Bourse, OPCVM, OPCI, immobilier… : le point sur les rendements

Il existe plusieurs types de placements au Maroc, répondant à des stratégies d’épargne et d’investissement très différentes selon l’horizon choisi, court, moyen ou long terme.

Les rendements qui en découlent varient fortement d’un produit à l’autre : certains privilégient la sécurité et la liquidité, d’autres misent sur la performance et la prise de risque.

Pour optimiser son épargne, l’investisseur peut combiner plusieurs approches, en mixant placements prudents et dynamiques. Mais il n’existe aucune recette miracle, car chaque épargnant agit selon ses objectifs, son profil et son appétence au risque.

Pour mieux évaluer les rendements offerts par les différents supports au Maroc, Médias24 a croisé les données les plus récentes et sollicité plusieurs acteurs du marché.

L’objectif est de dresser une photographie fidèle des rendements moyens observés sur les cinq dernières années, tout en mettant en lumière les tendances qui se redessinent sur le marché des placements.

Le marché boursier

La Bourse de Casablanca affiche une hausse de près de 26% depuis le début de l’année 2025. Sur un horizon de cinq ans, la progression dépasse 80%, illustrant le potentiel de rendement élevé qu’offre ce segment pour les investisseurs disposés à accepter une certaine volatilité.

« La Bourse reste un levier d’investissement puissant, mais elle exige une approche sélective et une vraie discipline de gestion », explique un analyste de marché. « Les investisseurs doivent raisonner en termes de stratégie de long terme, de diversification et de tolérance au risque ».

« Si le rendement moyen annualisé du MASI ressort autour de 12% à 13% sur les cinq dernières années, il s’accompagne d’une volatilité bien supérieure à celle des produits de taux ou de l’immobilier. Par ailleurs, le marché actions se distingue par sa capacité à créer de la valeur sur la durée, mais il demeure exposé aux cycles économiques et aux comportements spéculatifs », explique le même analyste.

Les OPCVM : un éventail de rendements selon la stratégie et l’horizon

Les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) continuent d’occuper une place centrale dans les portefeuilles d’épargne au Maroc. Leurs performances reflètent la diversité des stratégies d’investissement, entre prudence monétaire et exposition aux actions.

Les fonds monétaires affichent un rendement moyen de 2,7% sur un an, tandis que les obligataires court terme (OCT) se situent autour de 3,4%. Ces produits, à faible volatilité, restent privilégiés pour les placements de trésorerie à court horizon.

Les fonds obligataires moyen et long terme (OMLT) enregistrent une performance moyenne de 7,1% sur un an et un rendement annualisé de 3,1% sur cinq ans.

« Les niveaux de taux observés depuis deux ans demeurent attractifs. La détente amorcée par Bank Al-Maghrib soutient les portefeuilles obligataires, notamment sur les maturités longues », explique un gestionnaire d’actifs.

Les fonds diversifiés, qui combinent actions et obligations, se distinguent par leur capacité à capter la hausse des marchés. Ils affichent 18,2% sur un an et environ 5,5% par an sur les cinq dernières années.

« Ces fonds offrent un bon compromis entre rendement et risque. Ils profitent de la dynamique boursière tout en conservant une composante obligataire qui limite la volatilité ».

Enfin, les fonds actions dominent largement le paysage. Leur performance atteint 34,6% sur un an, soit la meilleure progression du marché et environ 18,8% par an sur cinq ans, selon les rendements annualisés.

L’action reste la classe d’actifs la plus performante sur le long terme, mais aussi la plus exposée aux corrections de marché. Sur cinq ans, les fonds actions ont presque doublé, ce qui illustre la profondeur du rebond boursier.

Immobilier locatif et OPCI

« Le rendement locatif brut pour un appartement à usage résidentiel oscille en moyenne entre 5% et 8% par an », estime une source de gestion des actifs immobiliers.

Cette performance dépend fortement de la localisation du bien, et du rapport entre le prix d’achat et le loyer perçu.

« Dans les grandes villes comme Casablanca ou Rabat, un appartement bien situé rapporte rarement plus de 5% à 6% brut. En revanche, dans les zones périphériques ou dans certaines villes secondaires, on peut atteindre 7% à 8%, mais au prix d’un risque de vacance plus important ».

Pour évaluer la rentabilité réelle d’un investissement locatif, il faut déduire plusieurs éléments du rendement brut. Les frais d’acquisition, les charges de copropriété, d’entretien et de gestion, la vacance locative structurelle ainsi que la fiscalité sur les revenus locatifs.

« Quand on intègre l’ensemble de ces paramètres, le rendement net réellement perçu tourne plutôt autour de 3% à 4% par an. C’est un rendement raisonnable, mais surtout régulier, ce qui fait tout l’intérêt de l’immobilier dans un portefeuille à long terme ».

Sur un horizon de cinq ans, le rendement cumulé d’un placement locatif se situe entre 16% et 22%, selon les hypothèses retenues

« Autrement dit, un investissement d’un million de dirhams génère entre 160.000 et 220.000 DH de revenus locatifs nets sur cette période, hors éventuelle plus-value », poursuit notre source.

« L’immobilier n’est pas un produit de spéculation rapide. C’est un placement de construction patrimoniale, stable, tangible, et qui sert souvent d’ancrage de sécurité face à la volatilité des marchés financiers », conclut-il.

Par ailleurs, le secteur offre aussi d’autres portes d’entrée. Les investisseurs peuvent y accéder indirectement via le marché actions, notamment à travers des sociétés comme Aradei Capital ou Immorente Invest, spécialisées dans l’immobilier professionnel et qui rémunèrent régulièrement leurs actionnaires grâce à la distribution de dividendes issus de loyers commerciaux.

En ce qui concerne les OPCI, ce sont des placements de long terme, conçus pour générer des revenus réguliers à partir d’actifs locatifs : bureaux, commerces ou plateformes logistiques.

Leur horizon d’investissement est généralement de dix ans, même si les investisseurs peuvent souscrire ou racheter leurs parts deux fois par an, selon les dispositions prévues dans le règlement de gestion.

Leur modèle repose sur un équilibre entre performance, sécurité et liquidité, l’objectif étant de produire un flux de revenus stable tout en préservant la valeur du capital investi. Un gestionnaire de fonds souligne que la vocation première d’un OPCI est de « créer de la valeur à long terme à travers un immobilier structuré et professionnellement géré, offrant des rendements durables et maîtrisés ».

« En moyenne, le rendement locatif brut des actifs immobiliers intégrés dans les OPCI se situe entre 6% et 9%, selon les catégories d’immeubles et la qualité des locataires ».

Un placement en OPCI offre sur un horizon de cinq ans une rentabilité globale située entre 34% et 53% cumulés

« Le métal jaune reste une valeur refuge. C’est un placement qu’on peut intégrer dans une stratégie d’investissement à long terme, mais il ne faut pas en abuser. Accumuler trop d’or comporte ses propres risques, notamment en matière de sécurité ou de volatilité du cours », estime un autre gestionnaire interrogé.

L’or évolue aujourd’hui à des niveaux records, portés par les incertitudes économiques mondiales. « Cela reste un actif complémentaire, précise-t-il. En général, on recommande d’y consacrer entre 3% et 5% d’un portefeuille bien diversifié. Il est très difficile de prévoir son rendement et son évolution », poursuit le même gestionnaire.

Comptes sur carnet, dépôts à terme et bons du Trésor

« Les comptes sur carnet restent un placement de précaution plus qu’un produit de rendement. Sur les cinq dernières années, leur rémunération est restée particulièrement basse, autour de 1,8% en moyenne, avec un point bas proche de 1% en 2022″, explique une source de marché contactée par nos soins.

« Même lorsque les taux ont commencé à se redresser, l’ajustement sur les carnets d’épargne est resté très limité. En 2025, les taux se situent entre 1,9% et 2,2%, soit leur niveau le plus élevé depuis 2019. Mais c’est une amélioration symbolique car en termes réels, le rendement reste faible et à peine supérieur à l’inflation ».

« Dans ce cadre, les comptes sur carnet restent une épargne d’attente, pratique et sans risque, mais qui ne protège pas contre l’érosion du pouvoir d’achat ».

Concernant les dépôts à terme, ils restent un choix rassurant pour beaucoup d’épargnants. Ils permettent de placer son argent en toute sécurité, avec une visibilité claire sur le rendement, même si celui-ci reste modeste.

« Sur les cinq dernières années, la rémunération de ces produits s’est en effet située autour de 2,4% pour les dépôts à court terme et un peu moins de 2,7% pour ceux dépassant un an. Après plusieurs années de recul, une amélioration a commencé à se dessiner à partir de 2023″, ajoute notre interlocuteur.

« On a vu une petite tension sur les taux à partir de 2023. Les banques ont légèrement relevé leurs grilles, mais la hausse est restée contenue. En 2024, les rendements se sont stabilisés autour de 2,8% à 3% pour les dépôts d’un an, avant un léger repli observé depuis le début de 2025.

Sur cinq ans, en cumul, un compte sur carnet a généré à peine 9% de rendement, contre environ 13% à 15% pour les dépôts à terme, selon la durée et les conditions offertes par les banques

« Maintenant, si on parle du marché obligataire, il est globalement détendu. Sur le court terme, les bons du Trésor à un an se négocient autour de 2,2%, tandis que ceux à cinq ans s’établissent à environ 2,5%. Les maturités à dix ans affichent un rendement proche de 2,8%, et la courbe se redresse progressivement pour atteindre 3,3% sur vingt ans et 3,7% sur trente ans ».

« Les conditions d’émission sont restées confortables depuis le début de l’année », indique notre interlocuteur. « La demande des investisseurs institutionnels demeure forte, ce qui permet au Trésor de financer ses besoins sans exercer de pression sur les taux ».

La baisse des taux se formalise sur le court terme (AGR)

La décision de Bank Al-Maghrib de baisser le taux directeur de 25 pbs à 2,75% avait été bien reçue par le marché. Cela a notamment été le cas des gestionnaires de portefeuilles obligataires qui allaient connaître une amélioration de la valorisation de leurs portefeuilles.

En effet, il faut rappeler le lien inverse existant entre le taux directeur et la valeur d’un portefeuille obligataire. Quand le taux directeur diminue, la valeur des actifs obligataires augmente.

Cette baisse des taux obligataire a déjà commencé à se cristalliser, comme nous l’expliquait une source du marché dans un article précédent. « L’impact direct sera une appréciation mécanique des actifs car la courbe des taux va baisser, notamment le court terme qui baissera de façon similaire au taux directeur ».

Des baisses qui se formalisent à court terme

Durant la dernière séance d’adjudication du Trésor le 2 juillet dernier, la courbe des taux primaires a affiché un net recul par rapport à la semaine précédente. « Les taux de rendement primaires des maturités 13 semaines, 52 semaines et deux ans reculent nettement, respectivement de 15, 14 et 32 pbs », souligne la société de recherche Attijari Global Research (AGR) dans son document ‘Budget Focus’. En variation hebdomadaire, les maturités précitées sont les seules à avoir connu une détente, les autres demeurent inchangées.

Ces taux primaires aux échéances indiquées atteignent respectivement 2,74%, 2,84% et 2,97%. Ces mêmes échéances lors de la dernière séance d’adjudication en 2023 affichaient des taux de 2,88%, 3,09% et 3,24%.

La rémunération des maturités long terme ont également baissé, mais moins fortement. La maturité 5 ans affiche un taux inchangé à 3,44% par rapport à la séance du 19 juin dernier. La maturité 10 ans a reculé de 19 pbs par rapport au taux proposé à la séance du 19 juin à 3,57%, et la maturité 20 ans a reculé de 13 pbs à 4,08%.

Des baisses plus hétérogènes sur le marché secondaire

Cette baisse de la courbe des taux s’observe également sur le marché secondaire où des retraits hebdomadaires atteignant près de 30 pbs sont observés, notamment sur la maturité 1 an à 2,84%, et de 26 pbs sur la maturité 2 ans à 2,98% contre 3,25% avant le conseil de Bank A-Maghrib lors de l’adjudication du 19 juin. En variation hebdomadaire, il faut noter que toutes les maturités affichent des taux en baisse, sans exception.

Les maturités plus longues, de 10 à 30 ans, affichent des retrait entre 9 et 17 pbs, moins marqués que pour les maturités courtes.

Ainsi, ces baisses ont bel et bien eu un effet positif sur les portefeuilles obligataires des gestionnaires, du fait qu’ils détiennent des portefeuilles qui rémunèrent plus que les taux pratiqués actuellement.

Obligations, actions, immobilier… Round-up des meilleurs placements en 2024

Le contexte économique s’inscrit désormais dans un contexte inflationniste baissier. Les rendements réels des placements ont été pour certains dans le négatif pendant près de deux ans mais, avec une inflation qui s’est terminée à 3,4% au mois de décembre 2023 en glissement annuel et des perspectives de décrue sur le reste de l’année 2024, les épargnants devraient bénéficier d’un cadre plus favorable.

Si ces derniers ont une multitude de choix pour investir leur épargne, quels sont les placements les plus recommandés en 2024 ?

Premièrement, il n’y a pas de recette miracle et les stratégies de placement doivent respecter la volonté des épargnants. Certains optent pour du court terme, d’autres pour du long terme, certains ont une appétence au risque, d’autres pas.  Tout est question d’horizon de placement et de profil d’investisseur. Pour se faire une idée des tendances qui se dessinent, Médias24 a sollicité l’expertise d’une filiale d’investissement et placements d’un des groupes bancaires de la place. Voici ce qu’il en ressort.

L’OMLT 5 ans procure en moyenne 3,5% de rendement

« Ce que le client qui entre sur une classe d’actifs doit définir en premier, c’est son horizon de placement. S’il souhaite investir sur trois mois, inutile d’aller chercher de l’action. S’ensuit ce que cherche le client et son aversion au risque », nous explique-t-on. Voici pour les fondamentaux. Voyons les classes d’actifs.

Le resserrement monétaire de Bank Al-Maghrib a fait bondir les taux obligataires depuis la fin de l’année 2022. On observe désormais une détente, dans un contexte international de stabilisation des taux directeurs. Les taux obligataires demeurent toutefois encore attractifs pour les investisseurs, à des niveaux non observés depuis dix ans.

« Les niveaux de taux que l’on retrouve aujourd’hui sur l’obligataire sont des niveaux qui n’ont pas été vus depuis 2014-2015. Les espérances de performances sur les trois ou cinq prochaines années sont bien supérieures à ce qu’elles étaient il y a dix ans. L’environnement est globalement favorable. Le resserrement monétaire est arrêté au niveau global et il y a des anticipations de baisse. L’inflation baisse, ce qui favorise une baisse des taux, et cela est favorable pour tous les marchés que ce soit obligataire, actions ou diversifié », explique notre interlocuteur.

Pour un investissement globalement sécurisé, notre gestionnaire préconise les placements Obligations moyen, long terme (OMLT). « Ce que nous privilégions en termes de classe d’actifs sur du moyen, long terme, c’est généralement de l’OMLT si l’aversion au risque est élevée », explique-t-il. En revanche, s’il y a volonté d’investir sur une durée supérieure à trois ans, « le diversifié est plus approprié, surtout que l’on est dans une phase prévue d’investissements importants de l’État et du secteur privé dans le sillage de la Coupe du monde. Cela va être favorable au marché action », poursuit notre gestionnaire d’actifs.

En général, un placement monétaire entre trois mois et une année peut générer 3% de rendement. « Pour l’OMLT, plus la durée s’allonge, plus l’incertitude augmente. En moyenne, un OMLT avec une duration de cinq ans rapporte 3,5%« .

Sur le plus long terme, le diversifié et le marché actions sont intéressants

Généralement, les placements sur le marché actions peuvent s’avérer plus rémunérateurs, bien que plus risqués. C’est notamment le cas avec les fonds diversifiés qui allient obligataire et action. « Pour un diversifié au-delà de trois ans, cela peut générer, selon les stratégies, entre 4% et 5%. Pour l’action, on peut atteindre au-delà de 6%, mais généralement, on parle d’un placement d’une durée supérieure à cinq ans », explique notre source.

Au-delà de cinq ans, cela demeure souvent le meilleur choix en termes de performance. « Le marché action est généralement le meilleur choix sur ce type de duration, avec un rendement qui peut atteindre de 6% à 8%. C’est ce que les performances génèrent en moyenne, tous secteurs confondus. On peut avoir une thématique de croissance ou de rendement… Tout dépend de l’objectif du client », poursuit notre source.

Les investisseurs sont également friands d’immobilier et de placements moins classiques. L’or, par exemple, a été un placement juteux pour plusieurs investisseurs au cours des quatre dernières années. En effet, entre début 2019 et aujourd’hui, le cours de l’once d’or a progressé de 53% à 2.023 dollars l’once.

L’immobilier cyclique mais attrayant, l’or à investir avec parcimonie

Bien que le métal jaune joue régulièrement son rôle de valeur refuge, il n’en reste pas moins un investissement volatil. Cependant, il est pris en compte par certains gestionnaires. Mais étant donné le risque de volatilité du cours, une petite poche d’investissement seulement est recommandée. « L’or est un produit alternatif qu’il faut intégrer. Il faut le considérer légèrement dans l’allocation globale de l’investissement. Généralement, ces allocations sont comprises entre 3% et 5%. Il n’y a pas de rendement, et l’évolution est difficilement prédictible », explique notre gestionnaire.

L’immobilier est apprécié du marché. Il est considéré comme tangible, concret. Cependant il peut être très varié, du fait qu’il existe plusieurs types d’immobilier. « Si vous disposez d’un actif immobilier et que vous y vivez, vous êtes déjà bien exposé à l’immobilier. Vous avez mobilisé votre épargne dans un investissement intéressant. Vous avez un actif, vous épargnez dedans », explique notre source.

Si acheter en propre pour de la location peut être intéressant sur le long terme, d’autres critères doivent être pris en compte. « On parle ici de la liquidité du placement, des impôts… beaucoup de choses peuvent limiter l’attrait pour certains investisseurs. Il faut diversifier », estime notre gestionnaire.

Mais le secteur peut également être investi à travers les opérateurs du secteur. En somme, cela revient à miser sur le marché actions. « Les investissements dans l’immobilier peuvent également se faire à travers le marché actions, notamment auprès d’Aradei Capital et d’Immorente Invest qui font de l’immobilier professionnel et rémunèrent convenablement les investisseurs. Les entreprises qui font de la promotion immobilière ont connu une évolution erratique entre 2008 et aujourd’hui. C’est assez volatil, cela suit les cycles économiques », conclut-il.

Notons que depuis le début de l’année seulement, l’indice ‘MASI Participation et promotion immobilières’ affiche une progression de 20,7% contre 4,4% pour le MASI.

La Banque mondiale émet deux obligations de développement durable acquises par Bank Al-Maghrib

Les émissions d’obligations de développement durable de 100 millions d’euros à 3 ans et 100 millions d’euros à 5 ans soutiendront le financement des activités de développement durable de la Banque mondiale, indique-t-on de même source.

Les obligations arrivent à échéance le 6 octobre 2026 et le 6 octobre 2028.

« Cette opération constitue une opportunité pour le Maroc, en tant que premier hôte des Assemblées annuelles sur le continent africain depuis 50 ans, pour sensibiliser à l’urgence d’intégrer l’action climatique dans la région et dans l’ensemble du continent. La Banque mondiale intègre l’action climatique dans ses efforts de financement du développement, notamment des systèmes alimentaires résilients, des énergies propres et renouvelables et la sécurité environnementale et hydrique dans l’ensemble du portefeuille mondial, y compris dans les pays africains. La Banque mondiale finance également des projets visant à aider de manière proactive les pays à gérer les chocs climatiques tout en mettant en œuvre les mesures d’adaptation nécessaires de toute urgence », indique  le communiqué.

La Banque mondiale précise par ailleurs qu’elle « adopte une approche globale pour intégrer le changement climatique dans ses opérations dans plus de 75 pays, avec plus de 90% des nouveaux projets intégrant des composantes climatiques. Par exemple, en Afrique du Nord, où le changement climatique aggrave la pénurie d’eau, la Banque mondiale accélère ses investissements pour accroître la résilience de l’approvisionnement en eau potable et de l’irrigation, ce qui sert de modèle à d’autres pays aux ressources limitées en eau. En Afrique subsaharienne, la Banque mondiale répond au changement climatique en aidant ses pays membres à accroître la résilience de leurs systèmes agroalimentaires grâce à une approche de chaîne de valeur. Et sur tout le continent, la Banque mondiale avance sur un chemin durable vers un accès universel à l’électricité grâce à des investissements dans les énergies renouvelables ».