Casablanca : comment les nœuds de Sidi Maârouf et Aïn Harrouda vont désengorger la circulation

Les nouveaux nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda entrent progressivement en service.

Initialement prévus pour être achevés, respectivement, en juillet et en août 2026, ces deux chantiers ont été accélérés et sont aujourd’hui quasiment finalisés, à quelques jours du démarrage de la CAN 2025, conformément aux exigences de la wilaya de Casablanca-Settat.

Dans ce contexte d’accélération des travaux, des questions demeurent : que vont réellement changer ces nouveaux aménagements pour le trafic ? Étaient-ils nécessaires ? Quid de leurs prix ? N’était-il pas possible de désengorger le trafic avec des budgets inférieurs ?

Un trafic quotidien de plus de 120.000 véhicules à gérer

Ces deux nœuds absorbent quotidiennement un trafic colossal, dépassant les 120.000 véhicules par jour. À Aïn Harrouda, la situation est encore plus complexe, en raison du double flux quotidien en provenance de Mohammedia et Rabat vers Casablanca, ainsi que du trafic du contournement.

Cette configuration provoquait régulièrement de très longues files d’attente, des cisaillements dangereux entre les bretelles, souvent à l’origine d’accidents, ainsi que des ralentissements qui se répercutaient sur l’autoroute principale, pouvant paralyser plusieurs kilomètres.

L’aménagement de ces deux nœuds était donc devenu indispensable, d’autant plus à l’approche de la CAN 2025, qui entraînera une hausse significative du trafic entre Rabat et Casablanca, mais aussi en préparation du Mondial 2030, où les flux seront encore plus importants.

Autoroutes du Maroc (ADM) a donc lancé leur refonte, avec pour objectifs de sécuriser et fluidifier la circulation, tout en mettant à niveau des infrastructures essentielles pour la métropole et pour les grands axes Marrakech – Casablanca – Rabat.

ADM a annoncé vers début novembre dernier la mise en service du nouveau passage inférieur reliant Rabat, Aïn Harrouda, Zenata et Casablanca. Les tronçons assurant la connexion entre le contournement de Casablanca, Mohammedia, Rabat et Marrakech sont également opérationnels.

Concernant le nœud de Sidi Maârouf, sa branche principale a été ouverte aux usagers venant de l’autoroute de contournement de Casablanca en direction de l’aéroport Mohammed V et de Marrakech le 12 novembre dernier. Plusieurs autres tronçons et ouvrages d’art y sont déjà fonctionnels.

À Sidi Maârouf, l’ancien trèfle était devenu obsolète

Plus en détail, le nœud de Sidi Maârouf était autrefois un trèfle complet, modèle courant il y a plusieurs années.

Avec plus de 140.000 véhicules/jour, il posait de nombreux problèmes, notamment des bretelles qui se croisent, des zones de cisaillement, des entrées et sorties trop proches, une saturation aux heures de pointe et des ralentissements vers l’aéroport et Bouskoura.

Cette configuration devenait donc obsolète. Voici à quoi ressemblait ce nœud auparavant et les problèmes qu’il posait :

Pour résoudre ces difficultés, ADM a opté pour un trèfle-turbine hybride à 3 étages, combinant les avantages du « trèfle » et de la « turbine », supprimant les croisements dangereux et augmentant la capacité du flux, tout en maintenant la circulation pendant les travaux.

Nous sommes donc passés d’un schéma surchargé vers un schéma hybride avec une séparation des flux majeurs, ce qui implique moins de conflits, plus de capacité, mais avec un niveau d’ouvrage d’art de haut niveau.

Notons également que pour l’aménagement de ce nœud, ADM est resté dans l’emprise existante. Elle n’a donc pas eu à recourir à l’expropriation, qui aurait retardé le projet, et impacté à la hausse son coût.

Comme le montrent les images ci-dessous, le projet de réaménagement a mobilisé 8 ouvrages d’art (4 supérieurs, 4 inférieurs) :

Sidi Maârouf est un point d’échange stratégique de la capitale au niveau de sa sortie sud. Il connecte le contournement de Casablanca, l’autoroute Casablanca-Berrechid et la desserte vers l’aéroport Mohammed V. Son amélioration avant des événements d’envergure tels que la CAN et le Mondial 2030 était donc indispensable.

Voici à quoi il ressemble à présent :

Aïn Harrouda, un nœud encore plus critique

Le nœud de Aïn Harrouda posait pour sa part un défi plus complexe. Le problème ne concernait pas seulement le nœud, mais la section entière Mohammedia et Aïn Harrouda, cœur du trafic pendulaire et point d’entrée du contournement de Casablanca.

Cette zone présentait deux zones de cisaillement majeures, la première au niveau de Mohammedia vers Tit Mellil, et la seconde au niveau de la sortie du contournement de Casablanca, entre les usagers se dirigeant vers Mohammedia et ceux arrivant de l’autoroute urbaine.

Ces zones de cisaillement engendraient des blocages sur la section principale, aggravés par les conflits permanents entre le trafic de transit Rabat‑Casablanca, le trafic local Mohammedia‑Casablanca et la circulation des poids lourds.

La refonte a donc été plus lourde qu’à Sidi Maârouf. Douze ouvrages d’art ont été construits, avec des voies pouvant atteindre jusqu’à huit par sens, accompagnés de la démolition de deux structures anciennes, de la reconfiguration des bretelles, de la construction d’un carrefour surélevé et de la séparation des flux pendulaires.

L’objectif principal d’ADM était d’éliminer tout point de cisaillement et d’optimiser la capacité globale de l’axe. A présent, des axes directs ont été créés :

– depuis le contournement de Casablanca vers Mohammedia Ouest ;

– depuis le contournement de Casablanca vers Rabat ;

– depuis Mohammedia vers Casablanca ou le contournement de Casablanca ;

– depuis Rabat vers Casablanca ou le contournement de Casablanca. L les usagers en provenance de Rabat et à destination de l’autoroute urbaine en direction de Aïn Harrouda, Zenata et Casablanca, ils peuvent désormais emprunter le nouveau passage inférieur, ouvert à la circulation depuis le dimanche 2 novembre dernier.

Avec plus de 120.000 véhicules par jour, Aïn Harrouda était donc devenue le goulot d’étranglement structurel du contournement Est de Casablanca. Sans intervention, la saturation aurait été totale lors de la CAN 2025, et la situation ne ferait que s’aggraver à l’horizon 2030. Sa refonte a donc permis de distinguer les flux longue distance des flux pendulaires locaux.

Ces deux nœuds souffraient d’un problème similaire. Ils avaient été conçus à une époque où le trafic était nettement moins important. Avec l’urbanisation de Bouskoura, la montée en charge de Mohammedia, ainsi que l’essor logistique et industriel au nord de Casablanca, ces points stratégiques étaient devenus particulièrement vulnérables.

Les travaux récents ont ainsi permis de supprimer les zones de cisaillement, d’augmenter la capacité des flux et de sécuriser la circulation, en réduisant le risque de blocage total de l’autoroute, une situation qui se produisait régulièrement à Aïn Harrouda. Ils ont également offert une meilleure séparation des flux, garantissant un trafic plus fluide face à la croissance future.

Plus de 1 MMDH pour les deux projets

Pour mener à bien ces projets, un budget de plus d’un milliard de dirhams a été alloué par ADM, le ministère de l’Équipement, le ministère de l’Économie et le conseil régional de Casablanca-Settat : 500 MDH pour le nœud de Sidi Maârouf, contre 750 MDH pour celui de Aïn Harrouda.

Ces montants peuvent sembler élevés, mais ils restent cohérents pour des projets autoroutiers de cette envergure, notamment en raison du maintien de la circulation pendant toute la durée des travaux.

Ils peuvent être comparés au grand projet d’échangeur de Pokuase à Accra, au Ghana, réalisé entre 2018 et 2021. Cet échangeur à quatre niveaux visait à désengorger un carrefour fortement saturé, à fluidifier un trafic dense et à améliorer les connexions entre les axes majeurs.

Son coût de réalisation est estimé à environ 94 millions de dollars, soit environ 990 millions de DH.

Des budgets de 500 MDH pour Sidi Maârouf ou de 720 MDH pour Aïn Harrouda restent donc dans les normes pour un chantier lourd, composé essentiellement d’ouvrages d’art, qui restent toujours coûteux.

Nœuds de Sidi Maârouf et Aïn Harrouda : l’achèvement des travaux prévu d’ici fin novembre 2025

Abdellatif Maâzouz a évoqué, lors de la session ordinaire du mois d’octobre du conseil régional de Casablanca-Settat, les chantiers des nœuds de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda, des points noirs de la circulation dans la région, et dont les entrecroisements actuels transforment les deux carrefours en véritables goulots d’étranglement.

Selon lui, les travaux avancent à un rythme soutenu. « La fin des travaux est prévue d’ici fin novembre 2025 prochain », a-t-il assuré.

Les dates d’achèvement prévues initialement étaient juillet 2026 pour le nœud de Sidi Maârouf et août 2026 pour celui de Aïn Harrouda.

Autoroute du Maroc (ADM) a toutefois accéléré les travaux afin de livrer ces chantiers avant le démarrage de la CAN 2025, en décembre.

Ces projets auront un réel impact sur la circulation au niveau des axes routiers de la région, où le trafic sera fluidifié grâce à plusieurs dizaines d’ouvrages d’art.

Cliquez ICI pour consulter le détail de ces projets.

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Sidi Maârouf et Aïn Harrouda : les points noirs de Casablanca franchissent les 80% de travaux

Devenus des points noirs de la circulation, les nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda sont au cœur des bouchons quotidiens à Casablanca. Aux heures de pointe, le temps d’attente peut dépasser une heure au niveau de Aïn Harrouda, axe saturé reliant Rabat à Casablanca. À Sidi Maârouf, au sud de la ville, les entrecroisements actuels transforment le carrefour en véritable goulot d’étranglement.

Les chantiers de réaménagement ont cependant déjà atteint 86% d’avancement pour Sidi Maârouf et 79% pour Aïn Harrouda, selon les dernières données de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM).

Ces projets, financés conjointement par l’État, ADM et la région Casablanca-Settat, visent à fluidifier le trafic, à sécuriser les déplacements et à réduire les embouteillages chroniques auxquels font face chaque jour des centaines de milliers d’automobilistes. À quelques mois de la CAN 2025, les travaux s’accélèrent pour préparer le réseau autoroutier à l’afflux attendu de visiteurs et aux défis de circulation liés à l’événement.

Sidi Maârouf : un carrefour à trois étages, inédit au Maroc

Au sud de la capitale économique, le nœud de Sidi Maârouf constitue un point de passage incontournable pour les automobilistes reliant l’autoroute de contournement de Casablanca à l’axe Casablanca-Berrechid. Avec une circulation qui ne cesse de croître, il est aujourd’hui en cours de transformation en un carrefour hybride à trois niveaux, une première au Maroc.

Le chantiers de réaménagement du nœud Sidi Maarouf
Le chantier de réaménagement du nœud Sidi Maârouf.

La conception combine deux modèles, le « trèfle » et la « turbine », afin de supprimer les entrecroisements, cause principale des ralentissements, et d’augmenter la capacité de la bifurcation. Les travaux, financés à hauteur de 500 millions de DH, portent sur plusieurs volets :

Avec un taux d’avancement de 86%, ce projet devrait être achevé dans le délai contractuel de 22 mois à compter d’octobre 2024. À terme, il permettra de transformer l’une des entrées sud de Casablanca en un espace autoroutier plus sûr et plus fluide, capable d’absorber la forte croissance du trafic de la métropole.

Voici à quoi ressemblera le nœud de Sidi Maarouf une fois achevé
Voici à quoi ressemblera le nœud de Sidi Maârouf une fois achevé.

Aïn Harrouda : désengorger l’axe Rabat-Casablanca

Au nord de Casablanca, le chantier du nœud de Aïn Harrouda cible l’une des sections les plus saturées du réseau national : le tronçon reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda, avec un trafic qui atteint 120.000 véhicules par jour.

Cet axe joue un rôle double : il assure le transit Nord-Sud tout en servant de pénétrante vers Casablanca et de desserte pour l’agglomération de Mohammédia et sa zone industrielle. Pour répondre à cette pression, le projet prévoit :

Doté d’un budget de 750 millions de DH, le chantier a atteint 79% d’avancement.

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Tit Mellil-Berrechid, Aïn Harrouda et Sidi Maârouf : trois chantiers autoroutiers majeurs en images

Ces trois projets structurants vont avoir un réel impact sur la circulation au niveau des axes autoroutiers de la région de Casablanca-Settat, où le trafic sera fluidifié grâce à plusieurs dizaines d’ouvrages d’art et autres structures en cours de réalisation.

Les taux d’avancement se présentent comme suit :

Les dates d’achèvement prévues initialement sont les suivantes :

Autoroute du Maroc (ADM) redouble toutefois d’efforts afin de les livrer avant le démarrage de la CAN 2025, prévu en décembre 2025.

Outre ces trois chantiers, ADM lancera également, dans l’avenir proche, les travaux de construction de l’autoroute continentale Rabat-Casablanca. Ce projet est actuellement en phase d’adjudication des marchés lancés. Les résultats devraient être dévoilés au plus tard ce mercredi 7 mai.

Tit Mellil-Berrechid, première autoroute marocaine conçue dès l’origine en 2×3 voies 

Omar Sikkal, directeur général d’ADM Projet, la filiale d’expertise de la Société nationale des Autoroutes du Maroc, a présenté, ce mardi 6 mai, l’état d’avancement des principaux projets en cours et ceux déjà achevés, à l’occasion d’un workshop tenu sur le chantier de l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, auquel Médias24 a assisté.

 

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les projets en cours de réalisation, ainsi que sur l’autoroute continentale, dont la construction devrait démarrer dans les prochaines semaines. Un autre article sera pour sa part dédié aux détails d’autres projets titanesques déjà achevés par ADM.

Le premier projet phare est celui de la nouvelle autoroute Tit Mellil-Berrechid. Il s’agit de la première autoroute marocaine conçue initialement en 2×3 voies. Toutes les autres autoroutes du Royaume ont d’abord été construites en 2×2 voies par ADM. Certaines ont été élargies à 2×3 voies par la suite, en fonction de l’évolution du trafic et des besoins, à l’instar de l’autoroute de contournement de Casablanca, dont les travaux ont été achevés l’été dernier.

Cette nouvelle autoroute Tit Mellil-Berrechid, qui s’étend sur 30 km, offre une alternative efficace à la circulation actuellement dense sur le Grand Casablanca. Elle viendra réduire la longueur et la durée des déplacements des usagers venant du nord (Tanger, Tétouan…) et de l’est (Oujda notamment) et se dirigeant vers le sud (Agadir notamment) et le centre du Royaume. Elle aura pour effet, par ricochet, de réduire le trafic sur l’autoroute actuelle.

Elle relie directement l’autoroute de contournement de Casablanca au niveau de la bifurcation de Tit Mellil, à l’autoroute Casablanca-Marrrakech et l’autoroute Berrechid-Béni Mellal au niveau du nœud autoroutier de Berrechid.

En d’autres termes, les voyageurs arrivant de Tanger, Tétouan, Oujda, ou même de Rabat et se dirigeant vers Berrechid, Marrakech et Agadir, n’auront plus à rentrer à l’intérieur de Casablanca, comme le montre la carte ci-dessous. Actuellement, ils sont obligés de passer par Sidi Maârouf, puis par l’aéroport de Casablanca, avant d’arriver à Berrechid. Selon Omar Sikkal, 40.000 usagers sont prévus sur cette nouvelle autoroute dès sa mise en service.

Le tracé en jaune est celui de la nouvelle autoroute Tit Mellil-Berrechid 

Le budget alloué à ce projet est de 2,5 milliards de DH (MMDH). La réalisation de cette infrastructure prévoit :

Les quatre lots de cette autoroute ont été remportés par des sociétés marocaines

Pour une gestion optimale des délais de réalisation et pour favoriser la participation de l’entreprise nationale, ADM a défini un allotissement en 4 parties :

Comme le montre la carte ci-dessous, les délais de réalisation sont fixés à 30 mois pour les trois premiers lots et à 27 mois pour le quatrième.

Le taux d’avancement des travaux sur ce chantier atteint actuellement 65%. Ainsi, le projet respecte le délai contractuel global qui est de 30 mois, à compter d’octobre 2023.

Ci-dessous l’avancement des travaux en images :

750 MDH pour le réaménagement du nœud de Aïn Harrouda

Le second projet d’envergure est celui de la transformation du nœud autoroutier de Aïn Harrouda. Ce chantier a pour objectif d’accompagner le développement soutenu que connait la région de Casablanca-Settat, et d’améliorer les conditions de sécurité et de circulation sur ce tronçon, ainsi que l’accessibilité au Grand stade de Casablanca.

Située au nord de la métropole, la section autoroutière reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda est actuellement l’une des sections les plus chargées du Royaume, avec un trafic s’élevant à plus de 140.000 véhicules/jour.

Ce tronçon représente deux points de cisaillement, qui entraînent des accidents graves :

– Le premier, entre les usagers qui arrivent de Mohammédia et qui se dirigent vers l’autoroute de contournement de Casablanca et ceux qui arrivent de Rabat et qui se dirigent vers l’autoroute urbaine de Casablanca, comme le montre l’image ci-dessous :

– Le second entre les usagers arrivant de l’autoroute de contournement de Casablanca se dirigeant vers Rabat, et ceux arrivant par l’autoroute urbaine se dirigeant vers Mohammédia, comme le montre l’image ci-dessous :

L’autre problématique se trouve au niveau de l’entrée de Aïn Harrouda. Les usagers qui souhaitent poursuivre leur route via l’autoroute de contournement de Casablanca se trompent trop souvent d’itinéraire et entrent par l’autoroute urbaine. Pour éviter un tel détour, certains reviennent en arrière, ce qui entraine également des accidents graves.

Pour alléger le trafic de cette section stratégique, qui assure à la fois le transit du trafic Nord-Sud, la fonction de pénétrante autoroutière vers Casablanca et la desserte de l’agglomération de Mohammédia et de sa zone industrielle, ADM a conçu une solution qui consiste à séparer les flux, à supprimer tous les entrecroisements et à réadapter la capacité de l’échangeur de Mohammédia Ouest avec des voies et bretelles supplémentaires.

Cette solution prévoit notamment :

L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet est de 750 MDH (dont 30 MDH dédiés à l’éclairage, à la signalisation et autres), financée par le ministère de l’Equipement et de l’eau, ADM, le ministère de l’Economie et des finances et le conseil régional de Casablanca-Settat.

Le taux d’avancement des travaux atteint actuellement 40%. Ce projet respecte également son délai contractuel global qui est de 22 mois à compter d’octobre 2024, et ce malgré la complexité et les contraintes des travaux sous circulation.

Ci-dessous l’avancement de ce chantier en images :

 

500 MDH pour le réaménagement du nœud de Sidi Maârouf

Le troisième projet est celui du réaménagement du nœud de Sidi Maârouf. Sa localisation est représentée sur la carte ci-après :

Avec plus de 140.000 véhicules par jour, ce nœud représente un point d’échange phare de la capitale économique au niveau de sa sortie Sud, et de connexion entre l’autoroute de contournement de Casablanca et l’autoroute Casablanca-Berrechid.

Voici à quoi il ressemble actuellement :

Dans le cadre de son réaménagement, il sera réaménagé en format hybride à 3 étages, combinant deux types d’échangeurs, le « trèfle » et la « turbine« , afin de supprimer les entrecroisements actuels et d’augmenter la capacité de la bifurcation pour répondre à la croissance du trafic.

La combinaison entre les deux types d’échangeurs, le « trèfle » et la « turbine »

La maquette du futur nœud

La conception du nœud prévoit :

Tous les points de cisaillement seront supprimés

L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet est de 500 MDH, financée par le ministère de l’Equipement et de l’Eau, ADM, le ministère de l’Economie et des finances et le Conseil régional de Casablanca-Settat.

Le taux d’avancement des travaux atteint actuellement 40%, avec un délai prévisionnel de réalisation de 22 mois, à compter d’octobre 2024.

Ci-dessous, l’avancement des travaux en images :

Transformation des nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et Aïn Harrouda : les travaux sont à 20% d’avancement

« Les travaux de transformation des nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda sont à 20% d’avancement », a souligné le président de la région Casablanca-Settat, notant « que les travaux avancent à un rythme soutenu ». Abdellatif Maâzouz, président de la région, faisait le point le lundi 3 mars sur plusieurs projets d’envergure, notamment celui relatif à la transformation des entrées stratégiques de Casablanca.

« Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la transformation des entrées stratégiques de Casablanca, en prévision du Mondial 2030 », a précisé Abdellatif Maâzouz. Ils interviennent également dans le cadre de l’amélioration de l’accessibilité au Grand Stade Hassan II de Casablanca, qui sera situé à Benslimane.

Rappelons que le budget total alloué à ces deux projets s’élève à 1,1 milliard de DH, financé à hauteur de 340 millions de DH par la région.

Les travaux prévus au niveau des deux nœuds

Le nœud de Sidi Maârouf, un point d’échange phare de la capitale économique au niveau de sa sortie sud et de connexion entre l’autoroute de contournement de Casablanca et l’autoroute Casablanca-Berrechid, sera réaménagé en format hybride à 3 étages, combinant deux types d’échangeurs, le « trèfle » et la « turbine », afin de supprimer les entrecroisements actuels et d’augmenter la capacité de la bifurcation pour répondre à la croissance du trafic.

La conception du nœud prévoit notamment la construction de « 8 ouvrages d’art, la mise à 2 x 5 voies de l’autoroute de contournement de Casablanca et de l’autoroute Casablanca-Berrechid, de part et d’autre du nœud, et la création de nouvelles bretelles ».

Voici à quoi devrait ressembler ce nœud, à la fin des travaux :

Pour ce qui est du nœud de Aïn Harrouda, il est situé au nord de Casablanca. Cette section autoroutière, reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda, est actuellement l’une des sections les plus chargées du Royaume, avec un trafic s’élevant à 120.000 véhicules/jour.

Pour alléger le trafic de cette section stratégique, qui assure à la fois le transit du trafic Nord-Sud, la fonction de pénétrante autoroutière vers Casablanca et la desserte de l’agglomération de Mohammédia et de sa zone industrielle, Autoroute du Maroc (ADM) a conçu une solution qui consiste à séparer les flux, à supprimer tous les entrecroisements et à réadapter la capacité de l’échangeur de Mohammédia Ouest avec des voies et des bretelles supplémentaires.

Cette solution prévoit notamment la construction de 10 ouvrages d’art, la création de nouvelles voies pouvant aller jusqu’à 8 par sens, la construction d’un carrefour surélevé à l’endroit du giratoire actuel de la zone industrielle de Mohammédia, ainsi que l’établissement d’une nouvelle connexion entre l’autoroute urbaine et l’autoroute de contournement de Casablanca pour permettre aux usagers venant de Casablanca de se diriger vers le sud de manière plus fluide.

Voici à quoi devrait ressembler ce nœud, à la fin des travaux :

Rappelons que la région ambitionne d’achever ces projets d’ici l’été, en amont de la CAN 2025. 

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Casablanca. Une course contre la montre pour achever quatre projets autoroutiers avant la CAN 2025

Il s’agit au total, selon nos sources, de quatre projets titanesques, dont trois nœuds autoroutiers, ceux de Sidi Maârouf, de Aïn Harrouda et de Azbane.

Les travaux pour la transformation des nœuds de Aïn Harrouda et de Sidi Maârouf ont été entamés en novembre dernier par Autoroutes du Maroc (ADM). Un budget global de 1,1 milliard de DH a été alloué à ces deux projets, financés par le ministère de l’Équipement et de l’eau, le ministère de l’Économie et des finances, ADM et la région de Casablanca-Settat.

Ces projets interviennent dans le cadre du développement soutenu que connaît la région de Casablanca-Settat, en vue d’améliorer les conditions de sécurité et de circulation sur ces tronçons autoroutiers, très fréquentés. Ils interviennent également dans le cadre de l’amélioration de l’accessibilité au Grand Stade de Casablanca, qui sera situé à Benslimane.

Au nœud de Sidi Maârouf, un format à trois étages est prévu

En ce qui concerne le nœud de Sidi Maârouf, un point d’échange phare de la capitale économique au niveau de sa sortie Sud et de connexion entre l’autoroute de contournement de Casablanca et l’autoroute Casablanca-Berrechid, il sera réaménagé, selon ADM, en format hybride à 3 étages, combinant deux types d’échangeurs, le « trèfle » et la « turbine », afin de supprimer les entrecroisements actuels et d’augmenter la capacité de la bifurcation pour répondre à la croissance du trafic.

La conception du nœud prévoit notamment la construction de « 8 ouvrages d’art, la mise à 2 x 5 voies de l’autoroute de contournement de Casablanca et de l’autoroute Casablanca-Berrechid, de part et d’autre du nœud, et la création de nouvelles bretelles ».

Voici à quoi devrait ressembler ce projet lorsqu’il sera achevé :

Nœud de Aïn Harrouda : 10 ouvrages d’art vont être construits

Pour ce qui est du nœud de Aïn Harrouda, il est situé au nord de Casablanca. Cette section autoroutière, reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda, est actuellement l’une des sections les plus chargées du Royaume, avec un trafic s’élevant à 120.000 véhicules/jour.

Pour alléger le trafic de cette section stratégique, qui assure à la fois le transit du trafic Nord-Sud, la fonction de pénétrante autoroutière vers Casablanca et la desserte de l’agglomération de Mohammédia et de sa zone industrielle, ADM a conçu une solution qui consiste à séparer les flux, à supprimer tous les entrecroisements et à réadapter la capacité de l’échangeur de Mohammédia Ouest avec des voies et bretelles supplémentaires.

Cette solution prévoit notamment la construction de 10 ouvrages d’art, la création de nouvelles voies pouvant aller jusqu’à 8 par sens, la construction d’un carrefour surélevé à l’endroit du giratoire actuel de la zone industrielle de Mohammédia, ainsi que l’établissement d’une nouvelle connexion entre l’autoroute urbaine et l’autoroute de contournement de Casablanca pour permettre aux usagers venant de Casablanca de se diriger vers le sud de manière plus fluide.

Voici à quoi devrait ressembler ce nœud, à la fin des travaux :

Près de 100 millions de DH pour la transformation du nœud Azbane

S’agissant du nœud Azbane, les travaux ont été attribués à la société GTR, laquelle était en concurrence avec la société El Hallaoui, pour 96,6 millions de DH.

Les travaux à exécuter dans le cadre de ce marché incluent divers types d’interventions, notamment des travaux de voirie, des travaux de terre armée, ainsi que la réalisation d’ouvrages d’art.

Ils englobent également le revêtement des trottoirs, la signalisation horizontale et verticale, l’assainissement et l’éclairage.

Ces transformations innovantes des entrées stratégiques de Casablanca seront réalisées grâce à des solutions mises en place pour la première fois au Maroc, telles que la conception des ouvrages à étages et la séparation complète des flux.

Autoroute Tit Mellil-Berrechid

L’autre projet phare que la ville prévoit d’achever avant la CAN 2025 est l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, dont les travaux ont démarré en 2023. Il s’agit de la première autoroute nationale conçue d’emblée en 2 x 3 voies.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un contrat-programme entre l’État et ADM, visant également à alléger le trafic transitant par le Grand Casablanca et à réduire la longueur et la durée des déplacements des usagers venant du nord et de l’est et se dirigeant vers le sud du Royaume.

Cette autoroute concerne un linéaire de 30 km, reliant directement l’autoroute de contournement de Casablanca (A1) au niveau de la bifurcation de Tit Mellil, à l’autoroute Casablanca-Marrakech (A3) et à l’autoroute Berrechid-Beni Mellal (A4) au niveau du nœud autoroutier de Berrechid.

Le chantier a été scindé en 4 lots :

– Lot 1 : entre le nœud autoroutier de Berrechid et Deroua (11 km) ;

– Lot 2 : entre Deroua et Médiouna (10 km) ;

– Lot 3 : entre Médiouna et la bifurcation de Tit Mellil (10 km) ;

– Lot 4 : ce lot concerne la construction de quatre viaducs entre le nœud autoroutier de Berrechid et l’échangeur de l’aéroport Mohammed V sur la route nationale RN9.

Le projet de construction de l’autoroute Tit Mellil-Berrechid a nécessité la mobilisation d’un budget de 2,5 milliards de DH, financé principalement par le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES).

Les quatre lots du projet sont réalisés par quatre entreprises de BTP marocaines, qui sont accompagnées par ADM Projet, la filiale d’expertise technique d’ADM.

Une fois achevés, ces projets transformeront profondément la mobilité autour de Casablanca, en fluidifiant le trafic et en renforçant la connectivité de la région. À quelques mois de la CAN 2025, les travaux au niveau de ces infrastructures stratégiques se sont accélérés, pour pouvoir répondre aux enjeux de circulation qu’impliquera l’événement.