Platinum Power : ce que valent les actions des dirigeants

Médias24 est désormais en mesure de révéler les mises à prix officielles des participations mises en vente dans le cadre de la liquidation personnelle des dirigeants de Platinum Power.

L’avis de vente émis par le liquidateur judiciaire fixe les conditions financières des enchères prévues le 27 janvier 2026 au tribunal de commerce de Casablanca.

Pour Omar Belmamoun, les mises à prix sont particulièrement modestes : 15.000 DH pour ses actions dans Brookstone Partner Morocco, 102.500 DH pour Greenrock et 20.000 DH pour Greenrock Corp, soit un total de 137.500 DH.

En revanche, la participation détenue par Hicham Benmessaoud dans Promatrav est valorisée à 14,93 millions de DH pour ses 24.000 parts, ce qui constitue l’essentiel des montants appelés à être cédés.

Ces ventes, fondées sur l’expertise judiciaire réalisée dans le cadre de la procédure, s’inscrivent dans l’extension de la liquidation de Platinum Power aux patrimoines personnels de ses dirigeants, pour fautes de gestion.

Ces opérations interviennent alors que la liquidation de la société a été clôturée le 11 décembre 2025 pour insuffisance d’actif, laissant les créanciers se tourner vers l’exécution personnelle pour tenter de récupérer une fraction de leurs créances.

Platinum Power : les actions des dirigeants mises en vente

La liquidation visant les dirigeants de Platinum Power se poursuit sous un nouveau prisme : après les biens immobiliers, la justice s’attaque désormais à leurs participations, appelées à être cédées aux enchères.

Selon nos informations, le juge-commissaire chargé de la procédure a ordonné la mise en vente des actions détenues par Omar Belmamoun et Hicham Benmassoud dans des entités tierces. Épinglés pour fautes de gestion, les intéressés font les frais de l’extension de la faillite de Platinum Power à leurs patrimoines personnels.

La mise en vente de ces actions a été actée par une ordonnance datée du 30 décembre 2025. L’adjudication se tiendra le 27 janvier 2026, dans la salle des ventes du tribunal de commerce de Casablanca.

Omar Belmamoun est ciblé via ses participations dans Brookstone Partner Morocco, Greenrock et Greenrock Corp. Hicham Benmassoud, de son côté, est concerné à travers les parts qu’il détient à titre personnel dans Promatrav.

Avant d’ordonner la vente, le juge-commissaire a fait procéder à plusieurs expertises judiciaires afin d’évaluer les participations concernées. Ouvert en 2024, l’examen du dossier a donné lieu à une succession de renvois et de mesures d’expertise, avant que le dossier ne soit mis en état de décision fin 2025.

À ce stade, nous n’avons pas été en mesure d’obtenir la valorisation précise ni les mises à prix retenues pour chacune des participations appelées à être cédées.

Brookstone, Greenrock et Promatrav dans le viseur

Parmi les entités concernées, Brookstone Partner Morocco est associée à un litige médiatisé opposant Omar Belmamoun à son ex-associé américain Michael Toporek, autour de la gouvernance de l’entreprise. Ce conflit s’était traduit par une série de procédures devant les juridictions marocaines, révélant une bataille de contrôle au sein de la structure.

Greenrock et Greenrock Corp sont identifiées comme des véhicules d’investissement liés aux activités développées par Belmamoun après l’épisode Platinum Power, notamment dans des projets positionnés sur l’énergie et les actifs dits  « verts « .

Promatrav, société dans laquelle Hicham Benmassoud détient des parts à titre personnel, complète le périmètre des participations appelées à être cédées.

Ces mesures interviennent deux ans après des opérations similaires engagées contre les mêmes dirigeants et qui avaient porté sur des terrains, villas et appartements situés à Rabat.

Platinum Power : liquidation clôturée pour insuffisance d’actifs

Ces développements concernent exclusivement les anciens dirigeants, alors même que la procédure collective ouverte contre Platinum Power a pris fin.
Selon nos informations, le tribunal de commerce de Casablanca a mis un terme à la procédure collective visant Platinum Power. Un jugement rendu le 11 décembre 2025 a acté la fin de la liquidation judiciaire de la société, sur le fondement de l’insuffisance d’actif.
Au total, les créances déclarées dépassent les 200 millions de dirhams, un passif resté sans couverture au niveau de la personne morale. Aujourd’hui, l’extension de la procédure aux dirigeants constitue l’unique levier encore ouvert pour les créanciers, qui espèrent grappiller une fraction des montants déclarés, à travers les mesures d’exécution engagées sur le patrimoine personnel des intéressés.

Cette procédure d’extension a par ailleurs été assortie d’une lourde sanction de déchéance commerciale pour une durée de cinq ans, prononcée à l’encontre des deux dirigeants. Des mesures que Omar Belmamoun et Hicham Benmassoud ont contestées devant la Cour de cassation. Ce pourvoi est toujours pendant, la haute juridiction ne s’étant pas encore prononcée.

Platinum Power : la liquidation des biens des dirigeants devant la Cour de cassation

Omar Belmamoun joue une dernière carte devant la plus haute juridiction du Royaume. L’ancien PDG de Platinum Power voudrait annuler l’extension de la liquidation de l’entreprise à son patrimoine personnel.

Le recours a été déposé début février. L’homme d’affaires a déposé un pourvoi en cassation pour renverser une tendance déjà en marche : depuis la confirmation de la sanction patrimoniale en appel (octobre 2023), ses biens au Maroc ont été saisis et placés aux enchères judiciaires. Des mesures déjà lourdes, mais aggravées par la déchéance commerciale de cinq ans, autre sanction prononcée par la justice.

Omar Belmamoun a été épinglé sur la base de l’article 740 du Code de commerce, qui traite des fautes de gestion. Il lui est reproché ces deux principaux griefs : la poursuite abusive d’une exploitation déficitaire et la tenue d’une comptabilité irrégulière. Des reproches rejetés par sa défense dans un mémoire de 31 pages où l’on répond, point par point, aux motivations de l’arrêt de la Cour d’appel.

Pour le requérant, l’arrêt attaqué a retenu la poursuite abusive d’une exploitation déficitaire sans démontrer où réside la mauvaise foi du dirigeant, ni l’existence d’une volonté de servir un intérêt privé, deux éléments qui conditionnent la qualification d’une faute de gestion.

Une comptabilité manifestement incomplète ou irrégulière

Pour appuyer son argumentaire, le mémoire cite un arrêt de la Cour de cassation daté de 2018. Cette décision considère qu’il ne peut y avoir une extension de la liquidation que dans le cas où est établie, chez le dirigeant, la recherche d’un intérêt privé à travers la poursuite d’une exploitation déficitaire.

La Cour d’appel est attaquée sur le fait qu’elle a considéré la fermeture du siège social de Platinum Power comme un cas de poursuite abusive d’une exploitation déficitaire, une lecture erronée et qui n’a rien à voir avec l’objet de l’affaire, estime la défense Belmamoun.

Le refus de l’augmentation de capital par les actionnaires de Platinum Power figure également dans les motivations de la juridiction du deuxième degré. Cette explication suscite « l’étonnement » du requérant, qui rappelle avoir fait des « efforts pour forcer l’augmentation du capital de l’entreprise », mais cela « s’est heurté au rejet arbitraire de son associé Michael Toporek, « qui a refusé de voter pour les décisions ».

« La décision contestée n’a pas pris en compte toutes ces données et au lieu de s’y appuyer pour déterminer la véracité des actions et des efforts du requérant au nom de l’entreprise, elle s’est fondée sur une explication étrange et contraire à la loi », critique l’avocat de Belmamoun.

La Cour d’appel avait considéré que Omar Belmamoun a dirigé de manière « effective » jusqu’à 2021, alors qu’il avait pourtant démissionné en mai 2020. Sa défense rejette cet argument, précisant que l’intéressé n’a effectué aucun acte de gestion depuis sa démission.

L’autre motif de l’extension prête à l’ancien PDG le fait qu’il n’a pas demandé l’ouverture d’une procédure de difficulté au moment où l’entreprise était en situation financière critique. Sa défense rappelle que cette demande a été, au contraire, initiée en 2019, et alors que l’intéressé était encore dirigeant. Cette requête avait alors été classée par le tribunal de commerce via une ordonnance datée du 21 mars 2019.

Restent les griefs relatifs aux comptes de Platinum Power. Au cours de son mandat, Omar Belmamoun a-t-il tenu une comptabilité manifestement incomplète ou irrégulière ? Oui, selon la Cour d’appel. La défense de l’intéressé y voit là encore une interprétation erronée qui ne tient pas compte d’éléments « décisifs ».

La défense invoque, à ce titre, une attestation du cabinet Mazars qui a opéré en tant que commissaire aux comptes de la société aux titres des exercices 2017 et 2018. Le cabinet y certifie, après audit, que durant son mandat, « les états de synthèse annuels ont été établis, présentés au Conseil d’Administration et ont fait l’objet des déclarations auprès de l’administration fiscale à travers la plateforme dédiée ».

La même attestation évoque des rapports de gestion « établis, présentés au Conseil d’Administration et mis à la disposition des actionnaires, dans les conditions prévues par la Loi ».

Omar Belmamoun a été sanctionné pour son mandat de dirigeant qu’il a occupé jusqu’à mai 2020. Son successeur Hicham Benmassoud est concerné par les mêmes sanctions. Nous n’avons pas encore consulté son recours.

Platinum Power jugé pour infractions de change

L’affaire Platinum Power prend une tournure pénale. La société  fait face à des poursuites pour infractions à la réglementation des changes. Ouvert récemment, le procès se tient au tribunal correctionnel de Casablanca (Ain Sebaâ).

L’action a été engagée par le procureur du Roi suite à une plainte de l’administration des douanes et impôts indirects. C’est cette entité qui mène le volet contentieux pour le compte de l’office des changes.

Les chefs d’accusation portent sur le « transfert illégal de sommes d’argent » et le « non paiement de la retenue à la source due au titre de l’importation de services », selon les documents judiciaires consultés par nos soins.

L’ADII réclame la condamnation de la société à une amende de 13,5 MDH. Les griefs concernent, entre autres, des transferts de 237.734 dollars américains effectués en 2017 par Platinum Power et ce, au profit d’une société émiratie nommée Africa Energy Consultancy.

Le rapport d’enquête rappelle un fait : depuis la création de Platinum Power en 2012, l’entreprise n’a enregistré aucun chiffre d’affaires. Au moment de l’enquête, tous ses projets étaient encore en cours de réalisation.

A l’époque, Africa Energy Consulting était notamment chargée de prospecter des financements aux projets réalisés par l’entreprise marocaine, alors présentée comme le premier développeur privé de barrages destinés à la production électrique.

Selon un procès-verbal consulté par Médias24, le contrat de consulting avait été acté au cours d’une réunion du conseil d’administration de la société tenue en 2016.

Les enquêteurs de l’Office des changes ont découvert que Omar Belmamoun, tout en étant le dirigeant de Platinum Power, était également le gérant et l’associé unique de la société basée à Dubai.

Au Maroc, Omar Belmamoun bénéficiait alors du statut d’investisseur étranger et expatrié auprès de l’office des changes.

« Vu la nature des services réalisés par la société émiratie de Platinum Power, il a été constaté, à travers les investigations, qu’ils s’inscrivent dans les missions de Omar Belmamoun en tant que président directeur général de la société marocaine », expliquent les enquêteurs qui concluent au caractère illégal des paiements. L’office des changes y voit une infraction à la réglementation en vigueur qui prohibe « l’exportation des capitaux » sauf « autorisation du directeur général des finances ».

Les investigations ont relevé d’autres transferts de devises entre 2014 et 2017 au profit de sociétés étrangères sans paiement de la retenue à la source.

La plainte de l’ADII avait été initiée en octobre 2022. Elle avait été d’abord classée pour prescription avant d’être relancée après réexamen du dossier.

Il est à noter qu’Omar Belmamoun avait régularisé, en 2020, sa situation vis à vis de la réglementation des changes (régularisation spontanée) pour tous ses avoirs à l’étranger, y compris la société Africa Energy.

La poursuite a été engagée contre Platinum Power en tant que personne morale, en la personne de son représentant légal (le syndic judiciaire chargé de la liquidation de la société).

Ce dossier pénal enfonce un peu plus Platinum Power dans l’irrémédiable. Créée en 2012, la société était annoncée comme le futur fleuron du secteur de l’énergie au Royaume. L’entreprise est aujourd’hui placée en liquidation judiciaire.

Une procédure étendue depuis au patrimoine personnel de ses dirigeants, dont Omar Belmamoun, sanctionnés pour faute de gestion. Au Maroc, l’intéressé fait également l’objet d’une déchéance commerciale pour les cinq prochaines années.

Belmamoun vs Toporek: Les nombreux litiges en infographie

Platinum Power, Brookstone Partners Morocco et Am Wind. Des entités distinctes, mais avec deux noms en commun: Omar Belmamoun et Michael Toporek. Les trois sociétés sont, chacune à sa manière, au cœur du conflit qui oppose les deux associés.

Depuis plus d’une année, les intéressés se livrent un duel juridique, judiciaire et médiatique que l’on peut définir en un mot: alambiqué. Le dernier épisode de ce feuilleton est l’annonce, ce jeudi 30 janvier, de la démission de M. Belmamoun de son poste de PDG à Platinum Power.

Entre actions commerciales, plaintes au pénal, arbitrages, demandes au fond, requêtes en référé, citation directes…Il y a de quoi s’y perdre. Les litiges font souvent ressortir les mêmes protagonistes  mais sur des terrains différents, les contentieux impliquant alternativement PP, BPM ou Am Wind.

Comment s’y retrouver? Ci-dessous, Médias24 vous propose une infographie qui fait le point sur le conflit et ses multiples ramifications. On en a compté une dizaine. L’idée était d’identifier les dossiers référant à chacune des entités citées plus haut.

L’identification ne se cantonne pas aux conflits opposant frontalement Omar Belmamoun à Michael Toporek. Elle couvre également ceux qui concernent isolément l’un ou l’autre mais avec comme constante l’existence de l’une des trois sociétés (BPM, PP, Am Wind). Pour se faire une idée des rapports de force, une partie de l’infographie rappelle l’état des parts capitalistiques dans chacune des entités concernées. 

Belmamoun est le premier pourvoyeur de litiges, où il se positionne selon les cas comme requérant ou défendeur. L’intéressé est à la fois actionnaires de BPM et PP et leur PDG (Il assurait en tout cas cette fonction au moment de l’enclenchement des actions judiciaires). Cela explique en partie pourquoi, en rapportant l’issue de chaque dossier, nous avons distingué entre ceux qui ont abouti en faveur ou contre lui.

Ce travail est perfectible. Le contenu de l’infographie n’est pas exhaustif. Il ne reprend que les dossiers dont Médias24 a eu connaissance et dont nous pouvons établir l’existence documents à l’appui.

Brookstone Partners Morocco: Le PDG Omar Belmamoun attaqué au pénal

Englué dans l’affaire Platinum Power, Omar Belmamoun doit désormais gérer une citation directe formulée par un de ses associés à Brookstone Partners Morocco, fonds d’investissement dont il est le PDG.

Le dossier a été initié conjointement par MJT Park Investors, société New yorkaise et l’homme d’affaires américain Michael Toporek. Les deux plaignants détiennent respectivement 40% et 0.09% de parts sociales dans Brookstone. Ils accusent le PDG d’avoir disposé frauduleusement des fonds de cette société, d’abus de confiance, de détournement et d’escroquerie. 

La citation directe  remonte à février 2019. Elle a été déposée devant le tribunal de première instance de Rabat, via le cabinet Bassamat & Laraqui. 

Que lui reproche-t-on ?  D’avoir détourné pas moins de 9,5 MDH des caisses de BPM, sommes dont les plaignants réclament la restitution en plus de 2 MDH de dédommagements. Ils se basent sur un audit diligenté par Jamal Eddine Ilyass, expert assermenté spécialisé dans les opérations et techniques bancaires. L’expertise, qui couvre la période 2014 à 2018, a relevé l’existence de « nombreuses opérations douteuses » et de « dépenses conséquentes n’ayant aucun lien avec les intérêts de la société. »

Selon ce document, Omar Belmamoun s’est approprié les sommes en question « via différents moyens », y compris par des « retraits d’espèces », des « transferts bancaires » ou par « l’acquisition de fournitures sans rapport avec l’activité de l’entreprise ou en payant des billets de voyages à des proches ». 

L’expert a audité trois comptes bancaires de BPM, tous ouverts auprès de Société Générale. Entre février 2014 et septembre 2016, un total de 3,3 MDH ont été transférés du compte de la société à celui, personnel, de Omar Belmamoun, soit l’équivalent de 21 virements selon le rapport. Sans compter les 84.000 dollars retirés par l’un des comptes bancaires de la société tenu en devise.

20 autres transferts ont été opérés entre 2014 et 2018 et pour un montant total de 1,2 MDH. Une somme dépensée le plus souvent dans des réservations d’hôtels, frais de visas et achats de billets d’avion au profit de proches du PDG, selon l’expertise.

D’autres transferts ont atterri sur les comptes d’individus n’ayant pas de rapports avec la société ou qui n’ont pas pu être identifiés par l’expertise.

Des cigares et des meubles  

Fait curieux, l’audit épingle des achats auprès de La Casa Del Habano, boutique spécialisée dans la vente de cigares. Le montant cumulé entre février 2014 et mars 2018 est estimé à 21.000 DH. Mais le rapport met aussi en évidence des virements de 58.555 DH à VVV Group, société qui émet les factures pour le compte de La Casa d’El Habano. Le tout sur le compte de BPM.

Dans le même sillage, l’expertise a relevé un montant de 84.420 DH destiné à l’achat d’ameublement, dont « 81.270 DH ont servi à équiper le bureau de Rabat » mais aussi le règlement de 34.528 DH auprès de « restaurants ou pâtisseries ». L’auditeur « n’a pas pu trouver, dans les documents comptables de la société, des document justifiant ces paiements », selon la plainte.

Les opérations « injustifiées » ont également profité à des personnes morales. C’est le cas de Sienna Investment Gr qui a tiré deux chèques pour un montant total de 3,2 MDH. Sauf que cette société opère dans la promotion immobilière, domaine qui n’a pas de lien avec l’activité de BPM, laquelle touche essentiellement aux valeurs mobilières.

De quoi mettre dans l’embarras cette OPCR qui agit sous le contrôle de l’autorité du marché des capitaux (AMMC).  En plus d’impacter son chiffre d’affaires et la fiabilité de ses déclarations fiscales (les états de synthèses n’ont pas été validés depuis 2017, risque de redressement fiscal), les « manœuvres frauduleuses » du PDG risquent de coûter à la société « le retrait de son agrément par l’AMMC », regrettent les plaignants. Selon nos sources, le régulateur a déjà ouvert une enquête en ce sens.

Casablanca a désormais son propre think tank

La wilaya de la capitale économique lance son propre think tank dont la mission est de mener une réflexion sur la stratégie de développement de la ville.

Huit groupes de travail ont été mis en place axés sur des thématiques relatives aux loisirs et à la culture,  l’histoire, l’économie, le savoir….

Des noms connus et d’autres moins connus président ces groupes de travail. Il s’agit de Mostapha Mellouk (président de l’association Carrières centrales), Ahmed Ghayet (président de Maroc Pluriels), Aziz Daddane (président de l’association Nagham), Mohammed Benamour (président du conseil du développement et de la solidarité), Samir Aichaou (DG du Centre marocain de l’innovation), Sâad Charif d’Ouazzane (président de l’université Hassan II de Mohammedia), Idriss Mansouri (président de l’université Hassan II de Casablanca) et Omar Kabbaj (président du groupe Interedec).  

La synthèse des réflexions des différents groupes sera rendue  au wali en mars 2014.