduisent à la Bourse peuvent connaître une croissance impressionnante », affirme le patron des patrons.

Il ajoute : « Le secteur bancaire à lui seul ne pourra pas continuer à financer l’ensemble de notre économie. Actuellement, 90% du financement provient du secteur bancaire, ce qui est clairement insuffisant pour soutenir la croissance de notre pays. À titre de comparaison, en Europe, les financements bancaires représentent 50%, tandis que l’autre moitié provient de sources de financement alternatives. Aux États-Unis, ce rapport est encore plus marqué : 80% des financements proviennent du marché alternatif, contre seulement 20% des banques ».

« Les financements alternatifs présentent des perspectives prometteuses pour soutenir la croissance des entreprises et garantir la pérennité de l’environnement économique. Ils recèlent également de nombreuses opportunités pour générer des emplois et soutenir le développement de notre économie. »

Il ajoute : « Pour ma part, je suis convaincu que je dois introduire en bourse des sociétés de mon groupe. Je pense que cela se réalisera prochainement. Il faut donner l’exemple ».

L’essentiel du rapport annuel 2023 de l’AMMC

La présidente de l’AMMC, Nezha Hayat, a présenté le jeudi 12 décembre le rapport annuel 2023 au chef de gouvernement. Ce document revient sur une année marquée par une dynamique positive des marchés financiers, malgré un contexte global incertain. Il met également en lumière les efforts de régulation et de supervision déployés par l’AMMC pour accompagner les transformations du marché des capitaux.

Le rapport met en exergue des performances solides, portées par une hausse de l’activité transactionnelle et des initiatives stratégiques. Il revient également sur les avancées réalisées en matière de digitalisation, de finance durable et de diversification des instruments de financement.

En 2023, le marché marocain a traité un volume total de près de 800.000 transactions, établissant un record historique. À la Bourse de Casablanca, 316.799 transactions (marchés central et de blocs) ont été enregistrées, représentant une moyenne quotidienne de 1.272 opérations. Ce dynamisme s’explique par une activité accrue sur les marchés centraux et de blocs, ainsi que par une augmentation des volumes d’échanges.

Le volume transactionnel global a atteint 65 milliards de DH, en progression de 12,77% par rapport à l’année précédente. Les actions ont constitué l’essentiel des échanges, tandis que les apports de titres ont bondi de manière spectaculaire, passant de 64 MDH à 10,3 milliards de DH.

Cette forte activité reflète la résilience et l’attractivité croissante du marché des capitaux marocain, malgré un environnement économique global complexe.

Sur le plan financier, l’AMMC a enregistré des produits d’exploitation de 164,8 MDH, en légère baisse par rapport aux 173,6 millions de 2022. Cette diminution s’explique par une baisse des commissions liées aux OPCVM (-8 MDH) et aux opérations financières (-3,7 MDH). En revanche, les commissions des OPCI ont progressé de manière significative, avec une hausse de 208% (+3,6 MDH).

Les charges d’exploitation ont atteint 160,2 MDH, contre 158,4 millions en 2022. Cette augmentation est due à une hausse des charges de personnel (+12%) et des dotations aux amortissements (+18%). L’excédent net s’élève à 4,2 MDH, consolidant les capitaux propres à 239,3 MDH.

Les produits de gestion collective continuent de jouer un rôle central dans le marché des capitaux. Les actifs nets des OPCVM ont atteint 559,8 MMDH, représentant 46,5% du PIB marocain. Les OPCI ont également consolidé leur position avec un actif net de 85,5 MMDH, tandis que les fonds de titrisation affichent des encours sous gestion de 17,8 MMDH.

L’AMMC a aussi accordé une attention particulière au crowdfunding, avec l’octroi des premiers agréments à des plateformes de financement collaboratif. Cette initiative vise à répondre aux besoins de financement des PME et des porteurs de projets, tout en diversifiant les sources de financement.

Avancées et défis

L’année 2023 a été marquée par des avancées significatives sur plusieurs fronts. L’AMMC a mis l’accent sur la digitalisation, notamment avec le déploiement d’outils innovants pour les inspections et la supervision des marchés. Ces initiatives visent à simplifier les interactions avec les acteurs du marché tout en renforçant la transparence.

La finance durable a également figuré parmi les priorités. L’AMMC a accompagné les premières émissions de Gender Bonds et d’obligations vertes, tout en travaillant sur une taxonomie verte alignée sur les standards internationaux. Par ailleurs, la supervision des marchés a été renforcée avec 26 missions d’inspection, soit une augmentation de 60% par rapport à 2022.

Malgré ces avancées, des défis structurels persistent. Les financements en fonds propres restent faibles, avec seulement 656 MDH levés en 2023, alors que les titres de créance continuent de dominer avec plus de 99% des montants levés. L’attractivité du marché pour les PME et l’élargissement de la base des investisseurs institutionnels sont autant de leviers nécessaires pour renforcer la profondeur du marché.

Par ailleurs, l’éducation financière reste une priorité pour l’AMMC afin de sensibiliser les épargnants et encourager leur participation active au financement de l’économie nationale.

En 2024, l’AMMC a poursuivi ses projets structurants, tels que le lancement effectif du marché à terme et la promotion de la finance durable. Ces initiatives visent à renforcer la confiance des investisseurs et à positionner le Maroc comme une place financière de référence en Afrique.

Marché des capitaux : lancement effectif imminent du marché à terme

« En termes de création de nouveaux marchés, nous ciblons le lancement effectif du marché à terme prochainement avec la finalisation des dimensions techniques et réglementaires, ainsi que le déploiement d’une série d’actions de sensibilisation et d’accompagnement de l’écosystème », a indiqué la présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Nezha Hayat, dans une interview à la MAP.

Et d’expliquer que cela devrait offrir de nouvelles opportunités de diversification et de couverture des risques pour les investisseurs, et contribuer à l’amélioration de la liquidité du marché, composante essentielle de son attractivité.

Nezha Hayat a également affirmé l’engagement de l’AMMC à poursuivre l’implémentation des réformes entamées sur les autres segments du marché, notamment celui de la gestion collective de l’épargne, à travers l’accompagnement de l’opérationnalisation de la refonte de la loi sur les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Cette dernière permettra la cotation des OPCVM à travers les Exchange Traded Funds (ETF) ainsi que l’introduction des fonds à règles de fonctionnement allégées afin de répondre aux besoins spécifiques des différentes catégories d’investisseurs, qu’il s’agisse de grand public ou d’investisseurs dits « professionnels », a-t-elle détaillé.

Concernant le dispositif de cotation des OPCI (Organisme de placement collectif immobilier), Nezha Hayat a fait savoir qu’il sera également activé dans l’objectif d’élargir la base d’investisseurs et offrir ainsi une plus grande accessibilité et liquidité pour ce segment de marché.

Dans cet objectif, a-t-elle poursuivi, l’AMMC continuera à accompagner les différents intervenants du marché pour étoffer l’offre de produits financiers et stimuler la demande des investisseurs en encourageant le recours aux conseillers en investissement financier ainsi qu’à des canaux de distribution efficients, notamment digitaux.

Ces nouveaux marchés et instruments exigent la mise en place d’un dispositif de supervision adapté à leur complexité et leurs composantes technologiques, a relevé la présidente de l’AMMC. Ce dispositif s’appuiera aussi bien sur une approche orientée risques que sur l’utilisation d’outils digitaux.

La mise en œuvre de ces actions devrait améliorer la contribution du marché des capitaux au financement de l’économie, en mettant à profit son potentiel important de mobilisation de l’épargne et d’orientation de celle-ci vers le financement de l’investissement productif, a-t-elle conclu.

Nezha Hayat réélue présidente du Comité régional Afrique et Moyen-Orient de l’IOSCO

L’Autorité marocaine du marché des capitaux a le plaisir d’annoncer la réélection de Nezha Hayat, présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux, au poste de présidente du Comité régional Afrique et Moyen-Orient (AMERC) pour un troisième mandat. A ce titre, l’AMMC conserve son siège au sein du Conseil d’administration de l’IOSCO.

Le Comité régional de l’Afrique et du Moyen-Orient (AMERC) de l’IOSCO est le comité qui regroupe les régulateurs des marchés financiers de la région et dont les travaux ont pour objectif l’examen, l’échange d’information et la promotion des questions spécifiques au développement des marchés des capitaux.

L’AMERC comprend 28 membres ordinaires et 14 membres associés. Tous représentent les régulateurs de la région Afrique et Moyen-Orient.

En tant que membre du Conseil d’administration de l’IOSCO, l’AMMC prend activement part aux débats internationaux et aux discussions sur l’évolution de la réglementation financière.

Interview. Nezha Hayat revient sur les grands chantiers de l’AMMC pour 2023

Le 14 mars, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) organisait une conférence pour présenter le nouveau dispositif régissant les conseillers en investissement financier (CIF), à la suite de la publication au Bulletin officiel de la circulaire 01/20 de l’AMMC. L’occasion de revenir avec sa présidente, Nezha Hayat, sur les contours de ce nouveau dispositif, mais aussi les grands chantiers de l’AMMC cette année, comme le nouveau cadre régissant les OPCVM et l’opérationnalisation des fonds de dette. Interview.

 

– Médias24 : Avant le nouveau dispositif régissant l’exercice des conseillers en investissement financier, l’activité était-elle légale ? Qui opérait sur ce secteur d’activité ?

– Nezha Hayat : Le nouveau dispositif régissant l’exercice des conseillers en investissement financier s’inscrit dans le cadre du déploiement de notre plan stratégique triennal 2021-2023, et plus particulièrement nos actions prioritaires 2023, dont le 3e axe consiste justement à accompagner la mise en œuvre des nouveaux marchés et des nouveaux acteurs.

Ce dispositif vient encadrer, pour la première fois, une activité qui était déjà exercée par des professionnels qui accompagnaient les acteurs du marché pour répondre à leurs besoins en termes d’investissement ou de financement sur le marché des capitaux.

En effet, plusieurs opérateurs se sont positionnés sur les diverses activités de conseil financier, qu’ils exerçaient à titre principal ou accessoire à côté d’autres activités, sans faire l’objet d’un encadrement particulier. Les principaux acteurs de ce métier peuvent être classés en catégories distinctes.

D’un côté, les banques d’affaires qui sont adossées à des groupes bancaires ou à des groupes spécialisés dans les activités de marché. Elles se caractérisent par une taille et des moyens relativement significatifs et peuvent avoir des effets de synergie avec les autres entités de leur groupe d’appartenance.

De l’autre côté, les structures indépendantes, qui s’appuient principalement sur l’expérience de leurs fondateurs, et qui fournissent des prestations de conseil et d’accompagnement à un cercle plus restreint de clients, avec lesquels ils entretiennent généralement une relation de confiance et de proximité.

En outre, certaines banques proposent également ces prestations à travers des entités organisationnelles dédiées.

Ces différents acteurs se positionnent sur des activités différentes, couvrant aussi bien le conseil aux entreprises en matière d’ingénierie financière, de transactions capitalistiques et de levée de fonds, que le conseil aux investisseurs pour optimiser leurs portefeuilles financiers.

Ainsi, nous avons une multitude d’acteurs qui exercent une ou plusieurs activités de conseil financier, et qui varient en termes de clientèle ciblée, de services fournis et de moyens mis en place à cet effet.

 

–  Qu’apporte donc ce nouveau cadre légal ? 

– Le nouveau dispositif apporte un encadrement de l’exercice de l’activité de conseil en investissement financier, qui est désormais érigée en profession réglementée, dont l’exercice à titre principal et habituel est réservé uniquement aux personnes morales enregistrées auprès de l’AMMC.

Cela représente une opportunité intéressante pour les acteurs de ce métier qui répondent à certaines conditions de moyens humains, matériels et organisationnels, et qui adoptent les règles déontologiques et de bonnes pratiques professionnelles introduites par le nouveau dispositif.

Ces nouvelles exigences, dont les principes fondamentaux sont déjà appliqués par une grande partie des acteurs de ce métier, visent à structurer le métier de conseiller en investissement financier pour mieux répondre aux attentes des acteurs économiques et participer à la dynamique de développement du marché des capitaux.

Les moyens exigés pour l’enregistrement auprès de l’AMMC seront appréciés selon un principe de proportionnalité, en tenant compte de la taille du conseiller en investissement financier, ainsi que la nature, la complexité et le volume des activités qu’il exerce ou envisage d’exercer.

Aussi, ce dispositif constituera un gage de crédibilité des acteurs enregistrés auprès de l’AMMC et permettra d’améliorer la confiance entre les opérateurs du marché et de renforcer la primauté de l’intérêt du client.

Par ailleurs, ce corps professionnel et réglementé est appelé à contribuer au développement du marché. En effet, d’une part, les CIF enregistrés auprès de l’AMMC conseilleront leurs clients sur les solutions de marché qui répondent de manière optimale à leurs besoins, améliorant ainsi l’attractivité du marché des capitaux. D’autre part, ils devront se regrouper en association professionnelle (l’APCIF) qui leur permettra de participer activement et de manière structurée aux divers chantiers de développement du marché et de la profession.

En ce qui concerne les standards internationaux, nous nous référons en premier lieu aux principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs.

– Il se dit que conformément aux dispositions de la loi n°43-12 relative à l’AMMC et celles du règlement général de l’Autorité, la circulaire a été élaborée en se basant sur les référentiels et standards internationaux en matière d’encadrement des conseillers en investissement financier. Quels sont-ils ?

– En effet, l’alignement de notre arsenal juridique avec les meilleures pratiques internationales est essentiel pour le développement de notre marché et pour son attractivité, notamment pour les investisseurs internationaux. Par ailleurs, nous veillons également à mettre en place des dispositifs adaptés à notre contexte et aux réalités de notre marché. Ainsi, l’AMMC s’assure de mettre en place des règles équilibrées qui répondent à ces deux objectifs.

En ce qui concerne les standards internationaux, nous nous référons en premier lieu aux principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), qui fournissent des orientations générales sur les composantes d’une régulation efficace des marchés de capitaux, dont la supervision des différents corps professionnels intervenant dans les activités de marché.

Nous regardons ensuite comment ces principes ont été déclinés au niveau de différentes juridictions pour dégager les aspects fondamentaux et communs des dispositifs mis en place, ainsi que les adaptations opérées sur ces marchés. A ce titre, notre benchmark couvre des marchés qui sont assez avancés sur l’aspect qu’on cherche à réglementer et qui, dans la mesure du possible, présentent assez de similitudes avec notre marché sur les plans du corpus légal et réglementaire, des objectifs de développement et des liens entre les opérateurs économiques.

Dans le cas d’espèce, nous nous sommes inspirés du cadre européen et de sa déclinaison au niveau des juridictions nationales de certains pays membres, ainsi que des dispositifs mis en place au niveau de certains marchés anglo-saxons reconnus pour leur efficience. Toutefois, il ne s’agit pas d’importer un cadre tout fait et de l’implémenter sur notre marché. Nous avons veillé à prendre en compte la réalité de notre marché et de nos opérateurs nationaux, notamment en impliquant ces derniers dans la conception du nouveau cadre applicable aux CIF.

En effet, le projet de circulaire relative à cette activité a été ouvert à deux consultations publiques, et plusieurs séances de discussion ont été organisées avec les différentes parties prenantes. Ainsi, le dispositif a été affiné à la lumière de la perspective pratique et des contributions des différents acteurs concernés, ce qui nous a permis d’aboutir à un cadre équilibré, qui s’intègre de manière cohérente avec les différentes réformes engagées pour moderniser et développer notre marché des capitaux.

Je tiens également à souligner que, dans plusieurs juridictions, l’encadrement de cette activité s’est accompagné d’une augmentation considérable du nombre de CIF, et que ceux-ci ont permis de contribuer significativement à élargir et faciliter l’accès aux solutions de financement et d’investissement du marché des capitaux.

 

– Récemment, le projet de loi relatif aux OPCC a été approuvé par le Conseil de gouvernement. Il vise notamment à améliorer l’accompagnement des PME par le capital-investissement. Un objectif chiffré de financement annuel a-t-il été établi pour améliorer l’accompagnement et le financement des PME ?

– Notre plan stratégique 2021-2023 inscrit la facilitation du recours au financement par le marché des capitaux comme premier levier de notre vision stratégique d’un marché des capitaux au service du financement de la relance économique.

Ce levier partait d’un constat de faible recours au marché des capitaux des entreprises, et particulièrement des petites et moyennes entreprises (PME) qui forment l’essentiel du tissu économique marocain.

Nous avons ainsi placé le financement des PME par le marché au cœur de nos priorités pour les années 2022 et 2023, en ciblant plusieurs axes d’intervention. Le premier axe porte sur le développement d’une offre diversifiée de produits de financement par le marché, un second axe vise l’amélioration de l’attractivité du marché par la mise en place d’un cadre réglementaire flexible en ligne avec les meilleurs standards internationaux.

C’est ainsi que nous avons accompagné le ministère de l’Economie et des finances dans l’amendement du cadre légal relatif au capital-investissement, qui représente une réelle alternative de financement pour les PME qui peuvent ainsi renforcer leurs fonds propres en préservant, voire améliorant leurs capacités d’endettement. Afin que ce véhicule joue pleinement son rôle dans le financement de la relance économique et dans l’accompagnement du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, la nouvelle loi a introduit un régime spécifique pour les OPCC réservés à des investisseurs avertis, dits investisseurs professionnels. Le nouveau régime permettra ainsi aux OPCC d’attirer une cible plus importante d’investisseurs, mais également d’adapter plus aisément leur fonctionnement aux besoins desdits investisseurs et des entreprises à financer.

La nouvelle loi, telle que présentée et approuvée par le Conseil de gouvernement, offre aujourd’hui une meilleure lisibilité et permettra une meilleure réponse aux besoins d’accompagnement et de financement des PME.

Nous œuvrons à la mise en place d’un cadre réglementaire moderne et flexible, permettant l’émergence d’instruments adaptés à la réalité de notre marché.

– Les banques jouent également ce rôle de financement. Comment allez-vous faire converger les efforts pour assurer que ce moyen de financement dit ‘classique’ ne nuise pas à vos ambitions d’accompagnement du secteur ? 

– La priorité pour nous aujourd’hui est que les entreprises trouvent les financements nécessaires à leur activité.

Notre approche vise donc à soutenir le développement et le recours aux modes de financement offerts par le marché des capitaux tels que la dette privée, les introductions en bourse ou les instruments dits alternatifs, tels les OPCC, les OPCI ou les fonds de titrisation.

Pour cela, nous œuvrons à la mise en place d’un cadre réglementaire moderne et flexible, permettant l’émergence d’instruments adaptés à la réalité de notre marché, et qui trouveront leur place dans les portefeuilles de financement des entreprises et dans les stratégies de placement des investisseurs. Ainsi, le recours au capital-investissement (via les OPCC) permet aux entreprises de renforcer leurs fonds propres, d’améliorer leur capacité d’endettement et, partant, de pouvoir envisager plus sereinement des projets de développement et de croissance. Les fonds de capital-investissement apportent également aux entreprises un appui en termes de gestion et de gouvernance. Pour les investisseurs à long terme, les fonds de capital-investissement offrent des alternatives aux produits de placement traditionnels et des sources de performance additionnelle.

Au-delà de nos missions de régulation et de supervision, nous accordons également une grande importance aux actions d’accompagnement et de promotion des instruments nouvellement introduits sur le marché des capitaux, qu’il s’agit de faire connaître et dont il faut expliquer le fonctionnement pour y faire adhérer les entreprises et nous assurer de leur bonne compréhension par tous. Et c’est là un axe où les CIF seront appelés à jouer un rôle clé, aussi bien auprès des entreprises que des investisseurs. 

 

– Une nouvelle catégorie d’OPCC a également été créée avec des règles de fonctionnement assouplies. Qu’est-ce qui change concrètement afin de susciter davantage l’engouement des épargnants ?

– L’amendement de la loi relative aux OPCC, tel qu’adopté par le Conseil de gouvernement en date du 8 mars, entre dans le cadre des actions visant à consolider le rôle du capital-investissement dans le financement de l’économie et l’accompagnement du développement des entreprises, ainsi qu’à soutenir l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI dont le cadre légal a prévu la mise en place de fonds sectoriels et thématiques pouvant prendre la forme d’OPCC.

L’objectif de l’amendement était ainsi d’améliorer le cadre existant, en y apportant plus de flexibilité, à l’instar des juridictions où le capital-investissement connaît un essor significatif et parvient à attirer les investisseurs internationaux. Le projet de loi a introduit une nouvelle catégorie d’OPCC à règles de fonctionnement allégées (OPCC-RFA) réservée à une nouvelle catégorie d’investisseurs, à savoir les investisseurs professionnels.

Les OPCC-RFA bénéficieront d’un processus d’autorisation assoupli et disposeront de marges de manœuvre suffisantes pour s’adapter aux besoins des investisseurs, notamment étrangers qui sont habitués à ce type d’instruments, et des entreprises investies. En outre, en élargissant la notion d’investisseur qualifié, consacrée par les textes législatifs en vigueur, à celui d’investisseur professionnel, ce nouveau cadre permettra de mobiliser davantage l’épargne privée en vue de l’orienter vers le financement de l’économie et l’amélioration de la compétitivité des entreprises marocaines.

 

– Concernant le nouveau cadre régissant les OPCVM, qui permettra de s’adresser à un nombre plus important d’investisseurs, quelles sont les caractéristiques des nouveaux produits qui paraîtront, et en quoi ces derniers seront-ils plus attractifs ? 

– Bien qu’elle ait permis un développement remarquable de l’activité de gestion d’OPCVM au Maroc, avec un encours sous gestion à fin 2022 de 500 milliards de dirhams, la législation régissant les OPCVM est ancienne – elle date de 1993 – et présente des freins certains à l’innovation.

Ainsi, le ministère des Finances, accompagné dans ce projet par l’AMMC, a entamé l’amendement de cette législation, amendement dont le stade avancé de réalisation permet d’espérer l’adoption d’un nouveau corpus législatif et réglementaire applicable aux OPCVM dès cette année.

Ce projet d’amendement fait la part belle à l’innovation puisqu’il permettra, notamment, la création d’OPCVM cotés en bourse ou « ETF », d’OPCVM de finance participative, d’OPCVM « RFA » (règles de fonctionnement allégées) réservés aux investisseurs avertis et d’OPCVM en devises. De plus, la nouvelle loi élargira l’univers d’investissement accessible aux OPCVM, en autorisant ces derniers à s’exposer au marché immobilier via l’investissement en OPCI et aux instruments du marché à terme, permettant ainsi une plus grande variété et sophistication des stratégies d’investissements, des plus simples aux plus complexes.

Nous sommes convaincus que ces nouveautés, de par la diversité tant des solutions de placements qu’elles permettent que des canaux d’investissements qu’elles autorisent, sont de nature à répondre aux objectifs et contraintes de placements d’un plus grand nombre d’investisseurs et à inciter de nombreux épargnants, pour l’heure peu présents sur le marché des capitaux, les ménages et investisseurs individuels notamment, à investir en OPCVM.

 

– Parmi les grands chantiers à mener en 2023, l’AMMC compte rendre opérationnels les fonds de dette. Quels types de fonds pourront financer les entreprises ? Comment ce mécanisme sera-t-il mis en place ? 

– Comme je l’ai rappelé plus tôt, notre plan stratégique 2021-2023 est guidé par la vision d’un marché des capitaux au service du financement de l’économie et, pour cela, nous avons prévu plusieurs axes d’intervention dont je citerai : l’axe réglementaire visant à asseoir un cadre moderne et flexible, à même d’accompagner les besoins et les évolutions du marché ; et l’axe innovation qui porte sur l’opérationnalisation d’instruments financiers innovants, permettant de doter le marché d’une offre complète d’outils de financement et d’investissement, sans parler des instruments de gestion et de couverture des risques.

Parmi les innovations inscrites dans nos priorités de l’année 2023 figurent les « fonds de dette », dont le cadre réglementaire a été complété en 2022, à la suite de la publication au Bulletin officiel de l’arrêté de la ministre de l’Economie et des finances encadrant les opérations d’octroi de financement par les fonds de titrisation.

Ces fonds s’inscrivent dans la continuité des autres instruments de financement par le marché, tels les obligations et les titres de créance négociables. Ainsi, une entreprise qui souhaite diversifier ses sources de financement peut désormais obtenir un prêt auprès d’un fonds de titrisation sous certaines conditions. Parmi ces conditions figure l’utilisation du prêt pour l’acquisition d’actifs éligibles, au sens de la loi 33-06 relative à la titrisation, ou la réalisation d’un investissement, et ce, dans un objectif de sécurisation du fonds. Un besoin de trésorerie ou de fonds de roulement ne peut pas être financé par un fonds de titrisation.

Le cadre réglementaire prévoit également des obligations additionnelles de moyens pour les établissements gestionnaires pour l’identification, la mesure et le suivi des risques portés par le « fonds de dette » et pour le recouvrement des financements accordés, tout en laissant la voie ouverte à une possible externalisation de ces fonctions.

Comme annoncé lors de la présentation de nos priorités pour l’année 2023, nous accompagnerons le marché dans l’opérationnalisation des « fonds de dette » en clarifiant davantage le mode opératoire de ces nouveaux instruments par le biais de procédures et recommandations.

Par ailleurs, je souhaiterais ajouter que, en sus des « fonds de dette » introduits par la loi sur la titrisation, le projet de loi modifiant et complétant la loi relative aux OPCC ouvre également la voie à la création de « fonds de dette » prenant la forme d’OPCC à règles de fonctionnement allégées. En effet, afin de permettre à ces derniers d’intervenir sous la forme la plus adaptée aux besoins des entreprises ou projets financés, l’amendement leur a donné la possibilité d’octroyer des prêts. Ceci permettra de mettre à la disposition des opérateurs économiques un nouvel outil qui viendra compléter la gamme de solutions de financement alternatif offertes par le marché des capitaux.

 

– En début d’année, une forte hausse des taux sur le marché obligataire a été observée, créant la panique chez les gestionnaires de portefeuille. L’écosystème était néanmoins conscient des limites de fixation des taux. Ce modèle a été amélioré. Quels sont les paramètres qui ont changé dans la manière de fixer les taux, et pourquoi la correction a-t-elle été faite aussi rapidement, et non par palier ?

– Les pressions inflationnistes observées au cours de l’année 2022 ont entraîné des tensions sur les marchés obligataires mondiaux, auxquelles le marché marocain n’a pas échappé. Ainsi, des hausses de taux ont été observées tout au long de l’année 2022, mais ont principalement concerné les titres à court terme. La correction sur les maturités moyennes à longues, moins liquides sur le marché, ne s’est produite qu’en début d’année, impactant négativement les valorisations des portefeuilles obligataires.

Les gestionnaires de portefeuille ont dû gérer cet épisode et accompagner leur clientèle dans l’adoption des stratégies les plus adaptées à leurs profils d’investisseurs. Il faut rappeler que la hausse des taux, en augmentant les rendements des placements en titres de créances, devrait rendre les OPCVM obligataires plus attractifs à l’avenir.

Aujourd’hui, la hausse des taux a été intégrée par le marché, et l’actif net des OPCVM connaît une reprise depuis le début de l’année, avec un accroissement de près de 10 milliards de dirhams.

Concernant la courbe des taux de référence des bons du Trésor, l’AMMC œuvre, en accord et en partenariat avec les autres membres d’un comité ad hoc ayant pour mission le suivi de cette courbe, à une amélioration continue de ses règles de construction afin d’en améliorer la fiabilité et la représentativité, et permettre ainsi une juste valorisation de leurs portefeuilles obligataires par les investisseurs. Tout ajustement de ces règles ne saurait être apporté de manière graduelle puisqu’une courbe de taux se doit, en tant qu’indicateur des conditions de marché, de refléter à tout moment de manière fidèle lesdites conditions.

Fruit des travaux menés de manière concertée et collégiale par les membres dudit comité, un nouveau modèle de construction de cette courbe de référence plus robuste et plus efficace a été élaboré. Cette nouvelle méthodologie, qui se base sur des données plus fiables, a été rendue publique par les membres du comité précité le 20 mars, et est entrée en application dès le lendemain.

L’AMMC détaille le nouveau dispositif régissant le conseil en investissement financier

Mardi 14 mars, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) organisait une conférence pour présenter le nouveau dispositif régissant les conseillers en investissement financier (CIF) suite à la publication au BO de la circulaire 01/20 de l’AMMC.

La présidente de l’AMMC, Nezha Hayat, a situé le cadre dans la présentation d’introduction en définissant l’activité de CIF. « Ces professionnels ont pour mission de fournir à leurs clients des conseils personnalisés aussi bien sur des activités d’investissement que sur des solutions de financement via le marché des capitaux », explique la présidente de l’AMMC.

Organisée dans l’objectif de faciliter les démarches d’obtention du nouveau statut de CIF et de clarifier les conditions d’exercice de cette activité, cette conférence a également été l’occasion de présenter les principales composantes du dispositif et de sensibiliser les acteurs sur les enjeux de cette profession.

Deux catégories de CIF et des champs d’application des activités bien définis

Le dispositif en place distingue deux catégories de CIF. Premièrement, la catégorie des conseils aux investisseurs, basée sur l’accompagnement dans la prise de décision relative à la gestion de patrimoine et portefeuille financier. Concernant ces champs d’application, ce dernier peut assister son client dans l’évaluation d’une stratégie de gestion de portefeuille, élaborer un mandat de gestion ou sélectionner un mandataire pour la mise en place de l’exécution d’une stratégie d’investissement en ligne avec les objectifs de l’investisseur.

Dans un second temps, la catégorie du conseil aux sociétés (émetteurs) pour la réalisation d’opérations financières sur le marché des capitaux (IPO, ingénierie financière, appel à l’épargne, etc…). Ce dernier peut également assister son client pour optimiser sa structure financière et ses flux financiers à travers des opérations de marché comme le reprofilage de dettes, la conversion ou le rachat de titres émis. Il peut aussi prodiguer des conseils sur l’optimisation du portefeuille d’activités, notamment à travers des opérations de marché telles que les cessions, fusions ou acquisitions.

« Un CIF pourra opter pour l’exercice de l’une ou l’autre des activités ou  cumuler les activités relevant des deux catégories, sous réserve de respecter les conditions inhérentes aux activités qu’il envisage d’exercer », poursuit Nezha Hayat.

Ce cadre réglementaire vise à structurer et à instaurer la confiance dans l’exercice des CIF, et à améliorer l’attrait et l’efficience du marché. « La fourniture de certaines prestations de conseils sur le marché des capitaux, que ce soit à des investisseurs ou à des sociétés désirant réaliser des opérations financières, est désormais réservé exclusivement aux acteurs enregistrés ou déclarés auprès de l’AMMC. Cet enregistrement constitue un gage de crédibilité dans la mesure où il permet de s’assurer que le CIF dispose des moyens humains, matériels et organisationnels suffisants pour exercer ses activités avec soin, diligence et compétence », précise la présidente de l’AMMC.

Les CIF qui seront enregistrés auprès de l’AMMC seront représentés par la nouvelle association professionnelle « APCIF » (Association professionnelle des conseillers en investissement financier).

Comment s’enregistrer ?

Premièrement, il faut savoir que les CIF ne peuvent être représentés que par des personnes morales dont le siège social est situé au Maroc et enregistré auprès de l’AMMC.

Par le biais de son représentant légal, le requérant souhaitant s’enregistrer en tant que CIF doit adresser une demande d’enregistrement accompagnée d’un dossier déposé au siège de l’AMMC.

Ce dossier doit pouvoir permettre d’identifier le CIF, ses actionnaires et ses dirigeants, et d’apprécier les moyens humains, techniques et financiers mis en œuvre ou à mettre en œuvre pour assurer l’exercice de CIF. Il doit également permettre d’évaluer l’adéquation de l’organisation du conseiller et de son dispositif interne de contrôle pour l’exercice des activités de conseils pour lesquelles l’enregistrement a été demandé dans le respect des règles déontologiques en vigueur. La viabilité des activités en conseil en investissement financier pour lesquelles l’enregistrement est demandé devra également être évalué.