Semis direct, agroforesterie, AgriTech : un partenariat au service des agriculteurs marocains

S’inscrivant dans le cadre de la stratégie agricole nationale Génération Green 2020-2030, cet accord a pour objectif d’accompagner l’évolution du secteur agricole marocain en mobilisant la recherche, l’innovation et le développement des compétences au service d’une agriculture durable et adaptée aux contraintes économiques, sociales et environnementales.

Le partenariat vise notamment à contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Royaume, à appuyer les politiques publiques agricoles par une meilleure mobilisation des avancées scientifiques et technologiques, à développer des réponses opérationnelles aux effets du changement climatique en valorisant l’expertise nationale, ainsi qu’à consolider la coopération Sud-Sud à travers des projets conjoints et des actions de partage des connaissances.

La collaboration repose sur plusieurs axes d’intervention complémentaires. Elle prévoit le renforcement des connaissances relatives à la santé des sols et l’adaptation des pratiques de fertilisation aux besoins réels des cultures. Elle intègre également le développement des capacités des acteurs du monde agricole, à travers des actions d’accompagnement de terrain, la mise à disposition de moyens de production et le renforcement de la formation agricole.

La résilience des agriculteurs face au changement climatique constitue un autre axe structurant, notamment par le soutien à des programmes tels que le semis direct, l’agroforesterie, la réhabilitation des légumineuses, la création de fermes pilotes et la promotion d’une gestion durable des ressources en eau. Enfin, la science et la technologie sont mobilisées pour favoriser le développement de solutions agricoles accessibles et adaptées aux besoins des agriculteurs.

Ce partenariat permettra une meilleure coordination entre les institutions nationales autour d’un programme commun de recherche agronomique, la mise en place de nouveaux modèles de conseil agricole ancrés dans les territoires, le développement de dispositifs de formation agricole en lien avec les grandes écoles nationales, notamment l’IAV Hassan II, l’ENA de Meknès, l’ENFI, le CAES-UM6P, ainsi que l’intégration des outils numériques dans la mise en œuvre des politiques publiques agricoles. Il prévoit également le soutien à des solutions AgriTech développées au Maroc et répondant aux besoins du secteur.

La convention-cadre signée définit les grandes orientations stratégiques du partenariat. Elle sera déclinée en conventions spécifiques, d’une durée de trois à cinq ans, portant sur des thématiques telles que la santé des sols, la résilience des agriculteurs face au changement climatique, la recherche agronomique appliquée, la formation agricole, la gestion intégrée de l’eau et la coopération Sud-Sud. Des accords spécifiques viendront préciser pour chaque projet les objectifs, les livrables, les calendriers de mise en œuvre, les budgets, ainsi que les contributions respectives des parties.

Comment l’IA d’OCP reconfigure la maintenance de la mine à l’engrais

Alors que l’industrie des engrais se concentre souvent sur les questions d’approvisionnement en intrants, le groupe OCP affiche une ambition visionnaire et stratégique, résolument tournée vers les opportunités que peuvent offrir les nouvelles technologies.

L’intelligence artificielle (IA) et les technologies émergentes présentent un potentiel transformateur non seulement pour l’industrie, mais également pour mieux dominer l’ensemble de la chaîne de valeur des phosphates. Toutefois, sa mise en œuvre dans un groupe aussi stratégique et géant qu’OCP n’est pas une tâche aisée.

Le groupe compte surtout sur la richesse de son capital humain pour relever ce défi. Grâce à l’expertise et à l’innovation de ses équipes, OCP développe des solutions adaptées et performantes, qui portent déjà leurs fruits dans des domaines clés tels que la gestion de l’eau, les énergies renouvelables et l’hydrogène vert

Le CEO d’OCP Maintenance Solutions, Abdenour Jbili, et son équipe ont ainsi démontré que le développement technologique en interne est non seulement possible, mais aussi efficace. Après une décennie de travail acharné, leur vision audacieuse est devenue une réalité, transformant la maintenance au sein des installations industrielles du groupe OCP en un exemple technologique unique en Afrique et au Moyen-Orient.

S’exprimant en marge d’un panel sur les technologies de rupture lors de la 37ᵉ conférence technique de l’Association arabe des engrais (AFA), tenue du 16 au 18 septembre 2025 à Benguérir, Abdenour Jbili a exposé la réussite du déploiement d’une solution d’intelligence artificielle (IA) pour la maintenance industrielle au sein du groupe OCP.

Prévenir les pannes des grandes machines : un défi de taille transformé en success story

À travers ce projet, OCP Maintenance Solutions ambitionne de transformer la maintenance du groupe en adoptant une approche plus connectée et intelligente, grâce à des solutions innovantes, qu’elles soient logicielles ou matérielles, développées en interne.

Déjà opérationnel, ce projet est stratégique pour le groupe, car il permet de réduire jusqu’à 30% les coûts de maintenance. Dans des installations industrielles de l’envergure de celles d’OCP, les arrêts de production – planifiés ou imprévus – engendrent des pertes considérables en temps et en argent.

À l’aide de capteurs, OCP Maintenance Solutions peut prédire précisément les pannes et déterminer, grâce à l’intelligence artificielle déployée, les actions nécessaires pour les éviter. Cette solution permet également de prolonger la durée de vie des équipements industriels et de transformer la maintenance en un processus plus conscient, intelligent et durable.

Ainsi, OCP est capable d’optimiser la gestion de ses équipements, de minimiser les interruptions et de renforcer globalement la compétitivité de son modèle économique.

Des résultats concrets grâce à l’IA en maintenance prédictive

L’évaluation de la précision des capteurs déployés dans les usines d’OCP a permis de détecter des anomalies critiques avec une grande fiabilité. Par exemple, un problème croissant dans un roulement à billes a été identifié quatre à cinq mois à l’avance grâce à l’analyse des signaux. L’arrêt programmé et le remplacement du roulement ont confirmé la précision remarquable de cette prédiction, évitant ainsi des interruptions coûteuses.

De même, dans une usine de dessalement, des vibrations croissantes sur une pompe ont été détectées. L’algorithme d’IA a identifié une résonance et une cavitation dans la machine. Sans nécessiter d’arrêt, une modification de la configuration de l’installation a permis de résoudre le problème, tout en enregistrant un impact significatif sur la performance et la continuité de la production.

Enfin, au niveau de la gestion des huiles des machines, l’IA développée en interne intègre un système de surveillance en ligne. Ce système détecte en temps réel des anomalies telles que la saturation en eau, les variations de viscosité ou la présence de particules de poussière dans l’huile. Cette surveillance permet de prédire les pannes, d’éviter des changements d’huile inutiles et de mieux comprendre l’origine des problèmes, optimisant ainsi la maintenance et réduisant les coûts.

Le capital humain au cœur de la transformation OCP

Dans le monde en constante évolution de l’IA, il n’existe pas d’algorithme universel applicable à toutes les industries. Un algorithme performant doit être personnalisé et adapté à chaque contexte, en tenant compte de la cinétique propre à chaque machine et de chaque détail.

Le succès de ce projet, porté par plus d’une dizaine d’années de travail acharné, ne repose pas uniquement sur l’installation de capteurs, comme l’a souligné Abdenour Jbili. La véritable force réside dans l’ingéniosité humaine développée en interne, ce qu’il nomme « humanware« .

Cette approche, centrée sur les compétences et la créativité des équipes d’OCP, a permis de concevoir des solutions innovantes et adaptées, transformant la maintenance prédictive en un levier stratégique pour le groupe.

« Derrière toute cette transformation, l’humain est au cœur de notre réussite. Nous avons mobilisé des efforts considérables pour une montée des compétences de nos équipes. Au début, le groupe OCP comptait deux des quinze experts certifiés niveau 4 en analyse vibratoire en Afrique et au Moyen-Orient, et la première femme certifiée a rejoint notre équipe en 2019. Donc, c’est une fierté parce que si vous voulez développer des choses très avancées, il faut derrière des gens et un mécanisme puissant pour accompagner cette transformation », a déclaré Abdenour Jbili.

L’approche Turbo-bionique : une approche tournée vers l’avenir

L’algorithme développé par OCP Maintenance Solutions exploite les données d’incidents de machines pour entraîner son modèle de prédiction. En 2020, cette approche a servi de fondation au développement d’une méthode bionique, élaborée en collaboration avec le MIT et l’UM6P. Cette méthode combine les données historiques avec l’apport de ses experts certifiés, qui traduisent leur savoir-faire en données intégrées à l’algorithme.

En 2023, OCP Maintenance Solutions est allée encore plus loin en développant une approche dite turbo-bionique. Contrairement à l’approche bionique, cette nouvelle approche ne se limite plus aux données historiques d’une seule machine ou à l’expertise des spécialistes. Elle intègre également les données d’équipements. Une fois que la prédiction est jugée fiable, elle est validée et appliquée à la machine concernée.

L’approche turbo-bionique repose sur une intelligence profonde structurée en trois niveaux :

  1. Diagnostic des défauts : l’algorithme identifie les anomalies non seulement dans le fonctionnement des machines, mais également dans la qualité des mesures collectées, garantissant une fiabilité accrue.
  2. Prédiction des pannes : plutôt que de se baser sur l’arrêt complet d’une machine, l’algorithme détecte le dépassement de seuils critiques, anticipant les pannes avec précision.
  3. Maintenance prescriptive : en s’appuyant sur l’historique des pannes, l’algorithme propose des actions correctives spécifiques pour résoudre les problèmes identifiés, représentant le summum de la maintenance prédictive.

La réussite de cette solution d’IA ne se limite pas à cela. Les équipes d’OCP Maintenance Solutions sont conscientes de l’importance d’un programme de gestion du changement. Ce programme inclut la formation des équipes, l’adaptation de la culture de l’usine, l’intégration des technologies appropriées et un engagement constant envers l’amélioration continue. Cette approche globale garantit que les usines d’OCP, notamment de fabrication d’engrais, adoptent pleinement ces innovations, maximisant leur impact sur l’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts.

Les droits compensatoires sur les engrais phosphatés marocains de nouveau sous examen aux USA

La Commission américaine du commerce international (USITC) a officiellement ouvert une procédure de second réexamen judiciaire (remand) concernant les droits compensatoires imposés aux importations d’engrais phosphatés en provenance du Maroc et de la Russie. Cette annonce, publiée dans le Federal Register le 10 juin 2025, marque un tournant significatif dans une affaire aux enjeux commerciaux et juridiques majeurs qui dure depuis 2021.

Un contexte judiciaire complexe depuis 2021

L’historique de ce dossier est marqué par plusieurs rebondissements. En mars 2021, l’USITC avait initialement rendu un verdict affirmant que les importations marocaines et russes avaient causé un préjudice matériel à l’industrie américaine, ouvrant ainsi la voie à l’application de droits compensateurs.

Cependant, le Tribunal américain du commerce international (CIT) est intervenu une première fois en septembre 2023, en émettant un premier remand. Cette décision renvoyait l’affaire à l’USITC pour une réévaluation. Malgré cette injonction, l’USITC avait confirmé ses conclusions initiales en janvier 2024.

Le plus récent développement est survenu le 22 avril 2025, lorsque le CIT a rendu une seconde décision (Slip Op. No. 25-32), toujours sous scellés, ordonnant un nouvel examen du dossier par l’USITC. C’est en réponse à cette directive que la Commission a formellement annoncé l’ouverture de cette procédure de second remand.

OCP, acteur clé parmi les parties impliquées

L’avis publié par l’USITC le 10 juin 2025 dans le Federal Register détaille précisément les modalités de ce réexamen. La Commission a notamment précisé qu’elle utiliserait exclusivement le dossier existant ; aucune preuve nouvelle ne sera acceptée durant cette phase.

Une période de commentaires a été ouverte, et les parties ont jusqu’au 20 juin 2025 pour soumettre leurs observations. La participation à cette procédure est réservée aux parties déjà impliquées dans l’affaire. Parmi elles figurent des acteurs majeurs tels que OCP S.A., EuroChem, PhosAgro PJSC, International Materials Ltd., Koch Fertilizer, ainsi que l’industrie américaine des engrais.

Prochaines étapes du second réexamen judiciaire

Cette nouvelle procédure de réexamen pourrait avoir des répercussions significatives. Le CIT pourrait, à terme, invalider la décision historique de 2021 si les arguments présentés sont jugés non conformes au droit ou aux procédures établies. Cela pourrait déboucher sur une modification, un maintien ou une annulation des droits compensateurs actuellement en vigueur sur les engrais phosphatés marocains.

Les yeux sont désormais tournés vers le 20 juin 2025, date limite pour le dépôt des commentaires par les parties prenantes. Ensuite, le processus de réévaluation par l’USITC sera suivi de près. Le CIT continuera de surveiller attentivement la conformité de la procédure avec ses directives et pourrait intervenir à nouveau dans les prochains mois.

InnovX-OCP. Trois projets de production de fluor en cours destinés à l’industrie des batteries

Le groupe OCP focalise sa nouvelle stratégie industrielle dans le secteur de la chimie à travers l’émergence de nouvelles filières industrielles, particulièrement dans les composants de la batterie LFP, l’uranium, les acides purifiés, le fluor… Ce dernier est un sous-produit à forte valeur ajoutée qui peut être extrait du phosphate et qui n’a jamais été exploité auparavant malgré son importance économique.

Le potentiel du fluor a été évoqué dans plusieurs panels lors de la 3ᵉ édition du Forum international de la chimie, tenue les 21 et 22 mai 2025 à Rabat.

InnovX, filiale de l’UM6P, agit comme « business builder » des nouveaux projets du groupe OCP. Chaque projet mature donne lieu à la création d’une filiale dédiée au sein d’InnovX. Parmi les trente filiales actuelles couvrant la chaîne de valorisation des phosphates figure Fluoralpha, créée en 2023 et responsable du projet de la production industrielle de fluor.

« À travers ces initiatives, nous œuvrons à positionner le Maroc en acteur clé sur ces chaînes de valeur d’avenir », a affirmé Ahmed Mahrou, Directeur du SBU Manufacturing du groupe OCP.

Le fluor, la nouvelle mine d’or du Maroc

Aujourd’hui, le fluor, très demandé à l’échelle mondiale, est essentiel dans de nombreux secteurs : technologies, pharmaceutique, agroalimentaire… Mais c’est l’industrie des batteries qui enregistre la plus forte croissance de demande.

Intervenant lors du panel d’ouverture, le Pr Rachid Yazami a profité de l’occasion pour souligner le potentiel stratégique du fluor, particulièrement dans la production de sels de lithium, l’élément le plus coûteux d’une batterie. Il a notamment mis en avant la possibilité de fabriquer au Maroc l’hexafluorophosphate de lithium (LiPF6), soulignant que le pays dispose déjà de phosphate (matière première de base) et qu’il suffirait d’y ajouter du fluor, également présent dans les phosphates marocains et le lithium.

Fluoralpha, filiale InnovX, devrait jouer un rôle clé dans la décarbonation de la production de phosphates au Maroc, en extrayant les composants fluorés des matières phosphatées qui étaient auparavant délaissés. En principe, elle devrait récupérer l’acide fluorosilicique (FSA), un sous-produit issu de la production d’acide phosphorique par OCP, en le transformant en produits à haute valeur ajoutée tels que l’acide fluorhydrique anhydre et la fluorine synthétique.

Après évaluation du potentiel de ce projet, le management de Fluoralpha table sur un chiffre d’affaires calculé avec précision d’un milliard de dollars.

« Nous avons entre nos mains un produit qui peut demain faire l’objet d’une activité mondiale très intéressante en termes de marge financière et économique », a déclaré Jalil Skalli, CEO de Fluoralpha.

Trois projets d’usine de fabrication de produits fluorés en cours

Actuellement, Fluoralpha développe deux projets d’usines de production de produits fluorés. Des partenariats commerciaux sont en cours avec deux compagnies : Falcon Energy Materials et Tinci.

Le premier est mené en partenariat avec Falcon Energy Materials. Dans ce cadre, Fluoralpha mettra à disposition de Falcon un site pour l’installation d’une usine pilote destinée à produire du graphite sphérique purifié et revêtu. L’usine sera bâtie au Park X, un site industriel appartenant à InnovX et adjacent au complexe de Jorf Lasfar. La construction de l’usine pilote devrait démarrer au deuxième trimestre de 2025, avec une mise en service prévue durant le deuxième semestre de l’année en cours.

Le second projet, développé en partenariat avec Tinci, concerne la construction d’une usine dédiée à la production du LiPF6, à partir des dérivés fluorés.

Tinci est un groupe industriel chinois leader dans la chimie et la fabrication des matériaux pour batteries lithium-ion. Avec 502 brevets, l’entreprise dispose également d’une expertise dans la production de l’hexafluorophosphate de lithium (LiPF6). Elle s’est également spécialisée dans le recyclage des batteries lithium fer phosphate (LFP).

« Nous sommes en train de construire les deux premières usines qui devraient être opérationnelles à partir de la fin de cette année. Le précommissioning devrait démarrer en fin 2025 pour entrer en production en mi-2026 », a précisé Jalil Skali.

Cette usine constituera la première unité de production de produits fluorés au Maroc et n’utilisera que 4% des sous-produits fluorés récupérés des usines d’OCP, ce qui laisse une grande marge de développement.

Par ailleurs, Skali a révélé qu’un troisième partenariat serait annoncé prochainement pour la construction d’un troisième site de production de LiPF6.

Outre le fluor, dont le caractère stratégique est avéré, plusieurs projets sont prévus par OCP, notamment le programme stratégique Mzinda-Meskala (SP2M) qui vise à augmenter la capacité de production d’engrais en produisant 9 millions de tonnes d’engrais d’ici 2028 sur le nouveau site de Mzinda (Mzinda Phosphate Hub).

Afin d’accélérer sa croissance, OCP a précédemment opté pour une restructuration en strategic business units (SBU), où chaque unité, désormais autonome, est responsable de ses profits et pertes. Ces SBU incluent : Manufacturing, Mining, Rock Solutions, Specialty Products & Solutions, Nutricrops, UM6P et SP2M.

LIRE ÉGALEMENT

https://medias24.com/2025/05/21/gigafactory-de-gotion-power-morroco-les-travaux-de-terrassement-acheves-la-construction-demarre-dans-quelques-jours/

https://medias24.com/2025/05/21/mise-service-deux-usines-de-btr-new-materiel-maroc-t2-2026/

https://medias24.com/2025/05/21/batteries-electriques-le-point-sur-le-projet-cobco-avec-sa-dga-zineb-zeryouhi/

https://medias24.com/2025/05/23/ocp-green-water-etend-son-reseau-le-pipeline-jorf-lasfar-khouribga-operationnel-en-juin-prochain/

OCP obtient un financement vert de plus de 3,8 MMDH garanti par l’italien SACE

Le groupe italien d’assurance et de finance SACE a signé un accord pour garantir un financement vert de 365 millions d’euros (plus de 3,8 milliards de DH) au groupe OCP, une première dans le cadre du Green Finance Framework du groupe marocain et la première opération garantie au Maroc par SACE Push Strategy.

Ce partenariat stratégique renforce l’engagement du groupe OCP en faveur de la durabilité et de l’innovation dans les solutions de nutrition des plantes et des sols, peut-on lire dans un communiqué du groupe OCP.

Cet accord marque une double première historique : l’utilisation inaugurale du Green Finance Framework du groupe OCP et la première opération garantie par SACE au Maroc, poursuit la même source.

Structuré en tant qu’export crédit, non associé, ce financement est soutenu par une couverture d’assurance complète dans le cadre de la stratégie Push de SACE et a été arrangé par BNP Paribas et le Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB).

SACE est un groupe italien d’assurance et de finance spécialisé dans le soutien aux entreprises et au tissu économique national, et contrôlé directement par le ministère  italien de l’Économie et des Finances. L’accord couvre un prêt de 365 millions d’euros accordé par BNP Paribas et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB), destiné à OCP.

Conformément au Green Finance Framework du groupe OCP, ce financement contribuera au programme d’investissement vert de 13 milliards de dollars du groupe pour la période 2023-2027, permettant notamment :

– l’utilisation à 100% d’eau non conventionnelle dès début 2025, avec une capacité de dessalement de 560 millions de m³ par an d’ici 2027, garantissant une autonomie hydrique complète ;

– l’utilisation à 100% d’énergies propres d’ici 2027 ;

– la neutralité carbone complète d’ici 2040, avec les Scopes 1 et 2 atteints d’ici 2030, et le Scope 3 d’ici 2040 ;

– l’augmentation de la production d’engrais verts, soutenant ainsi une agriculture durable et la sécurité alimentaire mondiale.

Au-delà du financement, cet accord stimule également les opportunités commerciales entre le groupe OCP et les fournisseurs italiens, grâce aux initiatives de mise en relation d’affaires organisées par SACE, ajoute le communiqué.

La stratégie Push de SACE offre aux entreprises italiennes un passeport vers les marchés internationaux en proposant des financements à des contreparties étrangères susceptibles d’acheter des biens et des services italiens. La mise en relation d’affaires, élément clé de cette stratégie, organisée en collaboration avec les principaux acteurs du système pays, permet des rencontres ciblées entre entreprises italiennes et partenaires étrangers, favorisant de nouvelles connexions commerciales. La garantie Push de SACE vise à soutenir les opportunités d’exportation des entreprises italiennes dans des secteurs stratégiques du Plan Mattei pour l’Afrique, tels que les technologies vertes, mais aussi les composants mécaniques et hydrauliques.

« L’accord entre SACE et OCP représente une avancée significative dans le renforcement des liens entre l’excellence industrielle italienne et l’un des principaux acteurs économiques du Maroc », a déclaré Armando Barucco, ambassadeur d’Italie au Maroc. « Ce partenariat stratégique favorise non seulement une collaboration économique plus étroite, mais crée également de nouvelles opportunités pour les entreprises italiennes dans de multiples secteurs, consolidant ainsi une base solide pour les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux ».

« Cette initiative démontre notre engagement à promouvoir le Made in Italy et à soutenir les entreprises italiennes dans des secteurs clés tels que les infrastructures, les énergies renouvelables et la machinerie industrielle. Elle renforce également nos liens commerciaux avec l’Afrique, en ligne avec le Plan Mattei. La stratégie Push est un outil essentiel pour ouvrir de nouvelles opportunités d’exportation aux PME italiennes et renforcer les relations avec des partenaires internationaux stratégiques », a indiqué Michal Ron, directrice internationale de SACE.

Karim Lotfi Senhadji, Chief Financial Officer du groupe OCP, a déclaré pour sa part : « Ce financement vert inaugural avec SACE témoigne de l’engagement indéfectible du groupe OCP en faveur de la durabilité et de l’innovation. En sécurisant cette facilité, nous accélérons notre transition vers des énergies 100% propres et une eau 100% non conventionnelle, renforçant ainsi notre leadership dans les solutions durables de nutrition des plantes. Ce partenariat consolide notre stratégie financière et ouvre la voie à de nouvelles opportunités de croissance durable au Maroc et en Italie ».

« Cette opération emblématique avec OCP, en partenariat avec SACE, a été une excellente occasion de mobiliser l’expertise de nos équipes Corporate & Institutional Banking à Casablanca, Milan et Paris pour mettre en œuvre un financement structuré transfrontalier de pointe, soutenant la trajectoire durable ambitieuse du Royaume », a souligné Abdelmajid Fassi Fihri, responsable CIB Afrique chez BNP Paribas et directeur général du bureau régional de BNP Paribas à Casablanca Finance City.

« OCP nous a confié la structuration de ce financement pour soutenir son plan stratégique d’investissements, témoignant des liens solides tissés avec le Crédit Agricole CIB au fil des années. Le prêt a obtenu le label Green Loan, soulignant l’engagement d’OCP pour un développement durable de ses activités. Le recours au programme désassocié de SACE permet aux emprunteurs innovants d’accéder à de nouvelles sources de financement à long terme. Un accord gagnant-gagnant pour le Maroc et l’Italie, et un modèle à suivre pour les emprunteurs africains solides », a affirmé André Gazal, Global Head of ECA & Multilateral Financing Solutions chez Crédit Agricole CIB.

Football et nouveau modèle de formation. Former aujourd’hui pour briller demain

Sacré champion d’Afrique U17 et demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, le Maroc a prouvé qu’il savait briller sur la scène mondiale et continentale. Mais au-delà d’une réussite ponctuelle, c’est la régularité dans l’excellence qui fait les grandes nations du football. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) l’a bien compris, en misant sur ce qui compte le plus : la formation des jeunes talents.

Depuis octobre 2024, un tournant stratégique a été amorcé sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plus de 1.200 jeunes bénéficient désormais d’un modèle sport-études exigeant, avec un régime d’internat et d’externat. Symbole d’une refonte ambitieuse de la formation footballistique dans le Royaume.

Aligné sur les standards internationaux, ce programme de formation repose sur une méthodologie rigoureuse : une progression structurée selon des cycles clairs, un accompagnement individualisé, une évaluation continue et un développement équilibré des dimensions technique, tactique, physique et mentale.

Une approche complétée par une alimentation adaptée aux besoins des jeunes athlètes, un suivi scolaire garantissant un équilibre entre études et sport, ainsi qu’un encadrement de qualité assuré par des éducateurs hautement qualifiés. La FRMF a redéfini les normes en matière d’encadrement technique, en confiant cette mission à la direction technique nationale, sous la houlette de Fathi Jamal.

Encadrement technique. Nouveau modèle de formation.

Un staff complet pour chaque catégorie dans les centres de formation.

La gestion opérationnelle des centres de formation est, quant à elle, assurée par Evosport. Filiale de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Evosport puise dans un fonds de formation cofinancé par la FRMF, le groupe OCP et plusieurs partenaires privés, afin de gérer les onze centres de formation de clubs professionnels qui ont déjà adhéré au programme. 

Alors que les centres fédéraux de formation de football jouent un rôle central dans ce dispositif stratégique, certains centres de clubs affiliés sont déjà opérationnels, avec des infrastructures conformes aux exigences du cahier des charges, tandis que d’autres devront être modernisés au cours des deux à trois prochaines années.

Tous les clubs partenaires doivent par ailleurs mettre à disposition des infrastructures sportives adéquates, incluant des terrains, des vestiaires ainsi que des locaux médicaux et de remise en forme. En somme, toutes les planètes sont désormais alignées pour bâtir un véritable écosystème de haute performance afin de former des joueurs d’élite, avec en ligne de mire la Coupe du monde 2030.

OCP conseillé par A&O Shearman dans son émission obligataire de 1,75 milliard de dollars

Le cabinet A&O Shearman a conseillé le groupe OCP dans le cadre de son émission obligataire internationale d’un montant total de 1,75 milliard de dollars, apprend-on dans un communiqué publié par des membres du cabinet.

L’opération, réalisée selon les règles 144A/Reg S, comprend deux tranches : 750 millions de dollars à échéance 2030 (taux 6,100 %) et 1 milliard de dollars à échéance 2036 (taux 6,700 %). Les titres sont cotés sur EURONEXT Dublin. Les fonds levés serviront à financer le programme d’investissements du groupe.

L’équipe d’A&O Shearman était dirigée par Hicham Naciri pour les aspects de droit marocain, et par Sachin Dave et Jamie Durham pour le droit américain et le droit anglais, avec l’appui de plusieurs collaborateurs.

InnovX veut mobiliser 800 millions de dollars pour transformer les chaînes agricoles en Afrique

La plateforme MAVA (Mobilizing for Agricultural Value Chains in Africa), portée par InnovX, a organisé la 3ᵉ édition du Forum africain sur l’investissement dans les chaînes de valeur agricoles, en présence d’investisseurs, d’acteurs du secteur agroalimentaire, d’entrepreneurs et d’agences de développement, indique un communiqué d’InnovX.

« InnovX contribue au développement de l’initiative MAVA, aux côtés de l’IFC et du groupe OCP, dans une volonté commune d’accompagner la transformation durable des chaînes de valeur agricoles en Afrique. Cette 3e édition du forum reflète notre engagement à favoriser les synergies entre innovation, investissement et impact au service des territoires », déclare Amine Houssaim, CEO d’InnovX, cité dans le communiqué.

Créée en octobre 2023, MAVA est le fruit d’une alliance stratégique entre InnovX, le groupe OCP (via sa filiale OCP Africa) et la Société financière internationale (IFC), bras du secteur privé du groupe Banque mondiale.

« MAVA incarne une ambition forte : mobiliser 800 millions de dollars d’ici 2030 pour catalyser et déployer des investissements stratégiques dans les chaînes de valeur agricoles à travers l’Afrique en conjuguant leur expertise respective en matière de financement et de développement des systèmes alimentaires », explique Younes Addou, vice-président Agribusiness & Sustainability Solutions chez InnovX.

 

Lors du Forum, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé une subvention stratégique de 350.000 euros à InnovX, destinée à financer des études de diagnostic et de faisabilité sur les chaînes de valeur agricoles. Parmi les axes ciblés : la valorisation des sous-produits agricoles à des fins de séquestration du carbone.

Des projets concrets déjà en cours

MAVA s’inscrit dans une approche orientée terrain. Elle a déjà soutenu des projets pilotes autour de filières stratégiques comme le riz et la noix de cajou, à savoir :

Un start-up challenge a également été lancé avec Digital Africa (groupe PROPARCO), pour appuyer les meilleures innovations en Agtech, Fintech et Insurtech, avec des tickets d’investissement pouvant aller jusqu’à 100.000 dollars.

 

L’approche MAVA repose sur un modèle collaboratif unique mêlant innovation, appui financier, renforcement des capacités locales et mise en réseau. D’autres rencontres sont prévues dans les mois à venir pour assurer le suivi opérationnel des projets et maintenir la dynamique engagée sur le terrain, conclut le communiqué.

L’UM6P crée UM6P Foundry pour accompagner les start-up Deep Tech

UM6P Foundry a pour objet la prise de participation directe ou indirecte dans des start-up marocaines ou étrangères, en phase de création ou déjà établies, qui développent des projets innovants basés sur des technologies avancées (Deep Tech). Les secteurs ciblés incluent notamment l’industrie, l’agriculture et la santé, avec un accent mis sur les innovations de rupture.

Le conseil d’administration de UM6P Foundry est composé exclusivement de représentants de l’UM6P ou de personnalités liées à son réseau. La direction générale de la société a été confiée à Driss Lahlou Kitane, désigné par le conseil d’administration.

L’Université y siège en tant qu’actionnaire majoritaire, représentée par Hicham El Habti, président de l’UM6P. Il est accompagné de :

Dotée d’un capital social de 50 MDH, cette société anonyme a été officiellement constituée le 24 janvier 2025 et enregistrée à Benguérir.

La mission de commissariat aux comptes est assurée par Deloitte Audit. Le dépôt légal a été effectué le 8 avril 2025 auprès du tribunal de première instance de Benguérir.

OCP et Maersk s’allient pour des solutions logistiques innovantes et durables

OCP Group, à travers son pôle d’activités stratégiques Specialty Products & Solutions (SPS), et Maersk, leader mondial de la logistique intégrée, ont signé un mémorandum d’entente (MoU) afin de renforcer leur collaboration de longue date et de faire progresser ensemble des solutions logistiques innovantes, résilientes et durables, peut-on lire dans un communiqué.

L’accord couvre le transport maritime et terrestre, les services logistiques, la gestion digitalisée de la chaîne d’approvisionnement, des programmes éducatifs ainsi que des initiatives ambitieuses en matière de durabilité.

« Cet accord novateur vise à bâtir une chaîne d’approvisionnement de classe mondiale, résiliente et robuste, capable de faire face aux incertitudes d’un monde en constante évolution. Il s’aligne avec les ambitions stratégiques des opérations mondiales d’OCP, en particulier en soutenant la croissance des solutions de produits spécialisés sur les marchés internationaux », a déclaré Anass Hassainate, directeur de la Supply Chain & Logistique de l’unité SPS du groupe OCP, cité dans le communiqué.

4 axes stratégiques de collaboration

Cette collaboration couvre quatre axes :

Services maritimes et logistiques : renforcement des capacités de transport maritime, expansion vers de nouvelles destinations et mise en place de réseaux flexibles de stockage et de distribution à l’échelle mondiale, avec une base au Maroc.

Innovation dans la chaîne d’approvisionnement : digitalisation des opérations et adoption des meilleures pratiques, en particulier pour accompagner le développement international des activités de produits spécialisés.

Éducation & Recherche : lancement d’initiatives académiques et de formation conjointes avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) pour faire progresser les connaissances en logistique, supply chain et durabilité.

Durabilité : pilier central du MoU, la durabilité sera traitée à travers des efforts conjoints pour décarboner les opérations logistiques, évaluer des solutions de carburants alternatifs et mettre en œuvre des pratiques énergétiquement efficaces. Les deux entreprises réaffirment leur engagement commun à atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.

« Nous sommes très heureux de constater que nos partenaires du groupe OCP partagent notre engagement en faveur de l’innovation et de la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux défis futurs. À travers nos initiatives communes dans les domaines de la recherche et de l’éducation, nous voulons aussi contribuer au développement des compétences logistiques des futures générations de professionnels au Maroc –l’un de nos marchés clés en Méditerranée », a déclaré Emilio De La Cruz, directeur général de la région Sud-Ouest Europe et Maghreb chez A.P. Moller –Maersk.

OCP Nutricrops vise 9 millions de tonnes d’engrais d’ici 2028 avec deux nouveaux axes miniers et industriels

Ces infrastructures, alliant technologies de pointe et durabilité, permettront d’augmenter progressivement la capacité de production d’engrais de 9 millions de tonnes d’ici 2028 (notamment TSP et TSP+), dont 4,5 millions de tonnes dès 2026, indique OCP Nutricrops dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme SP2M qui vise à augmenter significativement les capacités de production du groupe tout en renforçant sa compétitivité et son engagement en faveur de la neutralité carbone à horizon 2040.

Les pôles Mzinda et Meskala incarnent une nouvelle génération de sites industriels, combinant les technologies avancées de l’industrie 5.0, l’intelligence artificielle et l’automatisation des processus de production. Conçus pour fonctionner exclusivement grâce aux énergies renouvelables (solaire et éolien), et exploitant des eaux non conventionnelles via le dessalement et le traitement des eaux usées (STEP), ces complexes illustrent l’engagement de OCP Nutricrops en faveur d’une production durable et efficiente, poursuit la même source. Leur conception modulaire et évolutive leur permet de s’adapter aux fluctuations du marché et d’optimiser en continu la chaîne de valeur, garantissant ainsi une offre flexible et adaptée aux besoins des agriculteurs du monde entier.

Ces deux futurs pôles se distinguent par leur conception visant à répondre à la demande mondiale croissante en engrais durables. Ils symbolisent la vision de OCP Nutricrops et son ambition de renforcer son leadership et son rôle de pionnier industriel dans la production d’engrais customisés, notamment le TSP et le TSP+, tout en intégrant des principes de durabilité et d’efficacité opérationnelle à chaque étape de la chaîne de valeur.

Grâce à une expertise opérationnelle et technologique de pointe, ces complexes ouvrent également de nouvelles perspectives de développement dans les domaines minier, chimique, industriel et logistique, mais aussi dans les énergies renouvelables, un axe central de la transition énergétique du groupe OCP, note le communiqué.

« Ces nouveaux actifs industriels deviendront une référence mondiale dans le secteur des engrais customisés et reflèteront notre engagement à relever les défis agricoles mondiaux tout en offrant à nos partenaires des opportunités de croissance durable », souligne Youssef El Bari, CEO de OCP Nutricrops, cité dans le communiqué.

Au-delà de leur dimension industrielle, ces nouveaux pôles participent à la structuration d’un écosystème économique régional intégré, à fort impact pour les communautés locales.

En collaboration avec des partenaires tels que l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Innovx et JESA, le programme SP2M favorise :

– La dynamisation d’un nouvel écosystème industriel local à travers des partenariats nationaux et internationaux, dans des secteurs diversifiés comme les énergies vertes, l’économie circulaire et l’industrie 5.0.

–  La création d’un impact socio-économique concret en soutenant le développement des compétences des populations locales et la promotion de pratiques durables pour renforcer la résilience des tissus socio-économiques au niveau des territoires.

« Avec un impact économique et social significatif, les projets Mzinda et Meskala incarnent la vision ambitieuse du programme SP2M et de OCP Nutricrops : transformer ces régions en hubs de compétitivité mondiale tout en créant des opportunités durables pour les communautés locales. Cette ambition est ancrée dans l’ADN de ces projets et intégrée dès la phase de construction des complexes minier et industriel », explique Abdelghani Filali, managing director de SP2M.

OCP : chiffre d’affaires en hausse, 43,6 MMDH d’investissements en 2024

Le groupe OCP a publié ses résultats financiers pour l’année 2024, affichant une hausse de son chiffre d’affaires à 96,9 milliards de DH, contre 91,3 MMDH en 2023.

La marge brute s’est établie à 62,7 MMDH, en progression par rapport aux 50,5 MMDH de l’année précédente. L’EBITDA (Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization, ou bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) s’est élevé à 39,1 MMDH, avec une marge de 40%.

Le groupe a poursuivi ses investissements dans plusieurs domaines stratégiques, avec un montant total d’investissements atteignant 43,6 MMDH en 2024, contre 26,8 MMDH en 2023. Ces investissements ont notamment porté sur le dessalement de l’eau, les énergies renouvelables ainsi que l’expansion des capacités industrielles.

Sur le plan commercial, les exportations de Triple Super Phosphate (TSP) ont progressé de 48%, avec une demande soutenue, notamment en Inde et au Brésil.

En matière de financement, OCP a réalisé en février 2025 une émission obligataire complémentaire de 300 millions de dollars, en continuité avec l’émission de 2 milliards de dollars effectuée en mai 2024, dans le cadre de son programme d’investissement.

Le quatrième trimestre a enregistré un chiffre d’affaires de 27,9 MMDH, en retrait par rapport aux 30,2 MMDH de la même période en 2023, en raison d’une normalisation de la demande après un niveau d’achats plus élevé en fin d’année précédente.