Coupe arabe 2025. Le Maroc tenu en échec par Oman (0-0)

On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, après que le Maroc et Oman se sont quittés dos à dos sur un score vierge, ce vendredi 5 décembre à Al Rayyan au Qatar, en Coupe arabe 2025.

Réduit à dix après l’expulsion de Abderrazak Hamed Allah en début de seconde mi-temps, le Onze national a gardé ses cages inviolées et ses chances de qualification au second tour intactes.

D’un autre côté, l’équipe nationale A’ a laissé passer l’opportunité de composter son billet pour les quarts. Elle a montré un visage inquiétant, sans rythme et sans idées.

Désormais, le Maroc devra absolument éviter de subir la loi de l’Arabie saoudite, à l’occasion de la troisième journée du groupe B, le lundi 8 décembre (18 h), afin de ne pas faire ses valises prématurément.

Un Onze du Maroc largement remanié

Le sélectionneur national Tarik Sektioui a procédé à plusieurs changements dans toutes les lignes de son Onze.

En lançant notamment Mehdi Benabid dans les buts, mais aussi Marwan Saâdane en charnière centrale, Walid El Karti au poste de milieu offensif et Abderrazak Hamed Allah en pointe.

Sans surprise, les Omanais ont laissé la possession aux Marocains qui ont joué sur un rythme de sénateur, en raison d’une circulation de balle assez lancinante et une précision dans les transmissions qui laissait franchement à désirer.

Surtout qu’en dépit d’une pression adverse modérée, les Lions de l’Atlas ont parfois privilégié le jeu long, mais sans grande réussite. Tandis que les latéraux étaient portés disparus. 

En outre, les lignes de passes vers Walid El Karti dans le cœur du jeu, qui auraient pu aider à la progression offensive de son équipe, étaient évidentes pour tout le monde sauf pour les premiers relanceurs des Lions de l’Atlas.

Vexé par l’entame totalement ratée de ses joueurs, Tarik Sektioui avait noirci son bloc-notes au bout d’un quart d’heure de jeu, dont l’éclaircie est venue des pieds de Walid El Karti.

En récupérant un ballon à l’entrée de la surface de réparation, le milieu offensif de Pyramid FC a vu sa tentative contrée in extremis par la défense omanaise.

Peu mobile sur le front de l’attaque, Abderrazak Hamed Allah fut le symbole des difficultés offensives de son équipe. Introuvable et peu touché par ses coéquipiers, l’avant-centre n’a quasiment eu aucune occasion à se mettre sous la dent.

Et les rares fois où il aurait pu aider à la progression du jeu de son équipe, il était systématiquement dépossédé du ballon. À sa décharge, ses coéquipiers censés lui mettre des galettes étaient peu inspirés.

Notamment Karim El Barkaoui et Amine Zouhzouh. Hamed Allah a bien eu l’opportunité d’ouvrir le score en étant servi en profondeur sur une phase de transition express. Mais le natif de Safi a perdu son duel face à Ibrahim Al Mukhaini (29’).

Une expulsion logique de Abderrazak Hamed Allah

C’était la première véritable situation nette de but pour le Maroc au bout d’une demi-heure où l’équipe nationale a certes eu la maîtrise, mais sans pour autant convertir sa mainmise sur le match en but.

La permutation d’Amine Zouhzouh et de Karim El Barkaoui a donné un coup de fouet à l’équipe nationale. Comme sur ce débordement côté droit, suivi d’un centre repris spontanément par Hamed Allah qui fait briller le portier omanais (38’).

Mais c’était trop peu pour une équipe dont l’ambition est d’aller très loin dans cette compétition. Bref, le spectacle était plus dans les gradins que sur la pelouse.

Après avoir failli mettre en échec l’Arabie saoudite, la défense de Oman confirmait ses bonnes dispositions avec beaucoup d’agressivité sur le porteur du ballon et une solidarité de tous les instants.

Le Sultanat a même mis à contribution Mehdi Benabid au retour des vestiaires sur un coup franc cadré, dévié en corner par le gardien du Wydad Athletic Club.

Et pour ne rien arranger, Abderrazak Hamed Allah s’est fait logiquement expulser après s’être essuyé les crampons sur le visage de Moussab Al Chamssi en tentant une aile de pigeon qui n’était vraiment pas indispensable.

Un geste davantage dû à une maladresse qu’à une véritable envie de faire mal à son opposant (53’). 

Bref, la situation commençait à devenir critique pour le Maroc qui avait déjà souffert pour franchir le bloc défensif omanais à onze contre onze. Et ce malgré une évidente supériorité numérique sur le papier. Que Walid El Karti et ses coéquipiers n’ont jamais su traduire sur le pré. 

Et les entrées conjuguées de Tarik Tissoudali et Achraf El Mahdioui, précédant celle de Walid Azaro, n’y ont rien changé. Car depuis l’expulsion de Hamed Allah, le rapport de forces avait basculé en faveur de Oman. Cela dit, on comprendrait que Tarik Sektioui se satisfasse de ce point qui aura son importance dans le décompte final.

À moins que ses joueurs ne s’imposent face à l’Arabie saoudite, le lundi 8 décembre (18 h), lors de la dernière journée du groupe B.

Coupe arabe 2025. Maroc-Oman : quelle heure, quelles chaînes ?

En dépit des blessures et des ennuis administratifs qui ont quelque peu perturbé son entrée en lice dans la Coupe arabe 2025, le Maroc a l’opportunité de valider son ticket pour le second tour, dès la 2e journée du groupe B, ce vendredi 5 décembre (15h30) face à Oman.

Sur la pelouse du stade de la Cité de l’éducation à Al Rayyan au Qatar, les Lions de l’Atlas seront soutenus par les encouragements nourris des centaines de supporters présents. À l’image de la victoire inaugurale contre les Comores.

Trois précieuses unités qui ont lancé le Maroc sur de bons rails. De son côté, Oman a longtemps résisté à l’Arabie Saoudite avant de s’incliner dans le dernier quart d’heure, après être revenu au score (2-1).

Une nouvelle défaite est donc proscrite pour les protégés de Carlos Queiroz, s’ils souhaitent éviter que leurs espoirs de qualification ne soient anéantis.

Pour ce match décisif d’un côté comme de l’autre, Tarik Sektioui déplore plusieurs absents, dont Achraf Bencharki, Youssef Mehri et Hamza Hannouri qui devront sans doute quitter leurs coéquipiers.

En revanche, Mounir Chouiar est à disposition du sélectionneur. Tout comme plusieurs joueurs qui n’étaient pas aptes à disputer plus d’une vingtaine de minutes, dont Mahmoud Bentayg, Walid El Karti, Marwane Saadane et Abderrazak Hamed Allah.

Dans l’autre rencontre du groupe B, l’Arabie Saoudite rencontrera les Comores en début de soirée (19h30), au stade Al Bayt, à Al Rayyan.

Pour ce qui est de la rencontre entre le Maroc et Oman, elle sera à suivre à partir de 15h30 sur les chaînes suivantes :

https://medias24.com/2025/12/04/coupe-arabe-2025-maroc-oman-les-cles-du-match-1589557/

Coupe arabe 2025. Maroc-Oman, les clés du match

Le Maroc a l’opportunité de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe arabe 2025, et ce, dès la 2e journée du groupe B.

Pour y parvenir, la victoire est impérative pour les hommes de Tarik Sektioui face à Oman, ce vendredi 5 décembre (15h30), au stade de la Cité de l’éducation, à Al Rayyan, au Qatar.

Le sélectionneur national a sans doute forcé le trait en assurant en conférence de presse d’avant-match « que la prochaine rencontre est décisive avant même de penser au rendez-vous face à l’Arabie saoudite ».

Car avec trois points dans la musette, les espoirs de qualification au second tour ne seraient pas anéantis en cas de contre-performance contre Oman. La marge de manœuvre, bien que mince, existe.

Si les déclarations du technicien marocain pourraient être interprétées comme une manière de craindre l’Arabie saoudite, elles sont avant tout adressées à ses joueurs.

Sektioui cherche visiblement à les maintenir sous tension après le relâchement coupable observé en deuxième mi-temps contre les Comores.

Pour l’heure, le sélectionneur doit faire avec quelques forfaits, ce qui ne sera pas une mince affaire, d’autant que les joueurs étaient rincés après leur dernière sortie.

« Notre travail avec le staff et le préparateur physique est principalement axé sur la récupération », a expliqué dans un premier temps le médecin de l’équipe nationale A’, Mohamed Reda Bilal.

Le lendemain de match, les séances d’entraînement sont principalement axées sur la récupération.

« S’agissant des joueurs blessés », reprend-il, « Hamza Hannouri, qui s’est blessé au pied après un contact lors de la dernière séance avant le match contre Oman, ne pourra pas être rétabli à temps pour participer à la compétition ».

Même chose pour Achraf Bencharki, « qui s’est blessé aux ischio-jambiers, à l’occasion du déplacement d’Al Ahly à Rabat pour y affronter l’ASFAR », conclut Mohamed Reda Bilal.

Mounir Chouair est apte à participer à la compétition

Ces mauvaises nouvelles, auxquelles s’ajoute également le forfait de Youssef Mehri, ont été contrebalancées par d’autres plus réjouissantes.

Elles concernent notamment Mounir Chouiar, qui a pu rejoindre ses coéquipiers, et Mourad Louadni, qui devait régler également des procédures administratives. Ce qui l’a sans doute empêché d’être titularisé par Tarik Sektioui car sa préparation du match en avait été perturbée. Raison pour laquelle Anas Bach a été aligné à sa place.

La polyvalence du joueur de l’ASFAR a été précieuse, même si on sentait qu’il n’était pas très à l’aise en charnière centrale.

A priori, il doit retrouver sa place dans le double pivot devant la défense, aux côtés de son coéquipier, Mohamed Rabie Hrimate.

Sur le pont avec leurs clubs, trois jours avant l’entrée en lice du Maroc en Coupe arabe, Mahmoud Bentayg, Walid El Karti, Marwane Saadane et Abderrazak Hamed Allah ont également retrouvé possession de tous leurs moyens, selon Tarik Sektioui.

Il n’en faudra pas moins pour venir à bout d’une sélection omanaise qui a donné du fil à retordre à l’Arabie saoudite, l’un des favoris de la compétition.

Oman a longtemps opposé à l’Arabie saoudite une défense inexpugnable

Il est loin l’âge d’or où un virtuose pouvait s’emparer du ballon au milieu de terrain, éliminer une succession d’adversaires par des arabesques techniques, avant d’aller loger le cuir dans la lucarne.

Aujourd’hui, l’homogénéité du niveau et la rigueur tactique sont devenues la norme. Les espaces sont rationalisés et les décalages sont une denrée aussi rare qu’un talent capable de faire basculer, à lui seul, le destin d’une rencontre. L’organisation collective a pris le pas sur l’improvisation géniale. Le match est d’abord une bataille de systèmes. Et l’opposition entre le Maroc et Oman ne devrait pas déroger à la règle.

À l’inverse de l’Arabie saoudite ou du Maroc, Oman a eu plusieurs jours de préparation et a disputé les barrages pour se qualifier à la phase de groupe de la Coupe arabe. Ils ont donc compensé leur déficit qualitatif par une intensité et une fraîcheur supérieures. On ne peut pas pour autant dire que leur défaite est imméritée.

Bien qu’ils aient eu quelques situations en première mi-temps, ils n’ont jamais réussi à véritablement mettre en danger les protégés d’Hervé Renard.

La quasi-totalité des joueurs omanais campent devant leur but en s’évertuant à réduire au maximum les espaces.

La sélection coachée par le légendaire entraîneur portugais Carlos Queiroz, ancien adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United et sélectionneur de l’Iran pendant près de dix ans, a surtout brillé par sa discipline tactique et sa solidarité collective. Un bloc équipe compact inexpugnable, bâti autour d’un système défensif modulable, oscillant entre le 4-1-4-1 et le 5-4-1, selon la situation de jeu.

Résultat, l’Arabie saoudite ne s’est créé aucune chance de marquer lors du premier acte. Les rares occasions obtenues par l’Arabie saoudite l’ont été sur des séquences de jeu où Oman venait de récupérer le ballon et que son bloc commençait à anticiper la transition défense-attaque avant de le perdre.

Dans ce cas, l’organisation défensive du Sultanat s’étant étiolée, des espaces s’étaient créés dans la défense où se sont engouffrés les Saoudiens, sans succès.

L’Arabie saoudite a fait bouger le bloc adverse pour étirer les lignes jusqu’à ce qu’une brèche se crée

La deuxième mi-temps fut beaucoup plus animée. Au-delà des trois buts inscrits, dont un sur coup de pied arrêté de Oman – une situation à laquelle le Maroc devra particulièrement prêter attention –, c’est la manière dont les Saoudiens ont réussi à percer le verrou de la défense omanaise qui est intéressante en vue du match des Lions de l’Atlas.

Après avoir manqué de patience pendant les 45 premières minutes, l’Arabie saoudite s’est montrée beaucoup plus appliquée dans ses transmissions et n’a pas hésité à faire bouger le bloc adverse d’un côté comme de l’autre.

Une persévérance qui a fini par payer sur deux actions quasi identiques. Elles mettent en relief bien évidemment la qualité de déplacement de Salem Al-Dawsari, auteur de deux passes décisives.

Les Saoudiens ont patiemment attendu qu’une zone se libère (matérialisée par la flèche jaune) pour pouvoir y lancer Salem Al-Dawsari (la passe est indiquée par la flèche noire).

Mais aussi et surtout l’une des failles les plus importantes dans la stratégie défensive de Oman. Lorsque le ballon navigue de gauche à droite et de droite à gauche, le bloc équipe mis en place par Carlos Queiroz est dans l’obligation de coulisser côté ballon.

Cela nécessite une attention particulière de tous les joueurs pour garder les mêmes distances entre les lignes et les joueurs qui les composent. Or, il suffit d’un moment d’inattention pour que cette discipline collective se rompe, offrant immédiatement l’espace nécessaire à l’adversaire pour s’y engouffrer et créer le décalage tant recherché.

La zone en question est celle située entre le défenseur axial droit et son latéral. Par deux fois, Salem Al-Dawsari a plongé dans cet espace où il a été servi avant d’offrir deux buts sur un plateau à ses coéquipiers.