Coupe du monde U17. Le Maroc entrevoit la qualification en balayant la Nouvelle-Calédonie (16-0)

Le Maroc a rempli son contrat ce dimanche 9 novembre, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone à Doha, au Qatar. En match de clôture du groupe B, l’équipe nationale a retrouvé de l’allant offensif en balayant la Nouvelle-Calédonie (16-0) pour le plus grand bonheur de supporters marocains extatiques, enfin récompensés après deux matchs frustrants.

Un résultat jamais vu dans cette compétition et acquis grâce à six doublés inscrits par Oualid Bin Salah (11’, 18’), Abdelali Eddaoudi (41’, 42’), Ziyad Baha (45+2’, 50’), Nahel Haddani (56’, 60’), Ismaïl El Aoud (80’, 90’) et Abdellah Ouazane (73’, 92’).

Sans oublier les réalisations de Zakaria El Khalfioui (48’), Ilyas Hidaoui (44’), Bilal Soukrat (3’) et un but contre son camp de Steeve Andrew (76’).

La théorie de la bouteille de ketchup, bien connue dans le milieu du football, illustre ces moments où une équipe peine à marquer. Puis, dès qu’elle parvient enfin à débloquer la situation, les buts s’enchaînent, comme lorsque le ketchup finit par couler d’un coup après être longtemps resté coincé dans la bouteille.

C’est exactement ce qui s’est produit pour le Maroc, resté inoffensif lors de ses deux premières sorties avant d’exploser face à une équipe calédonienne limitée défensivement et réduite à neuf avant la pause.

Cela tombe bien, puisque le Maroc devait absolument l’emporter par au moins quatre buts d’écart afin de raviver l’espoir d’une qualification en seizièmes de finale, parmi les huit meilleurs troisièmes.

Mais si la différence de buts est désormais largement positive (+8), la qualification n’est pas encore complètement validée tant qu’il y a encore des matchs à jouer dans les autres groupes.

Car plusieurs troisièmes de poule ont déjà glané au moins un point lors de leurs deux premiers matchs, à l’image du Qatar, du Costa Rica et de l’Ouganda, tandis que la Colombie en possède deux.

Seule l’Indonésie, au moment où l’on écrit ces lignes, est troisième avec aucune unité au compteur, à la faveur d’une meilleure différence de buts que le Honduras.

Un onze de départ remanié

Le sélectionneur national Nabil Baha a largement remanié son onze de départ afin d’impliquer l’ensemble de son groupe dans ce tournoi. L’un des nouveaux entrants a rapidement ouvert le score en reprenant un centre venu du côté gauche au cœur de la surface de réparation (2’).

Abdelali Eddaoudi a failli doubler la mise dans la foulée, mais son plat du pied s’est envolé au-dessus des cages calédoniennes (4’).

Grâce à des appels tranchants et une justesse technique qui leur manquaient jusqu’ici, les Marocains ont mis une grosse pression sur leur adversaire, se créant une troisième occasion en cinq minutes par l’intermédiaire d’Ilyas El Arbaoui, dont la reprise a frôlé le cadre.

C’était avant que le latéral marocain ne voie sa volée repoussée par la défense (8’). Ilyas Hidaoui y est lui aussi allé de sa tentative d’une belle tête croisée, magistralement repoussée par Nicolas Kutran.

Vous l’avez certainement compris, les Lionceaux de l’Atlas ont fait beaucoup plus en dix minutes que lors des deux précédentes rencontres. Bien leur a pris puisqu’ils ont doublé la mise avant le quart d’heure de jeu grâce à Oualid Ibn Salah, qui envoya au fond des filets un ballon mal dégagé (12’).

Totalement désemparée face à l’intensité mise par le Maroc, la Nouvelle-Calédonie n’a que très rarement dépassé la ligne médiane, perdant rapidement le ballon au plus grand bonheur des Marocains, qui ne se sont pas faits prier pour les exploiter.

À l’image de cette rageuse tête de Oualid Ibn Salih sur un centre millimétré d’Abdelali Eddaoudi (18’). À 3-0, l’équipe nationale aurait pu desserrer son étreinte. Mais il fallait absolument poursuivre sur cette lancée pour se donner une chance de se qualifier en seizièmes de finale, au vu de la différence de buts qui était encore négative et défavorable (-5).

Suite à une remarquable combinaison sur le côté de Abdelali Eddaoudi, El Aoud héritait d’un nouveau ballon au point de penalty, mais son tir a cette fois-ci fui le cadre. Bien aidé par le pétage de plomb de Typhan Dreuko, expulsé suite à une agression sur Hamza Bouhaddi, le Onze national a pesé de tout son poids dans la surface calédonienne.

Les tentatives se sont enchaînées en rafale, mais tout cela manquait quelque peu de précision. Même si c’est l’envolée du portier adverse qui a empêché Soukrat de s’offrir un doublé sur un plat du pied bien placé (28’).

Peu de temps après, Nabil Baha demanda à l’arbitre de revoir une faute de Jean Cahemaz, qui méritait bien plus qu’un carton jaune. L’arbitre s’est rangé derrière cet avis et a expulsé le milieu de terrain, qui laissa ses coéquipiers à 9 contre 11.

Le tableau d’affichage arborait un score jamais vu dans le Mondial de la catégorie U17

Le Maroc avait ainsi un boulevard afin d’empiler les buts et de se rapprocher encore plus d’une qualification.

Abdelali Eddaoudi (34’, 38’), Nahel Hassani (36’, 37’) et Ahmed Mouhoub (38’), juste avant de quitter ses coéquipiers pour Ziyad Baha, s’y sont tous essayés, mais sans succès.

À l’inverse de Abdelali Eddaoudi, qui avait réglé la mire pour inscrire le 4e puis le 5e but coup sur coup. À cet instant du match, l’équipe nationale avait rempli les conditions nécessaires pour espérer voir le second tour.

Cela dit, il fallait aussi attendre les résultats des autres rencontres de la phase de groupes. Mais en alourdissant le score, les protégés de Nabil Baha se donnaient encore plus de chances de réaliser un exploit improbable jusqu’ici.

Ilyas Hidaoui l’avait bien compris et ne s’est pas fait prier pour tromper une sixième fois le portier d’en face d’une belle tête croisée (44’), quelques minutes avant le 7e but est signé Ziyad Baha.

Muet jusqu’ici, Ziyad Baha a gêné la vue du gardien adverse afin de permettre au coup franc excentré de Zakaria El Khalfioui de finir au fond des filets pour le 8 à 0, au retour des vestiaires.

Sans transition, l’avant-centre de l’équipe a inscrit un doublé pour donner encore plus d’ampleur à la victoire de ses coéquipiers (49’). Après quelques minutes à reprendre leur souffle, les Marocains ont repris leur marche en avant.

Le 12e but de la rencontre a été inscrit par Abdellah Ouazane, sorti du banc après des prestations largement en deçà des attentes (73’). Il a été imité par Steeve Andrew, contre son camp (76’).

Le tableau d’affichage, à cet instant, arborait un score jamais vu dans le Mondial de la catégorie, alourdi par le doublé d’Ismaïl El Aoud (80’, 90’) et un dernier but d’Abdellah Ouazane (92’).

Et si le Maroc rate la qualification malgré tous ses efforts, il aura tout de même marqué de son empreinte ce raout mondial.

Coupe du monde U17. Le Maroc au pied du mur face à la Nouvelle-Calédonie

Et si le Maroc décrochait son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde U17, ce dimanche 9 novembre (14h30), face à la Nouvelle-Calédonie, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone, à Doha au Qatar ?

Une telle éventualité s’apparente à une illusion tant les Lionceaux de l’Atlas n’ont quasiment rien montré lors de leur défaite devant le Japon et le Portugal dans le groupe B.

Cela dit, il y a quelques motifs d’espoir, même s’ils sont assez minces. En foulant la pelouse sous le soleil de Doha, les protégés de Nabil Baha seront en quatrième place avec zéro point au compteur. Un pécule synonyme de retour à la maison.

C’est la seule équipe africaine dans ce cas avec la Côte d’Ivoire à l’issue des deux premières journées.

Sachant que les huit meilleurs troisièmes se qualifient également en seizième de finale, le Maroc a l’obligation de l’emporter par au moins quatre buts d’écart pour revenir dans la course et atténuer sa différence de but négative (-8).

Et ce n’est pas tout. Il faudra également que toutes les planètes s’alignent dans les autres groupes, notamment que le Qatar, l’Indonésie, le Burkina Faso ou le Paraguay ne gagnent pas à l’occasion de leurs derniers matchs.

Bref, vous l’aurez compris, même une large victoire de l’équipe nationale n’empêchera pas les calculs d’apothicaire. Mais avant d’en arriver là, il va bien falloir marquer pour gagner.

Une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire

Jusqu’à présent, les productions offensives du Maroc ont été affligeantes : 8 buts encaissés et aucun marqué sur 9 tirs et seulement 4 cadrés en plus de 180 minutes de jeu.

À cela s’ajoutent les défauts de la jeunesse des Lionceaux de l’Atlas. Un manque de maturité mais aussi et surtout une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire.

Le manque d’intensité et de combativité ont également contribué à la perte des deux premières rencontres, en particulier la dernière.

« Nous avons manqué d’intensité. Dès les premières minutes de jeu, on n’a pas réussi à gagner un seul duel », a déploré le sélectionneur national en conférence de presse.

L’ancien international marocain n’est pas exempt de tout reproche sur cet aspect. Et pour cause, il a convoqué plusieurs joueurs qui manquaient de rythme dans leurs clubs.

Au vu de ces éléments, difficile de mettre une pièce sur une éventuelle qualification ou du moins une victoire du Maroc. Mais l’imprévisibilité qui fait le charme du sport le plus populaire au monde ressemble à une lumière au bout du tunnel.

Afin d’éclairer une bien terne participation jusqu’ici, plusieurs pistes sont à explorer par le staff de l’équipe nationale qui les a sans doute identifiées.

Une compacité du bloc à retrouver et surtout à maintenir

À commencer par la compacité du bloc équipe. L’une des difficultés rencontrées par le Maroc réside dans les distances trop importantes entre ses joueurs et ses lignes.

Souvent coupés en deux, les Marocains ont éprouvé toutes les peines du monde afin de récupérer le ballon et de dérouler un jeu de transition qui sied parfaitement à leurs qualités.

Ce fut le cas par séquences, notamment lors de la première mi-temps contre le Japon. Mais cette discipline tactique s’est étiolée au fil des minutes. Le Maroc serait inspiré de la retrouver.

Alors que le Maroc était mené d’un but et pouvait revenir au score, le manque de compacité de son bloc, coupé en deux, lui a été fatal contre le Portugal sur cette action.

Les nombreuses prises de risques inutiles, en particulier sur des passes axiales, sont également à proscrire. Mais cela ne veut pas forcément dire être timide dans le demi-terrain offensif.

D’autant que la défense de la Nouvelle-Calédonie est loin d’être impériale. Outre les six buts encaissés dans le premier match contre le Portugal, les joueurs de Leonardo Lopez ne doivent leur match nul et vierge devant le Japon qu’à la maladresse de leurs adversaires.

Car le pays situé dans le Pacifique Sud, qualifié après avoir fini troisième du Championnat de la Confédération du football d’Océanie, est largement prenable malgré une défense à trois centraux.

Même s’ils étaient en supériorité numérique sur cette séquence de jeu, les Calédoniens ont trouvé le moyen de laisser un attaquant japonais libre de tout marquage dans la surface de réparation.

À l’image de leurs homologues marocains, les Calédoniens ont des sauts de concentration exploitables à condition de trouver de la justesse technique dans les petits espaces.

Et en dépit d’une densité défensive devant leur but, ils ont souvent du mal à gérer les différents appels dans la petite profondeur. Autrement dit, les quelques mètres qui séparent les défenseurs de leurs gardiens dans la surface de réparation.

Une fragilité qui peut offrir au Maroc quelques occasions à même de lui permettre de rêver à une qualification une fois le match terminé, en attendant les résultats des autres équipes.

Maroc–Nouvelle-Calédonie. Quelle heure, quelles chaînes. (Coupe du monde U17)

Le Maroc affronte la Nouvelle-Calédonie, ce dimanche 9 novembre (14h30), dans le cadre de la 3ᵉ journée du groupe B de la Coupe du monde U17, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone, à Doha, au Qatar. 

Malgré deux défaites contre le Japon (0‑2) et le Portugal (0‑6), l’équipe nationale peut encore voir le second tour.

En effet, cette édition du Mondial de la catégorie, qui sera dorénavant organisée à une fréquence annuelle, présente un format qui permet à chaque équipe de croire en ses chances de qualification en huitième de finale, jusqu’au bout.

Les huit meilleurs troisièmes de groupe sont classés de 1 à 8 selon un index de performance générale, 1 représentant la position la plus haute (meilleur troisième de groupe) et 8 la position la plus basse parmi les troisièmes de groupe qualifiés, sur la base des critères suivants :

– Le plus grand nombre de points marqués à l’issue de tous les matches de groupe ;

– La meilleure différence de buts à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Le plus grand nombre de buts marqués à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Le plus grand nombre de points de fair-play obtenus sur la base des cartons jaunes et rouges reçus par les joueurs et officiels de l’équipe à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Un tirage au sort par la FIFA.

Les protégés de Nabil Baha, méconnaissables dans ce tournoi en comparaison à la Coupe d’Afrique des nations qu’ils ont remportée, peuvent donc encore se qualifier. Mais ce ne sera pas une mince affaire.

Les huit buts encaissés lors des deux premiers matchs ne leur facilitent pas la tâche. Ils ne peuvent en réalité s’en prendre qu’à eux‑mêmes d’avoir lâché mentalement, en particulier contre le Portugal.

Avec un peu plus de maturité, Abdellah Ouazane et ses coéquipiers auraient pu mieux défendre leur cage pour éviter que le score ne s’aggrave et que la différence de buts devienne aussi importante (-8).

Quoi qu’il en soit, pour se qualifier parmi les huit meilleures troisièmes, le Maroc :

– Doit absolument gagner contre la Nouvelle-Calédonie ;

– Le faire avec une large différence de buts (minimum +4, idéalement +5 ou +6) ;

– Tout en espérant que des équipes comme le Qatar, l’Indonésie, le Burkina Faso ou le Paraguay ne prennent pas plus de 1 point lors de leurs derniers matchs.

L’affiche entre le Maroc et la Nouvelle-Calédonie est à suivre ce dimanche 9 novembre, à partir de 14h30, sur les chaînes suivantes :

– Arryadya (TNT) ;

BeIN Sport ;

– FIFA+ (Streaming).